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Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.

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Les plus beaux poèmes de John Betjeman (5/5)

Finissons en beauté les poèmes de Mister Betjeman, il y a encore des étendues britanniques à visiter... Bon voyage avant un doux retour chez vous.

4) L’Est : Norfolk – Cambridge – Westgate on Sea

5) L’Ouest : de la Cornouailles en remontant jusqu’à Dawley

Golf en bord de mer

Comme elle a volé bien droit, comme elle a volé longtemps,

Elle a franchi la piste extérieure

Et s’élevant dans les airs, elle a disparu loin devant

Bien au-delà de la zone du bunker –

Un drive glorieux, toutes voiles dehors, et bondissant,

Qui m’a rendu heureux d’avoir été vivant.

Et au bout du fairway, là-bas au loin

Elle luisait dans sa blancheur nue ;

J’ai joué un fer puissant et serein

Et l’ai projetée hors de ma vue,

Et malgré les talus herbeux qui nous séparaient

Je savais que, sur le green, je la retrouverais.

Et c’est ce qui arriva. Elle reposait satisfaite

A deux pas du drapeau ;

Un putt régulier et sur ces entrefaites

Oh, la voilà définitivement entrée.

Le gazon lui-même s’est réjoui en voyant

Ce trois presque sans précédent.

Ah ! les grottes sablonneuses aux odeurs de varech

Les bouffées de brume et de serpolet,

La marée montante, les vagues de l’Atlantique

Giflant les falaises ensoleillées,

Le chant de l’alouette et les bruits de la mer

Et la splendeur, en tout lieu la splendeur.

5) Des femmes

6) Nostalgie

Floraison tardive du désir

Dégarnie est ma tête, fétide est mon haleine,

Mon menton n’est pas rasé,

Je n’ai plus aujourd’hui les joies qui furent miennes

Quand j’étais novice dans le péché.

Je fais courir mes doigts sur ta robe tout du long

Sous influence certaine du brandy

Et à ma caresse tu réponds

Et peut-être ressens-tu la même chose aussi.

Mais j’ai une image ne tête

De cette assemblée en soirée,

Où l’on voit deux squelettes

L’un contre l’autre serrés ;

Obscures, les orbites fixent la vacuité

Qui fut un jour regard aimant,

La bouche qui s’ouvre pour le baiser

N’a plus de langue dedans.

Je m’accroche à toi, par la crainte attisé

Comme désormais tu t’accroches à moi,

Je sens en toi, ma chère, tant de fragilité

Et me demande ce qui adviendra –

Combien encore ? Une semaine ou vingt ans ?

Et ensuite – quel genre de disparition ?

Un combat perdu d’avance dans un terrible tourment

Ou une lutte suffocante pour chaque respiration ?

Trop longtemps, nous avons laissé s’accrocher nos corps,

Du dégoût nous ne pouvons plus nous départir

Devant toutes les pensées que nous sentons éclore

Sous l’effet de cette floraison tardive du désir.

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