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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 16:20

Je retrouve ici l'auteur de Vertige qui m'avait beaucoup plu. Pandemia m'a offert des sentiments encore plus forts : de l'angoisse bien sûr, pour ça Thilliez est vraiment doué, de la compassion, de la colère, de la haine même parfois, bref c'est tout un panel d'émotions qui se sont bouleversées, entrechoquées, succédées au fur et à mesure des pages.

 

Quatrième de couverture : "L'homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et éliminer le reste. Les microbes sont la solution."

 

Voilà la pensée obscure des hommes qui vont bouleverser l'histoire de ce roman. L'homme tue sa planète de plus en plus chaque jour, l'espèce humaine est bien trop nombreuse, il faut donc l'épurer pour sauver le monde.

Ce sujet a déjà été traité dans Inferno de Dan Brown, on est obligés d'en faire un petit parallèle mais ça s'arrête là. Les deux romans ne sont pas vraiment traités de la même façon. Pandemia est bien plus sombre, plus terrifiant qu'Inferno que j'avais pourtant beaucoup aimé aussi.

 

Dès les premières pages, des cadavres d'oiseaux migrateurs sont découverts. Comme à chaque fois, des analyses sont faites pour connaître la cause de leur décès. Depuis le virus H5N1, les scientifiques sont très prudents. Les microbiologistes entrent donc en action, en particulier une femme étrange au crâne volontairement rasé, Amandine. Sa vie personnelle sera vraiment intéressante tout au long du roman.

Puis quelques pages plus loin, un cadavre humain sauvagement déchiqueté est retrouvé dans une forêt. Cette fois-ci, c'est Franck Sharko  et Lucie Henebelle, des enquêteurs du Quai des Orfèvres qui sont dépêchés sur place.

 

Bref l'histoire commence bien, on n'a pas le temps de souffler. Deux types de cadavres qui ne semblent avoir aucun lien et pourtant...

Les scientifiques vont devoir rapidement s'allier à la police lorsqu'une des microbiologistes est retrouvée sans vie à son appartement.

 

Ce roman met en lumière plusieurs types de chassé-croisé : entre le bien et le mal, entre la raison et la démesure, entre l'analyse scientifique et l'instinct policier, entre les microscopes des laboratoires et les enquêtes sur le terrain, bref chacun des corps de métier est mis en avant avec un réalisme à couper le souffle. On suit chacun des personnages avec engouement mais aussi avec angoisse. Plus les pages se tournent, plus la terreur monte, certains humains sont vraiment prêts à tout pour parvenir à leur objectif aussi abject soit-il. C'est sombre, c'est malsain et pourtant ça m'a plu au plus haut point. Du coup j'ai acheté trois autres romans plus anciens de Thilliez où Sharko et Henebelle étaient déjà présents. Bien évidemment je vous en parlerai, patience les amis.

 

Extrait : Les flics se regardèrent un moment sans bouger, comme pétrifiés. Sharko avança au ralenti, incapable de déglutir. Il se tourna vers son capitaine de police qui le fixait. Franck eut l'impression qu'au plus profond de son être Nicolas savait. Qu'une parcelle de son esprit avait déjà compris mais qu'une autre refoulait cette vérité qu'il s'apprêtait à découvrir.

Le flic reprit sa marche et avança vers le grand drap suspendu, qu'il contourna avec prudence.

Vision d'horreur au milieu de l'enfer.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 12:28

C'est un livre qui m'a été proposé par Babelio et je les remercie. Ce n'est pas vraiment le genre de livre qui m'attire au premier abord car je préfère les thrillers mais puisqu'il était offert, comment refuser....

Les addictions, comment les définir ? Comment vivre avec ? Est-il si facile de s'en débarrasser ? A-t-on conscience de cette dépendance malveillante ? C'est un sujet que je ne connaissais pas, je ne côtoie personne qui en souffre donc je me suis laissée tenter par curiosité car la quatrième de couverture était intéressante :

 

Quatrième de couverture : L'un boit, l'autre sniffe, le troisième fornique à corps perdu. Les autres ne sont pas en reste. Tous sont addicts et se trouvent embarqués dans une thérapie de groupe d'un nouveau genre. Ils y trouveront ce qui n'était pas prévu : la polyaddiction. Ca secoue. Mais pas seulement : car ces ennemis de la vie ordinaire vont aussi découvrir dans le groupe l'entraide, l'amitié, et l'amour, le bel amour.

Comédie hilarante, portée par une écriture brillante et rythmée, ce roman s'empare d'un sujet de société contemporain, l'addiction, pour mieux le détourner : un conte moderne aussi réjouissant qu'immoral.

Abstinents s'abstenir.

 

Le premier chapitre est intitulé "les épaves". Très bon choix de titre, il résume bien les différents personnages du roman qui ne vivent que pour leur addiction. S'ils sont tout à fait conscients qu'elle les détruit, qu'elle les met en marge de la société, ils ne peuvent y résister, l'envie, le besoin, la souffrance est trop forte. Succomber encore et encore fait terriblement de bien sur le coup et permet de repartir du bon pied. Je félicite d'ailleurs l'auteure pour toutes ces descriptions très précises de ses héros, on arrive facilement à entrer dans la tête des personnages, à se mettre à leur place même si d'un point de vue extérieur, d'un abstinent, on se dit que nous aurions la force de nous battre davantage pour résister. L'addict sexuel fait particulièrement froid dans le dos, les mots utilisés sont crus, sauvages, violents, c'est même douloureux à lire mais c'était sûrement la volonté de l'auteure.

 

Clarisse, l'addictologue de tous ces patients décide de tenter un nouveau protocole : une thérapie de groupe où chacun pourra parler des ses problèmes librement. Les épaves se lancent dans l'aventure en se disant qu'ils n'ont rien à perdre. C'est là que les caractères de chacun entrent en scène. Il y a ceux qui s'étalent sur leurs souffrances, ceux qui se taisent, ceux qui critiquent et rabaissent, ceux qui se moquent, ceux qui encouragent et compatissent... Bref les premières séances se passent plutôt bien et elles sont intéressantes à lire.

 

Mais les progrès ne viennent pas assez vite, les patients s'impatientent, se découragent et retombent facilement dans leurs excès. Cependant quelque chose va les lier, l'entraide, une certaine amitié, la compréhension, l'empathie vont finalement leur permettre de fuir leur solitude et de communiquer davantage. A tel point qu'ils décident de monter un coup pour gagner une grosse somme d'argent qui sera utile à chacun...

 

Et je n'en dirai pas plus. J'ai vraiment apprécié les trois quarts du roman. On parvient à s'attacher aux personnages, à certains plus qu'à d'autres je l'admets, on a envie qu'ils s'en sortent, qu'ils trouvent la force, le courage de résister et d'aller de l'avant. On apprécie leurs échanges, les liens qui se créent entre eux tout doucement. Leur idée collective est surprenante, ça a été mon premier décrochage. Avec le recul cependant, je me dis que pour les personnages, elle est finalement tout à fait logique. Mais je dois avouer que la fin m'a un peu déçue et j'en suis désolée. D'autres lecteurs, je l'espère vivement, l'apprécieront sans doute mais pour moi ça n'a pas été le cas et c'est dommage car à nouveau j'ai beaucoup aimé les trois quarts du roman.

 

Extrait : En organisant la rencontre de mes buveurs et cocaïnomanes, mes sex-addicts et mes acheteuses compulsives, je les fais sortir de leur ghetto, et c'est urgent car ce ghetto est leur honte, et cette honte est ce qui les précipite dans leur descente aux Enfers. Mon credo : tous les addicts qui décident de participer à un groupe de parole ont déjà touché le fond et sont prêts pour l'aventure de l'abstinence. Ils ont tous des stratégies. Toutes sont différentes. Leur entraide sera du jamais-vu. Moi, je les mets en synergie. J'attends des résultats époustouflants. Je prévois des réticences hiérarchiques, je sais qu'il va falloir bousculer les habitudes de notre petit milieu pris dans le formol, mais je suis prête. Convaincue que le résultat sera au rendez-vous.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 04:22

J'adore ce mec ! J'ai d'abord fait sa rencontre télévisuelle (malheureusement car en vrai ça doit être encore plus sympa - ou pas) lorsque Canal+ avait encore son émission Le Supplément animé par Maïtena Biraben puis Ali Baddou. Il s'occupait alors de faire les biographies rapides des invités de l'émission de façon humoristique bien sûr. C'était une franche rigolade à chaque fois, plus pour nous téléspectateurs que pour les invités qui parfois s'en prenaient plein la tronche. Car Vincent n'a pas la langue dans sa poche, ben non quelle idée ? Elle s'assècherait voyons ! Il n'a non plus pas froid aux yeux, ben non sinon les paupières gèlent dessus et on ne peut plus voir, réfléchissez ! Bref cessons ces jeux de mots, il les manie mieux que moi, Vincent dit ce qu'il pense sans faire le lèche-bottes (ça aussi c'est dégueulasse comme image purée !) et c'est ce que moi j'apprécie chez lui. Il ne fera pas la même déclaration d'amour, de respect à un Prix Nobel de la Paix qu'à un membre du FN. C'est tout à son honneur et je le salue pour ça, l'intégrité aujourd'hui se fait rare, il faut la mettre en valeur et l'encourager quand elle montre le bout de son nez (ou de son museau, je ne sais pas).

 

Revenons un peu plus dans le présent.. Mon mari (désolée Vincent, mon coeur est pris mais pas mes rires, je te les laisse) m'a offert ce livre à Noël, je l'ai dévoré en deux jours (non je ne suis pas papierphage mais Dediennephage). Sincèrement j'ai souri et ri de bon coeur, oui mon coeur a des lèvres qui s'étirent lorsqu'il est content, ça vous pose un problème ? J'adore ses jeux de mots, son humour parfois cinglant, ses images décalées, son franc-parler, ses déconnades où il se perd parfois lui-même, bref ses mots sont un voyage au royaume du rire, sauf peut-être quand on est sa cible et qu'il ne nous porte pas dans son estime. (Il ne me connaît pas, ça tombe bien, ça ne risque pas de m'arriver). Pour ceux qui pourraient s'en offusquer, rappelons qu'aucun invité n'a été obligé de venir, que tous savaient pertinemment qu'une bio un peu bizarre leur serait lue à haute voix devant des milliers de téléspectateurs, et puis c'est l'occasion aussi de leur rappeler qui ils sont vraiment, quelles sont les conséquences plus ou moins néfastes de leurs actes, de leurs croyances, de leurs paroles. On ne va pas faire d'une merde un collier en or ? Ben oui, qui aurait envie de le porter en connaissant son passé pestilentiel ?

 

Pour vous mettre l'eau à la bouche (après l'image de la merde, j'admets que c'est un peu déplacé comme expression), je vous laisse un extrait qui moi m'a fait beaucoup rire, l'invité sûrement moins... Pour info les coquinous, Vincent Dedienne s'exprime sur l'actualité les soirs sur le plateau de Quotidien de Yann Barthès sur TMC vers 20 h 30 et il est actuellement en tournée dans toute la France (mais malheureusement pas près de chez moi, sinon je m'y serais précipitée, Vincent va falloir que tu révises ta géographie, le Nord-Est de la France existe aussi....). Le voir en vrai reste quand même plus sympa car ses intonations, ses pauses dans ses lectures sont encore plus drôles et puis il est mignon et il a un chat (gage de qualité)...

 

A Florian Philippot,

Ali, vous connaissez ce jeu popularisé par Pierre Palmade et qui s'appelle : "Tu préfères à vie" ? Je vous donne un exemple : Tu préfères, à vie, avoir une côte de boeuf coincée entre les molaires, ou à vie ta mère c'est Jean-Pierre Elkabbach ?

Vous avez compris le principe, on fait une partie !

Tu préfères boire un bol de glaires tous les matins ou faire la bio de Florian Philippot ?

Florian. Florian, je suis embêté parce que quand on me dit Philippot je ne pense pas au numéro 2 du Front National... d'abord parce que ça ne me vient pas naturellement de penser à vous, je m'en excuse... Et ensuite parce qu'il paraît que trop penser au Front National réduit l'espérance de vie, au même titre que manger du beurre de cacahuètes à tous les repas ou traverser l'autoroute les yeux bandés. C'est les statistiques.

Non, quand on me dit Philippot, je pense à Filipo & Co, un bar lounge de Livry-Gargan qui propose une carte variée de plats français et italiens dans une ambiance bon enfant. Et vous, j'ai vérifié, vous ne proposez pas l'ambiance bonne enfant.

Et comme j'ai un grand-oncle qui affectionne tout particulièrement ce restaurant, j'ai décidé de changer votre nom de façon à ce qu'il n'y ait plus de malentendu.

Je vous propose soit Florian Philipine qui met l'accent sur votre amour... de l'Asie. Sinon j'ai Florian Philipipeau qui évoque à la fois la musique et la teneur des discours du Front National. Florian Philipal aussi, après tout on n'est pas obligé de vous mettre au pluriel, un exemplaire par pays suffit largement. Ou Florian Philipetti, qui vous octroie la chance inouïe d'avoir des rapports intimes avec Arnaud Montebourg.

[....]

 

Et on s'arrête là, si vous en voulez encore, il va falloir acheter le livre et devenir comme moi Dediennephile !

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 00:41

On pourrait croire que c'est le titre ambigu qui a attiré mon attention. En effet, c'est la mariée qui porte la robe, hors ici marié est au masculin, intéressant.... Ou alors c'est peut-être l'illustration de la première de couverture : cet oeil qui regarde de côté pour espionner, par peur ? Ou plus simplement le mot magique "thriller" qui aiguise toujours mes sens. Mais non c'est juste l'auteur Pierre Lemaître qui m'a fait acheter ce livre. Si vous vous en souvenez bien, je vous ai déjà parlé de lui avec son roman Alex qui est pour l'instant mon livre préféré de l'année.

Quatrième de couverture : Nul n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s'accumulent puis tout s'accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite : elle change de nom, de vie, se marie, mais son douloureux passé la rattrape... Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

 

Avec Robe de marié, Lemaître n'égalise pas l'engouement que j'ai eu pour Alexmais il offre à ses lecteurs à nouveau une histoire originale tant dans son écriture que dans sa présentation. En effet il y a quatre gros chapitres. Le premier parle de l'héroïne Sophie, le second de Franz ou plus particulièrement de son journal intime, le troisième de Franz et Sophie et le dernier de Sophie et Franz. Si on apprend déjà beaucoup de choses dans le second chapitre, il faut bien évidemment attendre les deux derniers chapitres pour découvrir le pot aux roses dans son intégralité, dans sa démesure.

Certes il y a moins de surprises que dans Alex, néanmoins, Robe de marié tire son épingle du jeu par le stress de Sophie que l'auteur nous fait partager avec facilité. On est perdus tout autant qu'elle, on ne sait plus ce qui est vrai ou irréel, on patauge dans ses absences et dans sa recherche de la vérité. Franz va éclaircir certaines de nos craintes mais pour autant rien n'est joué avant les dernières pages, l'auteur nous réserve toujours des surprises finales mais je dois avouer qu'une partie du dénouement aurait pu être plus explosive à mon goût...

Les deux livres de cet auteur m'ont réellement bien plu, je me lance avec empressement dans la quête des autres romans de Pierre Lemaître et je vous invite à en faire tout autant.

 

Extrait : Cette perspective lui donne alors le vertige, comme si elle entrait, sans espoir de retour, dans un autre monde où rien ne serait connu, où tout serait risque, où toute spontanéité devrait être abandonnée : faire sans cesse du nouveau. Elle ne sera plus jamais en sécurité nulle part, il n'y aura pas un lieu où elle pourra donner son nom, Sophie n'est plus personne, juste une fugitive, quelqu'un qui est mort de peur, avec une vie d'animal, entièrement tournée vers la survie, le contraire même de la vie.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 02:14

Tout d'abord un grand merci à Babelio qui m'a permis de découvrir ce livre gratuitement en échange d'une critique. Comment ne pas succomber au grand maître Del Toro, d'autant plus que sa trilogie de vampires "la lignée" m'avait totalement conquise ? Ce qui me freinait au départ c'est que cet ouvrage est plutôt destiné aux adolescents, mais la quatrième de couverture m'a immédiatement intéressée alors pourquoi pas...

En 1965, des enfants disparaissent mystérieusement dans une petite ville de Californie. Jack Sturges, 13 ans, est enlevé à son tour, sous les yeux horrifiés de son frère Jim.

Quarante-cinq ans plus tard, le fil de Jim, Jim Junior, doit supporter la paranoïa de son père, qui a transformé la maison en forteresse pour protéger sa famille. Pourtant, une créature étrange réussit à se faufiler dans la chambre du garçon et le kidnappe...

Attention : des trolls sortent de l'ombre et s'attaquent aux humains, leur plat favori...

Comment poursuivre une vie normale lorsqu'on voit son frère adoré, son partenaire de jeu, se faire enlever par un monstre sous ses yeux ? Ce n'est tout simplement pas possible. C'est un traumatisme gravé à jamais dans son esprit. Jim Sturges est alors persuadé que les monstres vont revenir et c'est pour cela qu'il met tout en oeuvre pour assurer la protection de sa famille privant son fils d'une certaine liberté.

Mais ce garçon Jim Junior grandit. Il a des amis qu'il a envie de fréquenter en dehors des heures de cours, des passions à assouvir, il a simplement besoin de vivre son adolescence à tout prix. En même temps, il aime son père, il ne veut pas le décevoir et le faire entrer dans des crises d'angoisse dès qu'il a cinq minutes de retard.

Cette petite vie bien ordonnée va basculer lorsque Jim Junior rencontre des créatures dans les égouts puis dans sa propre chambre. Amies ou ennemies ? Le garçon va devoir faire preuve d'un énorme courage car ce qui va s'offrir à lui est tout simplement inimaginable. Un monde entier inconnu, dangereux lui ouvre ses portes et l'incite à y rester pour mener des batailles essentielles. Avec des partenaires totalement fantastiques, il va devoir devenir un guerrier hors pair rapidement car le temps presse et que chaque seconde compte.

Je pense que ce livre fera des merveilles auprès des jeunes lecteurs. Ils pourront facilement s'identifier aux personnages, auront soif de batailles, d'aventures très bien décrites d'ailleurs. Les créatures sont dignes de Del Toro, effrayantes, inédites mais aussi attirantes. Le vocabulaire est tout à fait adapté, il y a peu de temps mort même si parfois certaines descriptions, à mon sens, sont trop longues et cassent le rythme mais heureusement cela n'est pas fréquent. Jeunes guerriers en herbe, cet ouvrage est pour vous, battez-vous et surtout n'ayez pas peur...

Extrait : Vous êtes de la nourriture. Ces muscles qui vous servent à marcher, à soulever et à parler ? Des steaks recouverts de tendons croustillants. Cette peau que vous examinez avec tant de soin devant vos miroirs ? Un mets délicieux pour qui a le palais assez fin, une fricassée de succulents tissus. Et ces os qui vous donnent la force d'avancer dans le monde ? Ils craquent sous la dent quand on aspire la moelle, et qu'elle s'écoule lentement au fond d'une gorge avide. Certes, tout cela est répugnant, mais il est utile de le savoir. Car, voyez-vous, il existe des choses qui ne sont pas du genre à rester tapies au fond de leur terrier à attendre que nous venions les capturer pour les faire rôtir au-dessus de nos feux. Non, ces choses piègent leurs proies à leur façon. Elles ont leurs propres feux... et des appétits qui n'appartiennent qu'à elles.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 00:27

Avant toute chose, je tiens à remercier mon amie Delphine pour le prêt de ce livre, qui comme elle le pensait, m'a beaucoup plu. C'est un auteur français que je ne connaissais pas mais qu'il me tarde de découvrir davantage. Il sait entretenir le mystère jusqu'au bout, nous rendre la lecture angoissante, bref en tout point ce roman porte bien son nom, on en a le vertige...

Quatrième de couverture : Un homme se réveille au fond d'un gouffre, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres.

Qui les a emmenés là ? Pourquoi ?

Ce thriller est sans fioriture. C'est de la survie pure et simple dans des conditions effroyables : trois hommes qui ne se connaissent pas doivent apprendre à cohabiter ensemble, à se serrer les coudes pour se nourrir, s'abreuver, et surtout se réchauffer car la température est glaciale. Bien vite, ils se rendent compte que le peu de vivres qu'ils ont ne suffira pas à les maintenir en vie et que les bombonnes de gaz s'épuisent bien trop rapidement pour leur permettre d'avoir lumière et chaleur à long terme. Les nerfs sont à vif, l'incompréhension les rend fous et agressifs, le froid les transperce un peu plus à chaque heure, ils savent pertinemment que leur vie est en jeu et qu'il va falloir se battre pour survivre. Heureusement le héros du livre est Jonathan Touvier, un alpiniste chevronné qui connaît par coeur ses conditions de vie difficiles. Ses idées seront essentielles.

Pour bien nous faire comprendre ce qui se passe dans la tête de ces hommes piégés, l'auteur débute chaque chapitre par une citation issue de biographies, journaux intimes d'alpinistes de toutes époques. C'est vraiment un bon choix très intéressant d'ailleurs. Si Franck Thilliez s'attarde à juste titre sur les sentiments, les pensées des trois hommes, pour autant la lecture n'est pas redondante et l'on ne s'ennuie pas un instant. Les chapitres sont très courts et se lisent aisément comme si notre vitesse de lecture jouait un rôle dans leur survie.

Certes j'admets que ce genre d'histoire fait effectivement penser aux films Saw et l'on garde cela en mémoire au début. Par la suite, on s'attache à ces hommes et surtout on veut comprendre qui les a affreusement enfermés ainsi et surtout pourquoi. On se demande lequel des trois était la cible principale, quel est le lien entre eux et cela rend leurs conversations passionnantes car elles sont inévitablement la clé du dénouement. Quant aux actes qu'ils vont devoir faire pour s'en sortir, je vous laisse simplement les imaginer...

Un livre à découvrir donc sous une bonne couette en hiver au coin du feu...

Extrait : Je dois halluciner parce que j'aperçois soudain un mur vertical, constitué uniquement de glace. On dirait une vague géante, prête à se rabattre comme une mâchoire. Cette paroi, sans doute née de l'humidité, du froid et de la condensation, doit se comprimer là depuis des milliers d'années. Ma lumière lui creuse le ventre, et me renvoie des bleus magnifiques. Qui dit glacier souterrain, dit endroit profond. Au moins trente, quarante mètres sous terre. Là où la lumière du soleil n'est jamais rentrée, et ne rentrera jamais.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 00:11

Avant toute chose, je tiens à remercier mon amie Delphine pour le prêt de ce livre, qui comme elle le pensait, m'a beaucoup plu. C'est un auteur français que je ne connaissais pas mais qu'il me tarde de découvrir davantage. Il sait entretenir le mystère jusqu'au bout, nous rendre la lecture angoissante, bref en tout point ce roman porte bien son nom, on en a le vertige...

Quatrième de couverture : Un homme se réveille au fond d'un gouffre, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres.

Qui les a emmenés là ? Pourquoi ?

Ce thriller est sans fioriture. C'est de la survie pure et simple dans des conditions effroyables : trois hommes qui ne se connaissent pas doivent apprendre à cohabiter ensemble, à se serrer les coudes pour se nourrir, s'abreuver, et surtout se réchauffer car la température est glaciale. Bien vite, ils se rendent compte que le peu de vivres qu'ils ont ne suffira pas à les maintenir en vie et que les bombonnes de gaz s'épuisent bien trop rapidement pour leur permettre d'avoir lumière et chaleur suffisamment. Les nerfs sont à vif, l'incompréhension les rend fous et agressifs, le froid les transperce un peu plus à chaque heure, ils savent pertinemment que leur vie est en jeu et qu'il va falloir se battre pour survivre. Heureusement le héros du livre est Jonathan Touvier, un alpiniste chevronné qui connaît par coeur ses conditions de vie difficiles. Ses idées seront essentielles.

Pour bien nous faire comprendre ce qui se passe dans la tête de ces hommes piégés, l'auteur débute chaque chapitre par une citation issue de biographies, journaux intimes d'alpinistes de toutes époques. C'est vraiment un bon choix très intéressant d'ailleurs. Si Franck Thilliez s'attarde à juste titre sur les sentiments, les pensées des trois hommes, pour autant la lecture n'est pas redondante et l'on ne s'ennuie pas un instant. Les chapitres sont très courts et se lisent aisément comme si notre vitesse de lecture jouait un rôle dans leur survie.

Certes j'admets que ce genre d'histoire fait effectivement penser aux films Saw et l'on garde cela en mémoire au début. Par la suite, on s'attache à ces hommes et surtout on veut comprendre qui les a affreusement enfermés ainsi et surtout pourquoi. On se demande lequel des trois était la cible principale, quel est le lien entre eux et cela rend leurs conversations passionnantes car elles sont inévitablement la clé du dénouement. Quant aux actes qu'ils vont devoir faire pour s'en sortir, je vous laisse simplement les imaginer...

Un livre à découvrir donc sous une bonne couette en hiver au coin du feu...

Extrait : Je dois halluciner parce que j'aperçois soudain un mur vertical, constitué uniquement de glace. On dirait une vague géante, prête à se rabattre comme une mâchoire. Cette paroi, sans doute née de l'humidité, du froid et de la condensation, doit se comprimer là depuis des milliers d'années. Ma lumière lui creuse le ventre, et me renvoie des bleus magnifiques. Qui dit glacier souterrain, dit endroit profond. Au moins trente, quarante mètres sous terre. Là où la lumière du soleil n'est jamais rentrée, et ne rentrera jamais.

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 00:48

Avant toute chose, je tiens à remercier chaleureusement l'équipe de Babélio qui m'a proposé de découvrir ce roman.

Parlons un petit peu de son auteure, Danielle Thiéry. Elle fut la première femme commissaire divisionnaire. C'est peut-être pour cette raison que son héroïne est une femme enquêtrice et je ne vais pas vous le cacher, ça fait du bien, pour une fois. Mme Thiéry a eu une brillante carrière dans la police avant de se tourner vers l'écriture. Plusieurs de ses romans ont eu des prix. Dérapages est son 20ème livre.

Quatrième de couverture : Un corps d'enfant, très déconcertant, est découvert sur une plage du Nord de la France.

Un cas troublant, qui laisse totalement perplexes les médecins légistes.

Même le commissaire Edwige Marion, qui dirige un important service de la PJ parisienne, n'a jamais rien vu de tel.

Au même moment, Edwige Marion récupère sa fille Nina, choquée et couverte de sang. Elle a fui Londres et sa soeur Angèle. Nina est mutique. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu.

Quels peuvent être les liens entre cet enfant mort noyé, une adolescente, et un scientifique spécialiste du génome humain...

Commence pour le commissaire Marion une enquête complexe, aux ramifications internationales, et qui va vite sombrer dans l'horreur.

Dès les premières pages, l'intrigue nous surprend. Le cadavre retrouvé est une réelle énigme et l'autopsie n'y changera rien. Cela a beau être le corps d'un enfant, il est si inhumain qu'on ne peut s'épancher sur son sort. Comment un tel être a-t-il pu vivre ? D'où vient-il ?

Marion comprend immédiatement que l'enquête sera difficile. Par où débuter quand même les légistes sont dans le flou ? Marion n'est pas au bout de ses peines puisqu'elle va devoir très vite rejoindre sa fille Nina, victime potentielle d'une agression dans l'Eurostar. La jeune fille est fortement perturbée, mutique si bien que Marion va demander l'aide de ses amis psychologue et médecin légiste.

Grâce à la prise en charge de Nina par ses amis, Marion va pouvoir poursuivre son enquête. Mais elle va devenir dangereuse pour elle et son entourage puisque des hommes épient son domicile et semblent en avoir après Nina.

En parallèle, une autre jeune mère Jennifer a été kidnappée et enfermée. Elle va devoir céder à toutes les volontés de ses agresseurs sous peine de ne jamais revoir son bébé... Ce qu'elle va subir est réellement horrible.

Il est difficile pour moi de parler de ce livre car si je vous donne plus d'indices, je risque d'en écrire trop et de vous gâcher le plaisir de la lecture. Je trouve déjà qu'il y a trop de choses dans la quatrième de couverture donc je préfère m'arrêter là. Bien évidemment, l'enquête sera longue et complexe. Elle est par ailleurs très intéressante puisqu'on navigue d'un personnage à un autre à chaque chapitre, des chapitres très courts qui permettent une lecture fluide et rapide.

Si l'on se doute que les affaires sont liées, on a tout de même des difficultés à voir où l'auteure veut nous emmener. On peut trouver par ci, par là des indices qui nous mettent sur des pistes mais sans pour autant découvrir le pot aux roses avant les dernières pages.

L'enquête nous tient en haleine, le personnage de Jennifer m'a beaucoup émue et je n'avais qu'une envie c'était qu'on la sauve car son supplice est un réel calvaire. Un livre à découvrir donc et une auteure à suivre.

Extrait :

- La victime que nous venons d'autopsier a encore ses dents de lait.

- Mais, quel âge elle a, alors. proféra Jean-Charles, largué.

- C'est une question à combien ? tenta d'ironiser le docteur Martin qui perdait peu à peu de son assurance. Parce que là, je n'en sais foutre rien. A première vue, je dirais une bonne soixantaine d'années. Après coup, pas plus de 6 ou 7 ans.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 20:08

Il y a quelques temps, un ami de mon mari souhaitait avoir mon avis sur des livres de vampires. Je lui ai donc fait un petit condensé d'ouvrages que j'ai aimés voire dévorés et d'autres qui m'ont déçue. Je me suis limitée à quatre livres en évitant les séries trop longues comme Anita Blake que j'adore. Voilà mon article ainsi qu'un lien vers le blog : http://umac2.blogspot.fr/

C'était bien difficile de faire un choix. Pourquoi en choisir un plutôt qu'un autre ? Mes étagères regorgent de romans, de séries dont les héros ou les méchants sont des vampires. Fallait-il sélectionner les gentils vampires de Twilight, les chasseurs de vampire comme Anita Blake ou les suceurs de sang qui tuent à loisir ? Voici les élus, ceux qui me tiennent le plus à coeur, ceux que j'ai préféré mais aussi celui qui m'a déçue.

1) La trilogie de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan : "la lignée"

Incontournable !

C'est un film sur papier, la patte, le génie de Guillermo Del Toro dans une aventure à couper le souffle. Ce n'est pas pour rien que le premier tome a eu pour publicité une bande annonce de film ! Pour finir (en beauté), la trilogie est adaptée en série et bien évidemment je la regarderai avec avidité tant j'ai dévoré les romans.

Les vampires sont ici tout à fait originaux, ce sont des bêtes en putréfaction qui n'ont qu'un objectif : se nourrir. Leur façon de manger est inhabituelle, c'est inédit et impressionnant. Les pages se tournent vite, l'action prend systématiquement le dessus, c'est une quête sans fin, une survie difficile, un suspense qui nous tient en haleine. Les personnages que l'on suit sont variés, ça va du jeune de la cité, au détective, en passant par le scientifique, l'homme d'église. Ils sont effrayés par la propagation rapide de l'épidémie et nous aussi. Les auteurs n'hésitent pas à sacrifier des personnages, à leur faire subir ou voir des atrocités. C'est une plongée au coeur de l'apocalypse. Préparez-vous à être emmenés dans les ténèbres.

2) Les romans d'Anne Rice, madame vampire

C'est l'auteure qui sait mettre en lumière ses vampires. Elle les fait évoluer avec brio au fil des âges, ils traversent le temps de façon majestueuse, ils sont intemporels.

Souvenez-vous de Tom Cruise et Brad Pitt dans le film "Entretien avec un vampire". Ils tuent pour se nourrir, ils n'ont aucune pitié, les humains sont des friandises et pourtant ils sont beaux, raffinés et leurs costumes classiques les mettent tellement en valeur qu'on aurait envie de passer la soirée avec eux quitte à finir en dessert.

Elles les humanisent et c'est pour cela que ses romans sont intéressants. Ils se fondent dans la masse, ils s'adaptent à l'époque qu'ils traversent, ce sont des animaux embourgeoisés, des survivants suffisamment intelligents pour commettre leurs crimes sans se faire remarquer.

Une mention spéciale pour "la reine des damnés" (le roman hein, pas le film totalement décevant) qui nous amène à l'origine des vampires d'Anne Rice. Une plongée dans le passé tout à fait intéressante.

3) "Vampire ! Une histoire sanglante" de Elisabeth Campos et Richard D. Nolane

C'est une petite encyclopédie complète sur les vampires.

Elle condense les origines du mythe vampirique, les croyances des différents pays, les crimes des tueurs en série soi-disant possédés mais aussi les films, les séries, les livres, les comics évoquant nos amis buveurs de sang.

Ce livre est riche en photos, illustrations, affiches de film, couvertures de livres. On passe du sérieux historique au fantastique culturel parfois risible.

Pour moi c'est un véritable petit trésor, une boîte de Pandore qui vous fournira un grand nombre d'informations tant pour comprendre (preuves à l'appui) la naissance du mythe vampirique que pour vous divertir à travers des films ou livres intéressants ou simplement divertissants.

Amateurs de vampire, laissez-vous tenter.

4) "Traité de vampirologie" d'Abraham Van Helsing

Bien évidemment, le nom de l'auteur est une pure fantaisie. Si vous ne vous en doutiez pas, c'est que vous ne connaissez pas le Docteur Van Helsing qui a été interprété par Anthony Hopkins dans "Dracula" de Francis Ford Coppola ou par Hugh Jackman dans "Van Helsing" de Steffen Sommers. C'est le chasseur de vampires par excellence !

Ce livre est un documentaire historique sur la vampirologie qui se prend au sérieux puisqu'il est soi-disant écrit par le maître des vampires lui-même multi-diplômé. Il est historique car il évoque avec certitude la naissance du monstre à travers plusieurs évènements qui prouvent son existence. Si vous cherchez des informations de ce style, je vous conseille plutôt le livre cité précédemment plus complet à mon avis...

C'est un documentaire car le vampire y est décrit dans toute sa splendeur, dans toute sa superbe bestialité : sa transformation, ses pouvoirs, son mode de vie, ses façons de tuer, de chasser....

Si les premières pages sont intéressantes, le dernier tiers est quant à lui franchement redondant et ennuyeux. Au final, on n'apprend pas grand chose. Même en prenant le livre au second degré, on a du mal à être finalement captivé. C'est bien dommage car le support est une oeuvre en lui-même par les couvertures et la décoration du papier qui font penser à un vieux manuscrit que Van Helsing aurait pu manipuler et rédiger à son époque.

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 17:58

R.J. Ellory est un grand auteur de thrillers, cela ne fait plus aucun doute dans ma tête. Après avoir été conquise par "Les anonymes" puis "Mauvaise étoile", voilà qu'il me tombe entre les mains son premier roman "Seul le silence". Je remercie d'ailleurs chaleureusement mon amie Delphine pour le prêt...

Sur la première et la quatrième de couverture de ce roman, on peut dire que les hommages sont nombreux même sur mon petit livre de poche : "Un livre magnifique, qui vous hantera longtemps." Michael Connelly, "Ellory, dont on a hâte de lire les autres romans, a mis au point un subtil cocktail de mélancolie et d'effroi dont on n'est pas près d'oublier la saveur." Héléna Villovitch, Elle, "Un véritable piège, dévorant, parfaitement construit... une révélation." Michel Abescat, Télérama.

Quatrième de couverture : Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient...

Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante.

Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R.J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.

Prix du roman noir, Le Nouvel Observateur.

Il y a des gens qui ne sont pas faits pour être heureux, des personnes qui n'ont pas le droit au bonheur absolu et sans ombrage. Joseph fait partie de ces gens-là malheureusement. Plus on avance dans le roman, plus on prend la souffrance de ce petit garçon puis de ce jeune homme dans la face à tel point qu'on se demande jusqu'où son courage et sa détermination vont le mener.

Il passe sa jeunesse dans un vieux village de Géorgie auprès de sa mère car son père est décédé. Il a des amis proches, il va à l'école et apprécie sa maîtresse mais surtout il a une passion pour l'écriture, un don que sa maîtresse tente à tout prix de mettre en lumière et de développer.

Mais les meurtres arrivent dans son petit village paisible, des petites filles sont violemment assassinées, des amies de Joseph, des élèves de sa classe qu'il fréquentait plus ou moins et cette sauvagerie le prend aux tripes, il veut mettre fin à cette cruauté, il cherche à être utile. Son jeune âge est bien évidemment un obstacle ainsi que sa peur naturelle et logique, les meurtres se poursuivent et atteignent les comtés alentour avec toujours plus de sauvagerie.

La mère de Joseph finit par perdre la raison et elle est placée dans une Institution qui tentera de la sauver pendant de longues années. C'est un coup douloureux supplémentaire dans l'esprit de Joseph qui doit trouver de petits boulots ici et là pour survivre. Il se réfugie alors davantage dans l'écriture de nouvelles. Heureusement la police pense avoir trouvé le tueur en série, c'est un proche de Joseph mais ce dernier ne cesse de se poser des questions sur cet homme qu'il a si souvent fréquenté.

Puis arrive enfin un rayon de soleil dans la vie noire et sombre de Joseph : une jeune fille qu'il aime à la folie et qu'il épouse. On se dit que ça va enfin bien aller pour lui, il a une compagne, une passion qui se développe plutôt bien, il va goûter au bonheur, mais non, l'auteur a décidé jusqu'au bout de crucifier le coeur de son héros. Joseph s'enfuit alors à New York où il espère faire publier ses oeuvres et en écrire bien d'autres. Mais c'est dans cette grande ville moderne que son destin va à nouveau l'emporter vers le meurtre et le sang. Sa Géorgie lointaine va l'appeler, les crimes se poursuivent et salissent Joseph au plus haut point. Il comprend alors qu'il ne pourra libérer son esprit torturé que s'il découvre l'identité du véritable meurtrier.

Pour un premier roman, je dois admettre que c'est une véritable réussite. Ellory nous embarque dans un crépuscule total, la nuit et toutes ses horreurs nous étreignent sans nous lâcher une seule seconde, les péripéties se multiplient et nous surprennent, ce roman est une danse avec les ombres qui vous essoufflera du début à la fin. Soyez prêts !

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