Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Satine
  • Le blog de Satine
  • : Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Référencement

PageRank Actuel
Actualité blog 

Bienvenue

Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 10:27

marchand.jpeg

 

 

 

Après les tragédies et les sonnets de Shakespeare, il était temps de passer aux comédies. Certes, vous n’allez pas éclater de rire, en tout cas ce ne fut pas mon cas, mais il y a des répliques qui font sourire surtout que pour l’époque, elles étaient assez osées.

Je commencerai par vous parler de l’illustre « le marchand de Venise » dont la tirade du juif est connue de tous (cf la tirade de Shylock ci-dessous). Si dans cette pièce le juif est lourdement critiqué et mis à mal, Shakespeare met en lumière l’intelligence de la femme puisque c’est une héroïne qui magistralement sauvera l’ami de son mari. L’histoire est réellement intéressante, les rebondissements se multiplient et le final est grandiose. 

 

 


Résumé : Bassanio vit au-dessus de ses moyens. Il demande alors un prêt au juif Shylock. Shylock est enclin à faire ce geste quand il apprend qu’Antonio le marchand de Venise se porte garant de son ami. Antonio s’est souvent moqué du juif et Shylock lui voue une haine certaine. Aussi précise-t-il que si la somme engagée ne lui est pas remboursée à temps, il prélèvera une livre de chair à Antonio. Cela n’effraie en rien ce dernier dont le commerce est florissant et le marché est conclu.

Portia est une riche héritière qui doit se plier au vœu de son père défunt : elle sera mariée à celui qui choisira judicieusement entre trois coffres d’or, d’argent et de plomb recélant une énigme. Bassanio est attirée par cette jeune femme et c’est par ce biais qu’il compte rembourser son prêt. Mais le pari n’est pas gagné puisque de nombreux hommes ont déjà tenté leur chance en vain.

Malheureusement, comme dans toute bonne œuvre de Shakespeare, rien ne se passera comme prévu et le temps pressera nos deux compagnons.

 

Acte II Scène 6 :

Lorenzo (parlant de Jessica la fille de Shylock) : Que je sois maudit, si je ne l’aime pas de tout mon cœur ! Car elle est spirituelle, autant que j’en puis en juger ; elle est jolie, si mes yeux ne me trompent pas ; elle est fidèle, comme elle me l’a prouvé. Aussi, comme une fille spirituelle, jolie et fidèle, régnera-t-elle constamment sur mon cœur.

 

Acte II Scène 7 :

Le prince de Maroc (évoquant Portia) : Eh ! c’est cette noble dame ! Tout le monde la désire : des qutre coins du monde, on vient baiser la châsse de la sainte mortelle qui respire ici. Les déserts de l’Hyrcanie, les vastes solitudes de l’immense Arabie, sont maintenant autant de grandes routes frayés par les princes qui visitent la belle Portia ! L’empire liquide, dont la crête ambitieuse crache à la face di ciel, n’est pas une barrière qui arrêtent les soupirants lointains : tous la franchissent, comme un ruisseau, pour voir la belle Portia.

 

Acte III Scène 1 :

Shylock explique les raisons de sa haine envers Antonio : Il m’a couvert d’opprobre, il m’a fait tort d’un demi million, il a ri de mes pertes, il s’est moqué de mes gains, il a conspué ma nation, traversé mes marchés, refroidi mes amis, échauffé mes ennemis ; et quelle est sa raison ? … Je suis un juif ! Un juif n’a-t-il pas des yeux ? Un juif n’a-t-il pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? N’est-il pas nourri de la même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu’un chrétien ? Si vous nous piquez, est-ce que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez, est-ce que nous ne rions pas ? Si vous nous empoisonnez, est-ce que nous ne mourons pas ? Et si vous nous outragez, est-ce que nous ne nous vengerons pas ? Si nous sommes comme vous du reste, nous vous ressemblerons aussi en cela. Quand un chrétien est outragé par un juif, où met-il son humilité ? A se venger ! Quand un juif est outragé par un chrétien, où doit-il, d’après l’exemple chrétien, mettre sa patience ? Eh bien, à se venger ! La perfidie que vous m’enseignez, je la pratiquerai, et j’aurai du malheur, si je ne surpasse pas mes maîtres.

 

Acte III Scène 5 :

Jessica (à son mari Lorenzo) : Lancelot (valet de Shylock)  me dit nettement qu’il n’y a point de merci pour moi dans le ciel, parce que je suis une fille de juif, et il prétend que vous êtes un méchant membre de la République parce qu’en convertissant les juifs en chrétiens, vous haussez le prix du porc.

Lorenzo (à Lancelot) : J’aurais moins de peine à me justifier de cela devant la République que vous de la rotondité de la négresse. La fille maure est grosse de vous, Lancelot.

Lancelot : Tant mieux, si elle regagne en embonpoint ce qu’elle perd en vertu. Ce la prouve que je n’ai pas peur de la Maure.

Lorenzo : Comme le premier sot venu peut jouer sur les mots ! Je crois que bientôt la meilleure grâce de l’’sprit sera le silence, et qu’il n’y aura plus de mérite à parler que pour les perroquets.

 

Acte IV Scène 1 :

Portia (se faisant passer pour un docteur en droit) : La clémence ne se commande pas. Elle tombe du ciel, comme une pluie douce, sur le lieu qu’elle domine ; double bienfaisance, elle fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit. Elle est la puissance des puissances. Elle sied aux monarques sur leur trône, mieux que leur couronne. Leur sceptre représente la force du pouvoir temporel, il est l’attribut d’épouvante et de majesté dont émanent le respect et la terreur des rois. Mais la clémence est au-dessus de l’autorité du sceptre, elle trône dans le cœur des rois, elle est l’attribut de Dieu même ; et le pouvoir terrestre qui ressemble le plus à Dieu est celui qui tempère la justice par la clémence. Ainsi, juif, bien que la justice soit ton argument, considère ceci : qu’avec la stricte justice nul de nous ne verrait le salut. C’est la clémence qu’invoque la prière, et c’est la prière même qui nous enseigne à tous à faire acte de clémence.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

Partager cet article

Repost 0
Published by Satine - dans Shakespeare
commenter cet article

commentaires

Satine 30/08/2011 12:21


Salut Charlie, ça faisait un bail ! Contente de te revoir parmi nous !
Oui la réplique dont tu parles est une pure merveille.
Bisous


Charlie 28/08/2011 23:22


Quel bonheur de lire de la si belle prose...
Je n'ai jamais lu Le Marchand de Venise et je suis ravie d'en lire quelques passages ici, car si tu savais ma Satine le nombre de livres que j'ai sur ma table de chevet...un vrai bonheur...
Merci pour ta très belle présentation, Acte III, Scène 1, mon passage préféré...
De gros bisous et une belle soirée.


Satine 25/08/2011 17:31


Oui tu as raison Baggins, il est plus connu en tant que tragédien. Certaines de ses comédies sont pas mal, voire bien.
Bisous


Baggins 24/08/2011 10:06


Je ne connais pas vraiment cette pièce de Shakespeare ...Il est vrai que cet immense auteur est plus associé à la tragédie qu'à la comédie ...Mais il est vrai que des comédies il en a quand même
écrit ...Bises amicales


Satine 19/08/2011 12:21


Ravie de te faire plaisir, Nettoue
Bisous


Nettoue 18/08/2011 18:10


Tout à fait indémodable, et revu avec bonheur :
Bises Satine


Satine 17/08/2011 11:58


Je suis tout à fait d'accord d'autant plus que Shakespeare était en avance sur son époque.


Soledad 16/08/2011 12:02


Et pourquoi pas? Certes comme tu le dis il faut se remettre dans le
contexte, et surtout l'époque. Personnellement, je trouve que malgré
les décennies écoulées, des auteurs classique tel que Shakespeare,
restent à l'actualité.
Bonne journée.