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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:12

commeres.jpgCette pièce aurait été composée en quatorze jours à la demande de la reine Elisabeth, qui, apparemment, se serait prise d’affection pour le personnage de Falstaff dans Henri IV et aurait fait la requête à Shakespeare de le faire revenir dans une pièce où il tomberait amoureux.

  

Résumé : Cette comédie parle évidemment d’amour mais place cette fois-ci la jalousie et l’avidité au premier plan. Deux familles vont se côtoyer et les épouses auront du fil à retordre pour contrecarrer les élans vils et vicieux de Falstaff. En effet, Mistress Page et Mistress Gué se rendent compte qu’elles ont reçu chacune une lettre d’amour absolument identique de ce gros personnage répugnant. Gué étant d’une jalousie maladive, les deux femmes décident de lui tendre des pièges afin de remettre Falstaff à sa place et de calmer le comportement abusif de Gué. En parallèle à cette histoire, il y aura aussi la question du mariage forcé qui sera soulevée avec la fille Page en première ligne.

 

 

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette comédie où le personnage de Falstaff est vraiment tourné en ridicule, les mistresses lui font passer de mauvais moments et la jalousie de Gué est tellement disproportionnée qu’elle le fait passer pour un sot. Je vous recommande vivement cette comédie qui ne vous laissera pas de marbre même si le verbe de Shakespeare est moins mis en avant ici.

Sans attendre quelques extraits :

 

Acte II Scène 2 :

Gué se faisant passer pour Monsieur Fontaine amoureux éperdu de Mistress Gué : Je l’aime depuis longtemps, et je vous proteste que j’ai beaucoup fait pour elle : je l’ai suivie avec l’assiduité la plus passionnée ; j’ai saisi tous les moyens favorables pour la rencontrer ; j’ai payé chèrement la plus mince occasion de l’entrevoir, fût-ce un instant. Non seulement j’ai acheté pour elle bien des présents, mais j’ai donné beaucoup à bien des gens pour savoir quels dons elle pouvait souhaiter. Bref, je l’ai poursuivie, comme l’amour me poursuivait moi-même, c’est-à-dire sur les ailes de toute occasion. Mais, quoi que j’aie pu mériter, soit par mes sentiments, soit par mes procédés, je suis bien sûr de n’en avoir retiré aucun bénéfice, à moins que l’expérience ne soit un trésor ; pour celui-là, je l’ai acheté à un taux exorbitant, et c’est ce qui m’a appris à dire ceci : « l’amour fuit comme une ombre d’amour réel qui le poursuit, poursuivant qui le fuit, fuyant qui le poursuit. »

Falstaff : N’avez-vous reçu d’elle aucune promesse encourageante ?

Gué : Aucune.

Falstaff : L’avez-vous pressée à cet effet ?

Gué : Jamais.

Falstaff : De quelle nature était donc votre amour ?

Gué : Comme une belle maison bâtie sur le terrain d’un autre. En sorte que j’ai perdu l’édifice pour m’être trompé d’emplacement.

 

Acte III Scène 2 :

L’Hôte (par la ruse a permis l’évitement d’un duel entre le docteur français Caïus et le prêtre Sir Hugh Evans) : Paix, dis-je ! Ecoutez mon hôte de la Jarretière. Suis-je politique ? Suis-je subtil ? Suis-je un Machiavel ? Voudrais-je perdre mon docteur ? Non : il me donne des potions et des lotions. Voudrais-je perdre mon pasteur ? mon prêtre ? mon Sir Hugh ? Non : il me donne le verbe et les proverbes… Donne-moi ta main, savant terrestre… Donne-moi ta main, savant céleste. Ainsi, ainsi ! Enfants de la science, je vous ai trompé tous deux : je vous ai indiqué des rendez-vous différents. Vos cœurs sont grands, vos peaux sont intactes ; que le vin chaud termine cette affaire ! Allons mettre leurs épées en gage… Suis-moi, gars de paix ! Suivez, suivez, suivez !

 

Acte III Scène 5 :

Falstaff : […] Les marauds m’ont versé dans la rivière avec aussi peu de remords que s’ils avaient noyé les quinze aveugles petits d’une chienne ! Et vous pouvez voir par ma corpulence que j’ai une certaine propension à enfoncer ; quand le fond eût atteint jusqu’à l’enfer, j’y serais dégringolé. J’aurais été noyé si la rivière n’avait été basse et pleine d’écueils… Une mort que j’abhorre ! car l’eau enfle un homme. Et quelle figure j’aurais faite, ainsi enfilé ! J’aurais été une momie-montagne.

[…]

Allons ! versons un peu de vin dans l’eau de la Tamise. J’ai le ventre glacé comme si j’avais avalé des boules de neige en guise de pilules pour me rafraîchir les entrailles…

[ …]

Mistress Gué ! J’en ai eu assez, de gué ! J’ai été jeté dans le gué ! J’ai du gué plein le ventre !

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

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Published by Satine - dans Shakespeare
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commentaires

Satine 23/12/2011 10:11

Mais de rien, c'est un plaisir Baggins !
Bisous

Baggins 22/12/2011 16:05

Je me souviens d'avoir vu cette pièce il y a fort longtemps ...Merci pour ce résumé qui me rappelle bien des choses ...Bises à toi et joyeux Noël

Satine 16/12/2011 14:11

Merci beaucoup mamalilou, je te souhaite aussi et à toute ta famille de joyeuses fêtes !
Bisous

mamalilou 15/12/2011 04:11

toujours aussi alléchantes tes présentations... merci beaucoup


je viens te déposer de gros bisous tendres avant que les préparatifs et les visites ne m'éloignent de toi ...

précieux et chaleureux instants te souhaite auprès de ceux et celles qui te sont chers

♥joyeusement♥

Satine 03/12/2011 18:50

Elle est vraiment sympa, laisse-toi tenter !
Bisous et bon week end à toi.

nettoue 03/12/2011 16:56

Bien rédigé cela parait gai et donne envie de voir la pièce !
Merci Satine et bise