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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 10:18

Seconde comédie de Shakespeare un peu plus drôle d’ailleurs qui mêle plusieurs chassés-croisés amoureux et bien sûr des ruses propres à l’auteur. Si l’on peut reprocher quelques similitudes avec « Roméo et Juliette », l’histoire reste cependant bien différente et elle est ponctuée de répliques à nouveau risquées pour l’époque mais qui font sourire le lecteur.


 beaucoup.jpg

Résumé : Héro est la fille du gouverneur de Messine Léonato. Claudio, favori de Don Pedro est amoureux d’elle et souhaite l’épouser. Don Pedro lui propose son aide afin de découvrir les sentiments de la jeune fille. Don Juan, le frère de Don Pedro, croyant que c’est Don Pedro qui est amoureux d’elle, décide de faire passer la jeune femme pour une fille légère en la remplaçant par une autre. Le stratagème fonctionne à merveille, Claudio aperçoit la fausse Héro dans les bras d’un autre et décide de l’humilier en public le jour de leurs noces. La pauvre femme s’évanouit alors et son entourage, choqué du comportement de Claudio, décide de la faire passer pour morte. Heureusement, se croyant seuls,  deux hommes de Don Juan ayant participés à la ruse dévoilent le pot aux roses à des officiers municipaux. Ceux-ci révèlent alors la vérité.

 

Si cette histoire est la principale, elle s’entremêle avec une idylle plus complexe entre Bénédict, un autre favori de Don Pedro et Béatrice la nièce de Léonato. Cette dernière est une femme très moderne pour l’époque, qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui balance des répliques cinglantes et franchement marrantes. Ils sont l’un et l’autre attirés mais refusent de se dévoiler, criant à qui veut l’entendre qu’ils ne se marieront jamais. Mais leurs amis leur tendront un piège pour tenter de les réunir.

 

Acte I Scène 1 :

Léonato (au messager) : Monsieur, ne méjugez pas ma nièce : il y a une espèce de guerre joyeuse entre le signor Bénédict et elle ; ils ne se rencontrent jamais, qu’il n’y ait entre eux escarmouche d’esprit.

Béatrice : Hélas ! Il n’y gagne rien. Dans notre dernier combat, quatre de ses cinq esprits s’en sont allés tout éclopés, et maintenant il n’en reste qu’un pour gouverner tout l’homme. Si celui-là suffit pour lui tenir chaud, qu’il le garde comme une distinction entre lui et son cheval ! Car c’est le seul insigne qu’il ait encore pour être reconnu créature raisonnable.

[…]

Béatrice : Je m’étonne que vous jasiez toujours, signor Bénédict : personne ne vous écoute.

Bénédict : Eh quoi ! Chère madame Dédain ! Vous êtes encore vivante ?

Béatrice : Est-il possible que Dédain meure, ayant pour se nourrir un aliment aussi inépuisable que le signor Bénédict ? Courtoisie elle-même se travestirait en Dédain, si vous paraissiez en sa présence.

Bénédict : Courtoisie serait donc une comédienne ! Il est certain que je suis aimé de toutes les dames, vous seule exceptée ; et je voudrais pour elles trouver dans mon cœur un cœur plus tendre, car vraiment je n’en aime aucune.

Béatrice : Bonheur précieux pour les femmes ! Autrement, elles seraient importunées par un insipide soupirant. Grâce à Dieu et à la froideur de mon sang, je suis en cela de votre humeur. J’aimerais mieux entendre mon chien aboyer aux corneilles, qu’un homme me jurer qu’il m’adore.

Bénédict : Dieu maintienne votre Grâce dans cette disposition ! La figure de tel ou tel gentilhomme échappera ainsi à de fatales égratignures.

Béatrice : Si cette figure était comme la vôtre, les égratignures ne la rendraient pas pire.

Bénédict : En vérité, vous feriez un perroquet modèle.

Béatrice : Un oiseau parlant comme moi vaut mieux qu’une bête parlant comme vous.

Bénédict : Je voudrais que mon cheval eût la vitesse de votre langue et cette longue haleine. Au nom du ciel, continuez votre course ! Moi je m’arrête.

 

Acte II Scène 1 :

Béatrice parlant des hommes : Qu’en pourrais-je faire ? L’habiller de mes robes, et le prendre pour femme de chambre ? Celui qui a de la barbe est plus qu’un jouvenceau, et celui qui n’en a pas est moins qu’un homme. Or, celui qui est plus qu’un jouvenceau n’est pas pour moi ; et celui qui est moins qu’un homme, je ne suis pas pour lui. Aussi je consens à prendre pour douze sols toute la ménagerie des barbus, et à conduire tous ces singes-là en enfer.

Léonato : Eh bien, tu iras donc en enfer ?

Béatrice : Non, seulement jusqu’à la porte. Là, le Diable viendra au devant de moi avec des cornes sur la tête, comme un vieux cocu qu’il est, et il me dira : « Allez au ciel, Béatrice, allez au ciel, il n’y a pas de place ici pour vous autres vierges. » Sur ce, je lui remets mes singes, et je pars pour le ciel ! Saint Pierre m’indique où demeurent les célibataires, et nous vivons là aussi gais que le jour est long.

 

Acte IV Scène 1 :

Claudio (à son amour Héro qu’il accuse de tromperie) :Héro ! Quelle héroïne tu eusses été, si la moitié seulement de tes grâces extérieures avait ennobli tes pensées et les inspirations de ton cœur ! Mais adieu ! Adieu, toi, si affreuse et si belle ! Adieu, pure impiété, pureté impie ! Pour toi, je fermerai désormais toutes les portes de l’amour ; le soupçon flottera sur mes paupières, pour changer toute beauté en symbole du mal et lui ôter la grâce. 

[…]

Le moine : D’abord ceci, bien mené, devra, à l’égard de votre fille, changer la calomnie en remords ; c’est déjà un bien ; mais l’étrange expédient que j’imagine enfantera, je l’spère, de plus grands résultats. Censée morte, grâce à nos informations, au moment même où elle était accusée, elle sera pleurée, plainte, excusée pour tous ; en effet, il arrive toujours que nous n’estimons pas un bien à sa juste valeur, tant que nous en jouissons ; mais, dès qu’il nous manque, dès qu’il est perdu, ah ! alors nous en exagérons la valeur ; alors nous lui découvrons le mérite qu’il ne voulait pas nous montrer quand il était à nous.

 

Acte V Scène 3 :

Claudio (s’approchant du tombeau d’Héro et lisant un parchemin) : Frappée à mort par des langues calomnieuses fut Héro qui gît ici. En récompense de ses douleurs, la mort lui donne un renom immortel. Ainsi la vie, qui mourut de honte, vit de gloire dans la mort.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare un love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

 

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Published by Satine - dans Shakespeare
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commentaires

Satine 09/10/2011 12:30


Merci Cristal, si tu te laisses tenter, tiens-moi au courant.
Bisous et bon dimanche.


Cristal 08/10/2011 08:03


Un petit coucou Satine,
Un beau condensé qui nous donne envie de plonger davantage dans cet univers, félicitations M'dame
Gros bisous et merci de tes passages toujours appréciés sur mon blog, mais comme toi... je cours après le temps


Satine 07/10/2011 18:13


Je me laisserai peut-être tenter alors si j'arrive à le trouver...
Bisous mamalilou


Satine 07/10/2011 18:13


Merci Nettoue, j'essaie de faire de mon mieux !
Bisous


mamalilou 07/10/2011 00:24


j'ai en tous cas beaucoup apprécié, c'est sorti ya presque 20ans maintenant (que le temps passe vite...)
gros bisous de la nuit


nettoue 06/10/2011 14:27


Je ne connais pas la pièce, mais tu en fais un compte rendu agréable et précis
Bisous Satine


Satine 04/10/2011 19:07


Ben je trouvais justement que je ne publiais pas beaucoup en fait par rapport à d'autres. De toute façon je ne peux pas publier plus que ça, je suis toujours à la bourre et d'autres activités me
prennent du temps...
Bon courage et félicitations pour ton second livre, j'espère qu'il aura le succès escompté.
Bisous


Satine 04/10/2011 19:06


On est tout à fait d'accord sur ce point mamalilou... Le film est bien ?


Maria Cesare 04/10/2011 10:37


Bonjour !
Un nouvel article ? Tu n'arrêtes pas pour notre plus grande joie .... Moi, je suis un peu en pause en ce moment car je suis de près la réédition de mon livre " Dans l'intimité de mes mots " plus
complet que le premier et celui-ci sera en dépôt à la bibliothèque nationale de Paris. Je vais mettre la couverture sur mon blog (elle a été réalisée par mon fils ) dans les tous prochains jours.
Bisou amical en attendant. Maria


mamalilou 03/10/2011 02:34


héhé, je l'ai découvert d'abord avec Kenneth Branagh... pour une fois, à l'envers, ça change...
mais évidemment je suis fan, de toutes façons...
pareil talent, ça se salue d'une révérence humble et réjouie

délicieuse semaine à toi