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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 02:50

Un très bon Shakespeare, une bonne découverte que je vous conseille vivement. Si le talent du dramaturge y trouve encore toute sa place, cette histoire est un peu différente des autres et c’est aussi bien. Pas de crise politique comme dans Jules César ou Antoine et Cléopâtre, pas d’histoire d’amour comme dans Roméo et Juliette, pas de trahison comme dans Othello ou MacBeth, juste une histoire familiale qui se rapprocherait davantage d’Hamlet.

 

lear 1Le roi Lear a trois filles. Sentant la fin de ses jours proches, il décide de partager son royaume à ses filles et de léguer ses pouvoirs. Afin de déterminer le partage, il demande à ses filles de décrire l’amour qu’elles portent à leur père. Si les deux aînées Gonéril et Régane se confondent en compliments exagérés qu’on perçoit aisément comme de l’hypocrisie, la benjamine Cordélia refuse de rentrer dans ce jeu impropre et se déclare plus simplement, plus sincèrement mettant en doute les paroles de ses sœurs. Elle subira alors la colère et la déception de son père et sera bannie tout comme l’ami fidèle du roi Kent qui essaya de s’interposer et de faire ouvrir les yeux à Lear. Le roi de France attendrit par la sincérité de Cordélia la prend alors pour épouse.

Les ducs d’Albany et de Cornouailles, les maris des aînées héritent donc du royaume. Par ce geste, le roi Lear entend bien recevoir en échange le gîte et l’affection de ses filles. Mais celles-ci à la longue refuseront de s’occuper de leur père vieillissant aux manies et aux volontés exacerbées. Le roi Lear, touché dans son amour propre se rend alors compte de l’erreur qu’il a commise et ne supportant pas l’attitude de ses filles va peu à peu sombrer dans la folie. Cependant il ne sera pas délaissé, Kent, déguisé, le suivra en tant que serviteur sous le nom de Caius et n’aura de cesse de le soutenir et de l’aider.

En parallèle, le duc de Gloucester vit aussi un drame familial. Edgar son fils légitime est manipulé par Edmond le fils bâtard qui désire par ce biais hériter du royaume. Edgar prend la fuite et perdra aussi la tête, se faisant appeler Tom. Kent, le roi Lear et Edgar finiront par se retrouver et traverseront ensemble les dernières épreuves qui nous amèneront aux dernières pages du livre.

 


Je vous ai sélectionné quelques extraits issus de différents actes qui je l’espère vous mettront l’eau à la bouche…. Bonne lecture :

 

1) Lorsque Lear bannit Cordélia :

Kent : Que Kent soit discourtois quand Lear est insensé ! Que prétends-tu vieillard ? Crois-tu donc que le devoir ait peur de parler, quand la puissance cède à la flatterie ? L’honneur est obligé à la franchise, quand la majesté succombe à la folie. Révoque ton arrêt, et, par une mûre réflexion, réprime cette hideuse vivacité. Que ma vie réponde de mon jugement ! La plus jeune de tes filles n’est pas celle qui t’aime le moins : elle n’annonce pas un cœur vide, la voix grave qui ne retentit pas en un creux accent.

 Lear au duc de Bourgogne : Telle qu’elle est, messire, avec les infirmités qu’elle possède, orpheline nouvellement adoptée par notre haine, dotée de notre malédiction et reniée par notre serment, voulez-vous la prendre ou la laisser ?

 

2) Gloucester se rend compte de la perfidie d'Edmond :

Gloucester : Ces dernières éclipses de soleil et de lune ne nous présagent rien de bon. La sagesse naturelle a beau les expliquer d’une manière ou d’autre, la nature n’en est pas moins bouleversée par leurs effets inévitables : l’amour se refroidit, l’amitié se détend, les frères se divisent ; émeutes dans les cités ; discordes dans les campagnes ; dans les palais, trahisons ; rupture de tout lien entre le père et le fils. Ce misérable, né de moi, justifie la prédiction : voilà le fils contre le père ! Le roi se dérobe aux penchants de la nature : voilà le père contre l’enfant ! Nous avons vu les meilleurs de nos jours. Machinations, perfidies, guets-apens, tous les désordres les plus sinistres nous harcèlent jusqu’à nos tombes…

 

3) Lorsque les deux filles refusent de s'occuper de leur père vieillissant :

Le Fou : Quelle merveilleuse parenté peut-il y avoir entre toi et tes filles ? Elles veulent me faire fouetter si je dis vrai ; toi, tu veux me faire fouetter si je mens. Et parfois je suis fouetté si je garde le silence. J’aimerais mieux être n’importe quoi que fou, et pourtant je ne voudrais pas être toi, mon oncle : tu as épluché ton bon sens des deux côtés et tu n’as rien laissé au milieu. Voilà venir une des épluchures.

Lear (parlant de Gonéril à son mari) : Ecoute, nature, écoute ! Chère déesse, écoute ! Suspends ton dessein, si tu t’es proposé de rendre cette créature féconde ! Porte la stérilité dans sa matrice ! Dessèche en elle les organes de la génération, et que jamais de son corps dégradé il ne naisse un enfant qui l’honore ! S’il faut qu’elle conçoive, dorme de fiel son nourrisson, en sorte qu’il vive pour la tourmenter de sa perversité dénaturée ! Puisse-t-il imprimer les rides sur son jeune front, creuser à force de larmes des ravins sur ses joues, et payer toutes les peines, tous les bienfaits de sa mère en dérision et en mépris, afin qu’elle reconnaisse combien la morsure d’un reptile est moins déchirante que l’ingratitude d’un enfant…

 

4) Lear devient fou :

lear2.jpegLe Chevalier : En lutte avec les éléments courroucés : le roi somme le vent de lancer la Terre dans l’Océan, ou d’élever au-dessus du continent les vagues dentelées, en sorte que tout change ou périsse. Il arrache ses cheveux blancs, que les impétueuses rafales, avec une aveugle rage, emportent dans leur furie et mettent à néant. Dans son petit monde humain, il cherche à dépasser en violence le vent et la pluie entrechoqués. Dans cette nuit où l’ourse aux mamelles taries reste dans son antre, où le lion et le loup, mordus par la faim, tiennent leur fourrure à l’abri, il court la tête nue et invoque la destruction.

 Edgar (seul, constatant la folie du roi) : Quand nous voyons nos supérieurs partager nos misères, à peine nos malheurs nous semblent-ils ennemis. Celui qui souffre seul, souffre surtout par imagination, en pensant aux destinées privilégiées, aux éclatants bonheurs qu’il laisse derrière lui ; mais l’âme dompte aisément la souffrance, quand sa douleur a des camarades d’épreuve. Comme ma peine me semble légère et tolérable, à présent que l’adversité qui me fait courber fait plier le roi !... Il est  frappé comme père et moi comme fils !... Tom, éloigne-toi ; sois attentif aux grands bruits, et reparais dès que l’opinion qui te salissait de ses outrageantes pensées, ramenée à toi par l’évidence t’aura réhabilité. Advienne que pourra cette nuit, pourvu que le roi soit sauvé !

 

5) Kent a envoyé une lettre à Cordélia, il demande au Chevalier si elle a été émue.

Le Chevalier : Pas jusqu’à l’emportement : la patience et la douleur luttaient à qui lui donnerait la plus suave expression. Vous avez vu le soleil luire à travers la pluie : ses sourires et ses larmes apparaissaient comme au plus beau jour de mai. Ces heureux sourires, qui se jouaient sur sa lèvre mûre, semblaient ignorer les hôtes qui étaient dans ses yeux et qui s’en échappaient comme des perles tombant de dieux diamants… Bref, la douleur serait la plus adorable rareté, si tout pouvait l’embellir ainsi. […] Alors elle a secoué l’eau sainte de ses yeux célestes et en a mouillé ses sanglots ; puis brusquement elle s’est échappée pour être toute à sa douleur.

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare un love

                               le film Roméo + Juliette

                               le film Hamlet avec Mel Gibson    

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues


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Published by Satine - dans Shakespeare
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commentaires

Satine 26/12/2010 16:05


Je ne sais pas liedich, peut-être devrais-tu retenter ta chance en lisant certains de mes préférés et en évitant ceux que je n'ai pas aimés.... Mais je te rassure tu n'es pas le seul à ne pas être
fan de lui, beaucoup le trouve soporifique et ambigu.... Chacun ses goûts....
Bisous enneigés


Satine 26/12/2010 16:03


De rien Nettoue, je suis contente que cette pièce t'ait plu autant qu'à moi apparemment....
Bisous


liedich 22/12/2010 11:43


Pourquoi cet auteur "culte" ne m'attire-t-il pas ? Epaisseur des livres, temps inconnu, entendus dire ? Ou peut être tout simplement ne sais-je pas lire ? Encore écrire (mais c'est la machine qui
le fait) mon doux remerciement.
Bonne fête Satine.


Nettoue 21/12/2010 17:11


Une des belles miss en scène du célèbre poète dramaturge ! Très bien raconté merci Satine
Bonne soirée et bises


Satine 21/12/2010 11:03


Mais je t'en prie surfingmoune...
Bisous enneigés


surfingmoune 20/12/2010 17:01


Merci de me remettre en tête cette histoire que j'avais quelque peu oubliée.
Bonne fin de journée
Bises du lundi.
Surfingmoune


Satine 20/12/2010 12:11


Entièrement d'accord avec toi Baggins, c'est une de mes tragédies préférées.
Bisous


Baggins(Christian Alinat) 20/12/2010 09:32


J'avais lu le roi Lear il y a fort longtemps...Une des meilleures de Shakespeare ...Bises amicales


Satine 19/12/2010 18:37


Merci de m'avoir prévenue mamalilou. Bonnes fêtes à toi aussi alors (au cas où)...
Bisous


mamalilou 15/12/2010 23:07


de jolis prénom de filles, je les note pour la prochaine fois qu'une copine me demande des idées sympas...

Bientôt en semi-pause, alors, au cas où je serais un peu 'défaillante' sur le net d'ici là, je passe un peu à l'avance te déposer des voeux délicieux pour des fêtes chaleureuses auprès de ceux qui
t'aiment. Bisous givrés et délicates pensées pour toi, à tout bientôt