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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 12:42

Soixante ans ! Mais non ce n'est pas possible !

Ce nombre n'est tout simplement pas crédible !

Suffit-il d'une date de naissance

Pour définir une personne, son essence ?

Il n'y a qu'à vous regarder pour comprendre

Qu'il y a encore beaucoup de choses à apprendre,

De clichés à combattre, d'idées à défendre

Et que les années ne sont pas à vendre.

Ces années que vous n'avez pas vu passer,

Celles qui vous ont permis de vous rencontrer,

De vous apprécier pour enfin vous aimer,

Vous marier et ne plus jamais vous quitter.

Souvenez-vous de ces moments de tendresse,

Baisers et caresses tout en délicatesse,

Petits mots doux employés avec adresse,

Sourires, fous rires menant à l'allégresse.

Ces partages, ces souvenirs qui vous lient

Ne doivent jamais quitter votre esprit,

Ils sont votre force, mais aussi une embellie

Dans laquelle se réfugier en cas de souci.

De votre honnête amour sont nés deux enfants

Franck et Céline qui sont déjà bien grands,

Ils vous ont demandé beaucoup de votre temps

Et vous vous êtes sacrifiés au fil des ans.

Qu'importent les horaires tardifs au travail,

Le ménage, le jardinage, la pagaille,

Angoisse, stress, bruit, les enfants qui braillent,

Vous avez tenu bon le gouvernail.

Et votre barque continue son chemin,

Evitez les embûches, il doit être serein,

Arpentez-le doucement, main dans la main,

La tête sur l'épaule, le regard au loin.

Il est temps pour vous d'être plus égoïstes,

De ne penser qu'à vous, d'être je m'en foutiste,

De tracer votre voie, de faire du hors-piste,

De réaliser les voeux sur votre liste.

Place au plaisir, aux envies inavouées,

Que sonnent les rires, les musiques endiablées,

Vous avez tant de choses à vivre, à partager,

Ce serait folie de les fuir, les oublier.

Que cette nouvelle décennie vous enchante,

Qu'elle vous apporte une joie omniprésente,

Chassez les regrets, les douleurs qui vous hantent,

Laissez venir votre bonne humeur envoûtante.

Que rugisse le rire contagieux de Laurette,

Qu'on l'entende d'Ay jusqu'à perpète,

Que l'éternel sourire de Guy nous illumine,

Que votre gaieté inassouvie nous contamine !

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Published by Satine - dans Evènements
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 00:27

Avant toute chose, je tiens à remercier mon amie Delphine pour le prêt de ce livre, qui comme elle le pensait, m'a beaucoup plu. C'est un auteur français que je ne connaissais pas mais qu'il me tarde de découvrir davantage. Il sait entretenir le mystère jusqu'au bout, nous rendre la lecture angoissante, bref en tout point ce roman porte bien son nom, on en a le vertige...

Quatrième de couverture : Un homme se réveille au fond d'un gouffre, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres.

Qui les a emmenés là ? Pourquoi ?

Ce thriller est sans fioriture. C'est de la survie pure et simple dans des conditions effroyables : trois hommes qui ne se connaissent pas doivent apprendre à cohabiter ensemble, à se serrer les coudes pour se nourrir, s'abreuver, et surtout se réchauffer car la température est glaciale. Bien vite, ils se rendent compte que le peu de vivres qu'ils ont ne suffira pas à les maintenir en vie et que les bombonnes de gaz s'épuisent bien trop rapidement pour leur permettre d'avoir lumière et chaleur à long terme. Les nerfs sont à vif, l'incompréhension les rend fous et agressifs, le froid les transperce un peu plus à chaque heure, ils savent pertinemment que leur vie est en jeu et qu'il va falloir se battre pour survivre. Heureusement le héros du livre est Jonathan Touvier, un alpiniste chevronné qui connaît par coeur ses conditions de vie difficiles. Ses idées seront essentielles.

Pour bien nous faire comprendre ce qui se passe dans la tête de ces hommes piégés, l'auteur débute chaque chapitre par une citation issue de biographies, journaux intimes d'alpinistes de toutes époques. C'est vraiment un bon choix très intéressant d'ailleurs. Si Franck Thilliez s'attarde à juste titre sur les sentiments, les pensées des trois hommes, pour autant la lecture n'est pas redondante et l'on ne s'ennuie pas un instant. Les chapitres sont très courts et se lisent aisément comme si notre vitesse de lecture jouait un rôle dans leur survie.

Certes j'admets que ce genre d'histoire fait effectivement penser aux films Saw et l'on garde cela en mémoire au début. Par la suite, on s'attache à ces hommes et surtout on veut comprendre qui les a affreusement enfermés ainsi et surtout pourquoi. On se demande lequel des trois était la cible principale, quel est le lien entre eux et cela rend leurs conversations passionnantes car elles sont inévitablement la clé du dénouement. Quant aux actes qu'ils vont devoir faire pour s'en sortir, je vous laisse simplement les imaginer...

Un livre à découvrir donc sous une bonne couette en hiver au coin du feu...

Extrait : Je dois halluciner parce que j'aperçois soudain un mur vertical, constitué uniquement de glace. On dirait une vague géante, prête à se rabattre comme une mâchoire. Cette paroi, sans doute née de l'humidité, du froid et de la condensation, doit se comprimer là depuis des milliers d'années. Ma lumière lui creuse le ventre, et me renvoie des bleus magnifiques. Qui dit glacier souterrain, dit endroit profond. Au moins trente, quarante mètres sous terre. Là où la lumière du soleil n'est jamais rentrée, et ne rentrera jamais.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 00:11

Avant toute chose, je tiens à remercier mon amie Delphine pour le prêt de ce livre, qui comme elle le pensait, m'a beaucoup plu. C'est un auteur français que je ne connaissais pas mais qu'il me tarde de découvrir davantage. Il sait entretenir le mystère jusqu'au bout, nous rendre la lecture angoissante, bref en tout point ce roman porte bien son nom, on en a le vertige...

Quatrième de couverture : Un homme se réveille au fond d'un gouffre, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres.

Qui les a emmenés là ? Pourquoi ?

Ce thriller est sans fioriture. C'est de la survie pure et simple dans des conditions effroyables : trois hommes qui ne se connaissent pas doivent apprendre à cohabiter ensemble, à se serrer les coudes pour se nourrir, s'abreuver, et surtout se réchauffer car la température est glaciale. Bien vite, ils se rendent compte que le peu de vivres qu'ils ont ne suffira pas à les maintenir en vie et que les bombonnes de gaz s'épuisent bien trop rapidement pour leur permettre d'avoir lumière et chaleur suffisamment. Les nerfs sont à vif, l'incompréhension les rend fous et agressifs, le froid les transperce un peu plus à chaque heure, ils savent pertinemment que leur vie est en jeu et qu'il va falloir se battre pour survivre. Heureusement le héros du livre est Jonathan Touvier, un alpiniste chevronné qui connaît par coeur ses conditions de vie difficiles. Ses idées seront essentielles.

Pour bien nous faire comprendre ce qui se passe dans la tête de ces hommes piégés, l'auteur débute chaque chapitre par une citation issue de biographies, journaux intimes d'alpinistes de toutes époques. C'est vraiment un bon choix très intéressant d'ailleurs. Si Franck Thilliez s'attarde à juste titre sur les sentiments, les pensées des trois hommes, pour autant la lecture n'est pas redondante et l'on ne s'ennuie pas un instant. Les chapitres sont très courts et se lisent aisément comme si notre vitesse de lecture jouait un rôle dans leur survie.

Certes j'admets que ce genre d'histoire fait effectivement penser aux films Saw et l'on garde cela en mémoire au début. Par la suite, on s'attache à ces hommes et surtout on veut comprendre qui les a affreusement enfermés ainsi et surtout pourquoi. On se demande lequel des trois était la cible principale, quel est le lien entre eux et cela rend leurs conversations passionnantes car elles sont inévitablement la clé du dénouement. Quant aux actes qu'ils vont devoir faire pour s'en sortir, je vous laisse simplement les imaginer...

Un livre à découvrir donc sous une bonne couette en hiver au coin du feu...

Extrait : Je dois halluciner parce que j'aperçois soudain un mur vertical, constitué uniquement de glace. On dirait une vague géante, prête à se rabattre comme une mâchoire. Cette paroi, sans doute née de l'humidité, du froid et de la condensation, doit se comprimer là depuis des milliers d'années. Ma lumière lui creuse le ventre, et me renvoie des bleus magnifiques. Qui dit glacier souterrain, dit endroit profond. Au moins trente, quarante mètres sous terre. Là où la lumière du soleil n'est jamais rentrée, et ne rentrera jamais.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 00:57

A nouveau un très long poème que je vous livre pratiquement dans son intégralité tant il m'était difficile de faire des coupes. Cette description profonde, émouvante et glacée de la guerre, du froid, du désespoir, de la mort, de la peur méritait toute sa place ici...

Après celui-ci plus que deux extraits avant de clore ce recueil et d'en commencer un nouveau bien évidemment....

Bonne lecture

L'expiation

Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre :
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir.
La solitude vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
Et chacun se sentant mourir, on é
tait seul.
- Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?

[...]
Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières,
On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières,
On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.
Ney, que suivait naguère une armée, à présent
S'évadait, disputant sa montre à trois cosaques.
Toutes les nuits, qui vive ! alerte, assauts ! attaques !
Ces fantômes prenaient leur fusil, et sur eux
Ils voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,
Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,
D'horribles escadrons, tourbillons d'hommes fauves.
Toute une armée ainsi dans la nuit se perdait.
L'empereur était là
, debout, qui regardait.

[...]
Chefs, soldats, tous mouraient. Chacun avait son tour.
Tandis qu'environnant sa tente avec amour,
Voyant son ombre aller et venir sur la toile,
Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,
Accusaient le destin de lèse-majesté,
Lui se sentit soudain dans l'âme épouvanté.
Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,
L'empereur se tourna vers Dieu ; l'homme de gloire
Trembla ; Napoléon comprit qu'il expiait
Quelque chose peut-être, et, livide, inquiet,
Devant ses légions sur la neige semées :
« Est-ce le châtiment, dit-il. Dieu des armées ? »
Alors il s'entendit appeler par son nom
Et quelqu'un qui parlait
dans l'ombre lui dit : Non.

[...]
La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
Gouffre où les régiments comme des pans de murs
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux! moment fatal ! L'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
« Allons ! faites donner la garde ! » cria-t-il.
Et, lanciers, grenadiers aux guêtres de coutil,
Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres,
Portant le noir colback ou le casque poli,
Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !
Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La garde impériale entra dans la fournaise.
Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,
Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché
Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,
Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,
Fondre ces régiments de granit et d'acier
Comme fond une cire au souffle d'un brasier.
Ils allaient, l'arme au bras, front haut, graves, stoïques.
Pas un ne recula. Dormez, morts héroïques !
Le reste de l'armée hésitait sur leurs corps
Et regardait mourir la garde. - C'est alors
Qu'élevant tout à coup sa voix désespérée,
La Déroute, géante à la face effarée
Qui, pâle, épouvantant les plus fiers bataillons,
Changeant subitement les drapeaux en haillons,
A de certains moments, spectre fait de fumées,
Se lève grandissante au milieu des armées,
La Déroute apparut au soldat qui s'émeut,
Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut !
Sauve qui peut ! - affront ! horreur ! - toutes les bouches
Criaient ; à travers champs, fous, éperdus, farouches,
Comme si quelque souffle avait passé sur eux,
Parmi les lourds caissons et les fourgons poudreux,
Roulant dans les fossés, se cachant dans les seigles,
Jetant shakos, manteaux, fusils, jetant les aigles,
Sous les sabres prussiens, ces vétérans, ô deuil !
Tremblaient, hurlaient, pleuraient, couraient ! - En un clin d'œil,
Comme s'envole au vent une paille enflammée,
S'évanouit ce bruit qui fut la grande armée,
Et cette plaine, hélas, où l'on rêve aujourd'hui,
Vit fuir ceux devant qui l'univers avait fui !
Quarante ans sont passés, et ce coin de la terre,
Waterloo, ce plateau funèbre et solitaire,
Ce champ sinistre où Dieu mêla tant de néants,
Tremble encor d'avoir vu la fuite des géants !

Napoléon les vit s'écouler comme un fleuve ;
Hommes, chevaux, tambours, drapeaux ; - et dans l'épreuve
Sentant confusément revenir son remords,
Levant les mains au ciel, il dit: « Mes soldats morts,
Moi vaincu ! mon empire est brisé comme verre.
Est-ce l
e châtiment cette fois, Dieu sévère ? »
Alors parmi les cris, les rumeurs, le canon,
Il entendit la voix qui lui répondait : Non !

[...]

25-30 novembre. Jersey.

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 00:48

Avant toute chose, je tiens à remercier chaleureusement l'équipe de Babélio qui m'a proposé de découvrir ce roman.

Parlons un petit peu de son auteure, Danielle Thiéry. Elle fut la première femme commissaire divisionnaire. C'est peut-être pour cette raison que son héroïne est une femme enquêtrice et je ne vais pas vous le cacher, ça fait du bien, pour une fois. Mme Thiéry a eu une brillante carrière dans la police avant de se tourner vers l'écriture. Plusieurs de ses romans ont eu des prix. Dérapages est son 20ème livre.

Quatrième de couverture : Un corps d'enfant, très déconcertant, est découvert sur une plage du Nord de la France.

Un cas troublant, qui laisse totalement perplexes les médecins légistes.

Même le commissaire Edwige Marion, qui dirige un important service de la PJ parisienne, n'a jamais rien vu de tel.

Au même moment, Edwige Marion récupère sa fille Nina, choquée et couverte de sang. Elle a fui Londres et sa soeur Angèle. Nina est mutique. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu.

Quels peuvent être les liens entre cet enfant mort noyé, une adolescente, et un scientifique spécialiste du génome humain...

Commence pour le commissaire Marion une enquête complexe, aux ramifications internationales, et qui va vite sombrer dans l'horreur.

Dès les premières pages, l'intrigue nous surprend. Le cadavre retrouvé est une réelle énigme et l'autopsie n'y changera rien. Cela a beau être le corps d'un enfant, il est si inhumain qu'on ne peut s'épancher sur son sort. Comment un tel être a-t-il pu vivre ? D'où vient-il ?

Marion comprend immédiatement que l'enquête sera difficile. Par où débuter quand même les légistes sont dans le flou ? Marion n'est pas au bout de ses peines puisqu'elle va devoir très vite rejoindre sa fille Nina, victime potentielle d'une agression dans l'Eurostar. La jeune fille est fortement perturbée, mutique si bien que Marion va demander l'aide de ses amis psychologue et médecin légiste.

Grâce à la prise en charge de Nina par ses amis, Marion va pouvoir poursuivre son enquête. Mais elle va devenir dangereuse pour elle et son entourage puisque des hommes épient son domicile et semblent en avoir après Nina.

En parallèle, une autre jeune mère Jennifer a été kidnappée et enfermée. Elle va devoir céder à toutes les volontés de ses agresseurs sous peine de ne jamais revoir son bébé... Ce qu'elle va subir est réellement horrible.

Il est difficile pour moi de parler de ce livre car si je vous donne plus d'indices, je risque d'en écrire trop et de vous gâcher le plaisir de la lecture. Je trouve déjà qu'il y a trop de choses dans la quatrième de couverture donc je préfère m'arrêter là. Bien évidemment, l'enquête sera longue et complexe. Elle est par ailleurs très intéressante puisqu'on navigue d'un personnage à un autre à chaque chapitre, des chapitres très courts qui permettent une lecture fluide et rapide.

Si l'on se doute que les affaires sont liées, on a tout de même des difficultés à voir où l'auteure veut nous emmener. On peut trouver par ci, par là des indices qui nous mettent sur des pistes mais sans pour autant découvrir le pot aux roses avant les dernières pages.

L'enquête nous tient en haleine, le personnage de Jennifer m'a beaucoup émue et je n'avais qu'une envie c'était qu'on la sauve car son supplice est un réel calvaire. Un livre à découvrir donc et une auteure à suivre.

Extrait :

- La victime que nous venons d'autopsier a encore ses dents de lait.

- Mais, quel âge elle a, alors. proféra Jean-Charles, largué.

- C'est une question à combien ? tenta d'ironiser le docteur Martin qui perdait peu à peu de son assurance. Parce que là, je n'en sais foutre rien. A première vue, je dirais une bonne soixantaine d'années. Après coup, pas plus de 6 ou 7 ans.

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 09:25

Un très long poème en hommage à Pauline Roland que je n'ai pu couper. C'est une femme au grand coeur, mère de trois enfants qui a simplement voulu se battre pour tous en réclamant plus d'humanité. Cela a déplu à certains qui l'ont emprisonnée, torturée, humiliée.

C'est un texte puissant, intense, poignant comme Victor Hugo sait si bien les rédiger avec toute sa verve, ses convictions profondes et son dégoût des injustices...

Courage !

Pauline Roland

Elle ne connaissait ni l'orgueil ni la haine ;
Elle aimait ; elle était pauvre, simple et sereine ;
Souvent le pain qui manque abrégeait son repas.
Elle avait trois enfants, ce qui n'empêchait pas
Qu'elle ne se sentît mère de ceux qui souffrent.
Les noirs événements qui dans la nuit s'engouffrent,
Les flux et les reflux, les abîmes béants,
Les nains, sapant sans bruit l'ouvrage des géants,
Et tous nos malfaiteurs inconnus ou célèbres,
Ne l'épouvantaient point ; derrière ces ténèbres,
Elle apercevait Dieu construisant l'avenir.
Elle sentait sa foi sans cesse rajeunir ;
De la liberté sainte elle attisait les flammes ;
Elle s'inquiétait des enfants et des femmes ;
Elle disait, tendant la main aux travailleurs :
La vie est dure ici, mais sera bonne ailleurs.
Avançons ! — Elle allait, portant de l'un à l'autre
L'espérance ; c'était une espèce d'apôtre
Que Dieu, sur cette terre où nous gémissons tous,
Avait fait mère et femme afin qu'il fût plus doux ;
L'esprit le plus farouche aimait sa voix sincère.
Tendre, elle visitait, sous leur toit de misère,
Tous ceux que la famine ou la douleur abat,
Les malades pensifs, gisant sur leur grabat,
La mansarde où languit l'indigence morose ;
Quand, par hasard moins pauvre, elle avait quelque chose,
Elle le partageait à tous comme une sœur ;
Quand elle n'avait rien, elle donnait son cœur.
Calme et grande, elle aimait comme le soleil brille.
Le genre humain pour elle était une famille
Comme ses trois enfants étaient l'humanité.
Elle criait : progrès ! amour ! fraternité !
Elle ouvrait aux souffrants des horizons sublimes.

Quand Pauline Roland eut commis tous ces crimes,
Le sauveur de l'église et de l'ordre la prit
Et la mit en prison. Tranquille, elle sourit,
Car l'éponge de fiel plaît à ces lèvres pures.
Cinq mois, elle subit le contact des souillures,
L'oubli, le rire affreux du vice, les bourreaux,
Et le pain noir qu'on jette à travers les barreaux,
Edifiant la geôle au mal habituée,
Enseignant la voleuse et la prostituée.
Ces cinq mois écoulés, un soldat, un bandit,
Dont le nom souillerait ces vers, vint et lui dit
— Soumettez-vous sur l'heure au règne qui commence,
Reniez votre foi ; sinon, pas de clémence,
Lambessa ! choisissez. — Elle dit : Lambessa.
Le lendemain la grille en frémissant grinça,
Et l'on vit arriver un fourgon cellulaire.
— Ah ! voici Lambessa, dit-elle sans colère.
Elles étaient plusieurs qui souffraient pour le droit
Dans la même prison. Le fourgon trop étroit
Ne put les recevoir dans ses cloisons infâmes ;
Et l'on fit traverser tout Paris à ces femmes
Bras dessus bras dessous avec les argousins.
Ainsi que des voleurs et que des assassins,
Les sbires les frappaient de paroles bourrues.
S'il arrivait parfois que les passants des rues,
Surpris de voir mener ces femmes en troupeau,
S'approchaient et mettaient la main à leur chapeau,
L'argousin leur jetait des sourires obliques,
Et les passants fuyaient, disant : filles publiques !
Et Pauline Roland disait : courage, sœurs !
L'océan au bruit rauque, aux sombres épaisseurs,
Les emporta. Durant la rude traversée,
L'horizon était noir, la bise était glacée,
Sans l'ami qui soutient, sans la voix qui répond,
Elles tremblaient. La nuit, il pleuvait sur le pont ;
Pas de lit pour dormir, pas d'abri sous l'orage,
Et Pauline Roland criait : mes soeurs, courage !
Et les durs matelots pleuraient en les voyant.
On atteignit l'Afrique au rivage effrayant,
Les sables, les déserts qu'un ciel d'airain calcine,
Les rocs sans une source et sans une racine ;
L'Afrique, lieu d'horreur pour les plus résolus,
Terre au visage étrange où l'on ne se sent plus
Regardé par les yeux de la douce patrie.
Et Pauline Roland, souriante et meurtrie,
Dit aux femmes en pleurs : courage, c'est ici.
Et quand elle était seule, elle pleurait aussi.
Ses trois enfants ! loin d'elle ! Oh ! quelle angoisse amère !
Un jour, un des geôliers dit à la pauvre mère
Dans la casbah de Bône aux cachots étouffants :
- Voulez-vous être libre et revoir vos enfants ?
Demandez grâce au prince. — Et cette femme forte
Dit : — J'irai les revoir lorsque je serai morte.
Alors sur la martyre, humble cœur indompté,
On épuisa la haine et la férocité.
Bagnes d'Afrique ! enfers qu'a sondés Ribeyrolles !
Oh ! la pitié sanglote et manque de paroles.
Une femme, une mère, un esprit ! ce fut là
Que malade, accablée et seule, on l'exila.
Le lit de camp, le froid et le chaud, la famine,
Le jour l'affreux soleil et la nuit la vermine,
Les verrous, le travail sans repos, les affronts,
Rien ne plia son âme ; elle disait : — Souffrons.
Souffrons comme Jésus, souffrons comme Socrate. —
Captive, on la traîna sur cette terre ingrate ;
Et, lasse, et quoiqu'un ciel torride l'écrasât,
On la faisait marcher à pied comme un forçat.
La fièvre la rongeait ; sombre, pâle, amaigrie,
Le soir elle tombait sur la paille pourrie,
Et de la France aux fers murmurait le doux nom.
On jeta cette femme au fond d'un cabanon.
Le mal brisait sa vie et grandissait son âme.
Grave, elle répétait : « Il est bon qu'une femme,
Dans cette servitude et cette lâcheté,
Meure pour la justice et pour la liberté. »
Voyant qu'elle râlait, sachant qu'ils rendront compte,
Les bourreaux eurent peur, ne pouvant avoir honte ;
Et l'homme de décembre abrégea son exil.
« Puisque c'est pour mourir, qu'elle rentre ! » dit-il.
Elle ne savait plus ce que l'on faisait d'elle.
L'agonie à Lyon la saisit. Sa prunelle,
Comme la nuit se fait quand baisse le flambeau,
Devint obscure et vague, et l'ombre du tombeau
Se leva lentement sur son visage blême.
Son fils, pour recueillir à cette heure suprême
Du moins son dernier souffle et son dernier regard,
Accourut. Pauvre mère ! Il arriva trop tard.
Elle était morte ; morte à force de souffrance,
Morte sans avoir su qu'elle voyait la France
Et le doux ciel natal aux rayons réchauffants ;
Morte dans le délire en criant : mes enfants
!
On n'a pas même osé pleurer à ses obsèques ;
Elle dort sous la terre. — Et maintenant, évêques,
Debout, la mitre au front, dans l'ombre du saint lieu,
Crachez vos Te Deum à la face de Dieu !
12 mars 1853. Jersey.

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 00:54

Voici un petit poème que j'ai écrit à ma belle-soeur pour ses 50 ans...

C'est le genre de texte qui fait plaisir quand on a du mal à passer le cap. Celui-ci a cependant été rédigé avec honnêteté, sans hypocrisie.

Cinquante ans et pourtant le temps n'a pas de prise,

Il glisse sur toi comme une caresse, une brise.

Nul de pourrait trouver ton âge en te regardant,

Quel que soit le lieu où ses yeux s'égareront.

Ultime outrage ou vengeance à ce mauvais temps,

As-tu payé les dieux, soudoyé les démons ?

N'ont-ils pas compris à qui ils avaient affaire ?

T'ont-ils admis au rang de déesse éphémère ?

En tout cas, nous te souhaitons un bon anniversaire,

Arrosons cela par un bon repas, quelques verres,

N'oublions pas que la vie doit être vécue

Sans aucun détour ni aucune retenue.

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Published by Satine - dans Evènements
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 18:13

Un poème très poignant où Hugo ne cache pas sa colère et réclame un châtiment, ça tombe bien en quelque sorte... Bonne lecture mes amis !

Sacer esto

Non, liberté ! non, peuple, il ne faut pas qu'il meure !
Oh ! certes, ce serait trop simple, en vérité,
Qu'après avoir brisé les lois, et sonné l'heure
Où la sainte pudeur au ciel a remonté ;

Qu'après avoir gagné sa sanglante gageure,
Et vaincu par l'embûche, et le glaive, et le feu ;
Qu'après son guet-apens, ses meurtres, son parjure,
Son faux serment, soufflet sur la face de Dieu ;

Qu'après avoir traîné la France, au coeur frappée,
Et par les pieds liée, à son immonde char,
Cet infâme en fût quitte avec un coup d'épée
Au cou comme Pompée, au flanc comme César !

Non ! il est l'assassin qui rôde dans les plaines,
Il a tué, sabré, mitraillé sans remords,
Il fit la maison vide, il fit les tombes pleines,
Il marche, il va, suivi par l'oeil fixe des morts ;

À cause de cet homme, empereur éphémère,
Le fils n'a plus de père et l'enfant plus d'espoir,
La veuve à genoux pleure et sanglote, et la mère
N'est plus qu'un spectre assis sous un long voile noir ;

Pour filer ses habits royaux, sur les navettes
On met du fil trempé dans le sang qui coula ;
Le boulevard Montmartre a fourni ses cuvettes,
Et l'on teint son manteau dans cette pourpre-là ;

Il vous jette à Cayenne, à l'Afrique, aux sentines,
Martyrs, héros d'hier et forçats d'aujourd'hui !
Le couteau ruisselant des rouges guillotines
Laisse tomber le sang goutte à goutte sur lui ;

Lorsque la trahison, sa complice livide,
Vient et frappe à sa porte, il fait signe d'ouvrir ;
Il est le fratricide ! il est le parricide ! -
Peuples, c'est pour cela qu'il ne doit pas mourir !

Gardons l'homme vivant. Oh ! châtiment superbe !
Oh ! s'il pouvait un jour passer par le chemin,
Nu, courbé, frissonnant, comme au vent tremble l'herbe.
Sous l'exécration de tout le genre humain !

Étreint par son passé tout rempli de ses crimes
Comme par un carcan tout hérissé de clous,
Cherchant les lieux profonds, les forêts, les abîmes,
Pâle, horrible, effaré, reconnu par les loups ;

Dans quelque bagne vil n'entendant que sa chaîne,
Seul, toujours seul, parlant en vain aux rochers sourds,
Voyant autour de lui le silence et la haine,
Des hommes nulle part et des spectres toujours ;

Vieillissant, rejeté par la mort comme indigne,
Tremblant sous la nuit noire, a
ffreux sous le ciel bleu... -
Peuples, écartez-vous ! cet homme porte un signe ;
Laissez passer Caïn ! il appartient à Dieu.

14 novembre. Jersey.

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 20:08

Il y a quelques temps, un ami de mon mari souhaitait avoir mon avis sur des livres de vampires. Je lui ai donc fait un petit condensé d'ouvrages que j'ai aimés voire dévorés et d'autres qui m'ont déçue. Je me suis limitée à quatre livres en évitant les séries trop longues comme Anita Blake que j'adore. Voilà mon article ainsi qu'un lien vers le blog : http://umac2.blogspot.fr/

C'était bien difficile de faire un choix. Pourquoi en choisir un plutôt qu'un autre ? Mes étagères regorgent de romans, de séries dont les héros ou les méchants sont des vampires. Fallait-il sélectionner les gentils vampires de Twilight, les chasseurs de vampire comme Anita Blake ou les suceurs de sang qui tuent à loisir ? Voici les élus, ceux qui me tiennent le plus à coeur, ceux que j'ai préféré mais aussi celui qui m'a déçue.

1) La trilogie de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan : "la lignée"

Incontournable !

C'est un film sur papier, la patte, le génie de Guillermo Del Toro dans une aventure à couper le souffle. Ce n'est pas pour rien que le premier tome a eu pour publicité une bande annonce de film ! Pour finir (en beauté), la trilogie est adaptée en série et bien évidemment je la regarderai avec avidité tant j'ai dévoré les romans.

Les vampires sont ici tout à fait originaux, ce sont des bêtes en putréfaction qui n'ont qu'un objectif : se nourrir. Leur façon de manger est inhabituelle, c'est inédit et impressionnant. Les pages se tournent vite, l'action prend systématiquement le dessus, c'est une quête sans fin, une survie difficile, un suspense qui nous tient en haleine. Les personnages que l'on suit sont variés, ça va du jeune de la cité, au détective, en passant par le scientifique, l'homme d'église. Ils sont effrayés par la propagation rapide de l'épidémie et nous aussi. Les auteurs n'hésitent pas à sacrifier des personnages, à leur faire subir ou voir des atrocités. C'est une plongée au coeur de l'apocalypse. Préparez-vous à être emmenés dans les ténèbres.

2) Les romans d'Anne Rice, madame vampire

C'est l'auteure qui sait mettre en lumière ses vampires. Elle les fait évoluer avec brio au fil des âges, ils traversent le temps de façon majestueuse, ils sont intemporels.

Souvenez-vous de Tom Cruise et Brad Pitt dans le film "Entretien avec un vampire". Ils tuent pour se nourrir, ils n'ont aucune pitié, les humains sont des friandises et pourtant ils sont beaux, raffinés et leurs costumes classiques les mettent tellement en valeur qu'on aurait envie de passer la soirée avec eux quitte à finir en dessert.

Elles les humanisent et c'est pour cela que ses romans sont intéressants. Ils se fondent dans la masse, ils s'adaptent à l'époque qu'ils traversent, ce sont des animaux embourgeoisés, des survivants suffisamment intelligents pour commettre leurs crimes sans se faire remarquer.

Une mention spéciale pour "la reine des damnés" (le roman hein, pas le film totalement décevant) qui nous amène à l'origine des vampires d'Anne Rice. Une plongée dans le passé tout à fait intéressante.

3) "Vampire ! Une histoire sanglante" de Elisabeth Campos et Richard D. Nolane

C'est une petite encyclopédie complète sur les vampires.

Elle condense les origines du mythe vampirique, les croyances des différents pays, les crimes des tueurs en série soi-disant possédés mais aussi les films, les séries, les livres, les comics évoquant nos amis buveurs de sang.

Ce livre est riche en photos, illustrations, affiches de film, couvertures de livres. On passe du sérieux historique au fantastique culturel parfois risible.

Pour moi c'est un véritable petit trésor, une boîte de Pandore qui vous fournira un grand nombre d'informations tant pour comprendre (preuves à l'appui) la naissance du mythe vampirique que pour vous divertir à travers des films ou livres intéressants ou simplement divertissants.

Amateurs de vampire, laissez-vous tenter.

4) "Traité de vampirologie" d'Abraham Van Helsing

Bien évidemment, le nom de l'auteur est une pure fantaisie. Si vous ne vous en doutiez pas, c'est que vous ne connaissez pas le Docteur Van Helsing qui a été interprété par Anthony Hopkins dans "Dracula" de Francis Ford Coppola ou par Hugh Jackman dans "Van Helsing" de Steffen Sommers. C'est le chasseur de vampires par excellence !

Ce livre est un documentaire historique sur la vampirologie qui se prend au sérieux puisqu'il est soi-disant écrit par le maître des vampires lui-même multi-diplômé. Il est historique car il évoque avec certitude la naissance du monstre à travers plusieurs évènements qui prouvent son existence. Si vous cherchez des informations de ce style, je vous conseille plutôt le livre cité précédemment plus complet à mon avis...

C'est un documentaire car le vampire y est décrit dans toute sa splendeur, dans toute sa superbe bestialité : sa transformation, ses pouvoirs, son mode de vie, ses façons de tuer, de chasser....

Si les premières pages sont intéressantes, le dernier tiers est quant à lui franchement redondant et ennuyeux. Au final, on n'apprend pas grand chose. Même en prenant le livre au second degré, on a du mal à être finalement captivé. C'est bien dommage car le support est une oeuvre en lui-même par les couvertures et la décoration du papier qui font penser à un vieux manuscrit que Van Helsing aurait pu manipuler et rédiger à son époque.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 00:43

Poursuivons notre découverte, deux nouveaux extraits... Bonne lecture. L'anecdote du second poème est distrayante...

V

Puisque le juste est dans l’abîme,
Puisqu’on donne le sceptre au crime,
Puisque tous les droits sont trahis,
Puisque les plus fiers restent mornes,
Puisqu’on affiche au coin des bornes
Le déshonneur de
mon pays ;

[...]

Je t’aime, exil ! douleur, je t’aime !
Tristesse, sois mon diadème !
Je t’aime, altière pauvreté !
J’aime ma porte aux vents battue.
J’aime le deuil, grave statue
Qui vient s’asseoir à mon côté.

J’aime le malheur qui m’éprouve,
Et cette ombre où je vous retrouve,
Ô vous à qui mon cœur sourit,
Dignité, foi, vertu voilée,
Toi, liberté, fière exilée,
Et toi, dév
ouement, grand proscrit !

[...]

J’aime la roche solennelle
D’où j’entends la plainte éternelle,
Sans trêve comme le remords,
Toujours renaissant dans les ombres,
Des vagues sur les écueils sombres,
Des mères sur leurs enfa
nts morts.

10 décembre. Jersey.

L'homme a ri

« M. Victor Hugo vient de publier à Bruxelles un livre qui a pour titre :
Napoléon le Petit, et qui renferme les calomnies les plus odieuses contre le prince-président. »
On raconte qu'un des jours de la semaine dernière un fonctionnaire apporte ce libellé à
Saint-Cloud. Lorsque Louis-Napoléon le vit, il le prit, l'examina un instant avec le sourire
du mépris sur les lèvres, puis s'adressant aux personnes qui l'entouraient, il dit, en leur
montrant le pamphlet : « Voyez, messieurs, voici Napoléon le Petit, par Victor Hugo le Grand. »
(JOURNAUX ÉLYSÉENS, AOÛT 1852.)

Ah ! tu finiras bien par hurler, misérable !
Encor tout haletant de ton crime exécrable,
Dans ton triomphe abject, si lugubre et si prompt,
Je t'ai saisi. J'ai mis l'écriteau sur ton front ;
Et maintenant la foule accourt, et te bafoue.
Toi, tandis qu'au poteau le châtiment te cloue,
Que le carcan te force à lever le menton,
Tandis que, de ta veste arrachant le bouton,
L'histoire à mes côtés met à nu ton épaule,
Tu dis : je ne sens rien ! et tu nous railles, drôle !
Ton rire sur mon nom gaîment vient écumer ;
Mais je tiens le fer rouge et vois ta
chair fumer.
Jersey. 30 octobre 1852.

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