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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 15:43

Cela va peut-être vous paraître surprenant mais c’est bien un livre que j’ai choisi au cours d’un masse critique et reçu grâce à Babelio. Oui j’aime le vin. J’ai commencé par les blancs puis les rouges sont devenus aujourd’hui incontournables. Ma préférence se porte sur les Bourgognes plus doux, plus fruités selon moi, même si j’aime aussi quelques Bordeaux sauf lorsqu’ils sont élevés en fût de chêne car le goût du tanin me dérange.

Voilà pourquoi ce livre m’intéressait : « les parfums du vin : sentir et comprendre le vin ». Son contenu pourrait peut-être expliquer mes choix en matière de vin, me rendre plus attentive lors des dégustations, me faire rechercher et apprécier des senteurs en particulier…

 

vin.jpgQuatrième de couverture : Anis, cannelle, safran, fleur d'oranger, chêne, cuir, pain grillé, banane, foin, thé noir... vous voici au coeur du monde fabuleux des odeurs et des arômes des vins. Grâce à ce guide, vignerons, sommeliers, oenologues, analystes sensoriels ou simples amateurs trouveront toutes les méthodes pour progresser sur le chemin de l'olfaction des vins grâce à deux disciplines ici réunies : l'oenologie et la parfumerie.

→ la description de plus de 150 odeurs représentant le spectre olfactif complet des vins

→ le schéma des molécules entrant dans la composition de chaque odeur

→ les confusions possibles et fréquentes

→ les cépages révélant chaque note

→ une exploration de la neurophysiologie de l'olfaction

→ des conseils pratiques de mémorisation.

 

L’auteur est Richard Pfister un ingénieur en œnologie et viticulture qui a travaillé plusieurs années en parfumerie. Il dispense des formations en analyse sensorielle et du conseil en expression aromatique des vins. Ce monsieur sait donc de quoi il parle et cet ouvrage le prouve.

Dans son avant-propos, il cite Patrick Süskind auteur du livre Le parfum. Histoire d’un meurtrier  : « L’homme peut fermer les yeux devant la grandeur, l’horreur, la beauté, et il peut ne pas prêter l’oreille à des mélodies ou des paroles enjôleuses. Mais il ne peut se soustraire à l’odeur. Car l’odeur est sœur de la respiration. » Les dés sont jetés : sentir est donc inévitable alors autant le faire correctement et avec plaisir quand il s’agit d’une si merveilleuse odeur que celle d’une bonne bouteille de vin.


Tout d’abord, l’auteur nous explique tout le processus que subit le raisin depuis sa naissance jusqu’à sa mise en bouteille. Toutes les étapes sont importantes car elles ont toutes un impact sur le goût et l’odeur du vin. Après avoir différencier odeur et arôme (qui nécessite un passage en bouche), il présente les trois types d’odeurs des vins : primaire (raisin et cépages), secondaire (vinification) et tertiaire (vieillissement). Puis ça se complique et ce n’est pas fait pour nous rassurer. Chaque odeur est constituée de plusieurs molécules, ainsi le parfum de la rose est constitué d’une centaine de molécules et si l’on sent la rose dans un vin ce n’est pas parce qu’il y a de la rose mais juste une ou plusieurs des molécules du parfum de la rose. C’est pour cette raison que les dégustateurs ne sont pas forcément d’accord, ils identifient en fait des odeurs différentes mais provenant de la même famille

C’est pour cela que les ¾ de l’ouvrage sont consacrés à la description des odeurs rangées par dominante (épicée, florale, animale, végétale, boisée…) et par famille (plantes aromatiques, fleurs du jardin, d’arbustes ou d’arbres, fruits à coque ou du verger…). Chaque odeur a sa propre carte descriptive avec photo, historique (très intéressant d’ailleurs), composition chimique, odeurs proches et bien sûr les vins révélant cette odeur.

 

Ce livre est destiné à tout le monde débutant comme expert. Il est complet en terme d’explications (le long processus de la fabrication du vin, les odeurs, le système olfactif : son anatomie, son fonctionnement) mais il nous fournit aussi des recommandations simples pour flairer un vin, le déguster, choisir les verres, carafer ou décanter, ordonner les vins à déguster mais surtout pour mémoriser des odeurs progressivement, étape capitale selon l’auteur pour mieux sentir le vin…

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 18:10

Le soleil de ma vie s’en est allé

Pour une semaine, une éternité.

Dès lors, des nuages sombres et glacés

Ont obscurci mon cœur et mes pensées.

 

 

nuages.jpg

 

Que faire sans sa lumière bienfaisante,

Sa douceur, sa chaleur réconfortantes ?

Tant de souvenirs me taraudent, me hantent,

Tout me lie à lui de façon permanente.

 

Son sourire qui magnifie son visage,

Son tendre regard, un si doux témoignage

De tout cet amour qu’on s’offre en héritage,

Sincère, pur, le plus merveilleux partage.

 

 

amoureux.jpg

 

Ici, tout me fait penser à mon ange.

Chaque pièce me renvoie nos échanges,

Nos joies, nos peines, un subtil mélange,

Des morceaux de lui chantent ses louanges.

 

Alors, j’écoute cette mélodie,

Je m’y abandonne, elle m’irradie,

Un bonheur si intense m’envahit,

Il est près de moi, je sens son esprit.

 

esprit.jpg

 

 

Mais le réveil est pénible, il est absent.

Mes si belles pensées se muent en tourments,

Ma poitrine se serre indéfiniment,

Les larmes me montent inéluctablement.

 

Reviens-moi mon amour, tu me manques tant.

Chaque seconde traîne, défiant le temps,

Mon cœur se fait lourd, écrasant, haletant,

Il a besoin de sa moitié, il t’attend.

 

20140424_220102.jpg

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:31

Dernier extrait, profitez-en bien. A suivre "les voix intérieures"...

 

 

 

A mademoiselle Louise B.

 

L’année en s’enfuyant par l’année est suivie.

Encore une qui meurt ! Encore un pas du temps !

Encore une limite atteinte dans la vie !

Encore un sombre hiver jeté sur nos printemps !

 

Le temps ! les ans ! les jours ! mots que la foule ignore !

Mots profonds qu’elle croit à d’autres mots pareils !

Quand l’heure tout à coup lève sa voix sonore,

Combien peu de mortels écoutent ses conseils !

 

L’homme les use, hélas ! ces fugitives heures,

En folle passion, en folle volupté,

Et croit que Dieu n’a pas fait de choses meilleures

Que les chants, les banquets, le rire et la beauté.

 

Son temps dans les plaisirs s’en va sans qu’il y pense.

Imprudent ! est-il sûr de demain ? d’aujourd’hui ?

En dépensant ses jours sait-il ce qu’il dépense ?

Le nombre en est compté par un autre que lui.

 

A peine lui vient-il une grave pensée

Quand, au sein du festin qui satisfait ses vœux,

Ivre, il voit tout à coup de sa tête affaissée

Tomber en même temps les fleurs et les cheveux ;

 

Quand ses projets hâtifs l’un sur l’autre s’écroulent ;

Quand ses illusions meurent à son côté ;

Quand il sent le niveau de ses jours qui s’écoulent

Baisser rapidement comme un torrent d’été.

 

Alors en chancelant il s’écrie, il réclame,

Il dit : Ai-je donc bu toute cette liqueur ?

Plus de vin pour ma soif ! plus d’amour pour mon âme !

Qui donc vide à la fois et ma coupe et mon cœur ?

 

Mais rien ne lui répond. _ Et triste, et le front blême,

De ses débiles mains, de son souffle glacé,

Vainement il remue, en s’y cherchant lui-même,

Ce tas de cendre éteint qu’on nomme le passé !

                                    31 décembre 1831

 

 

 

Que nous avons le doute en nous

 

De nos jours, _ plaignez-vous, douce et noble femme !

L’intérieur de l’homme offre un sombre tableau.

Un serpent est visible en la source de l’eau,

Et l’incrédulité rampe au fond de notre âme.

 

Vous qui n’avez jamais de sourire moqueur

Pour les accablements dont une âme est troublée,

Vous qui vivez sereine, attentive et voilée,

Homme par la pensée et femme par le cœur,

 

Si vous me demandez, vous muse, à moi poëte,

D’où vient qu’un rêve obscur semble agiter mes jours,

Que mon front est couvert d’ombres, et que toujours,

Comme un rameau dans l’air, ma vie est inquiète ;

 

Pourquoi je cherche un sens au murmure des vents ;

Pourquoi souvent, morose et pensif dès la veille,

Quand l’horizon blanchit à peine, je m’éveille

Même avant les oiseaux, même avant les enfants ;

 

Et pourquoi, quand la brume a déchiré ses voiles,

Comme dans un palais dont je ferais le tour

Je vais dans le vallon, contemplant tour à tour

Et le tapis de fleurs et le plafond d’étoiles ;

 

Je vous dirai qu’en moi je porte un ennemi ;

Le doute, qui m’emmène errer dans le bois sombre,

Spectre myope et sourd, qui, fait de jour et d’ombre,

Montre et cache à la fois toute chose à demi.

 

Je vous dirai qu’en moi j’interroge à toute heure

Un instinct qui bégaye, en mes sens prisonnier,

Près du besoin de croire un désir de nier,

Et l’esprit qui ricane auprès du cœur qui pleure.

 

Aussi vous me voyez souvent parlant tout bas,

Et, comme un mendiant à la bouche affamée

Qui rêve assis devant une porte fermée,

On dirait que j’attends quelqu’un qui n’ouvre pas.

 

Le doute ! mot funèbre et qu’en lettres de flammes

Je vois écrit partout, dans l’aube, dans l’éclair,

Dans l’azur de ce ciel, mystérieux et clair,

Transparent pour les yeux, impénétrable aux âmes !

 

C’est notre mal à nous, enfants des passions

Dont l’esprit n’atteint pas votre calme sublime ;

A nous dont le berceau, risqué sur un abîme,

Vogua sur le flot noir des révolutions.

 

Les superstitions, ces hideuses vipères,

Fourmillent sous nos fronts où tout germe est flétri.

Nous portons dans nos cœurs le cadavre pourri

De la religion qui vivait dans nos pères.

 

Voilà pourquoi je vais, triste et réfléchissant ;

Pourquoi souvent, la nuit, je regarde et j’écoute,

Solitaire, et marchant au hasard sur la route

A l’heure où le passant semble étrange au passant.

 

Heureux qui peut aimer, et qui dans la nuit noire,

Tout en cherchant la foi, peut rencontrer l’amour !

Il a du moins la lampe en attendant le jour.

Heureux ce cœur ! Aimer, c’est la moitié de croire.

                                   13 octobre 1835

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 20:27

Suite au décevant « Symbole perdu », je n’avais pas envie d’acheter « Inferno », la nouvelle aventure du célèbre Robert Langdon héros fétiche de Dan Brown depuis le très célèbre et merveilleux Da Vinci Code. Heureusement une amie me l’a prêté, merci Marie !

 

inferno.jpgLes endroits les plus sombres de l'enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale.
Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, se réveille en pleine nuit à l'hôpital. Désorienté, blessé à la tête, il n'a aucun souvenir des dernières trente-six heures. Pourquoi se retrouve-t-il à Florence ? D'où vient cet objet macabre que les médecins ont découvert dans ses affaires ? Quand son monde vire brutalement au cauchemar, Langdon va s'enfuir avec une jeune femme, Sienna Brooks. Rapidement, Langdon comprend qu'il est en possession d'un message codé créé par un éminent scientifique - un génie qui a voué sa vie à éviter la fin du monde, une obsession qui n'a d'égale que sa passion pour l'une des œuvres de Dante Alighieri : le grand poème épique Inferno.
Pris dans une course contre la montre, Langdon et Sienna remontent le temps à travers un dédale de lieux mythiques, explorant passages dérobés et secrets anciens, pour retrouver l'ultime création du scientifique - véritable bombe à retardement - dont personne ne sait si elle va améliorer la vie sur terre ou la détruire.

 

Pas de grands changements dans ce nouveau roman : Langdon va être sollicité pour ses connaissances en symbologie, il va vivre une formidable aventure périlleuse au côté d’une jeune femme, il va parcourir une ville italienne de fond en comble et bien entendu résoudre les énigmes en s’aidant des œuvres des artistes passés, de leurs pensées, de leurs écrits... On aime le style de Dan Brown pour ça, ne le nions pas….

 

Les nouveautés sont les suivantes : tout d’abord les premiers chapitres sont à couper le souffle puisqu’on se retrouve au milieu de l’enquête de Langdon et qu’on ne sait rien de ses premières recherches. Il se retrouve amnésique, paniqué, blessé à la tête et on vit son traumatisme à ses côtés. Pour nous tenir encore plus en haleine, il se fait carrément agresser à l’hôpital, dans sa chambre, on veut le tuer une seconde fois. C’est vraiment sympa de vivre son aventure dans le désordre finalement.

Heureusement pour lui (et pour nous), une médecin Sienna Brooks le sauve in extremis. Cette jeune femme est dotée d’une grande intelligence et à l’avantage d’être italienne et donc de connaître les monuments, les rues, les chefs d’œuvre de Florence comme sa poche.

Florence est la ville que Dan Brown nous fait découvrir dans toute sa splendeur. Ses descriptions précises et subtiles nous mettent l’eau à la bouche et l’on a vraiment envie de prendre le roman avec nous et de visiter Florence à travers lui.

On évoque moins la religion dans cette aventure, on aborde davantage les sciences, la médecine, les problèmes sociaux, les maladies… La pensée du scientifique à l’origine de tous les maux de Langdon est d’ailleurs fortement intéressante puisque encrée dans notre présent. Elle est largement débattue dans ce roman selon différents points de vue et cela rend l’aventure d’autant plus réelle et palpitante.

 

Deux petites déceptions cependant, la pensée du scientifique est trop souvent rabâchée, ça en devient pénible à la longue et la fin de relation entre Robert et Sienna est trop évidente.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 02:05

Avant-dernière sélection. Profitez-en bien ! Si le premier poème coïncide parfaitement avec le printemps tout juste arrivé, le second est une magnifique déclaration...

 

XXVII

 

La pauvre fleur disait au papillon céleste :

            _ Ne fuis pas !

Vois comme nos destins sont différents. Je reste,

            Tu t’en vas !

 

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes

            Et loin d’eux,

Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes

            Fleurs tous deux !

 

Mais, hélas ! l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.

            Sort cruel !

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

            Dans le ciel !

 

Mais non, tu vas trop loin ! _ Parmi des fleurs sans nombre

            Vous fuyez,

Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre

            A mes pieds.

 

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t’en vas encore

            Luire ailleurs.

Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore

            Toute en pleurs !

 

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,

            O mon roi,

Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes

            Comme à toi !

 

Roses et papillons, la tombe nous rassemble

            Tôt ou tard.

Pourquoi l’attendre, dis ? Veux-tu pas vivre ensemble

            Quelque part ?

 

Quelque part dans les airs, si c’est là que se berce

            Ton essor ;

Aux champs, si c’est aux champs que ton calice verse

            Son trésor.

 

Où tu voudras ! qu’importe ! oui, que tu sois haleine

            Ou couleur,

Papillon rayonnant, corolle à demi pleine,

            Aile ou fleur !

 

Vivre ensemble, d’abord ! c’est le bien nécessaire

            Et réel !

Après on peut choisir au hasard, ou la terre

            Ou le ciel !

                                   7 décembre 1834

 

XXXV

 

[…]

Mais vous qui répandez tant de jour sur mon âme,

Vous qui depuis douze ans, tour à tour ange et femme,

Me soutenant là-haut ou m’aidant ici-bas,

M’avez pris sous votre aile ou calmé dans vos bras ;

Vous qui, mettant toujours le cœur dans la parole,

Rendez visible aux yeux, comme un vivant symbole,

Le calme intérieur par la paix du dehors,

La douceur de l’esprit par la santé du corps,

La bonté par la joie, et, comme les dieux même,

La suprême vertu par la beauté suprême ;

Vous, mon phare, mon but, mon pôle, mon aimant,

Tandis que nous flottons à tout évènement,

Vous savez que tout âme a sa règle auprès d’elle ;

Tout en vous est serein, rayonnant et fidèle,

Vous ne dérangez pas le tout harmonieux,

Et vous êtes ici comme une sphère aux cieux.

Rien ne se heurte en vous ; tout se tient avec grâce ;

Votre âme en souriant à votre esprit s’enlace ;

Votre vie, où les pleurs se mêlent quelquefois,

Secrète comme un nid qui gémit dans les bois,

Comme un flot lent et sourd qui coule sur des mousses,

Est un concert charmant des choses les plus douces ;

Bonté, vertu, beauté, frais sourire, œil de feu,

Toute votre nature est un hymne vers Dieu.

Il semble, en vous voyant si parfaite et si belle,

Qu’une pure musique, égale et solennelle,

De tous vos mouvements se dégage en marchant.

Les autres sont des bruits ; vous, vous êtes un chant !

                                   17 octobre 1834. Aux Roches.

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 18:14

Oui c’est bien elle, vous ne rêvez pas… Kathy Reichs est l’anthropologue judiciaire qui écrit des thrillers dont l’héroïne est Temperance Brennan, celle qui a le rôle principal dans la série Bones.

 

deja.jpgFans de Bones serez-vous déçus par ce roman ?

Non car on vit le métier d’anthropologue judiciaire au fur et à mesure des lignes. L’auteur ne nous épargne vraiment pas. Les cadavres retrouvés sont décrits avec une extrême justesse : l’état de leurs tissus, des tendons, des os, la position dans laquelle on les retrouve, le temps qu’ils ont passé à pourrir et dans quelles conditions mais aussi l’odeur pestilentielle qu’ils dégagent puis bien évidemment les atrocités qu’ils ont subi avant puis après leur mort. Donc je mets ici un bémol : âme sensible s’abstenir. (Je mettrai un extrait ci-dessous pour vous laissez juge).


Oui car Temperance Brennan est relativement différente. Oubliez les répliques drôles de la série lorsque Brennan est en complet décalage avec la société actuelle ou quand elle s’exclame haut et fort qu’elle est la meilleure du monde. Par contre, elle est aussi hargneuse et courageuse (parfois trop même) et son boulot est réellement sa priorité, elle doit absolument trouver les coupables quoi qu’il lui en coûte. Il n’y a pas non plus Booth ou toute la clique de médecins autour d’elle pour l’aider même si elle fait parfois appel à d’autres spécialistes pour avoir des informations supplémentaires.

 

Place à la quatrième de couverture :

Un beau jour d'été à Montréal, sur la table de dissection du laboratoire de médecine légale de la police provinciale, arrive un cadavre découvert dans l'ancien parc du Grand Séminaire. Le docteur Temperance Brennan est chargé d'autopsier ce qu'il reste d'une femme abominablement découpée en morceaux.
Divorcée et solitaire, Temperance travaille durement, dans un milieu dominé par les hommes. Sa sinistre expertise va l'amener en première ligne de l'enquête, seule en butte à l'hostilité de son collègue policier et face à l'assassin pervers qui collectionne les victimes féminines...
Armée de son scalpel et de son instinct, Temperance traque le tueur en série. Cinq femmes sont déjà mortes. Sera-t-elle la prochaine?

 

Cette quatrième de couverture est un bon résumé de ce qui attend le lecteur. Brennan devra faire face à plusieurs cadavres de femmes sauvagement assassinées, à l’hostilité de policiers chargés de l’enquête et à l’étrange comportement de son amie Gabby.

L’enquête est vraiment intéressante et difficile, les liens entre les victimes peinent à être trouvés et le tueur minutieux et pervers va jouer avec Brennan d’une manière saisissante. C’est donc un très bon thriller qui ne vous laissera pas de marbre, le premier d’une série qui, je l’espère, continuera à être d’un aussi bon niveau. Je vous tiendrai au courant de toute façon…

 

Extrait : Lorsque j’ai dénoué le haut du sac, l’odeur de putréfaction était suffocante. J’en ai déplié les rebords et j’y ai plongé mes yeux. En face de moi, j’avais un visage humain. Comme il avait été préservé des insectes, qui hâtent la décomposition, la chair n’en était pas encore totalement désagrégée. Mais la chaleur et la moisissure avaient modifié les traits en un masque mortuaire n’ayant pas grand-chose à voir avec ce que la personne avait dû être. Des yeux ratatinés et rétrécis lorgnaient sous des paupières à moitié fermées. Le nez était de travers, avec les narines comprimées et aplaties contre des joues creuses. Les lèvres étaient retroussées, en une sorte de rictus pour l’éternité, sur une rangée impeccable de dents. La chair était d’un blanc crayeux et collait aux os en une enveloppe blême et flasque. Une masse de cheveux roux et sans éclat encadrait le tout, des tire-bouchons de mèches ternes adhérant à la tête dans un limon de matière cérébrale liquéfiée.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:01

Troisième volet, on est au milieu et c'est toujours aussi puissant... De l'amertume à l'amour...

 

Conseil

 

[…]

Nous attendons toujours ! Seigneur, prenez pitié

Des peuples qui, toujours satisfaits à moitié,

            Vont d’espérance en espérance ;

Et montrez-nous enfin l’homme de votre choix

Parmi tous ces tribuns et parmi tous ces rois

            Que vous essayez à la France !

 

[…]

Rois ! la bure est souvent jalouse du velours.

Le peuple a froid l’hiver, le peuple a faim toujours.

            Rendez-lui son sort plus facile.

Le peuple souvent porte un bien rude collier.

Ouvrez l’école aux fils, aux pères l’atelier,

            A tous vos bras, auguste asile !

 

[…]

O rois ! le pain qu’on porte au vieillard desséché,

La pauvre adolescente enlevée au marché,

Le bienfait souriant, toujours prêt à toute heure,

Qui vient, riche et voilé, partout où quelqu’un pleure,

Le cri reconnaissant d’une mère à genoux,

L’enfant sauvé qui lève, entre le peuple et vous,

Ses deux petites mains sincères et joyeuses,

Sont la meilleur digue aux foules furieuses.

 

Hélas ! je vous le dis, ne vous endormez pas

Tandis que l’avenir s’amoncelle là-bas !

 

Il arrive parfois, dans le siècle où nous sommes,

Qu’un grand vent tout à coup soulève à flots les hommes ;

Vent de malheur, formé, comme tous les autans,

De souffles quelque part comprimés trop longtemps ;

[…]

Et ces groupes sans forme et ces rumeurs sans nombre,

Pousse tout cet orage au seuil d’un palais sombre !

 

Palais sombre en effet, et plongé dans la nuit !

D’où les illusions s’envolent à grand bruit,

Quelques-unes en pleurs, d’autres qu’on entend rire !

C’en est fait. L’heure vient, le voile se déchire,

Adieu les songes d’or ! On se réveille, on voit

Un spectre aux mains de chair qui vous touche du doigt.

C’est la réalité ! qu’on sent là, qui vous pèse.

On rêvait Charlemagne, on pense à Louis seize !

Heure grande et terrible où, doutant des canons,

La royauté, nommant ses amis par leurs noms,

Recueillant tous les bruits que la tempête apporte,

Attend, l’œil à la vitre et l’oreille à la porte !

Où l’on voit dans un coin, ses filles dans ses bras,

La reine qui pâlit, pauvre étrangère, hélas !

Où les petits enfants des familles royales

De quelque vieux soldat pressent les mains loyales,

Et demandent, avec des sanglots superflus,

Aux valets, qui déjà ne leur répondent plus,

D’où viennent ces rumeurs, ces terreurs, ce mystère,

Et les ébranlements de cette affreuse terre

Qu’ils sentent remuer comme la mer aux vents,

Et qui ne tremble pas sous les autres enfants !

 

[…]

O redoutable époque ! et quels temps que les nôtres !

Où, rien qu’en se serrant les uns contre les autres,

Les hommes dans leurs plis écrasent tours, châteaux,

Donjons que les captifs rayaient de leurs couteaux,

Créneaux, portes d’airain comme un carton ployées,

Et sur leurs boulevards vainement appuyées

Les pâles garnisons, et les canons de fer

Broyés avec le mur comme l’os dans la chair !

 

Comment se défendra ce roi qu’un peuple assiège ?

Plus léger sur ce flot que sur l’onde un vain liège,

Plus vacillant que l’ombre aux approches du soir,

Ecoutant sans entendre et regardant sans voir,

Il est là qui frissonne, impuissant, infertile,

Sa main tremble, et sa tête est un crible inutile,

_ Hélas ! hélas ! les rois en ont seuls de pareils !

[…]

 

Malheur alors ! O Dieu ! faut-il que nous voyions

Le côté monstrueux des révolutions !

Qui peut dompter la mer ? Seigneur ! qui peut répondre

Des ondes de Paris et des vagues de Londres,

Surtout lorsque la ville, ameutée aux tambours,

Sent ramper dans ses flots l’hydre de ses faubourgs !

Dans ce palais fatal où l’empire s’écroule,

Dont la porte bientôt va ployer sous la foule,

Où l’on parle tout bas de passages secrets,

Où le roi sent déjà qu’on le sert de moins près,

Où la mère en tremblant rit à l’enfant qui pleure,

O mon Dieu ! que va-t-il se passer tout à l’heure ?

Comment vont-ils jouer avec ce nid de rois ?

[…]

                                   28 décembre 1834

 

XXV

 

Puisque j’ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine,

Puisque j’ai dans tes mains posé mon front pâli,

Puisque j’ai respiré parfois la douce haleine

De ton âme, parfum dans l’ombre enseveli,

 

Puisqu’il me fut donné de t’entendre me dire

Les mots où se répand le cœur mystérieux,

Puisque j’ai vu pleurer, puisque j’ai vu sourire

Ta bouche sur ma bouche et tes yeux sur mes yeux ;

 

Puisque j’ai vu briller sur ma tête ravie

Un rayon de ton astre, hélas ! voilé toujours,

Puisque j’ai vu tomber dans l’onde de ma vie

Une feuille de rose arrachée à tes jours,

 

Je puis maintenant dire aux rapides années :

_ Passez ! passez toujours ! je n’ai plus à vieillir !

Allez-vous-en avec vos fleurs toutes fanées ;

J’ai dans l’âme une fleur que nul ne peut cueillir !

 

Votre aile en le heurtant ne fera rien répandre

Du vase où je m’abreuve et que j’ai bien rempli.

Mon âme a plus de feu que vous n’avez de cendre !

Mon cœur a plus d’amour que vous n’avez d’oubli !

                                   1er janvier 1835. Minuit et demi.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 18:33

Les soldes nous permettent parfois d’acheter des livres de poche vraiment pas chers, c’est ainsi que je suis tombée sur ce premier tome d’une série fantastico-policière. Son titre : le prix du sang ne pouvait que me mettre l’eau à la bouche, avec la quatrième de couverture j’avais une bonne mise en bouche :

 

vicki.jpg

 

 

Un hurlement retentit… et les anciens réflexes de Vicki se réveillent.

 

Trop tard : la victime gît, la gorge déchiquetée, tandis qu’une silhouette fuit dans les tunnels sombres du métro.

 

Ancien flic devenue détective privé, Vicki Nelson ne peut s’empêcher d’enquêter sur cette affaire.

 

Mais, plus elle avance, plus elle comprend qu’elle est sur la trace de créatures bien plus dangereuses que tout ce qu’elle a pu affronter.

 

 

 


 

Pourquoi c’est une ancienne flic ? Parce qu’elle a une maladie aux yeux irréversible et que sa vision devient de plus en plus floue. Elle a donc dû quitter son boulot qu’elle aimait tant.

 

Pourquoi est-elle engagée sur cette affaire ? Car l’amie de la victime l’embauche. Elle est persuadée que la presse qui soupçonne un vampire (pour faire vendre) a raison et que la police se trompe et perd son temps en cherchant une autre piste.

 

Pourquoi ne fuit-elle pas lorsque toutes les preuves la dirigent vers du surnaturel ? Parce que l’inspecteur Celluci en charge de l’affaire n’est autre que son ancien collègue et ex-compagnon. Elle veut lui montrer qu’elle en a encore sous le pied et que malgré ses soucis aux yeux elle reste la meilleure.

 

Aucune déception dans ce premier tome, j’aime la relation tendue qu’elle a avec Celluci, la brutalité des crimes, les preuves qui de plus en plus nous amènent vers le côté obscur, le courage et la détermination de Vicki, son tableau de chasse élogieux qui lui laisse des portes ouvertes au sein de la police et surtout j’aime le personnage qui va l’aider et le lien qui les unit peu à peu. Je crois ou du moins j’espère fortement que leur partenariat va s’accentuer dans les tomes suivants et c’est pour cela que je vais me laisser tenter par le tome 2 voire plus si affinités.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 18:52

Voici la seconde partie de l'oeuvre de Victor Hugo. Bonne et douce lecture...

 

Hymne

 

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie

Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.

Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.

Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ;

            Et, comme ferait une mère,

La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau.

 

            Gloire à notre France éternelle !

            Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

            Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

            A ceux qu’enflamme leur exemple,

            Qui veulent place dans le temple,

            Et qui mourront comme ils sont morts !

 

C’est pour ces morts, dont l’ombre est ici bienvenue,

Que le haut Panthéon élève dans la nue,

Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,

La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,

            Cette couronne de colonnes

Que le soleil levant redore tous les jours !

 

            Gloire à notre France éternelle !

            Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

            Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

            A ceux qu’enflamme leur exemple,

            Qui veulent place dans le temple,

            Et qui mourront comme ils sont morts !

 

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,

En vain l’oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,

Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;

Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,

            La gloire, aube toujours nouvelle,

Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

 

            Gloire à notre France éternelle !

            Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

            Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

            A ceux qu’enflamme leur exemple,

            Qui veulent place dans le temple,

            Et qui mourront comme ils sont morts !

                                   Juillet 1831

 

Sur le bal de l’Hôtel de ville

 

[…]

O reines de nos toits, femmes chastes et saintes,

Fleurs qui de nos maisons parfumez les enceintes,

Vous à qui le bonheur conseille la vertu,

Vous qui contre le mal n’avez pas combattu,

A qui jamais la faim, empoisonneuse infâme,

N’a dit : Vends-moi ton corps, _ c’est-à-dire votre âme !

Vous dont le cœur de joie et d’innocence est plein,

Dont la pudeur a plus d’enveloppes de lin

Que n’en avait Isis, la déesse voilée,

Cette fête est pour vous comme une aube étoilée !

Vous riez d’y courir tandis qu’on souffre ailleurs !

C’est que votre belle âme ignore les douleurs ;

Le hasard vous posa dans la sphère suprême ;

Vous vivez, vous brillez, vous ne voyez pas même,

Tant vos yeux éblouis de rayons sont noyés,

Ce qu’au-dessous de vous dans l’ombre on foule aux pieds !

 

Oui, c’est ainsi. _ Le prince, et le riche, et le monde

Cherche à vous réjouir, vous pour qui tout abonde.

Vous avez la beauté, vous avez l’ornement ;

La fête vous enivre à son bourdonnement,

Et, comme à la lumière un papillon de soie,

Vous volez à la porte ouverte qui flamboie !

Vous allez à ce bal, et vous ne songez pas

Que parmi ces passants amassés  sur vos pas,

En foule émerveillée des chars et des livrées,

D’autres femmes sont là, non moins que vous parées,

Qu’on farde et qu’on expose à vendre au carrefour ;

Spectres où saigne en cor la place de l’amour ;

Comme vous pour le bal, belles et demi nues ;

Pour vous voir au passage, hélas ! exprès venues,

Voilant leur deuil affreux d’un sourire moqueur,

Les fleurs au front, la boue aux pieds, la haine au cœur !

                                   Mai 1832

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 10:30

Nouveau livre reçu par Babelio, oui je suis gâtée, je trouve aussi et tout comme les autres, j’ai bien choisi mon roman. L’auteur Olivier Maurel n’est autre qu’un ex-directeur de prisons, aujourd’hui sous-préfet. Il a donc cotoyé terroristes, criminels, psychopathes, mafieux et truands en tout genre durant sa longue carrière. Il connaît leurs façons de penser, d’agir, leurs folies, leurs violences. Il a même affronté des situations de mutineries, de prises d’otages et a été formé à la gestion de crise par le RAID et le GIGN. Il s’est donc inspiré de son expérience et de l’analyse comportementale des serial killers pour écrire ce thriller dur et sauvage.

 

Et dur il l’est. Ames sensibles s’abstenir. Le serial killer qui est poursuivi tout au long du roman est un vrai psychopathe qui prend son pied dans la souffrance de ses victimes. L’auteur ne nous épargne rien, ni le lieu sordide et froid, ni les scènes de torture détaillées, ni la peur et l’horrible douleur des victimes, ni le plaisir orgasmique et la folie du tueur. C’est si bien écrit qu’on y est, on est à la fois spectateur, victime, policier en chasse mais aussi serial killer.

 

autel-naufrages.jpgQuatrième de couverture : En 1963, un criminel de guerre nazi est éliminé à New York par un agent de la DST. En 2009, dans la région parisienne, le corps d’une jeune femme est découvert sauvagement mutilé, entièrement rasé, tatoué d’un soleil noir et d’une ode à Darwin. C’est le premier d’une longue série…

Le commissaire Andréa Slick, l’as de la BRI, est en charge de l’enquête. Chez les Slick, on est policier de père en fils depuis des générations… On a aussi l’effroyable faculté de voir arriver la mort autour de soi. Et dans la famille, ces stigmates en ont rendu plus d’un complètement fou.

Face à un assassin pervers et insaisissable, Andréa va non seulement devoir s’emparer de la folie du tueur, mais aussi lutter contre ses démons intérieurs.

Et de Chinatown aux prisons de haute sécurité, du repaire des Hells Angels aux catacombes parisiennes, s’engage alors une chasse à l’homme infernale, lourde et poisseuse à la recherche d’un meurtrier schizophrène.

Entre quête initiatique, visions prémonitoires et hallucinations sanglantes, Slick va – hasard ou destinée – vivre cette descente aux enfers jusqu’à la lie… jusqu’à l’autel des naufragés…

 

Le don d’Andréa n’en est pas un à ses yeux. Il a en effet la faculté de voir si la personne qui est face à lui va prochainement mourir. Ce phénomène a rendu son père complètement fou et Andréa a peur de finir comme son paternel, aussi sombre-t-il dans l’alcool et la dépression d’autant plus que son seul ami semble être son coéquipier Alex. Pour les autres il est atypique et donc à éviter.

Malgré cela, Andréa est un très bon flic, quelqu’un qui ne lâche rien et c’est pour cela qu’on lui confie l’enquête sur l’assassinat de la jeune femme. Il va alors devoir prendre en compte toutes les pistes possibles, interroger la famille de la victime, étudier les marques laissées par le tueur, s’ouvrir à la culture de Darwin et des Hells Angels qui croient en une seule race pure… Tout cela va le mener en Enfer, dans une atmosphère sombre, machiavélique, suante d’horreurs et de douleurs où la folie se mêle à la terreur, où l’esprit de l’homme ne devrait jamais s’aventurer…

 

Pas une minute d’ennui, aucune lassitude, aucun bâillement de fatigue, ce thriller vitaminé vous tiendra éveillé peut-être même trop… L’enquête nous tient en haleine, elle nous effraie et nous dégoûte aussi parfois. Lecteurs préparez-vous à entrer dans la folie d’un psychopathe dont le seul régal est de faire souffrir.

 

 

Extrait du chapitre 5  :

Le mode opérationnelle du meurtrier trahissait une nature perverse et sadique et probablement une schizophrénie. Il devait lutter contre ses démons intérieurs en se structurant autour d’un but, une obsession meurtrière, comme beaucoup de tueurs sériels. A un moment donné, dans l’histoire du tueur, un enchaînement de circonstances familiales, médicales, psychologiques ou psychiatriques avait dû provoquer une distorsion, un dérapage incontrôlé. L’espace s’était alors replié sur lui  pour donner naissance peu à peu à son délire. Il s’agissait d’un monde intérieur où ni la morale, ni la logique n’avaient trouvé leur place et leur signification. Le tueur s’était construit une pseudo cohérence intérieure, probablement sur fond de théories darwinistes. Il utilisait cette logique artificielle comme un masque. Il prenait un plaisir pervers à chosifier ses victimes. Il poussait le sadisme jusqu’à modeler leurs cadavres pour qu’ils ressemblent à des mannequins en plastique.

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