Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Satine
  • Le blog de Satine
  • : Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Référencement

PageRank Actuel
Actualité blog 

Bienvenue

Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 19:44
Petit dictionnaire amoureux des chats

L'auteur Frédéric Vitoux est né en 1944, romancier, essayiste et chroniqueur littéraire au Nouvel Observateur, il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels figurent Bébert, le chat de Louis-Ferdinand Céline (1976), La Comédie de Terracina (1994), Grand Prix du roman de l'Académie française, Chats (2007) ou encore Clarisse (2008). En 2001, il a été élu à l'Académie française.

 

Frédéric Vitoux est un passionné des chats, d'ailleurs il dédie son livre de la façon suivante : "A la mémoire des cinq ou six chattes sauvages de l'espèce Felis silvestris libyca - elles n'étaient pas plus nombreuses ! - qui, il y a dix mille ans environ, décidèrent pour la première fois de se rapprocher des hommes devenus depuis peu sédentaires, quelque part au Moyen-Orient, et de vivre en bonne intelligence auprès d'eux... Avec ma reconnaissance un peu émerveillée. Et à Zelda..."

 

Avant de vous livrer quelques extraits de ce livre offert par une de mes amies (merci Marie-France), autant préciser son fonctionnement... Comme tout dictionnaire qui se respecte, il y a un ordre alphabétique. Pour chaque lettre, l'auteur aborde plusieurs thèmes : une race de chat, un titre de livre ou de film, un personnage célèbre, un comportement, une émotion, une fête, une ville... Ce dictionnaire traite donc du sujet "chat" dans toute sa splendeur, dans toute son immensité et nous révèle tant de mystères qu'on s'y love avec bonheur. Quand par chance en lisant cet ouvrage, on a notre propre chat qui ronronne à nos côtés sous nos caresses agiles, on est vraiment au paradis de nos amis mini-félins... En résumé c'est un livre très intéressant pour ceux qui aiment les chats, on y apprend vraiment beaucoup de choses dans plein de domaines différents mais surtout la relation homme-chat est mise à l'honneur avec beaucoup d'amour, de sincérité, de tendresse.

 

Bébert

Adopté tout d'abord par Robert le Vigan, fils de vétérinaire, qui parlait chat avec lui, Bébert souffrit des disputes entre Robert et sa compagne Tinou à tel point qu'il grossissait ou maigrissait à vue d'oeil en fonction des humeurs du couple. A leur séparation, Lucette, l'épouse de Louis-Ferdinand Céline recueillit le chat contre l'avis de son mari. Mais elle tint bon et quelques jours plus tard, le chat devint l'indispensable compagnon de l'écrivain. [...]

Bébert a été le compagnon de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline (1894 - 1961). Il l'a escorté dans les épisodes les plus mouvementés de sa vie. Avec lui et avec son épouse Lucette, il a partagé la bohème de Montmartre, tutoyé l'écrivain Marcel Aymé, le peintre Gen Paul et l'acteur Robbert le Vigan, il a connu l'exode, il a observé l'Allemagne hitlérienne noyée sous les bombes et les incendies dans les derniers mois de la guerre, il a pris le train, il a déraillé, il a toisé des officiers supérieurs de la Wehrmacht et le maréchal Pétain dans les coulisses du château de Sigmarigen, il s'est réfugié au Danemark, il s'est caché... dans une prison, il a trempé ses pattes dans l'eau peu clémente de la Baltique, il a connu l'exil, il a pris l'avion, il a retrouvé la France en juillet 1951, il a villégiaturé à Menton, sur la Riviera, avant de finir ses jours dans le pavillon du Bas-Meudon, route des Gardes, où ils s'installèrent à la fin de cette année-là. C'est un destin. Ou, mieux, une odyssée.

 

Cabaret du Chat noir

Je tiens à ce Chat noir-là, qui fut bien plus qu'un cabaret mais devint une légende, un lieu emblématique de la bohème des années 1880-1900 à Paris et même, soyons plus précis, à Montmartre.

L'établissement ouvrit ses portes en 1881. Maurice Donnay, dramaturge et académicien français en écrivait : "La mode était alors aux cabarets artistiques et le Chat noir avait un air de "vieux Paris" grâce à des vitraux de couleurs, grâce à des pots d'étain, des vaisseaux de cuivre, des bancs et des chaises de bois massif, le tout du plus pur style Louis XIII. [...] Chaque soir on se réunissait, on récitait des vers, on chantait des chansons ; la renommée des ces fêtes étonnantes se répandit bientôt dans Paris ; bientôt la grosse finance, la politique nantie, la noce dorée vinrent rendre visite à l'insouciante bohème et, le vendredi surtout qui devint le jour chic, on vit au Chat noir des femmes de l'aristocratie, de la grande bourgeoisie et aussi des horizontales, comme on disait en ces temps verticaux..."

L'enseigne du Chat noir représentant l'animal dans un croissant de lune fut peinte par Adolphe Willette. Que de monde a pu défiler dessous ! [...] Ce qui n'empêchait pas d'y rencontrer aussi le vieux Paul Verlaine qui évoquait, entre deux absinthes, Arthur Rimbaud "Il est parti pour des Egyptes ! " s'écriait-il avec une gravité désolée. Claude Debussy dirigeait les choeurs des convives pour des chansons... peu debussyennes ! [...] Un nom n'a été cité qu'en passant, celui d'Aristide Bruant. [...] Il n'empêche que son morceau le plus connu reste bien la Ballade du Chat noir, créée en 1884 : "Je cherche fortune, Autour du Chat noir, Au clair de la lue, A Montmartre le soir."

[...]

Une question se pose, par laquelle, à vrai dire on aurait dû commencer cet article : pourquoi "Le Chat noir', pourquoi le chat de ce nom et de cette enseigne adoptés par Rodolphe Salis ? Je n'ai pas trouvé de réponses explicites. Mieux vaut donc en revenir au vraisemblable, à l'image symbolique véhiculée par cet animal, ce chat diabolique et nocturne dont le Moyen Age avait popularisé l'image, ce chat chargé de tous les défauts du monde, l'hypocrisie, la ruse, le vol, la sexualité débridée, la lubricité, la gloutonnerie. Au XIXème siècle, tout basculait. Le chat redevenait à la mode, un peu pour ces mêmes raisons. Déjà, au tout début des années 1820, le romantisme s'était tourné vers l'époque médiévale pour mieux rompre avec le classicisme. Que vive donc le chat noir comme emblème provocateur, ce chat noir censé porté malheur et que Rodolphe Salis affichait à la porte de son cabaret en signe de complicité affectueuse et insolente !

 

Citations

Chaque chat est un chef-d'oeuvre, Léonard de Vinci

Ne jamais laisser seuls un chaton et un arbre de Noël que l'on vient de décorer. Dave Atkins

Il n'y a pas de condition si humble et si vile qui arrive à le dégrader, parce qu'il n'y consent pas et qu'il garde toujours la seule liberté qui puisse être accordée aux créatures, c'est-à-dire la volonté et la résolution arrêtée d'être libre. Théodore de Banville

Le chat est beau ; il révèle des idées de luxe, de propreté, de volupté... Chat séraphique, chat étrange, en qui tout est, comme en en un ange, aussi subtil qu'harmonieux. Charles Baudelaire

Vous direz, un chat c'est une peau ! Pas du tout ! Un chat c'est l'ensorcellement même, le tact en ondes. Louis-Ferdinand Céline

Parfois il lui arrive de tenir en l'air une patte molle et de la contempler d'un air pensif. Ma femme pense que c'est parce qu'elle voudrait qu'on lui achète une montre-bracelet ; elle n'en a pas un besoin particulier - elle devine l'heure mieux que moi - mais il faut bien avoir quelques bijoux. Raymond Chandler

Même le chat le plus stupide semble en savoir plus long que n'importe quel chien. Eleanor Clark

Il n'y a pas de chats ordinaires. Colette

Le chat est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l'ordre et de la propreté et qui ne place pas ses affections à l'étourdie : il veut bien être votre ami si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave. Théophile Gautier

Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat. Alberto Giacometti

Dès qu'on a commencé à caresser le dos d'un chat, on n'a pas le droit de s'arrêter. Witold Gombrowicz

Faire la preuve que le chat a trois queues. Réponse : Aucun chat n'a deux queues. Un chat a une queue de plus qu'un aucun chat. Donc un chat a trois queues. Darwin A. Hindman

Le chat signe chacune de ses pensées avec sa queue. Ramon Gomez de la Serna

Tous les chats sont mortels, Socrate est mortel, donc Socrate est un chat. Eugène Ionesco

Le chat est le seul animal qui soit arrivé à domestiquer l'homme. Marcel Mauss

Dieu a fait le chat pour donner à l'homme le plaisir de caresser le tigre. Joseph Méry

Les chats sont incompris parce qu'ils dédaignent de s'expliquer ; ils ne sont énigmatiques que pour ceux qui ignorent le pouvoir expressif du silence. Paul Morand

Chat échaudé craint l'eau chaude, ceux qui ébouillantent les chats devraient être refroidis. Jacques Prévert

L'idéal du calme est dans un chat assis. Jules Renard

Le chat ne nous caresse pas, il se caresse à nous. Antoine de Rivard

Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats. Albert Schweitzer

J'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. Hippolyte Taine

Je crois que les chats sont des esprits venus sur terre. Un chat, j'en suis convaincu, pourrait marcher sur un nuage. Jules Verne

 

Lovecraft

"A la lumière de cette révélation, nous contemplons désormais dans toute sa splendeur une idole dressée sur un trône idéal de soie et d'or recouvert par un dôme chryséléphantin. Cette idole à la grâce immortelle dont les pauvres humains n'ont pas toujours su reconnaître les qualités, cet être majestueux, insoumis, mystérieux, voluptueux, babylonien, détaché, cet éternel compagnon des artistes supérieurs, ce parangon de beauté, ce frère de la poésie, doux, sérieux, au caractère de patricien : le chat."

Pour de telles lignes, comment ne pas rendre le plus vibrant des hommages à Howard Philips Lovecraft ?

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires