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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 12:16

C’est sûrement l’œuvre de Shakespeare qui m’a le moins plu. Je ne renie nullement le talent de Shakespeare - mes précédents articles à son sujet (mis en lien à la fin de cet article) vous le prouveront – mais voilà, cette œuvre sombre et lugubre révèle peu de tirades poétiques et métaphoriques. Je ne vous livre ici que quelques courts extraits, ceux que j’ai trouvé poignants et intéressants. N’hésitez pas à parcourir mes autres articles sur ce grand auteur.



Résumés Wikipédia et Evene :

La Norvège et l'Écosse se livrent une bataille où Macbeth, cousin du roi Duncan et chef de son armée, s'illustre par son courage, sa persévérance et sa loyauté. Revenant victorieux, Macbeth, duc de Glamis, rencontre trois sorcières qui l'accueillent en lui donnant trois titres différents : duc de Glamis, duc de Cawdor et futur roi. Quant à Banquo, général et ami de Macbeth qui l'accompagne, elles lui promettent une descendance de roi. Puis, sans donner plus d'explications, elles disparaissent.

Peu de temps après, deux seigneurs envoyés par Duncan (le roi) viennent annoncer à Macbeth qu'il le nomme duc de Cawdor pour le récompenser. Macbeth fait part de cette rencontre à son épouse mais elle le pousse quand même à assassiner Duncan. Le fils de Duncan, Malcolm, s'enfuit avec Macduff, de peur de se faire tuer à son tour, laissant le trône à Macbeth. Ce dernier vit dans la crainte de perdre sa couronne et les remords s'emparent de lui à cause de l'acte qu'il a commis. Il meurt dans un dernier combat l'opposant à Macduff. A la fin de la pièce, ce dernier prend le pouvoir, Malcolm ayant été tué par Macbeth.


Tragédie de sang et de nuit se déroulant au milieu des brouillards et des tempêtes du Nord, sur les landes d'Ecosse, 'Macbeth' est une exploration fascinante des profondeurs de la nature humaine, un tableau terrifiant de la tyrannie politique, une oeuvre dont le rythme est réglé par l'horreur et l'angoisse.

 















Extrait 1
 : Macbeth est décidé à tuer le roi Duncan pour être couronné à son tour.

« Si c’était fait, lorsque c’est fait, alors ce serait bien si c’était vite fait ; et si l’assassinat pouvait saisir dans son filet les conséquences, capturer le succès par son tranchement ; mais que ce coup puisse être le tout être et fin de tout… Ici, seulement ici sur ce banc rive du temps, nous risquerions la vie à venir… En tel cas nous avons jugement encore d’ici-bas _ pour n’avoir enseigné que manœuvres sanglantes, lesquelles font retour quand elles sont connues en infestant leur inventeur ; l’égale main de la justice propose l’ingrédient du poisonneux calice à notre lèvre. Il est ici sous double garantie : en premier, je suis son parent et son sujet, deux forces contre l’acte ; et puis je suis son hôte, qui devrais contre ses meurtriers fermer la porte, non prendre le couteau soi-même. Et ce Duncan a montré un pouvoir si doux, il a été si équitable en sa haute fonction, que ses vertus comme des anges, trompettes parlantes, plaideront contre le crime abominable de sa suppression : et la pitié, comme l’enfant nu nouveau-né chevauchant l’ouragan, ou chérubins du Ciel montés sur les courriers invisibles de l’air, proclamera pour tous les yeux l’horrible action, tant que les pleurs noieront le vent ! Nul éperon pour exciter le flanc de mon vouloir, seulement l’ambition voltigeante et dépassant son propre but. »





 

Extrait 2 : l’Ecosse est en pleine guerre et Ross la décrit :

«  La pauvre terre, presque épouvantée à se voir, qui ne pourrait être nommée la mère, mais la tombe ; où rien, où les soupirs, plaintes et cris déchirant l’air sont poussés et non connus ; où semble le violent chagrin une agitation ordinaire : et le glas de l’homme mort. On sait à peine pour qui, et les vies d’hommes de bien plus vite que les fleurs de leurs chapeaux, expirent mourant avant d’être malades. »




 

Extrait 3 : Ross apprend une bien mauvaise nouvelle à Macduff :

Ross : « Je voudrais pouvoir répondre par réconfort au réconfort ! Mais j’ai des mots qui devraient être hurlés dans l’air désert où nul entendant ne les capterait.

Macduff : Qui concernent quoi ? La cause générale ? Ou un chagrin privé ne touchant qu’un seul cœur ?

Ross : Aucun esprit sincère qui ne partage en quelque part cette douleur, mais la plus haute part vous revient à vous seul.

Macduff : Si c’est à moi, ne me la garde pas et montre-la-moi vite.

Ross : Que vos oreilles pour toujours ne repoussent point ma langue qui va leur faire posséder le son le plus lugubre qu’elles aient jamais entendu.

Macduff : Hum. Je devine.

Ross : Votre château est surpris, votre femme et vos petits sauvagement assassinés ; et vous en dire la manière serait, à l’amas de ces biches massacrées ajouter votre mort à vous.

Malcolm : Miséricorde ! Homme, ne tirez pas le chapeau sur vos yeux, donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas s’insinue au cœur surchargé et fait qu’il se brise.

Macduff : Mes enfants aussi ?

Ross : Femme, enfants, serviteurs, tout ce qu’on a trouvé.

Macduff : Et je devais être loin d’eux ! Ma femme aussi tuée ?

Ross : J’ai dit.

Malcolm : Reprends ton cœur, faisons remède avec notre grande vengeance pour soigner ton chagrin mortel !

Macduff : Et lui n’a pas d’enfants. Tous mes jolis petits ? Et tous, vous avez dit ? O vautour d’enfer ! Tous ? Quoi, tous mes très gentils poussins avec leur dame d’un seul coup ?

Malcolm : Résiste comme un homme.

Macduff : Je le ferai, mais d’abord je dois ressentir comme un homme : je ne peux que me rappeler ces choses qui existaient, les plus précieuses pour moi. Le Ciel a-t-il vu cela – et n’aurait-il pas pris leur défense ? O coupable Macduff, c’est pour toi qu’ils ont été frappés ! Pauvre rien que je suis, ce n’est point pour leur faute, mais c’est pour la mienne que le meurtre est tombé sur leur âme. Ah, que vienne le Ciel les apaiser maintenant !

Malcolm : Que cela soit de pierre aiguisant votre épée, que le chagrin se transforme en colère ; n’émoussez pas le cœur, enragez-le !

Macduff : Oh, pourrais-je jouer la femme avec mes yeux et le brave avec ma langue ! Généreux Ciel, raccourcis-moi tous les délais : que face à face tu places le démon de l’Ecosse et moi-même ; mets-le à la portée de mon épée, et s’il échappe, que lui pardonne aussi le Ciel !

Malcolm : Voilà d’un homme. Viens, allons vers le roi, nos forces sont armées, il ne faut plus que les adieux. Macbeth est bien mû pour la Gaule, les pouvoirs d’en haut montrent leurs instruments. Prends toute aide et secours : longue est la nuit qui ne trouve jamais le jour. »


A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

                                             

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Published by Satine - dans Shakespeare
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commentaires

Satine 02/07/2009 18:48

Bientôt un nouvel article Maïlyse et ne t'inquiète donc pas pour ton allitération, je ne t'en veux sûrement pas, je suis tellement contente que tu y participes. J'attendrai.
Bisous

Satine 02/07/2009 18:47

Bientôt Damien, merci quand même pour ta visite et ton commentaire.
Bisous

Maïlyse 01/07/2009 16:06

Bonjour Satine,
Et bien tu nous laisses sur du Shakespear...
Je passais alors je laisse une tiote trace de mon passage...
Mon A prend forme mais comme pas trop le temps en ce moment tu l auras plus tard Satine ne m en veut pas...
Bises amicales et bonne apm
Maïlyse

damien verhee 01/07/2009 12:34

Bonjour toi, je passais voir comment ca allait et si il y avait du neuf par ici? Je repasse plus trad, bisous

Satine 25/06/2009 19:59

Nettoue, je comprends que Shakespeare rebute les "djeuns" comme tu l'écris sur ton blog mais je ne trouve pas que ce soit démodé... Les sujets traités peuvent très bien être remis au goût du jour pour peu que l'on veuille s'en donner la peine en fait : la traîtrise, la soif de pouvoir qui pousse au meurtre, l'amour, la haine... Finalement c'est la façon de s'exprimer qui peut gêner ceux qui n'aiment pas les longues tirades métaphoriques, alors que moi c'est tout ce que je recherche....
Bisous

Satine 25/06/2009 19:54

Jérôme, ton commentaire est le bienvenu et ce n'est pas parce que tu n'es pas d'accord avec moi que tu frôles l'hérésie... Chacun a sa façon de voir les choses, et je trouve ça très intéressant d'échanger nos points de vue. J'ai réellement une tendresse pour Hamlet, peut-être est-ce lié au fait que j'ai adoré le film avec Mel Gibson et que du coup je le privilégie un peu... Comme tu le dis, Mac Beth manque de figures stylistiques, or moi c'est ce que je recherche avant tout, c'est ce qui me séduit chez Shakespeare et qui pour moi est le reflet de tout son talent. J'ai adoré Othello pour les ruses et le cheminement long et vraiment intéressant qui m'a tenu en haleine... Je n'ai pas ressenti cela pour Mac Beth et n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Comme je l'ai écrit, je l'ai trouvé sombre, Shakespeare ne m'a pas fait jouer avec lui et je suis restée sur ma faim...
Voilà, j'attends ton retour avec impatience...
Amitiés poétiques

Satine 25/06/2009 19:49

Pas de problème mamalilou, prends ton temps...
Bisous

Nettoue 25/06/2009 15:02

Il avait un don fabuleux pour la grandiloquence de mise, à l'époque. C'est peut-être démodé, mais cela reste très beau !
Bisous Satine
Nettoue

Jerome 25/06/2009 12:13

Je découvre ton blog, et j'y reviendrai plus tard, plus longuement, ne serait-ce que pour relire un peu l'ami William. Je suis d'accord, en partie, avec tes première remarques : cette pièce n'est peut-être pas la plus "belle" en termes de trouvailles stylistiques (note que je le lis en français...) - mais la gestion des dilemmes et la caractérisation des personnage en fait une oeuvre plus efficace, quand même, que d'autres. Il m'arrive même (mais je sais que je frôle l'hérésie, là) de la trouver plus "actuelle" que Hamlet...

mamalilou 25/06/2009 11:56

gros bisou speed, je repasse dévorer l'tout lundi, là je mets le turbo... mais je ne t'oublie pas :)