Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Satine
  • Le blog de Satine
  • : Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Référencement

PageRank Actuel
Actualité blog 

Bienvenue

Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 01:43

cesar.jpegHistoire mythique que celle de Jules César, amant de Cléopâtre, reine d’Egypte, avec laquelle il a eu son unique fils : Césarion. En effet, il n’a pas eu d’enfant avec son épouse Calpurnia. On ne parle pas de Jules César sans évoquer Brutus l’un de ses meurtriers. Ici Shakespeare a évité toute allusion à cette paternité supposée dont Servilia serait la mère d’après Suétone (Jules César, 82).

Cette tragédie ne se déroule que sur quelques jours, le temps de mettre en place l’attentat contre César et de poursuivre les agresseurs. Pas de Cléopâtre donc, mais un César et un Brutus au premier plan. C’est d’ailleurs lui-même qui a sa place en quatrième de couverture puisque c’est une de ses répliques qui est mise en avant. Réplique que j’avais cochée, tant elle est forte et émouvante à la fois et qui fera partie de mes citations.  

 


J’aurais dû lire ce livre avant Antoine et Cléopâtre, mais à l’époque je ne le possédais pas encore, donc lecteur, tu sauras dans quel ordre lire ces deux tragédies si le cœur t’en dit. Bien mieux écrit (ou traduit) qu’Antoine et Cléopâtre, Jules César se lit vite et passionne rapidement. En effet, il n’y a pas de temps mort, on démarre par le complot orchestré par Marcus Brutus, Cassius, Casca, Trébonius, Ligarius, Décius Brutus, Métellus Cimber et Cinna qui s’opposaient à ce que César puisse hériter de la couronne de Rome, qu’il avait pourtant lui-même refusé par trois fois alors que Marc-Antoine la lui tendait. Bien entendu, nul ne prêtera suffisamment attention au Devin qui les priera de craindre les Ides de Mars, expression bien connu depuis. Ce qui est bien connu de tous arrivera, César périra sous les coups de poignards de ses assaillants. Ses amis s’engageront alors dans une terrible vendetta qui n’épargnera personne.

La préface d’Yves Bonnefoy est réellement très intéressante mais je vous conseille de la lire après la tragédie. En effet, il y a des extraits du roman qui sont expliqués plus en détails et qui sont très importants. Aussi est-il préférable de ne pas savoir en avance ce qui va se passer pour ne pas gâcher notre bon plaisir de lecture. Yves Bonnefoy ajoute des petites touches historiques et corrige même certaines erreurs.

 

 

Place maintenant comme d’habitude à quelques citations :

 

Acte 1 scène 1 :

Un ouvrier : Je ne vis que pour mon alêne. Les artisans, les femmes, je ne me mêle pas de leurs affaires : et pourtant je les tiens tous en haleine. Je suis le chirurgien des vieilles godasses. Oui, monsieur. Si elles trépassent, qu’on me les passe ! Ah, combien d’hommes ont passé sur le travail de mes mains ! Jamais plus élégants n’ont marché sur de la vache !

 

Acte 1 scène 3 :

Casca : N’êtes-vous pas ému, quand tout l’ordre du monde tremble, porte déjointe ? O Cicéron, j’ai vu des ouragans dont les vents pleins de cris fendaient le tronc nouveau des chênes. J’ai vu, parfois, l’ambitieux océan se gonfler, de rage, d’écume, jusqu’à toucher les nuées menaçantes. Mais jamais avant cette nuit, jamais jusqu’à présent je n’avais traversé de tempête de feu… Soit la discorde est dans le ciel et le déchire, soit le monde trop insolent a irrité les dieux, qui lui envoient mort et désastre.

 

Acte 2 scène 2 :

Calpurnia : César, je n’ai jamais cru aux présages, mais aujourd’hui ils m’effrayent. Un homme est là qui, à ce que nous avons vu et entendu, ajoute de terribles merveilles vues par le guet. Une lionne a mis bas dans la rue, des tombes ont bâillé et vomi leurs morts, et des soldats en feu ont heurté dans les nues les farouches rangées de leurs bataillons. Le brouillard de leur sang couvrit le Capitole, le bruit de leur combat transperça le ciel, et l’on a entendu leurs chevaux hennir, leurs mourants geindre et des spectres glapir et siffler dans nos rues ! O César ! Tout cela dépasse la nature et me fait peur !


Acte 3 scène 1 : César vient d’être assassiné :

Antoine : Oh César, il est vrai que je t’aimais, et ton esprit, s’il nous contemple maintenant, ne s’afflige-t-il pas, bien plus que de ta mort, de voir ton cher Antoine avec tes adversaires faisant sa paix, serrant leurs doigts sanglants, ô très noble ! et cela devant ton corps ? Si j’avais autant d’yeux que toi de blessures, et pleurais aussi fort que ton sang coule, cela me siérait mieux que de venir ainsi faire amitié avec tes ennemis. Pardonne-moi, César. Ici tu fus aux abois, brave cerf, ici tu es tombé. Et voici tes chasseurs, souillés de ta dépouille, empourprés de ta mort. Monde, tu as été la forêt de ce cerf, et lui, c’était ton cœur. Ah, que tu sembles, pauvre bête abattue, le hallali d’une chasse de princes !

 

Antoine : Ô peu de terre ensanglantée, pardonne-moi si je suis aussi humble avec ces bouchers ! Tu es la ruine de l’homme le plus noble qui fut jamais dans le cours des temps. Malheur à qui versa ton sang précieux ! Sur tes plaies, ces bouches muettes, mais qui ouvrent leurs lèvres de rubis pour réclamer le secours de ma voix, je prophétise qu’une malédiction va fondre sur les hommes. Domestiques fureurs, âpres guerres civiles vont désoler la terre d’Italie. Sang et ruine seront monnaie si courante, les spectacles affreux si familiers que les mères n’auront plus qu’un sourire quand leurs enfants seront écartelés par les mains de la guerre. Toute pitié s’étouffera dans le pli de l’horrible, et l’âme de César en quête de vengeance, avec Até surgie brûlante de l’Enfer, criera : « Pas de quartier ! » de sa voix de monarque, lâchant sur nos pays ses chiens de combat. Ô puanteur qu’exhalera ce crime sur la terre chargée de débris de corps implorant sépulture !

 

Acte 3 scène 2 :

Brutus (extrait quatrième de couverture) : Romains, mes concitoyens, mes amis ! Ecoutez-moi plaider ma cause, et taisez-vous pour mieux entendre je vous prie. Je vous demande de me croire sur l’honneur. Et d’avoir égard à mon honneur pour me croire. Jurez-moi dans votre sagesse. Et pour juger le mieux possible, tenez vos sens en éveil. S’il y a parmi vous quelque vrai ami de César, eh bien, qu’il sache que l’amour que Brutus portait à César n’était pas moindre que le sien. Et s’il demande pourquoi Brutus s’est dressé contre César, voici ma réponse : je n’aimais pas César moins, j’aimais Rome davantage. Préférez-vous César vivant, et mourir esclaves, ou César mort, et tous vivre libres ? César m’aimait, je le pleure. Il connut le succès, je m’en réjouis. Il fut vaillant, je l’honore. Mais il fut ambitieux et je l’ai tué. Pour son amitié, des larmes. Pour sa fortune, un souvenir joyeux. Pour sa valeur, du respect. Et pour son ambition, la mort. Qui parmi vous est assez vil pour accepter d’être esclave ? Si un tel homme existe, qu’il parle. Car lui, je l’ai offensé. Qui est assez grossier pour ne pas désirer d’être un Romain ? Si un tel homme existe, qu’il parle. Car lui, je l’ai offensé. Qui est abject au point de ne pas aimer son pays ? Si un tel homme existe, qu’il parle. Car lui, je l’ai offensé. Je m’arrête et j’attends.

 

Antoine : Si vous avez des pleurs, préparez-vous à les répandre. Vous connaissez ce manteau. Je me souviens de la première fois que César l’a porté. C’était un soir d’été, sous sa tente, le jour de la défaite des Nerviens. Voyez-le, maintenant. Ici a pénétré la dague de Cassius. Ici, cette déchirure, c’est de Casca, le fourbe. Et là, Brutus, le bien-aimé, a frappé. Quand il retira son fer maudit, voyez comment le sang de César s’est jeté à sa suite, au-dehors, pour se convaincre que c’était bien Brutus qui avait frappé. Car César le tenait pour son ange, vous le savez : jugez, ô dieux, comme il devait l’aimer. Certes ce fut l’atteinte la plus cruelle. Quand César eut compris, l’ingratitude, plus forte que les bras perfides, l’a vaincu. C’est alors qu’a cédé son vaste cœur. Dans son manteau il a caché sa face, et sous la statue même de Pompée, qui ne cessait de répandre du sang, le grand César est tombé. Quelle chute, citoyens ! Moi, vous, nous tous sommes tombés avec lui, sous la sanguinaire trahison… Mais vous pleurez. Je vois que la pitié vous a touchés au cœur. Ô pieuses larmes ! Et de notre César pourtant, âmes aimantes, vous ne pleurez que le manteau blessé. Mais voyez-le lui-même, ici, navré par la main des traîtres ! (Il arrache le manteau).

 

Acte 4 scène 1 :

Antoine : Je compte plus de jours que vous, Octave ! Si pour nous libérer de la calomnie nous plaçons sur lui tant d’honneurs, c’est pour qu’il les transporte comme l’âne, tiré, poussé, suant et gémissant, porte l’or où nous le voulons. Mais quand Lépide aura mis en lieu sûr notre trésor, nous le déchargerons pour qu’il s’en aille, comme l’âne au repos, paître au pré communal en remuant les oreilles.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

Partager cet article

Repost 0
Published by Satine - dans Shakespeare
commenter cet article

commentaires

Satine 05/07/2011 15:14


Shakespeare ne peut s'oublier, il m'en reste encore plusieurs à lire, c'est le programme des vacances...
Prends ton temps Maïlyse, rien ne presse.
Bisous


Maïlyse 04/07/2011 21:19


Bonsoir Satine
Ah Shakespear, te revoilou à fond dedans... J'aime assez la citation de Casca... Ah cet amour entre deux êtres aux pouvoirs sans partage...
Merci de tes visites, je ne suis pas trop présente, je reviens doucement mais surement
Bises amicales et bonne soirée


Satine 20/06/2011 18:15


Ah oui, je comprends c'est la galère ! Pourvu que tout s'arrange au plus vite et je croise les doigts pour ta fille....
Bisous


mamalilou 20/06/2011 03:28


ouaip, promis, mais va me falloir de la patience avant d'y arriver, je n'ai pas fini avec les embrouilles avec mon proprio et je ne peux toujours pas entrer définitivement dans ma maison pour des
raisons de... tuyauterie, on y revient!! j'espère que celui de l'appart que l'on doit quitter sera conciliant encore un peu, sinon, je te dis pas la galère...en attendant on campe ici, presque
toutes nos affaires ont déjà été transférée, ça sonne creux dans l'appart... et ma grande passe son bac dans des conditions un peu "space"!
gros bisous


Satine 18/06/2011 15:50


La seule adaptation que j'ai vu et qui m'a donné l'amour de la langue de Shakespeare est celle d'Hamlet avec Mel Gibson et Helena Bonham Carter. C'était absolument sublime !
Bisous


Satine 18/06/2011 15:47


Je suis ravie de te faire plaisir surfingmoune, j'espère qu'un jour tu trouveras le temps et qu'on en discutera ensemble.
Bisous


Satine 18/06/2011 15:46


Merci Nettoue, quand est-ce que tu te laisses tenter ?
Bisous


Satine 18/06/2011 15:46


Incroyable ton histoire Maria ! T'as du sang d'empereur alors ?
Ouah, majesté !


Bggins 18/06/2011 11:54


J'avais vu une adaptation cinématographique de cette pièce de Shakespeare dans laquelle Marlon Brando jouait Marc Antoine et James Mason Brutus ...J'adore Shakespeare ...Bises à toi Satine


surfingmoune 17/06/2011 17:31


De lire tous tes articles si détaillés me donnent toujours envie de prendre les livres et de m'y plonger.
Mais jusqu'à présent je n'ai pas encore pris le temps de le faire.
Alors tes descriptions et passages soulignés sont réellement les bienvenus.
Bonne fin de journée
Bises ventées
Surfingmoune