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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 00:34

Je sors juste de la séance et dès la moitié du film je savais que j'allais écrire un article dessus. Des mots dans ma tête se chevauchaient, se bagarraient pour chercher la justesse, pour être à la hauteur des messages, des sentiments, de l'explosion de vies que j'avais sous les yeux. Un phénomène rare pour moi car j'écris peu sur les films ; j'aime parfois juste retranscrire quelques citations, quelques dialogues qui m'ont marquée ou touchée mais là c'est de l'oeuvre entière dont je veux parler.

Quel film !

Quelles tranches de vies !

Une famille.

Pas la vôtre, pas la mienne, une mère, des frères, une soeur, une épouse.

Et pourtant, on vit avec eux et on les voit se déchirer, on les entend s'aimer et se détester, on est en chacun d'eux. On se retrouve là dans cette maison, dans ce huis clos oppressant, asphyxiant, en spectateur bousculé, en réalisateur voyeur, en scénariste patient. Les gros plans constants sur les visages nous invitent à être de la famille, les disputes, les agressions nous obligent à prendre nos distances et les longs silences qui font tant de bien font aussi tant de mal.

Il ne faut pas omettre ces dialogues à deux, ces conversations discrètes, secrètes. Ce long et calme échange entre la mère et le fils si inoubliable, si lourd de sens qui s'oppose à la tension entre les frères.

Une famille et pourtant seuls les deux étrangers se comprennent, s'allient presque, se défendent et s'apprécient parce qu'ils se ressemblent, parce qu'ils sont à l'écart, parce qu'ils sont discrets. Quant aux autres, ceux qui se connaissent, se côtoient, il n'y a pas d'entente possible, pas d'écoute, aucune compréhension, une surenchère constante de mots, de phrases, d'insultes.

La brutalité face à la passivité, le flot de paroles face à trois mots, l'agressivité face à la retenue.

Et moi dans tout ce bruit, moi qui suis elle, lui, moi qui ai envie de crever l'abcès mais qui ne peux pas, moi qui ne sais pas mais qui veux savoir ou pas, moi qui n'ai plus. L'absence est lourde, pesante, invalidante, culpabilisante mais elle était nécessaire. Doit-elle l'être encore ?

Et cette attente tout le long du film qui pèse sur les épaules de chacun des personnages, ce besoin de comprendre ou de dire qui humidifie les regards, crispe les sourires et les corps de plus en plus. Les acteurs sont bluffants, une réelle performance pour chacun d'entre eux. Ils nous transmettent tant d'émotions par leurs regards, leurs postures, leurs respirations. Il n'y a pas besoin de parler, il n'y a qu'à être.

Purée, ce film fait mal et pourtant il fera du bien parce qu'il est une image de tout ce qu'on se cache, comme une caméra sous un voile, un trou de serrure dans nos vies. Il vous chuchote : "regardez ce que vos décisions, ce que vos mots, ce que vos silences provoquent chez l'un, chez l'autre."

Et puis qu'est-ce qu'une famille ? Comment chaque membre y évolue, y survit ?

Que dire ? Quand le dire ? Comment le dire ? Faut-il le dire ? Pourquoi le dire ?

Simplement écoutons-nous, parlons ensemble, communiquons. Parce qu'il vaut mieux lancer un petit pétard qui démange que laisser s'installer une bombe à retardement qui provoquera des ravages.

Cessons les faux-semblants et commençons par être vrais.

Stoppons les silences de politesse, les sourires de façade et mettons nos sentiments sur la table pour comprendre et être compris, pour ne plus être finalement des étrangers sous un même toit.

Bref un très bon film sur le poids des non-dits, la lourdeur des silences...

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Published by Satine - dans Extraits cinéma
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 18:28

Le défi n° 29 proposé par abeilles50 responsable de la communauté "ruche de beaux mots" avait pour sujet : le Septième Art… Comme vous vous en doutez, je ne pouvais qu’y succomber. Mais pour parfaire mon texte, j’ai demandé à un autre cinéphile de bien vouloir y participer. Ce cinéphile est bien connu et son blog fait des merveilles, alors n’hésitez pas à aller y jeter un petit coup d’œil quand vous êtes tentés par un film ou que vous hésitez à aller le voir au cinéma. Il s’appelle Vance et son blog s’intitule Millennium Visions. C’est notre deuxième défi commun, vous pouvez lire le précédent en cliquant ici.

J’espère que cette petite saynète vous plaira et, si le cœur vous en dit, essayez donc de deviner de quelles œuvres sont tirées les répliques en rouge et violet (ne tentez pas de cliquer, elles ne renvoient sur aucune page). Il y a en tout 78 films répertoriés, et jamais deux fois le même.

Enjoy !

 

Une rencontre de cinéma

(Un défi littéraire par Satine & Vance)

 

Ah ! les joies des rencontres par site internet interposé ! Imaginez ce qui pourrait se passer si deux personnes de sexe opposé, cherchant l’âme-sœur, et ayant coché « Cinéma » dans le registre des loisirs favoris, décidaient de se rencontrer. Pour de vrai. Enfin. Les yeux dans les yeux, tout ça quoi…

Imaginez…

 

LUI 

Pseudo : Maximus

Centres d’intérêt : le cinéma (et tout plein d’autres choses)

 

ELLE

Pseudo : Bella

Centres d’intérêt : le cinéma (et tout plein d’autres choses)

 

LIEU : la terrasse d’un restaurant. Parisien. Plutôt bien fréquenté.

 

HEURE : fin de soirée.

 

METEO : agréable.

 

OK. Silence sur le plateau. Ca tourne et… action !

 

 

 

MAXIMUS : Vous êtes Bella ?

BELLA : (Elle sourit.) Tu aimes les films de gladiateurs ?

MAXIMUS : OK, vous êtes Bella. (Il soupire et sourit. Ils s’asseyent.)

BELLA : A vous maintenant. Qui êtes-vous ?
MAXIMUS : Qui ? « Qui » n’est autre que la forme qui résulte de la fonction de « qu’est-ce-que », et ce que je suis, c’est un homme sous un masque.

BELLA : (agacée) Ça, je vois...

MAXIMUS : Je pourrais aussi vous dire : « Je m’appelle John Cofee. C’est comme le café, mais ça ne s’écrit pas pareil. »

BELLA : [Super l’humour, j’ai passé l’âge de ces conneries.] Quel homme es-tu donc qui, dans l’ombre de la nuit, vient trébucher sur mes pensées secrètes ?

MAXIMUS : Quel intérêt ? Nous savons ce que nous sommes mais ce que nous serons, nous ne le savons pas.

BELLA : C’est ton nom seulement qui est mon ennemi, ce n’est pas la main, ni le pied, ni le bras, ni le visage, ni la moindre partie de la personne elle-même.

MAXIMUS : Je suis une sorte d’agent commercial pour un grand importateur. Je finis toujours le travail pour lequel on me paie.  (Un peu désemparé) Vous savezCela fait une demi-heure que je vous dévore des yeux depuis l’autre bout de la pièce.

BELLA : Il vaut mieux ne pas dire certaines choses. Je crois que c’était quelque chose de si beau que ça ne peut pas s’exprimer avec des mots et c’est pour ça que mon cœur en souffre.

MAXIMUS : Oh ! (La dévisageant.) Vous croyez aux miracles, mademoiselle ?

BELLA : Si tu ne décides pas de ton destin, c’est ton destin qui décide pour toi.

MAXIMUS : J’assume mes fautes et j’essaie de ne pas fuir mes responsabilités.

BELLA : Vous faites quoi dans la vie ?
MAXIMUS : Je suis retraité, j’ai inventé l’eau tiède quand j’étais gosse. (Il rit.) Mais, en fait, euh… je suis malade de désir.

BELLA : (Cynique.) Quand les hommes évoquent l’amour, ce n’est que pour parvenir à leurs fins.

MAXIMUS : (Du tac au tac.) Magnifique démonstration de ce qui saute aux yeux.  (Il se rengorge.)

BELLA : [ Mon Dieu, faites de moi un oiseau que je puisse m’envoler loin loin d’ici. ] Je ne vous ferai pas l’honneur de relever cette remarque qui dénote un ressentiment à mon encontre. Mais je me dois de fustiger votre pessimisme qui frôle le défaitisme. (Elle soupire.) Dites-moi, croyez-vous que pour chaque homme il n’existe qu’une seule compagne idéale ?

MAXIMUS : [Que répondrait un intellectuel dans ce cas ?] (Il hésite.) La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour...

BELLA : Dis-moi un nom d’une personne qui soit partie de rien et qui ait trouvé le grand Amour ?
MAXIMUS : Un nom ? [Un nom, elle veut un nom, mais j’en sais rien moi... Cette salope de Cendrillon ?!] Trouver quelqu’un qu’on aime et qui nous aime, ces chances sont minuscules. Ecoutez, je me répète peut-être mais vous êtes si belle que ça en est douloureux !

BELLA : (Faussement offusquée) Il ne faut pas regarder les gens, ça les met mal à l’aise. Vous ne savez pas comme c’est dur d’être une femme qui a mon physique.

MAXIMUS : Vous ne savez pas comme c’est dur d’être un homme qui regarde une femme qui a votre physique.

BELLA : (Souriant à nouveau) Je rêve que nous sommes des papillons n’ayant à vivre que trois jours d’été. Avec vous, ces trois jours seraient plus plaisants que cinquante années d’une vie ordinaire.

MAXIMUS : D’accord, je sais qu’il n’y a pas de musique, et il ne neige pas, mais on peut se dire qu’on vit un moment unique. Non ?

BELLA : C’est vrai, c’est étrange comme on change, sans même y penser... Parfois, toute une vie se résume à un geste fou : vous rencontrer.

MAXIMUS : [Quelle naïve quand même ! On peut convaincre tout le monde qu’on a changé mais jamais soi-même.] Le royaume du possible existe en chacun de nous.

BELLA : Vous avez raison : il y a du bon dans ce monde, et il faut se battre pour y arriver. Mais au fait, vous ne m’avez toujours pas dit votre nom. Et puis, vous avez une famille ?

MAXIMUS : J’avais une femme mais elle m’a plaqué. Non mais vous le croyez ça ?

BELLA : Dans l’absolu... Ah, excusez-moi, j’ai un message important ! (Elle consulte rapidement son i-Phone.)

MAXIMUS : (Il s’impatiente.) Ouais, mes deux derniers aussi étaient importants. Le premier était de ma femme, pour me dire qu’elle me quittait. Le deuxième de mon avocat, lui aussi pour me dire qu’il me quittait. Avec ma femme. (Il se tait, cherche ses yeux. Elle éteint son mobile et le regarde. Il reprend, plus doucement.) Elle était un point de repère fixe dans un monde étourdissant. Jamais j’ai pu l’oublier... Jamais. J’ai aimé des tas de filles, mais aucune comme ça. C’était vrai. Jamais j’oublierais son premier regard, ça été comme un choc, je ne savais pas ce qui m’arriverai ni ce que je devais faire, ça avait toujours été facile avec les autres filles, mais elle ne me regardait pas... J’étais amoureux de cette fille... Son absence a envahi tout mon horizon, comme si on avait percé un trou béant dans ma poitrine...

BELLA :  (Compatissante.) Ça fait tellement du bien d’aimer les gens qu’on aime que ça finit par faire mal.

MAXIMUS : Lorsque nous aimons nous sommes tous des idiots. (Il hésite un court instant.) J’avais 4 mois quand mon père a quitté ma mère. Je me demande parfois s’il a eu le temps de plonger son regard dans mes yeux bleus, et de se dire : « Est-il possible que j’aie engendré le plus insignifiant trou du cul du 21e siècle ? »

BELLA : Continuez.

MAXIMUS : J’ai grandi dans un quartier malfamé où on arrive mieux à obtenir quelque chose avec un mot gentil et un flingue qu’avec un mot gentil tout seul.

BELLA : Je sais ce que c’est : dans la plupart des grandes villes, les gens ont l’art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient. (Ses yeux fixent un point éloigné.) Je n’aime plus le monde dans lequel je vis ! Et tous les gens autour de moi... et l’inertie de mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l’en empêcher... J’ai l’horrible impression d’être dans une pièce pleine de monde et j’ai beau hurler comme une folle, il n’y a personne qui se soucie de moi !

MAXIMUS : La liberté que nous cherchons n’est pas une contrée lointaine, elle est en nous. Excusez-moi ! (Il déclenche l’alarme de sa voiture garée à deux pas.)

BELLA : Vous êtes venus dans cette casserole ? Mmmh, vous êtes plus courageux que je ne le pensais. (Avisant le serveur.) Ah, je crois qu’il faut qu’on passe commande. Je vais prendre du poisson. Et vous ?

MAXIMUS : Je mange pas de poisson...
BELLA : Pourquoi ?

MAXIMUS : Ils pissent dans la mer !

BELLA : Les enfants aussi...

MAXIMUS : Je mange pas d’enfants non plus ! (Ils rient de bon cœur.)

BELLA : Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, vous savez ?

MAXIMUS : (La regardant dans les yeux.) Ce qui ne me tue pas me rend plus... bizarre.

BELLA : Autant rigoler, la vie va te sembler vachement longue si tu prend trop au sérieux les choses qui t’arrivent.

MAXIMUS : Le seul moyen d’allonger la vie, c’est d’essayer de ne pas la raccourcir. En fait… (il hésite. Elle le regarde intensément.) La mort nous sourit à tous, tout ce qu’on peut faire, c’est lui sourire à notre tour. (Long silence.)

BELLA : C’est comme ça qu’on voit si on se plaît avec une personne, quand on peut se taire tout à fait, au moins une minute et profiter du silence. (Elle lui sourit.)

 

MAXIMUS : (Se frottant les mains.) Oh putain, j’ai tellement faim que je boufferais le cul d’une vache enragée !

BELLA : [Je sais pas c’qui me retient de le mettre en orbite !] L’homme est un loup pour l’homme, et surtout pour la femme. (Elle fait la moue.)

MAXIMUS : (Il ne relève pas et passe commande à son tour). Tu sais ce que tout le monde aime ? Le clafoutis. T’as déjà rencontré quelqu’un à qui tu dis : « Fais péter le clafoutis ! », et qui te dit, « J’aime pas le clafoutis » ? Il n’y a rien de plus clafoutant que le clafoutis !

BELLA : [Mieux vaut être célibataire que mariée à un chieur. ] (Elle soupire.) Un jour, un jour mon rêve se réalisera ! Un matin, tu te réveilles et tu comprends que ce rêve n’arrivera jamais, toutes ces années il t’a taraudé, il fout le camp, t’es au bout de la route. Il ne s’est rien passé, ça n’arrive jamais, parce que finalement t’as rien fait pour ça ! Tu le ranges dans un coin de ton cerveau et tu t’affales dans ton fauteuil pour t’abrutir de séries télé jusqu’à ce que ton existence de merde s’achève. 

MAXIMUS : (Cynique.) Je suis comme la poisse, j’arrive là où on ne m’attend pas. (Il la pointe du doigt.)

BELLA : (Ironique.) Il n’y a rien de plus beau qu’un ego meurtri sur le visage d’un ange.

MAXIMUS : (Faussement indigné.) Je suis comme je suis, je fais ce pourquoi je suis fait.

BELLA : (Secouant la tête.) Vous êtes le degré zéro de l’humanité.

MAXIMUS : La honte est comme la douleur, on ne l’éprouve qu’une fois.

BELLA : (Furieuse.) Quand on n'a pas d’amour dans le cœur, on n’a rien du tout. Pas de rêve, pas d’histoire à raconter. Rien du tout...

MAXIMUS : (Grandiloquent.) Non je n’ai aucun cœur ! Je n’éprouve ni amour, ni peur ; aucun chagrin, ni joie d’aucune sorte ; je ne suis qu’une enveloppe charnelle, destinée à vivre jusqu’à la fin des temps !

BELLA : Ma mère m’avait bien dit : Si jamais il y a une chose à laquelle tu tiens par dessus tout, n’essaie pas de la retenir, si elle te revient, elle sera à toi pour toujours, si elle ne revient pas, c’est que dès le départ, elle n’était pas faite pour toi... (Elle rassemble ses affaires.)

MAXIMUS : Il fait froid ici, ou ça vient d’moi ? (Reprenant son sérieux.) Voyons, tu sais bien que dans les livres, les amoureux terminent ensemble à la fin de l’histoire.

BELLA : C’est pas écrit sur ma figure, et pourtant j’suis une sale peste pleine de rancune. (Elle se lève, décidée.) J’aimerais poursuivre cette conversation mais j’ai un vieil ami pour le diner.

MAXIMUS : Tu t’en vas ?

BELLA : Si tu connais la réponse pourquoi poses-tu la question ? (Au serveur, qui apportait les plats.) J’ai besoin de vacances.

SERVEUR : (Enigmatique.) La vie est tout de même une chose bien curieuse... Pour qui sait observer entre minuit et trois heures du matin.

MAXIMUS : (Fataliste, il la regarde s’éloigner.) Ouais, mon vieux, y’a d’quoi se la prendre et se la mordre !

SERVEUR : J’imagine qu’il y a des gens qui naissent avec la tragédie dans le sang.

 

THE END

 

 

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Published by Satine - dans Extraits cinéma
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:38

 

Synopsis issu de Cinémovies.fr

Verona Beach, ville surpeuplée où la violence fait rage, vit sous la tyrannie impitoyable des familles de deux industriels, Ted Montague et Fulgentio Capulet. Les différents membres de ces deux familles ne peuvent se voir sans tomber aussitôt dans de sanglants affrontements pour lesquels la police reste impuissante. Romeo, héritier des Montague, parvient à assister en secret à un bal costumé chez Fulgentio, à l'occasion des fiançailles de sa fille Juliette Capulet. Roméo et Juliette ne peuvent résister à un amour réciproque mais contraire aux lois de leurs familles ennemies.

 

Oui je sais, ce film a des avis partagés. Certains comme moi l’ont beaucoup aimé, d’autres l’ont purement détesté. Cela est sûrement lié au fait indéniable que l'adaptation de Baz Luhrmann défie toutes les conventions, les attentes qu’on peut espérer lorsqu’on évoque Roméo et Juliette de Shakespeare.
Effectivement, son histoire se plante au XXe siècle avec tout ce que cela peut impliquer. Les épées sont révolues au profit des révolvers, les chevaux ont laissé place aux voitures. On y voit dès le début un bal transformé en une fête costumée, avec une musique disco et Mercutio en travesti avec une caricature très poussée. Oui je comprends que ça ait pu choquer et braquer certains spectateurs. J’avoue que j’en faisais partie. Je me suis demandé comment on avait pu brader et insulter l’œuvre de Shakespeare. Puis j’ai laissé passé ce quart d’heure dérangeant, j’ai prêté attention aux dialogues et là j’ai retrouvé toute la beauté et la mélodie des textes de cet illustre auteur. Certes l’image ne correspondait pas au son, mais qu’importe, c’était le son qui m’attirait. J’ai fait impasse sur les images au début puis finalement je m’y suis habituée notamment à partir de la scène de l’aquarium très romantique et d’une pure beauté où Roméo et Juliette se découvrent. Je trouve avec du recul que c’est un pari risqué mais réussi.

En ramenant cette œuvre dans un siècle qui nous touche, Luhrman a peut-être amadoué les oreilles récalcitrantes à la langue de Shakespeare, j’aime à croire cela en tout cas. Adolescente, je sais que ce film m’a touchée et je prends beaucoup de plaisir à le revoir encore aujourd’hui. Il a été l’élément fédérateur de ma curiosité envers Shakespeare, je m’y suis davantage intéressée pour en tomber amoureuse. J’espère simplement ne pas avoir été la seule. Les écrits de Shakespeare traversent les époques, les lieux, c'est ce qui fait son universalité….

Je vous propose ici quelques extraits qui pourront être complétés par les extraits de Shakespeare in Love.

 


Extrait 1 : Roméo apercevant Juliette pour la première fois :

R : (à lui-même) Est-ce que mon cœur a aimé jusqu’alors. Jurez que vous mes yeux car je n’avais jamais vu la vraie beauté jusqu’à ce soir 

R : (à Juliette) : Si je viens profaner de ma main loin d’en être digne cet autel sacré, ma pénitence sera douce. Mes lèvres s’apprêtent comme deux pèlerins rougissants à effacer l’affront de ce rude toucher par un tendre baiser.

J : Bon pèlerin, vous êtes trop sévère pour votre main qui n’a fait que montrer dévotion courtoise car les saintes ont des mains que tout pèlerin est en droit de toucher paume contre paume tel est le pieu baiser des pèlerins.

R : Les saintes n’ont-elles pas de lèvres tout comme les pèlerins ?

J : Des lèvres qu’il faut garder pour prier.

R : Et bien chère sainte, fassent les lèvres comme les mains, elles te prient de crainte que leur foi se change en désespoir.

J : Une sainte demeure immobile même si les prières sont exaucées.

R : Alors ne bouge pas tandis que je recueille des miennes.

(Ils s’embrassent.)

R : Ainsi le péché qu’ont commis mes lèvres par tes lèvres se trouve effacé.

J : Alors le péché passe en celle qui vous l’ôte.

R : Quoi ? Tu me l’aurais pris ? Quelle douce façon de pousser à la faute. Rends-moi mon péché.

(Ils s’embrassent.)

J : Il y a de la religion dans vos baisers.

 

 

Extrait 2 : Juliette se retrouvant seule découvre que Roméo est un Montaigu :

Mon unique amour a jailli de mon unique haine. Je l’ai connu trop tard et vu trop tôt sans le connaître. Prodigieux amour auquel je viens de naître qui m’impose d’aimer un ennemi détesté.

 

Extrait 3 : Roméo entre dans le jardin des Capulet pour revoir Juliette :

R : Silence, quelle lumière brille à cette fenêtre ? Céleste est Juliette comme le soleil. Lève-toi beau soleil et tue cette envieuse lune déjà malade et pâle de chagrin en voyant sa servante beaucoup plus belle qu’elle. Ne sois pas sa servante puisqu’elle est envieuse. Sa robe virginale est maladive et blême, seules les folles la portent. Oh retire-la ! C’est elle, c’est mon amour. Oh si elle savait que je l’aime !

 J : (n’ayant pas vu R)  Hélas !

R : Elle parle ! Oh, parle encore bel ange !

J : Roméo, oh Roméo, pourquoi donc es-tu Roméo ? Renie ton père et refuse le nom qu’il t’a transmis ou si tu ne veux pas, fais serment de m’aimer alors je cesserai d’être une Capulet.

R : Dois-je en entendre davantage ou dois-je répondre à cela ?

J : C’est ton nom seulement qui est mon ennemi. Tu resterais toi-même si tu n’étais pas un Montaigu. Qu’est-ce qui est Montaigu ? Ce n’est pas la main, ni le pied, ni le bras, ni le visage, ni la moindre partie de la personne elle-même. Oh, prends un autre nom ! Qu’est-ce qu’un nom après tout ? Si celle que nous appelons la rose portait un autre nom ne sentirait-elle pas aussi bon ? Roméo, même s’il ne s’appelait pas Roméo garderait cette perfection qui m’est chère quel que soit son titre. Ah Roméo, défais-toi de ton nom qui n’est pas ta personne et à la place de ce nom, prends-moi toute entière.

R (se laissant voir) : Je vais  te prendre au mot.

J : N’es-tu pas Roméo du clan des Montaigu ?

R : Ni l’un, ni l’autre, pure beauté, si l’un et l’autre te déplaisent.

J : Comment es-tu entré ? Dis-moi et dans quel but ? Les murs de ce jardin sont escarpés, ta mort est certaine en cet endroit étant qui tu es.

R : Sur les ailes légères de l’amour j’ai volé par-dessus ces murs. Les clôtures de pierre ne sauraient barrer la route à l’amour qui ose toujours ce qui est possible. Voilà pourquoi ta famille n’est pas un obstacle pour moi.

J : S’ils te voient, ils te tueront.

R : J’ai le manteau de la nuit pour me dérober à leurs yeux mais si tu ne m’aimes pas, laisse-les me trouver ici. Mieux vaut perdre la vie par leur haine, qu’attendre la mort sans être aimé de toi.

(Ils s’embrassent.)

J : Tu sais que le masque de la nuit couvre mon visage, sinon l’embarras d’une fille empourprerait mes joues pour les mots que tu m’as entendus prononcer ce soir. Oh comme je voudrais respecter les formes, je voudrais effacer ces paroles mais non adieu les apparences. Est-ce que tu m’aimes ? Je sais que tu vas dire oui et je te croirais sur parole, mais si tu fais un serment tu peux le violer. Oh noble Roméo, s’il est vrai que tu m’aimes, proclame-le sincèrement.

R : Madame, je m’engage par cette lune sacrée qui dépose ces gouttes d’argent sur les cimes des arbres…

J (le coupant) : Ne jure pas par la lune ; cette inconstante qui en un mois varie constamment sur son disque de crainte que ton amour ne devienne aussi variable.

R : Et par quoi faut-il que je jure ?

J : Ne jure pas du tout ou alors si tu veux, jure par ton adorable personne qui est le dieu de mon idolâtrie et je te croirai.

R : Si l’amour, mon amour…

J : Non, ne jure pas bien que tu sois ma joie, ce serment cette nuit ne m’en donne aucune. C’est  trop brutal, trop irréfléchi, trop soudain, tout comme l’éclair cesse d’être avant qu’on n’ait pu dire qu’il éclaire. Bonne, douce nuit, le bourgeon de l’amour s’il mûrit dans la brise d’été sera peut-être une splendide fleur à notre prochaine rencontre. Bonne nuit, bonne nuit.

R : Me laisses-tu si insatisfait ?

J : Quelle satisfaction veux-tu avoir ce soir ?

R : L’échange de ton vœu d’amour fidèle contre le mien.

J : Je te l’avais donné avant que tu l’aies demandé ! Trois mots cher Roméo : et bonne nuit encore. Si le but que poursuit ton amour est honorable et ton propos, le mariage, fais-moi dire au matin par quelqu’un que  je veillerai à t’envoyer l’endroit et l’heure à laquelle tu entends accomplir le rite et je déposerai mon destin à tes pieds et te suivrai mon seigneur jusqu’au bout du monde. Mais si ton but est déloyal, je te supplie de cesser de ma poursuivre et de me laisser à mes larmes. Demain, j’envoie quelqu’un.

R : Pour le bien de mon âme.

J : Mille fois bonne nuit.

R : Nuit mille fois assombrie de perdre ta clarté.

J : Bonne nuit.

(Elle se dirige vers sa chambre)

R : L’amour bondit vers l’amour, comme l’écolier referme le livre. Mais l’amour et l’amour se quittent, le regard lourd comme l’écolier va à l’école.

J : Roméo, à quelle heure dois-je envoyer quelqu’un ?

R : Que ce soit pour neuf heures !

J : Je n’y manquerai pas. Cela me semble vingt ans jusque là. Bonne nuit, bonne, bonne nuit. Le chagrin de se séparer est tellement doux que je te dirai inlassablement bonne nuit.

 

Extrait 4 : Duel entre Tybalt Capulet et Roméo :

T : L’amour que je te porte ne me dicte pas d’autres mots que ceux-ci : tu es une racaille. Sors ton arme pour le duel !

R : Tybalt, la raison que j’ai, moi, de t’aimer me pousse à excuser l’apparente violence d’un tel salut. Je ne suis pas ce que tu dis. Ainsi donc au revoir, je sais que tu me connais mal.

T : Mon garçon, ceci ne saurait excuser tous les torts que tu m’as faits. Tourne-toi et dégaine.

(Il le frappe à plusieurs reprises). Tourne-toi et dégaine ! Tourne-toi et dégaine !

R : Je t’assure que je ne t’ai fait aucun tort et je t’aime bien plus que tu ne pourrais le croire. Tant que tu ne connaîtras pas la raison de cet amour, aussi cher Capulet, dont je chéris le nom tout autant que le mien, estime-toi satisfait.

(Il lui tend son arme).

Mercutio : Oh l’infâme, l’abjecte soumission !

(Tybalt frappe Roméo, Mercutio jette son arme et se rue sur Tybalt)

M : Tybalt, terreur des rats, veux-tu faire un tour ?

T : Que veux-tu ?

M : Prince des chats, une seule de tes neuf vies !

T : Je suis à toi !

(Mercutio et Tybalt se battent, Roméo les sépare.)

R : Arrêtez-vous, Mercutio !

(Tybalt sort un couteau et blesse Mercutio).

Benvolio : Tu es blessé ?

M : Oui, une égratignure. Une égratignure. Une égratignure.

R : Courage mon ami, ce n’est qu’une petite blessure.

M : Elle fera bien l’affaire. Viens me voir demain, tu me trouveras froid comme une pierre tombale. La peste soit de vos deux maisons ! Ils ont fait de moi de la viande pour la vermine ! La peste ! La peste soit de vos deux maisons !

(Mercutio tombe à terre et Roméo accourt auprès de lui).

M : Pourquoi diable t’es-tu jeté entre nous ? J’ai été touché par-dessous ton bras.

R : J’ai cru agir pour le mieux.

M : La peste soit de vos deux maisons.

R : Mercutio !

(Mercutio meurt).

 

Extrait 5 : Juliette pensant à Roméo :

Viens douce nuit, viens vite amoureuse au front noir, donne-moi mon Roméo. Et quand je meurs, que tu le prennes et que tu l’éclates en petites étoiles. Dès lors, il embellira tant le visage du ciel que tout l’univers sera amoureux de la nuit et que nul ne pourra plus adorer l’aveuglant soleil. J’ai acheté la demeure d’un amour mais je n’en ai pas encore pris possession et je suis moi-même acquise sans encore en jouir. Oh ce jour se traîne comme la nuit précède une fête pour l’impatiente qui a une nouvelle robe mais ne peut encore la porter.

 

Extrait 6 : Poursuite entre Roméo et Tybalt :

R : L’âme de Mercutio n’est pas trop loin encore au-dessus de nos têtes. Elle attend que la tienne vienne lui faire escorte !

T : C’est à toi, morveux, d’aller le retrouver !

R : Il faut que toi ou moi ou nous deux allions le rejoindre ! Il faut que toi ou moi ou nous deux allions le rejoindre ! Il faut que toi ou moi ou nous deux allions le rejoindre !

(Roméo tire et tue Tybalt).

R : Me voilà le jouet de la fortune.

Balthazar : Roméo, sauve-toi ! Va-t-en, sors de ta stupeur ! Va-t-en Roméo !

 





Extrait 7 : l’inspecteur Prince, les parents Capulet et le père Montague arrivent sur les lieux du crime de Tybalt :

P : Où sont les vils instigateurs de cette bagarre ? Benvolio, qui a provoqué ce combat meurtrier ?

Benvolio : Roméo leur a crié d’arrêter, arrêtez amis. Tybalt ôte la vie au vaillant Mercutio et Tybalt gît ici où la main de Roméo l’a tué.

Mme Capulet : Prince, si tu es juste, au prix de notre sang que soit versé celui des Montague.

Benvolio : Roméo qui lui parlait avec sagesse ne pouvait mettre un frein à la bile impétueuse de Tybalt sourd à ses offres de paix.

Mme Capulet : C’est un parent des Montague ! L’affection le fait mentir ! Je réclame justice ! Tu dois Prince me l’accorder ! Roméo a tué Tybalt, Roméo doit cesser de vivre !

P : Roméo l’a tué mais il a tué Mercutio ! Qui va payer le prix de ce sang qui m’est cher ?

Mr Montague : Pas Roméo. Mercutio était son  ami. Sa faute n’a consisté qu’à prendre ce que la loi lui tranchait, la vie de Tybalt.

P : Pour cette offense, je le bannis sur le champ. Je serai sourd aux plaidoyers et aux excuses. Ni larme, ni prière ne pourront racheter vos fautes. Elles ne sont d’aucune utilité. Que Roméo s’en aille à la hâte ! L’heure où on le trouvera ici sera la dernière ! Roméo est banni !

 

Extrait 8 : Roméo discute avec le père Laurent :

R : Le bannissement, dis-moi plutôt la mort, soit charitable car s’il est une chose plus affreuse que la mort, c’est bien l’exil. Oh non, pas le bannissement !

P.L : L’affliction s’est amouraché de ton mérite et te voilà marié à la calamité. Tu es banni d’ici, tu es banni de Vérone. Sois patient, immense est el monde sans limite.

R : Il n’y a pas de monde hors des murs de Vérone ! Etre banni d’ici c’est l’être aussi du monde et l’exil loin du monde c’est la mort ! Le bannissement c’est la mort sous un faux nom. En disant que je suis banni et non que je suis mort, vous me décapitez avec une hache en or et vous souriez en me portant ce coup qui m’est fatal.

P.L : Oh péché mortel ! Grossière ingratitude ! C’est une grâce exceptionnelle, tu n’en as nulle reconnaissance !

 

Extrait 9 : Juliette apprend le meurtre commis par Roméo :

J : Oh Dieu, la main de Roméo a versé le sang de Tybalt. Oh cœur serpent caché sous un visage de fleurs ! Vit-on jamais in livre abritait une aussi vile matière sous une reliure aussi belle ? Oh ce peut-il que le mensonge ait une si somptueuse résidence ?

(Roméo entre, ils passent la nuit ensemble).

J : Tu veux partir ? Le jour n’est pas encore levé.

R : Il faut partir et vivre ou rester et mourir.

J : Cette lueur n’est pas celle du jour, je le sais. C’est quelques météores que le soleil exalte pour te guider sur le chemin de Mantoue. Je veux que tu restes encore, il n’est point besoin que tu partes.

R : Soit qu’on me prenne alors, qu’on me mette à mort. J’ai plus le désir de rester que la volonté de partir. Viens, mort, et sois la bien venue, Juliette le veut ainsi. Mon âme comment vas-tu ? Causons, le jour est encore loin.

J : Non, il est ici, il est ici. Sauve-toi, sauve-toi, il fait de plus en plus clair.

R : Plus clair, toujours plus clair ; de plus en plus sombre mon tourment.

(La nourrice entre pour les avertir de l’arrivée de Mme Capulet).

J : Fenêtre, laisse entrer le jour et sortir la vie. Crois-tu que nous nous retrouverons jamais ?

R : J’en suis sûr, Crois-moi mon amour, tous les malheurs d’aujourd’hui nous seront l’objet de doux entretiens dans les temps à venir.

(Roméo sort de la chambre par la fenêtre).

J : Oh Dieu, un présage fatal assombrit mon âme. Il me semble à présent que tu es en bas à percevoir un mort au fond de sa tombe. Oh fortune, fortune, sois inconstante fortune et ne le retient pas longtemps sans me le rendre.

 

Extrait 10 : Juliette vient voir frère Laurent pour évoquer son futur mariage avec Paris imposé par ses parents :

J : Ne me dis pas, frère, que tu as su la chose sans m’enseigner comment je pourrais l’empêcher.

F.L : La chose hélas dépasse le pouvoir de mon esprit.

J : Si malgré ta sagesse tu ne peux te montrer secourable, admets au moins que ma résolution est sage et je l’exécuterai ici sans tarder.

(Elle braque son arme contre sa tempe).

F.L : Mon enfant !

J : Parle sans retard, il me tarde à moi de mourir !

F.L : Je crois entrevoir une ombre d’espoir qui requiert toute l’énergie d’un désespoir égal au malheur que nous voulons éviter. Si plutôt que d’être marié à ce Paris, tu as le courage et la force d’attenter à tes jours, il est probable que tu sauras affronter l’image de la mort pour éviter l’ignominie et si tu oses cela, je te donnerai ton remède. Aucun souffle, aucune moiteur ne trahiront le fait que tu vis. Chaque membre dépourvu de sa souple mobilité sera froid, raide et dur comme le linceul. Alors lorsqu’à la pointe de l’aube, le fiancé viendra te tirer de ton sommeil, il te trouvera morte. Tu seras transportée sous cette vénérable voûte où sont ensevelis tous les Capulet. Là sous cet aspect emprunté de cadavre sec, tu resteras sans souffle durant vingt-quatre heures puis tu te réveilleras comme après t’être assoupie. Au préalable, dans l’attente de ton réveil, Roméo apprenant par mes lettres tous les détails de notre plan, accourra et cette même nuit tous les deux, vous fuirez. Je te donne cette fiole, emporte-la dans ta chambre et une fois dans tes draps, vide-la d’un seul trait. J’adresse sur le champ ma lettre à ton seigneur.

 

Extrait 11 : Roméo n’ayant pas reçu les lettres de frère Laurent découvre le cadavre de Juliette :

R : Mon amour, ma femme. La mort qu’a recueilli le miel de ton haleine n’a pas encore eu prise sur ta beauté. Tu n’es pas encore conquise. Ta beauté règne rouge oriflamme à tes lèvres et sur tes joues. Et la mort n’y brandit pas encore son livide étendard. Juliette, pourquoi demeures-tu encore si belle ? Un spectre immatériel de la mort serait-il amoureux ? Te tient-il prisonnière de ses ténèbres pour faire de toi sa maîtresse ? Oui c’est ici que mon repos éternel doit se jouer et soustraire à la funeste influence des astres mon corps las de l’existence. Un dernier regard mes yeux, une ultime étreinte mes bras, et vous mes lèvres seuil du souffle vital qu’un baiser nuptial vous scelle. Eternel pacte avec la mort vorace.

(Il boit le poison pendant que Juliette retrouve ses esprits).

J : Roméo, qu’est-ce que ceci (prenant la fiole) ? Du poison et plus une goutte, tu ne m’en as pas laissé pour venir te rejoindre. Je vais te donner un baiser en espérant que du poison s’attarde sur tes lèvres. (Elle l’embrasse). Comme elles sont chaudes.

R : Ainsi sur un baiser, je meurs.

(J prend une arme et se tue).

 

 

Extrait 12 : Prince s’adressant aux deux pères des deux familles :

Voyez quel fléau s’abat sur votre haine et comment par l’amour du ciel aura tué vos joies et en fermant les yeux sur vos discordes, j’ai moi-même perdu deux parents. Nous sommes tous punis. Tous ! Tous nous voilà châtiés !

 

Extrait 13 : reportage à la télévision :

La sombre paix que nous apporte ce jour. De douleur, le soleil ne montre point son nez. Allons de tout cela discuter alentour. Certains seront punis et d’autres pardonnés. Mais jamais amours n’entraînèrent pires maux que celle de Juliette et de son Roméo.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

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                               Othello

                               Mac Beth

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                               le film Roméo + Juliette

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                               Les joyeuses commères de Windsor

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                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues


 

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 18:07

Par l'intermédiaire de ce film et des citations que j'ai choisies, je vous propose un petit jeu. Ce film propose une longue tirade avec une allitération en "v" que vous pourrez lire et savourer ci-dessous. Chers amis, amoureux de la beauté de la langue française et de la poésie, épatez-nous !
Choisissez une consonne et faîtes-la chanter sur un thème de votre choix. Prose et poésie sont les bienvenues et feront l'objet d'un article spécial. Lancez-vous mes amis ! En attendant bonne lecture, dégustez autant que moi...





 



V pour Vendetta
est un film américano-germano-anglais, réalisé par James McTeigue, sorti en 2006, adapté du comic V pour Vendetta d'Alan Moore et David Lloyd par les frères Wachowski (réalisateurs de la trilogie Matrix). V est interprété par Hugo Weaving et Evey Hammond par Natalie Portman toujours aussi émouvante et convaincante.



Synopsis Wikipédia :

Vers 2038, l’histoire commence après une guerre à peine évoquée et un mystérieux virus utilisé lors d'un terrible attentat biologique visant 3 sites importants par leur symbolique (l'école primaire Sainte-Mary) ou le nombre de victimes en résultant (station de métro Victoria et une usine de traitement des eaux) ayant provoqué environ 100 000 décès.

L'Angleterre est depuis dirigée par un parti fasciste après l'élection d'Adam Sutler qui, profitant du climat de peur affectant la population, a facilement institué un régime dictatorial auquel il s'est placé à la tête, s'autoproclamant « haut-chancelier d'Angleterre ». Un couvre-feu, dont le respect est contrôlé par sa milice, a été instauré sur tout le pays ; les migrants, les "Païens", le culte musulman et tout ce qui pouvait s'y rattacher a été banni, les opposants ou minorités tels les homosexuels pourchassés lors de la grande purge. Les plus élémentaires libertés individuelles (liberté d'expression en particulier) ont été abandonnées au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme. Les médias sont muselés et BTN, l'unique chaîne de télévision, est le principal instrument de propagande du parti.

Un soir, un mystérieux homme masqué et vêtu de noir qui se fera connaître sous le nom de « V » sauve Evey Hammond des griffes des hommes du Doigt (la milice du régime) qui s'apprêtaient à la violenter alors que cette dernière bravait le début du couvre-feu afin de rendre visite à un ami animateur et producteur à la BTN où elle travaille également. Ses origines (fille d'activistes démocrates disparus, sœur d'une jeune victime de l'attentat de Sainte-Mary) vont rapidement faire d'elle une fugitive recherchée par le régime en place et la lier à jamais à V.

 

Extraits des dialogues du film :

 

V à Evey lors de l’explosion du palais de justice :

« Souviens-toi de ce jour, souviens-t’en

A l’oubli je ne peux me résoudre. »

 

Evey en voix off :

« Un homme peut échouer, être arrêté, il peut être exécuté et tomber dans l’oubli.

Mais une idée peut encore changer le monde. J’ai vu des hommes tuer en son nom et mourir en la défendant.

Mais on ne peut embrasser une idée, on ne peut la toucher ou la serrer contre soi.

Les idées ne saignent pas, elles ne ressentent pas la douleur et elles ne peuvent aimer et ce n’est pas une idée qui me manque, c’est un homme que je ne me résoudrai jamais à oublier. »

 

Première rencontre entre V et Evey : Evey agressée par les hommes du Doigt car elle est dehors alors que le couvre-feu a retenti, est sauvée par V. Evey veut alors connaître l’identité de son sauveur masqué :

« Qui êtes-vous ?

- Qui ? Qui n’est autre que la forme qui résulte de la fonction de qu’est-ce que et qu’est-ce que je suis c’est un homme sous un masque.

- Ca je le vois.

- De toute évidence, je ne mets pas en doute ton sens de l’observation, je ne fais que mettre en exergue le paradoxe de demander à un homme masqué qui il est.

- Oh d’accord.

- Mais en cette nuit des plus favorables, daigne me permettre à défaut d’un banal sobriquet de te présenter ce dramatis personna : voilà, vois en moi l’image d’un humble vétéran de vaudeville distribué vicieusement dans les rôles de victime et de vilain par les vicissitudes de la vie. Ce visage plus qu’un vil vernis de vanité est un vestige de la vox populi aujourd’hui vacante, évanouie. Cependant cette vaillante visite d’une vexation passée se retrouve vivifiée et a fait vœu de vaincre cette vénale et virulente vermine vantant le vice et versant dans la vicieusement violente et vorace violation de la volition. Un seul verdict : la vengeance, une vendetta telle une offrande votive vous n’êtes pas en vain car sa valeur et sa véracité viendront un jour faire valoir le vigilant et le vertueux. En vérité ce velouté de verbiage vire vraiment au verbeux. Alors laisse-moi simplement ajouter que c’est un véritable honneur que de te rencontrer. Appelle-moi V. »

(surprenante allitération en « v », non ?)

 

Evey évoque les pensées de son père résistant :

« Mon père disait que les artistes utilisaient des mensonges pour dire la vérité alors que les politiciens le faisaient pour cacher la vérité. »

 

V essayant de justifier ses actes :

« Les peuples ne devraient pas avoir peur de leurs gouvernements mais les gouvernements devraient avoir peur du peuple […]. Le bâtiment est un symbole tout comme le fait de le détruire, c’est le peuple qui valorise les symboles. Isolé, un symbole est dénué de sens mais soutenu par toute une foule, le fait de détruire un édifice peut changer le monde. »

« J'ose tout ce qui sied à un homme, qui n'ose point n'en est plus un. » (d'après Macbeth de William Shakespeare. )

« Ce que j'ai subi a fait de moi ce que je suis. »




Cliquer ici pour voir les textes en allitération proposés par mes amis blogueurs. 

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 13:08

Drame d’Adrian Lyne de 1993

 

Synopsis :

Camarades de collège, Diana (Demi Moore) et David Murphy (Woody Harrelson) se sont mariés très jeunes et éprouvent l'un pour l'autre un amour grandissant. Mais leurs professions sont frappées par la récession. Pour faire face aux traites, il leur faut réunir d'urgence 50 000 dollars, qu'ils comptent gagner en jouant à Las Vegas. Là, ils ne tardent pas à tout perdre. John Gage (Robert Redford), un milliardaire étrange et séduisant, fait à David une surprenante proposition : un million de dollars en échange d'une nuit d'amour avec Diana.

 

                                                                 



Extraits du film :

 

Woody Harrelson :

«  S’il y a une chose à quoi tu tiens par-dessus tout, n’essaie pas de la retenir. Si elle te revient, elle sera à toi pour toujours. Si elle ne revient pas, c’est que dès le départ elle n’était pas à toi. »

 

Robert Redford essayant de retenir Demi Moore :

«  Je me souviens une fois quand j’étais jeune, je revenais, je ne sais plus très bien, du cinéma, j’étais dans le métro. Il y avait une fille assise en face de moi. Elle portait une robe qui était boutonnée d’ici jusque là. Je n’avais jamais rien vu d’aussi joli. Mais j’étais timide et quand ses yeux croisaient les miens, je tournais la tête. Et quand après je me retournais vers elle, elle tournait la tête. Puis je suis arrivé où je devais descendre. Je suis descendu, la porte s’est refermée et au moment où le train s’éloignait, elle s’est tournée vers moi et elle m’a fait le plus merveilleux des sourires. J’aurais voulu arracher les portes, c’était horrible. Je suis revenu tous les soirs à la même heure pendant quinze jours. Mais je ne l’ai jamais revue. C’était il y a trente ans et je ne crois pas qu’il y ait un jour qui passe sans que je ne pense à elle. Je ne veux plus que ça m’arrive. »

 

Entre Demi Moore et Woody Harrelson :

« Je t’ai déjà dit que je t’aimais ?

-         Non.

-         Je t’aime.

-         Encore.

-         Toujours. »

 

Woody Harrelson à Demi Moore :

« L’erreur que j’ai faite, c’était de croire que je pourrais oublier. Je croyais qu’à nous deux on était invincibles. Mais maintenant je sais que lorsque deux personnes qui s’aiment se font du mal, elles ne peuvent pas oublier. Et si elles restent ensemble, c’est pas parce qu’elles oublient, c’est parce qu’elles pardonnent. J’avais tellement peur que tu l’aimes plus que moi. Non, en fait, j’avais peur que tu aies raison de l’aimer. Je pensais qu’il valait mieux que moi. Maintenant je sais que c’est faux. Il est seulement plus riche. »

 

Robert Redford à son majordome :

« Je voulais que ça finisse. Elle ne m’aurait jamais regardé comme elle l’a regardé. »

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:35

Résumé du film allociné :

En l'été 1593, le jeune poète et dramaturge au talent prometteur William Shakespeare (Joseph Fiennes), criblé de dettes et harcelé par son commanditaire Henslowe, promet de livrer bientôt à ce-dernier une nouvelle pièce, "Romeo et Ethel, la fille du pirate", dont il ne possède en fait que le titre. Lady Viola (Gwyneth Paltrow), qui vénère les sonnets de Shakespeare, rêve de devenir actrice, ce qui est rigoureusement interdit aux femmes. Qu'à cela ne tienne, elle se déguise en garçon et décroche le rôle de Roméo. William découvre vite l'identité de son jeune premier et en tombe follement amoureux.

 



Extraits du film :

 

Roméo : Mais, doucement, quelle lumière brille à cette fenêtre ? C’est là l’orient et Juliette en est le soleil. Lève-toi, clair soleil, et tue cette envieuse lune, qui malade déjà, pâlit du chagrin de voir que toi, sa servante, tu es bien plus belle qu’elle. C’est la dame de mon cœur, oh c’est ma bien aimée, et si seulement elle le savait. La splendeur de ses joues aurait de quoi humilier les étoiles comme la lumière du jour une lampe. Et ses yeux, en traversant les espaces du ciel, resplendiraient si clairs que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit est finie. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main. Oh que ne suis-je le gant recouvrant cette main afin de pouvoir toucher cette joue.

 

 

Dialogues Roméo et Juliette :

: Roméo, Roméo, pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et refuse le nom qu’il t’a transmis ou si tu ne le veux pas, fais-moi serment d’amour et je cesserais d’être une Capulet.

: Ecouterais-je plus longtemps ou dois-je répondre à ceci ?

: Quel homme es-tu donc, qui dans l’ombre de la nuit, vient trébucher sur mes pensées secrètes ?

R : Je ne sais par quel nom je pourrais te dire qui je suis. Mon nom, ma tendre sainte, m’est odieux à moi-même car c’est celui d’un ennemi à tes yeux, l’aurais-je par écrit que j’en déchirerais les lettres.

: Les murs du verger sont hauts et difficiles à franchir et étant qui tu es, ta mort serait certaine, si l’un de mes proches devait te trouver ici. Si jamais ils te voient, ils te tueront.

: Hélas, il y a plus de péril en ton regard que dans vingt de leur glaive. Il suffit que tu me souris et je serais à l’épreuve de leur haine.

J : Je voudrais pour rien au monde qu’ils te trouvent.

: J’ai le manteau de la nuit pour me dérober à leurs yeux mais si tu ne m’aimes pas alors qu’ils me trouvent ici.

: Bonne nuit, bonne nuit, que le même doux repos descend dans ton cœur que celui qui vient m’apaiser.

R : Oh vas-tu me laisser aussi insatisfait ?

J : Quelle satisfaction peux-tu espérer cette nuit ?

: L’échange de mes serments de fidèle amour.

J : Ma générosité est aussi vaste que la mer, mon amour est aussi profond et plus je t’entends, plus j’en ai puisque l’un comme l’autre sont infinis.

Nourrice : Madame !

J : J’entends du bruit par là. Cher amour, adieu ! Je viens tendre nourrice ! Tout Montaigu, sois-moi fidèle. Attends-moi un instant, je reviendrai bientôt !

: Oh belle, belle nuit, j’ai peur puisque c’est la nuit que ce ne soit rien de plus qu’un rêve trop flatteur et délicieux pour être réel.

: Cesse de me poursuivre et laisse-moi à mon chagrin et mille fois bonne nuit.

 

 

Roméo devant Juliette morte :

: Un dernier regard mes yeux, une dernière étreinte mes bras, et vous, mes lèvres, seul le souffle vital, scellez d’un légitime baiser cet éternel pacte avec une mort vorace. Viens amer timonier, viens guide pestilentiel, oh toi pilote du désespoir, viens maintenant et précipite sur les récifs écumeux ta barque fatiguée par les remous. Je bois à ma bien aimée. ( il boit le poison fourni par l’apothicaire). Honnête apothicaire, ta drogue est rapide. Ainsi sur un baiser, je meurs.

 

(il meurt, elle se réveille)

: Où est mon seigneur ? Je me souviens bien du lieu où je devais être et j’y suis mais où est mon Roméo ? Qu’est-ce ceci ? Une coupe entre les doigts serrés de mon amant. Le poison qui a causé sa mort prématurée. (elle sort la dague du fourreau de Roméo). Oh dague, bienvenue, que ceci soit ton fourreau ! (elle la plante dans son ventre). Repose ici et que la mort vienne ! (elle meurt à son tour).

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 13:41

La Tragédie d'Hamlet, Prince de Danemark, est la plus longue et l'une des plus célèbres pièces de William Shakespeare. Le texte fut publié en 1603. Voici l’histoire : le roi du Danemark, le père d'Hamlet (Mel Gibson) est mort récemment. Son frère Claudius (Alan Bates) le remplace comme roi puis épouse rapidement Gertrude (Glenn Close), la veuve de son frère. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu'il a été tué par Claudius. Hamlet doit venger son père et, pour mener à bien sa tâche, simule la folie. Mais il semble incapable d'agir et devant son comportement étrange, l'on en vient à se demander s’il a encore toute sa raison. On notera aussi la présence d’Ophélie (Héléna Bonham Carter).


J’ai craqué pour ce film de Franco Zeffirelli (1992) lorsque je l’ai vu à 16 ans. L’ambiguité des sonnets de Shakespeare qui met les mots en jeu comme s’il s’agissait d’une énigme, sa logique que l’on ne comprend pas tout de suite puis qui nous fait sourire quand on la cerne et enfin la beauté de ses mots qu’ils manient avec malice … une pure merveille, un voyage vers le 17ème siècle.

 


Par ailleurs, la réussite de ce film tient aussi dans la qualité des décors. Non ils ne sont pas beaux ni flamboyants, tout est gris, terne, brumeux et froid, ce qui à mon sens renforce le côté tragique de la pièce. Cela pèse sur la peine et la haine d’Hamlet, sur la tristesse profonde d’Ophélie puis sa folie. Pourquoi chercher à rendre beau ce qui ne l’est pas tout au long du film ?

 

 

Quelques extraits :

 

« Nous savons ce que nous sommes, mais ce que nous serons, nous ne le savons pas. »

 

« C’est vrai que c’est dommage et c’est dommage que ce soit vrai. »

 

« Doute que les étoiles sont de feu, doute que le soleil se meut, doute de la vérité même, mais jamais ne doute que j’aime. »

 

« Tu peux être assuré que si les mots sont faits de souffle et si le souffle est fait de vie, je n’ai pas de vie pour souffler mot de ce que tu m’as dit. »

 

« Est-ce ma force ou mon fléau ; que ce soit l’un ou l’autre, elle est si conjointe à mon âme et ma vie que comme l’étoile qui ne peut graviter que dans sa sphère, je ne peux vivre que par elle. »

 

« Pour bien connaître un homme, il faut se connaître soi-même. »

 

« Si c’est maintenant ce n’est pas à venir, si ce n’est pas à venir, c’est bel et bien maintenant, si ce n’est pas maintenant pourtant cela viendra. »

 

« Prenez cette main que vous tend la mienne. »

 

« Retiens ton souffle dans la peine pour dire mon histoire. »

 

 

 

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Published by Satine - dans Extraits cinéma
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