Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Satine
  • Le blog de Satine
  • : Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Référencement

PageRank Actuel
Actualité blog 

Bienvenue

Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 01:33

Voici les premières photos de notre voyage sur la côte ouest des Etats-Unis. On commence avec le Grand Canyon pris en photos à différents endroits : mather point, bright angel, desert view et de la tour watchtower. Bon voyage.

 

100 1015

 

Les yeux plongés dans l’immensité,

Le corps appelé vers l’infini,

La nature nous a enseigné

Ce que signifie « géologie ».

 

100 1014


Il a fallu des millions d’années

Pour que cette merveille se forme,

On aura beau tenter de l’expliquer

Rien ne justifie cette taille énorme.

 

100 1010


De treize à vingt-six km de largeur,

Quatre cent quarante-six de longueur,

Jusqu’à trois mille mètres d’altitude,

Une démesure, pure béatitude.

 

100_1011.JPG


Deux plaques tectoniques se sont rencontrées

Pour donner vie à un plateau très élevé,

Le Colorado a poursuivi son chemin

En créant de multiples sillons en son sein.

 

100_1021.JPG


Puis la nature a fait son travail,

L’eau emporte boue et rocailles

Creusant chaque jour plus le grés

Laissant une empreinte prononcée.

 

024vue-depuis-watchtower--2-.JPG


Le temps a ses propres couleurs,

Les strates les mettent en valeur

Sous le regard d’un soleil éclatant

Qui les révèle à différents moments.

 

100 1022


Les formes des monts sont si uniques

Qu’on les nomme de façon historique :

Pyramide de Kheops, temple de Buddha,

Temple de Râ, Isis, Osiris et Shiva.

 

100 1030


Où que l’on soit, on a le souffle coupé

Devant ce cadeau des générations passées

Qui nous offre tant de splendeur et de beauté,

C’est une grande leçon d’humilité.

 

017Grand-Canyon-desert-view--2-.JPG

 

A lire et voir aussi : Bryce Canyon ici

                                 Antelope Canyon

                                 Monument Valley ici

                                 Mesa Verde

Repost 0
Published by Satine - dans Nature
commenter cet article
16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 18:28

Le défi n° 29 proposé par abeilles50 responsable de la communauté "ruche de beaux mots" avait pour sujet : le Septième Art… Comme vous vous en doutez, je ne pouvais qu’y succomber. Mais pour parfaire mon texte, j’ai demandé à un autre cinéphile de bien vouloir y participer. Ce cinéphile est bien connu et son blog fait des merveilles, alors n’hésitez pas à aller y jeter un petit coup d’œil quand vous êtes tentés par un film ou que vous hésitez à aller le voir au cinéma. Il s’appelle Vance et son blog s’intitule Millennium Visions. C’est notre deuxième défi commun, vous pouvez lire le précédent en cliquant ici.

J’espère que cette petite saynète vous plaira et, si le cœur vous en dit, essayez donc de deviner de quelles œuvres sont tirées les répliques en rouge et violet (ne tentez pas de cliquer, elles ne renvoient sur aucune page). Il y a en tout 78 films répertoriés, et jamais deux fois le même.

Enjoy !

 

Une rencontre de cinéma

(Un défi littéraire par Satine & Vance)

 

Ah ! les joies des rencontres par site internet interposé ! Imaginez ce qui pourrait se passer si deux personnes de sexe opposé, cherchant l’âme-sœur, et ayant coché « Cinéma » dans le registre des loisirs favoris, décidaient de se rencontrer. Pour de vrai. Enfin. Les yeux dans les yeux, tout ça quoi…

Imaginez…

 

LUI 

Pseudo : Maximus

Centres d’intérêt : le cinéma (et tout plein d’autres choses)

 

ELLE

Pseudo : Bella

Centres d’intérêt : le cinéma (et tout plein d’autres choses)

 

LIEU : la terrasse d’un restaurant. Parisien. Plutôt bien fréquenté.

 

HEURE : fin de soirée.

 

METEO : agréable.

 

OK. Silence sur le plateau. Ca tourne et… action !

 

 

 

MAXIMUS : Vous êtes Bella ?

BELLA : (Elle sourit.) Tu aimes les films de gladiateurs ?

MAXIMUS : OK, vous êtes Bella. (Il soupire et sourit. Ils s’asseyent.)

BELLA : A vous maintenant. Qui êtes-vous ?
MAXIMUS : Qui ? « Qui » n’est autre que la forme qui résulte de la fonction de « qu’est-ce-que », et ce que je suis, c’est un homme sous un masque.

BELLA : (agacée) Ça, je vois...

MAXIMUS : Je pourrais aussi vous dire : « Je m’appelle John Cofee. C’est comme le café, mais ça ne s’écrit pas pareil. »

BELLA : [Super l’humour, j’ai passé l’âge de ces conneries.] Quel homme es-tu donc qui, dans l’ombre de la nuit, vient trébucher sur mes pensées secrètes ?

MAXIMUS : Quel intérêt ? Nous savons ce que nous sommes mais ce que nous serons, nous ne le savons pas.

BELLA : C’est ton nom seulement qui est mon ennemi, ce n’est pas la main, ni le pied, ni le bras, ni le visage, ni la moindre partie de la personne elle-même.

MAXIMUS : Je suis une sorte d’agent commercial pour un grand importateur. Je finis toujours le travail pour lequel on me paie.  (Un peu désemparé) Vous savezCela fait une demi-heure que je vous dévore des yeux depuis l’autre bout de la pièce.

BELLA : Il vaut mieux ne pas dire certaines choses. Je crois que c’était quelque chose de si beau que ça ne peut pas s’exprimer avec des mots et c’est pour ça que mon cœur en souffre.

MAXIMUS : Oh ! (La dévisageant.) Vous croyez aux miracles, mademoiselle ?

BELLA : Si tu ne décides pas de ton destin, c’est ton destin qui décide pour toi.

MAXIMUS : J’assume mes fautes et j’essaie de ne pas fuir mes responsabilités.

BELLA : Vous faites quoi dans la vie ?
MAXIMUS : Je suis retraité, j’ai inventé l’eau tiède quand j’étais gosse. (Il rit.) Mais, en fait, euh… je suis malade de désir.

BELLA : (Cynique.) Quand les hommes évoquent l’amour, ce n’est que pour parvenir à leurs fins.

MAXIMUS : (Du tac au tac.) Magnifique démonstration de ce qui saute aux yeux.  (Il se rengorge.)

BELLA : [ Mon Dieu, faites de moi un oiseau que je puisse m’envoler loin loin d’ici. ] Je ne vous ferai pas l’honneur de relever cette remarque qui dénote un ressentiment à mon encontre. Mais je me dois de fustiger votre pessimisme qui frôle le défaitisme. (Elle soupire.) Dites-moi, croyez-vous que pour chaque homme il n’existe qu’une seule compagne idéale ?

MAXIMUS : [Que répondrait un intellectuel dans ce cas ?] (Il hésite.) La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour...

BELLA : Dis-moi un nom d’une personne qui soit partie de rien et qui ait trouvé le grand Amour ?
MAXIMUS : Un nom ? [Un nom, elle veut un nom, mais j’en sais rien moi... Cette salope de Cendrillon ?!] Trouver quelqu’un qu’on aime et qui nous aime, ces chances sont minuscules. Ecoutez, je me répète peut-être mais vous êtes si belle que ça en est douloureux !

BELLA : (Faussement offusquée) Il ne faut pas regarder les gens, ça les met mal à l’aise. Vous ne savez pas comme c’est dur d’être une femme qui a mon physique.

MAXIMUS : Vous ne savez pas comme c’est dur d’être un homme qui regarde une femme qui a votre physique.

BELLA : (Souriant à nouveau) Je rêve que nous sommes des papillons n’ayant à vivre que trois jours d’été. Avec vous, ces trois jours seraient plus plaisants que cinquante années d’une vie ordinaire.

MAXIMUS : D’accord, je sais qu’il n’y a pas de musique, et il ne neige pas, mais on peut se dire qu’on vit un moment unique. Non ?

BELLA : C’est vrai, c’est étrange comme on change, sans même y penser... Parfois, toute une vie se résume à un geste fou : vous rencontrer.

MAXIMUS : [Quelle naïve quand même ! On peut convaincre tout le monde qu’on a changé mais jamais soi-même.] Le royaume du possible existe en chacun de nous.

BELLA : Vous avez raison : il y a du bon dans ce monde, et il faut se battre pour y arriver. Mais au fait, vous ne m’avez toujours pas dit votre nom. Et puis, vous avez une famille ?

MAXIMUS : J’avais une femme mais elle m’a plaqué. Non mais vous le croyez ça ?

BELLA : Dans l’absolu... Ah, excusez-moi, j’ai un message important ! (Elle consulte rapidement son i-Phone.)

MAXIMUS : (Il s’impatiente.) Ouais, mes deux derniers aussi étaient importants. Le premier était de ma femme, pour me dire qu’elle me quittait. Le deuxième de mon avocat, lui aussi pour me dire qu’il me quittait. Avec ma femme. (Il se tait, cherche ses yeux. Elle éteint son mobile et le regarde. Il reprend, plus doucement.) Elle était un point de repère fixe dans un monde étourdissant. Jamais j’ai pu l’oublier... Jamais. J’ai aimé des tas de filles, mais aucune comme ça. C’était vrai. Jamais j’oublierais son premier regard, ça été comme un choc, je ne savais pas ce qui m’arriverai ni ce que je devais faire, ça avait toujours été facile avec les autres filles, mais elle ne me regardait pas... J’étais amoureux de cette fille... Son absence a envahi tout mon horizon, comme si on avait percé un trou béant dans ma poitrine...

BELLA :  (Compatissante.) Ça fait tellement du bien d’aimer les gens qu’on aime que ça finit par faire mal.

MAXIMUS : Lorsque nous aimons nous sommes tous des idiots. (Il hésite un court instant.) J’avais 4 mois quand mon père a quitté ma mère. Je me demande parfois s’il a eu le temps de plonger son regard dans mes yeux bleus, et de se dire : « Est-il possible que j’aie engendré le plus insignifiant trou du cul du 21e siècle ? »

BELLA : Continuez.

MAXIMUS : J’ai grandi dans un quartier malfamé où on arrive mieux à obtenir quelque chose avec un mot gentil et un flingue qu’avec un mot gentil tout seul.

BELLA : Je sais ce que c’est : dans la plupart des grandes villes, les gens ont l’art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient. (Ses yeux fixent un point éloigné.) Je n’aime plus le monde dans lequel je vis ! Et tous les gens autour de moi... et l’inertie de mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l’en empêcher... J’ai l’horrible impression d’être dans une pièce pleine de monde et j’ai beau hurler comme une folle, il n’y a personne qui se soucie de moi !

MAXIMUS : La liberté que nous cherchons n’est pas une contrée lointaine, elle est en nous. Excusez-moi ! (Il déclenche l’alarme de sa voiture garée à deux pas.)

BELLA : Vous êtes venus dans cette casserole ? Mmmh, vous êtes plus courageux que je ne le pensais. (Avisant le serveur.) Ah, je crois qu’il faut qu’on passe commande. Je vais prendre du poisson. Et vous ?

MAXIMUS : Je mange pas de poisson...
BELLA : Pourquoi ?

MAXIMUS : Ils pissent dans la mer !

BELLA : Les enfants aussi...

MAXIMUS : Je mange pas d’enfants non plus ! (Ils rient de bon cœur.)

BELLA : Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, vous savez ?

MAXIMUS : (La regardant dans les yeux.) Ce qui ne me tue pas me rend plus... bizarre.

BELLA : Autant rigoler, la vie va te sembler vachement longue si tu prend trop au sérieux les choses qui t’arrivent.

MAXIMUS : Le seul moyen d’allonger la vie, c’est d’essayer de ne pas la raccourcir. En fait… (il hésite. Elle le regarde intensément.) La mort nous sourit à tous, tout ce qu’on peut faire, c’est lui sourire à notre tour. (Long silence.)

BELLA : C’est comme ça qu’on voit si on se plaît avec une personne, quand on peut se taire tout à fait, au moins une minute et profiter du silence. (Elle lui sourit.)

 

MAXIMUS : (Se frottant les mains.) Oh putain, j’ai tellement faim que je boufferais le cul d’une vache enragée !

BELLA : [Je sais pas c’qui me retient de le mettre en orbite !] L’homme est un loup pour l’homme, et surtout pour la femme. (Elle fait la moue.)

MAXIMUS : (Il ne relève pas et passe commande à son tour). Tu sais ce que tout le monde aime ? Le clafoutis. T’as déjà rencontré quelqu’un à qui tu dis : « Fais péter le clafoutis ! », et qui te dit, « J’aime pas le clafoutis » ? Il n’y a rien de plus clafoutant que le clafoutis !

BELLA : [Mieux vaut être célibataire que mariée à un chieur. ] (Elle soupire.) Un jour, un jour mon rêve se réalisera ! Un matin, tu te réveilles et tu comprends que ce rêve n’arrivera jamais, toutes ces années il t’a taraudé, il fout le camp, t’es au bout de la route. Il ne s’est rien passé, ça n’arrive jamais, parce que finalement t’as rien fait pour ça ! Tu le ranges dans un coin de ton cerveau et tu t’affales dans ton fauteuil pour t’abrutir de séries télé jusqu’à ce que ton existence de merde s’achève. 

MAXIMUS : (Cynique.) Je suis comme la poisse, j’arrive là où on ne m’attend pas. (Il la pointe du doigt.)

BELLA : (Ironique.) Il n’y a rien de plus beau qu’un ego meurtri sur le visage d’un ange.

MAXIMUS : (Faussement indigné.) Je suis comme je suis, je fais ce pourquoi je suis fait.

BELLA : (Secouant la tête.) Vous êtes le degré zéro de l’humanité.

MAXIMUS : La honte est comme la douleur, on ne l’éprouve qu’une fois.

BELLA : (Furieuse.) Quand on n'a pas d’amour dans le cœur, on n’a rien du tout. Pas de rêve, pas d’histoire à raconter. Rien du tout...

MAXIMUS : (Grandiloquent.) Non je n’ai aucun cœur ! Je n’éprouve ni amour, ni peur ; aucun chagrin, ni joie d’aucune sorte ; je ne suis qu’une enveloppe charnelle, destinée à vivre jusqu’à la fin des temps !

BELLA : Ma mère m’avait bien dit : Si jamais il y a une chose à laquelle tu tiens par dessus tout, n’essaie pas de la retenir, si elle te revient, elle sera à toi pour toujours, si elle ne revient pas, c’est que dès le départ, elle n’était pas faite pour toi... (Elle rassemble ses affaires.)

MAXIMUS : Il fait froid ici, ou ça vient d’moi ? (Reprenant son sérieux.) Voyons, tu sais bien que dans les livres, les amoureux terminent ensemble à la fin de l’histoire.

BELLA : C’est pas écrit sur ma figure, et pourtant j’suis une sale peste pleine de rancune. (Elle se lève, décidée.) J’aimerais poursuivre cette conversation mais j’ai un vieil ami pour le diner.

MAXIMUS : Tu t’en vas ?

BELLA : Si tu connais la réponse pourquoi poses-tu la question ? (Au serveur, qui apportait les plats.) J’ai besoin de vacances.

SERVEUR : (Enigmatique.) La vie est tout de même une chose bien curieuse... Pour qui sait observer entre minuit et trois heures du matin.

MAXIMUS : (Fataliste, il la regarde s’éloigner.) Ouais, mon vieux, y’a d’quoi se la prendre et se la mordre !

SERVEUR : J’imagine qu’il y a des gens qui naissent avec la tragédie dans le sang.

 

THE END

 

 

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

V pour Vendetta.

la Ligne verte

l’Arme fatale

Shakespeare in love

Hamlet

Roméo+Juliette

Requiem for a dream

le Bon, la Brute & le Truand

Bodyguard

les Evadés

le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

Iron Man

Kill Bill 2

Kiss kiss bang bang

la Leçon de piano

Robin des bois, prince des voleurs

Sherlock Holmes

Forrest Gump

O’Brother

A tout jamais, une histoire de Cendrillon

Un poisson nommé Wanda

Moulin rouge !

Pretty Woman

Coup de foudre à Notting Hill

Pearl Harbour

Sixième Sens

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Bright Star

Bridget Jones : l’âge de raison

la Belle & la Bête

Avatar

Usual Suspects

Un monde meilleur

le Seigneur des Anneaux : la Communauté de l’Anneau

Scream

Scoop

le Cinquième Elément

Virgin Suicides

Twilight, chapitre 2

LOL : laughing out loud

Orgueil & Préjugés

Wanted

les Incorruptibles

Seven

Titanic

le Roi Arthur

Star Wars : Un nouvel espoir

Closer : entre adultes consentants

Conan le barbare

the Dark Knight

Garden State

Mon nom est Personne

Gladiator

Pulp Fiction

Point Break

Toy Story 2

Dirty Dancing

Shrek

Persépolis

Collatéral

Indiana Jones & la Dernière Croisade

Kill Bill

Kingdom of Heaven

Pour le pire & pour le meilleur

les Liaisons dangereuses

Australia

Van Helsing

Proposition indécente

Demolition Man

Love actually

Eternal Sunshine of the spotless mind

le Silence des agneaux

X-Men

Terminator 2

le Quai des brumes

Last Action Hero

Donnie Darko

 

Repost 0
Published by Satine - dans Extraits cinéma
commenter cet article
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 01:19
Alors que je mets à jour nos photos de notre voyage itinérant de la côte ouest des Etats-Unis, je vous laisse lire et être touchés par cette lettre lue au Sénat par Djemila Benhabib, auteur de "Ma vie à contre-Coran". Personnellement j'en ai eu les larmes aux yeux. A l'heure où le débat sur le port de la burqa fait rage, cette déclaration nous éclaircit davantage et nous pousse encore plus à la réflexion. J'en profite pour tirer mon chapeau à cet auteur..... En tant que femmes, on  ne peut que partager son point de vue et avoir envie de crier avec elle, je la remercie et espère sincèrement qu'elle a été entendue.

 

 

MISSION PARLEMENTAIRE SUR LE VOILE INTEGRALE

djamila

Mesdames les sénatrices,

Mesdames les présidentes,
 Mesdames et messieurs les dignitaires,
 Chers amis,
 Merci mille fois de ce grand honneur que vous me faites, aujourd’hui, de me consacrer parmi les Femmes debout et de permettre à ma voix, celle d’une femme de culture musulmane féministe et laïque de résonner dans cette prestigieuse institution de la République. Merci à vous, mes amies de Femmes solidaires et de la Ligue du droit international des femmes pour votre travail acharné, permanent et indispensable que ce soit dans les quartiers, auprès des femmes victimes de violences et discriminations, des sans papiers ou encore au sein des politiques et des instances onusiennes. C’est dire que c’est ici, localement que prend racine le travail pour les droits des femmes pour se répercuter à l’échelle internationale. C’est dire aussi que la Marche des femmes pour la liberté et l’égalité est une et indivisible. Lorsqu’une femme souffre dans un quelconque endroit de la planète, c’est notre affaire à toutes et à tous. Merci de nous faire sentir de mille façons que nous sommes les maillons d’une même chaîne.
 
Voilà encore quelques années, je n’aurais jamais imaginé que ma vie de femme, que ma vie de militante serait si intimement liée au féminisme et à la laïcité.
 Je vous surprendrai peut-être en vous avouant que je ne suis pas devenue féministe en tournant les pages du Deuxième Sexe, ni en me plongeant dans ce magnifique roman d’Aragon Les Cloches de Bâle, où il était question entre autres de Clara Zetkin et de Rosa Luxembourg, deux figures de proue du féminisme et de la paix dans le monde.
 Je ne suis pas devenue laïque en m’abreuvant de Spinoza, de Ibn Al-Arabi, de Descartes, de Ibn Khaldoun, ou de Voltaire, mon maître. Absolument pas.
 J’aurais pu tourner mon regard ailleurs pour me perdre dans cette enfance si heureuse que j’ai eue dans une famille généreuse, cultivée, ouverte sur le monde et sur les autres, profondément engagée pour la démocratie et la justice sociale. J’aurais pu m’égarer dans la beauté de cette ville qu’est Oran où il faisait si bon vivre au bord de la mer. Cette ville qui a propulsé la carrière littéraire d’Albert Camus, avec son célèbre roman La peste, jusqu’au Nobel de littérature. J’aurais pu ne rien voir, ne rien entendre des brimades, du mépris, des humiliations et des violences qu’on déversait sur les femmes. J’ai choisi de voir et d’écouter d’abord avec mes yeux et mes oreilles d’enfant. Plus tard, j’ai choisi de dire les aspirations de toutes ces femmes qui ont marqué ma vie pour que plus jamais, plus aucune femme dans le monde, n’ait honte d’être femme.
 Pour vous dire vrai, à l’enfance et surtout à l’adolescence, je n’ai jamais rêvé de mariage, de prince charmant, de robe longue, de grande maison, d’enfants et de famille. Les quelques mariages auxquels j’avais assisté, en Algérie, me faisaient sentir que la femme était un objet bien plus qu’un sujet. Inutile de vous préciser que ma perspective était ultraminoritaire, car les femmes sont formatées à devenir des épouses puis des mères dès l’enfance. Je devais avoir, quoi, cinq, six, peut-être sept ans tout au plus, lorsqu’on me somma de rejoindre ma grand-mère dans la cuisine, car ma place naturelle était à mi-distance entre les fourneaux et la buanderie, de façon à pouvoir faire éclater mes talents de cuisinière et de ménagère le moment venu.
 En 1984, l’Algérie adopte un code de la famille inspiré de la charia islamique. J’ai 12 ans à cette époque. Brièvement, ce code exige de l’épouse d’obéir à son mari et à ses beaux-parents, permet la répudiation, la polygamie, destitue la femme de son autorité parentale, permet à l’époux de corriger sa femme et en matière d’héritage comme de témoignage, l’inégalité est érigée en système puisque la voix de deux femmes équivaut à celle d’un homme tout comme les parts d’héritage.
 Question : L’Algérie est-elle devenue musulmane en 1984 ?
 Réponse : Je vous la donnerai pendant le débat tout à l’heure si vous le souhaitez.
 Pour ce qui est de la laïcité, j’ai compris sa nécessité lorsque, au tout début des années 1990, le Front islamique du salut (FIS) a mis à genoux mon pays l’Algérie par le feu et par le sang en assassinant des milliers d’Algériens. Aujourd’hui, on est forcé de constater que les choses n’ont pas tellement changé.
 Trop de femmes dans le monde se font encore humilier, battre, violenter, répudier, assassiner, brûler, fouetter et lapider. Au nom de quoi ? De la religion, de l’islam en l’occurrence et de son instrumentalisation. Pour refuser un mariage arrangé, le port du voile islamique ou encore pour avoir demandé le divorce, porté un pantalon, conduit une voiture et même avoir franchi le seuil de la porte sans la permission du mâle, des femmes, tant de femmes subissent la barbarie dans leur chair. Je pense en particulier à nos sœurs iraniennes qui ont défilé dans les rues de Téhéran pour faire trembler l’un des pires dictateurs au monde : Ahmadinejad. Je pense à Neda, cette jeune Iranienne assassinée à l’âge de 26 ans. Nous avons tous vu cette image de Neda gisant sur le sol, le sang dégoulinant de sa bouche. Je pense à Nojoud Ali, cette petite Yéménite de 10 ans, qui a été mariée de force à un homme qui a trois fois son âge et qui s’est battue pour obtenir le droit de divorcer… et qui l’a obtenu. Je pense à Loubna Al-Hussein qui a fait trembler le gouvernement de Khartoum l’été dernier à cause de sa tenue vestimentaire.
 La pire condition féminine dans le globe, c’est celle que vivent les femmes dans les pays musulmans. C’est un fait et nous devons le reconnaître. C’est cela notre première solidarité à l’égard de toutes celles qui défient les pires régimes tyranniques au monde. Qui oserait dire le contraire ? Qui oserait prétendre l’inverse ? Les islamistes et leurs complices ? Certainement…mais pas seulement.
 Il y a aussi ce courant de pensée relativiste qui prétend qu’au nom des cultures et des traditions nous devons accepter la régression, qui confine l’autre dans un statut de victime perpétuelle et nous culpabilise pour nos choix de société en nous traitant de racistes et d’islamophobes lorsque nous défendons l’égalité des sexes et la laïcité. C’est cette même gauche qui ouvre les bras à Tarik Ramadan pour se pavaner de ville en ville, de plateau de TV en plateau de TV et cracher sur les valeurs de la République.
 Sachez qu’il n’y a rien dans ma culture qui me prédestine à être éclipsée sous un linceul, emblème ostentatoire de différence. Rien qui me prédétermine à accepter le triomphe de l’idiot, du sot et du lâche, surtout si on érige le médiocre en juge. Rien qui prépare mon sexe à être charcuté sans que ma chair en suffoque. Rien qui me prédestine à apprivoiser le fouet ou l’aiguillon. Rien qui me voue à répudier la beauté et le plaisir. Rien qui me prédispose à recevoir la froideur de la lame rouillée sur ma gorge. Et si c’était le cas, je renierais sans remords ni regret le ventre de ma mère, la caresse de mon père et le soleil qui ma vu grandir.
 L’islamisme politique n’est pas l’expression d’une spécificité culturelle, comme on prétend ça et là. C’est une affaire politique, une menace collective qui s’attaque au fondement même de la démocratie en faisant la promotion d’une idéologie violente, sexiste, misogyne, raciste et homophobe.
 Nous avons vu de quelle façon les mouvements islamistes, avec la complicité, la lâcheté et le soutien de certains courants de gauche cautionnent la régression profonde qui s’est installée au cœur même de nos villes. Au Canada, nous avons tout de même failli avoir les tribunaux islamiques. En Grande-Bretagne c’est déjà la norme dans plusieurs communautés. D’un bout à l’autre de la planète, le port du voile islamique se répand et se banalise, il devient même une alternative acceptable aux yeux de certains car c’est tout de même mieux que la burqa !
 Que dire de la démission des démocraties occidentales sur des enjeux primordiaux à la base du vivre-ensemble et de la citoyenneté tels que la défense de l’école publique, des services publics et de la neutralité de l’État ?
 Que dire des reculs en matière d’accessibilité à l’avortement ici même en France ?
 Tout ça pour dire qu’il est toujours possible de faire avancer les sociétés grâce à notre courage, notre détermination et à notre audace. Je ne vous dis pas que ce sont là des choix faciles. Loin de là. Les chemins de la liberté sont toujours des chemins escarpés. Ce sont les seuls chemins de l’émancipation humaine, je n’en connais pas d’autres.
 Cette merveilleuse page d’histoire, de NOTRE histoire, nous enseigne que subir n’est pas se soumettre. Car par-delà les injustices et les humiliations, il y a aussi les résistances. Résister, c’est se donner le droit de choisir sa destinée. C’est cela pour moi le féminisme. Une destinée non pas individuelle, mais collective pour la dignité de TOUTES les femmes. C’est ainsi que j’ai donné un sens à ma vie en liant mon destin de femme à tous ceux qui rêvent d’égalité et de laïcité comme fondement même de la démocratie. L’histoire regorge d’exemples de religions qui débordent de la sphère privée pour envahir la sphère publique et devenir la loi. Dans ce contexte, les femmes sont les premières perdantes. Pas seulement. La vie, dans ses multiples dimensions, devient soudainement sclérosée lorsque la loi de Dieu se mêle à la loi des hommes pour organiser les moindres faits et gestes de tous. Il n’y a plus de place pour les avancées scientifiques, la littérature, le théâtre, la musique, la danse, la peinture, le cinéma, bref la vie tout simplement. Seuls la régression et les interdits se multiplient. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai une aversion profonde à l’égard des intégrismes quels qu’ils soient, car je suis une amoureuse de la vie.
 Rappelez-vous une chose : lorsque la religion régit la vie de la cité, nous ne sommes plus dans l’espace du possible, nous ne sommes plus dans le référentiel des doutes, nous ne sommes plus dans le repère de la Raison et de la rationalité si chères aux Lumières. Séparer l’espace public de l’espace privé en réaffirmant la neutralité de l’État me semble indispensable, car seule la laïcité permet de se doter d’un espace commun, appelons-le un référentiel citoyen, loin de toutes croyances et de toutes les incroyances, pour prendre en main la destinée de la cité. Avant de conclure, permettez-moi de partager avec vous une lettre destinée à l’un de vos élus.
 J’ai longuement hésité avant de vous écrire. Peut-être, par peur d’être perçue comme celle venue d’ailleurs qui fait indélicatement irruption dans les « affaires françaises ». Au diable les convenances, je n’ai jamais été douée pour la bienséance surtout lorsqu’elle est au service des plus forts, des plus puissants et des plus arrogants. Puis, s’il avait fallu que je vive en fonction du regard des autres, je n’aurais rien fait de ma vie ou si peu. Lorsqu’il s’agit des droits des femmes, nulle convenance ne doit primer sur l’essentiel. L’essentiel étant : la liberté, l’égalité et l’émancipation des femmes. J’entends encore des copines françaises me dirent avec insistance : parle-lui, dis-lui, écris-lui. Étrangement, leurs propos me rappellent le titre de ce magnifique film d’Almodovar Parle avec elle où dès les premiers instants, le rideau se lève furtivement, pendant quelques secondes, sur un spectacle de danse, mettant en scène le corps d’une femme, celui de Pina Bausch. Elle qui exprimait si bien dans ses chorégraphies crûment la violence exercée à l’encontre des femmes.
 Monsieur Gérin, c’est à vous que je m’adresse, je voudrais vous parler, vous dire la peur que j’ai connu le 25 mars 1994 alors que j’habitais à Oran, en Algérie et que le Groupe islamique armé (GIA) avait ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Ce jour-là, j’ai marché la tête nue ainsi que des millions d’autres Algériennes. Nous avons défié la mort. Nous avons joué à cache-cache avec les sanguinaires du GIA et le souvenir de Katia Bengana, une jeune lycéenne âgée de 17 ans assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée planait sur nos têtes nues. Il y a des événements fondateurs dans une vie et qui donnent une direction particulière au destin de tout un chacun. Celui-là, en est un pour moi. Depuis ce jour-là, j’ai une aversion profonde pour tout ce qui est hidjab, voile, burqa, niqab, tchador, jilbab, khimar et compagnie. Or, aujourd’hui vous êtes à la tête d’une commission parlementaire chargée de se pencher sur le port du voile intégral en France.
 En mars dernier, je publiais au Québec, un livre intitulé Ma vie à contre-Coran : une femme témoigne sur les islamistes. Dès les premières phrases, je donnais le ton de ce qu’est devenue ma vie en termes d’engagements politiques en écrivant ceci : « J’ai vécu les prémisses d’une dictature islamiste. C’était au début des années 1990. Je n’avais pas encore 18 ans. J’étais coupable d’être femme, féministe et laïque. » Je dois vous avouer que je ne suis pas féministe et laïque par vocation, je le suis par nécessité, par la force des choses, par ces souffrances qui imprègnent mon corps car je ne peux me résoudre à voir l’islamisme politique gagner du terrain ici même et partout dans le monde. Je suis devenue féministe et laïque à force de voir autour de moi des femmes souffrir en silence derrière des portes closes pour cacher leur sexe et leur douleur, pour étouffer leurs désirs et taire leurs rêves.
 Il fut un temps où on s’interrogeait en France sur le port du voile islamique à l’école. Aujourd’hui, il est question de voile intégral. Au lieu d’élargir la portée de la loi de 2004 aux établissements universitaires, nous débattons sur la possibilité de laisser déambuler dans nos rues des cercueils. Est-ce normal ? Demain, peut-être c’est la polygamie qui sera à l’ordre du jour. Ne riez pas. Cela s’est produit au Canada et il a fallu que les cours (de justice) s’en mêlent. Car après tout la culture à bon dos lorsqu’il s’agit d’opprimer les femmes. Ironie du sort, j’ai constaté dans plusieurs quartiers que les jupes se rallongent et disparaissant peu à peu. La palette des couleurs se réduit. Il est devenu banal de camoufler son corps derrière un voile et porter une jupe, un acte de résistance. C’est tout de même une banlieue française qui est le théâtre du film La Journée de la jupe. Alors que dans les rues de Téhéran et de Khartoum, les femmes se découvrent de plus en plus, au péril de leur vie, dans les territoires perdus de la République française, le voile est devenu la norme. Que se passe-t-il ? La France est-elle devenue malade ?
 Le voile islamique est souvent présenté comme faisant partie de « l’identité collective musulmane ». Or, il n’en est rien. Il est l’emblème de l’intégrisme musulman partout dans le monde. S’il a une connotation particulière, elle est plutôt politique surtout avec l’avènement de la révolution islamique en Iran en 1979. Que l’on ne s’y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leur corps, de leur liberté et de leur sexualité.
 Pire encore, la perversion est poussée à son paroxysme en voilant des enfants de moins de cinq ans. Il y a quelques temps, j’essayais de me rappeler à quel moment précisément, en Algérie, j’ai vu apparaître ce voile dans les salles de classe. Pendant mon enfance et jusqu’à mon entrée au lycée, c’est-à-dire en 1987, le port du voile islamique était marginal autour de moi. À l’école primaire, personne ne portait le hidjab, ni parmi les enseignants, ni surtout parmi les élèves.
 Voilà 12 ans que j’habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d’immatriculation des voitures est « Je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Quelle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha. C’est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités et des devoirs envers nous tous, les petits. C’est d’ailleurs pour cela qu’aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers votre commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa.
 Pour notre part au Québec, on se souvient qu’en 1961, pour la première fois dans l’histoire, une femme, une avocate de surcroît, est élue à l’Assemblée législative lors d’une élection partielle. Son nom est Claire Kirkland et elle deviendra ministre. En invoquant un vieux règlement parlementaire qui exigeait des femmes le port du chapeau pour se présenter à l’Assemblée législative, on la force à se couvrir la tête pendant les sessions. Elle refuse. C’est le scandale. Un journal titre : « Une femme nu-tête à l’Assemblée législative ! » Elle résiste et obtient gain de cause.
 Il faut comprendre par là que nos droits sont des acquis fragiles à défendre avec acharnement et qu’ils sont le résultat de luttes collectives pour lesquelles se sont engagés des millions de femmes et d’hommes épris de liberté et de justice. J’ose espérer, monsieur Gérin que la commission que vous présidez tiendra compte de tous ces sacrifices et de toutes ces aspirations citoyennes à travers le monde et les siècles.
 A vous chers amis, s’il y a une chose, une seule, que je souhaiterais que vous reteniez de ces quelques mots, c’est la suivante. Entre une certaine gauche démissionnaire, le racisme de l’extrême droite et le laisser-faire et la complicité des gouvernements nous avons la possibilité de changer les choses, plus encore nous avons la responsabilité historique de faire avancer les droits des femmes. Nous sommes, en quelque sorte, responsables de notre avenir et de celui de nos enfants. Car il prendra la direction que nous lui donnerons. Nous, les citoyens. Nous, les peuples du monde. Par nos gestes, par nos actions et par notre mobilisation. Toutes les énergies citoyennes sont nécessaires d’un pays à l’autre au-delà des frontières. L’avenir nous appartient. La femme est l’avenir de l’homme disait Aragon. S’agissant d’homme, je veux en saluer un présent aujourd’hui, c’est mon père à qui je dois tout.
 Et je finirai par une citation de Simone de Beauvoir : « On a le droit de crier mais il faut que ce cri soit écouté, il faut que cela tienne debout, il faut que cela résonne chez les autres. » J’ose espérer que mon cri aura un écho parmi vous.
 Djemila Benhabib

 Lettre lue au Palais du Luxembourg, le vendredi 13 novembre 2009, lors de la journée "Femmes debout", organisée par Femmes Solidaires et la Ligue du Droit International des Femmes

 

 




 


 




 

 

 

Repost 0
Published by Satine - dans Citations
commenter cet article
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 01:49

Avant de partir dix jours en vacances, je vous laisse avec quelques photos de notre jardin. En automne on a planté, maintenant on récolte et c'est un ravissement quotidien : nos premières fleurs... C'est comme les enfants qui ramassent les oeufs de Pâques dans le jardin, chaque soir on rentrait du travail et on cherchait les nouvelles arrivées...

A très bientôt les amis et bonnes vacances à vous si vous êtes concernés, bon courage aux autres....

 

IMGP2524.JPG

 

C’est à vous que revient l’honneur d’ouvrir le bal

Résistant au froid, vous déployez vos pétales,

Offrant à nos yeux encore en hibernation

Ces couleurs vives, chaudes au milieu du gazon.

Une explosion de joie irrite nos iris

Sonne le glas de cette morte saison triste.

 

IMGP2522.JPG


Ecarquillons nos yeux devant ces renaissances,

Toute la nature se réveille en silence.

 

fleurs-avril-2010--1-.JPG


Par-ci, par-là, les fleurs se regorgent de vie

Et se parent de beaux atours pour être jolies.

N’écoutant que leur courage, elles craquellent la terre

Souhaitant enfin respirer un bon bol d’air

Et plonger dans le plus chaud des bains de soleil.

Elles ouvriront leur charme à cet astre sans pareil

Sans songer qu’en parallèle, elles nous émerveillent.

 

fleurs-avril-2010--4-.JPG

Repost 0
Published by Satine - dans Nature
commenter cet article
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 00:00

Ce poème est malheureusement tiré de notre réalité. Notre chatte Maya n'a qu'un seul mauvais côté c'est de vouloir sortir tôt le matin dès les premières lueurs de jour ou les premiers chants d'oiseaux. Elle utilise alors toutes sortes de stratagèmes pour nous tirer hors du lit et nous éviter de faire une grasse matinée le week end ou les lendemains de fêtes... Malgré cela bien sûr nous l'adorons et profitons de la douceur de ses longs poils dès que possible. Je vous laisse admirer la coupable à travers quelques photos et publie ce poème dans "la ruche de beaux mots "pour répondre au défi d'abeilles50.

 

 

 Je suIMGP2512-copie-2.JPGis l’animal de compagnie convoité

Qui a posé son trône dans bien des foyers,

Oui je suis le roi de la maisonnée

Pour me faire obéir, je sais miauler.

 

Je pionce vingt heures par jour quand vous trimez

Sur votre pieu je me prélasse à volonté,

La grasse matinée n’est pas dans mes projets,

Dès les premières  lueurs, il me faut chasser.

 

 

 

Alors avec joie j’attaque vos grands pieds

Dès qu’ils se mettent un peu trop à remuer,

Le soleil est là, je veux sortir jouer

Même si vous n’avez pas récupéré.

 

IMGP2330.JPGMoi j’ai assez dormi,  il faut vous lever,

L’heure est maintenant au petit-déjeuner,

Je ne mange que mes croquettes préférées

Et chipe vos jambons, thons, dindes et poulets.

 

C’est moi le patron, vous m’avez adopté,

Vous devez céder à mes quatre volontés,

C’est le prix à payer pour me caresser,

Profitez de mes ronrons pour vous délasser.

Repost 0
Published by Satine - dans Nature
commenter cet article
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 04:46

Quel spectacle tu nous as offert cette année !

Bravant les climatologues circonspects,

Tu as montré que tu n’avais pas froid au nez

Et que nul ne choisirait ta destinée.

 

Voulais-tu prouver qu’ils étaient trop alarmistes ?

Désirais-tu éclairer les plus pessimistes ?

Qu’importe tout cela, tu t’installes et persistes

Il n’y a que ta blancheur qui partout subsiste.

 neigepaysage.jpg


Quand cette dentelle du ciel fine et unique

Tricote ce manteau épais si magnifique,

On se dit que la nature sait être magique

Pour faire de l’hiver une saison féerique.

 

Par une pluie divine, lente et gracieuse,

Tu nous offres un ballet à la fin joyeuse,

Rendant les petites rates en tutu envieuses

Devant tant de splendeur moelleuse et cotonneuse.

 

neigepluie.jpg


« Pourvu que la neige tienne ! » crient les enfants

Qui préparent déjà bonnet, bottes et gants,

Faisant fi du froid, ils se rouleront dedans

Pour leur propre bonheur et celui de leurs parents.

 

Sourires aux lèvres, regards illuminés,

Ils feront crisser leurs bottes avec gaieté

Pour laisser leurs empreintes un temps donné

Dans cette pureté immaculée.

 

neigeempreinte.jpg


Les batailles de boules de neige éclateront

Armés de douceur, leur bataillon ils défendront,

Ils s’amuseront, riront, s’égosilleront

Jusqu’à ce que l’humidité atteigne leur tronc.

 

Alors ils rentreront se chauffer près du feu

En pensant déjà aux lendemains merveilleux,

Luge, ski, traîneau, il n’y en aura que pour eux

Sous le regard d’un bonhomme aux yeux caillouteux.

 

neigehomme.jpg

Repost 0
Published by Satine - dans Nature
commenter cet article
1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 00:46

Je vous laisse découvrir la suite de l'article et mon commentaire sur le film de Guy Ritchie... Bonne aventure !

 

 

sherlock3.jpegDans « Les Aventures de Sherlock Holmes » sont réunies les douze enquêtes suivantes dont l’une des plus importantes à mes yeux : « Un Scandale en Bohême ». Pourquoi vous parler uniquement de celle-là ? Parce qu’Elle est là. Elle ? Oui la femme. Celle que Guy Ritchie met  bien en avant dans son film, celle pour qui Holmes aurait des sentiments mais ce n’est pas la seule raison… Le chapitre débute ainsi : « Pour Sherlock Holmes, elle est la femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu’il ne l’appelle presque jamais par son nom : elle est et elle restera la femme. Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? Absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. […] Et pourtant une femme l’impressionna : la femme, Irène Adler, qui laissa néanmoins un souvenir douteux et discuté. » Tout commence par la venue du roi de Bohême en personne chez Holmes. Il y a quelques années, il était l’amant d’Irène Adler qui détient une photographie les réunissant et qu’il ne parvient pas à récupérer malgré des cambriolages de fortune. Irène le menace alors de faire parvenir cette photographie à sa future femme. Débute alors la chasse aux indices de Holmes… En se déguisant en cocher, il obtient des renseignements sur les habitudes de la dame auprès de ses employés. Ensuite devant la maison d'Iréne et en sa présence, il manigance une bagarre dont il est la victime afin de se faire emmener à l’intérieur. Avec le concours de Watson qui crie « au feu », il surprend Irène se précipitant vers la photo pour la sauver des éventuelles flammes. Il découvre ainsi la fameuse cachette. Mais le lendemain, lorsqu’il arrive à la maison en présence du roi, il ne reste que la servante qui les informe du départ de la dame et de son récent mari et leur remet une lettre qu’elle a laissée à l’attention de Sherlock Holmes. Tous y découvrent alors l’intelligence de la dame qui s’est à son tour déguisée pour obtenir des informations sur Holmes qu’elle savait chargé de l’enquête. Elle a emporté la photographie qu’elle conservera sans aucune mauvaise intention et a laissé une autre photographie d’elle en robe du soir. Voici comment une femme a déjoué les plans de Holmes. Le chapitre se finit en ces termes : « Il avait l’habitude d’ironiser sur la rouerie féminine ; depuis ce jour il évite de le faire. Et quand il parle d’Irène Adler, ou quand il fait allusion à sa photographie, c’est toujours sous le titre très honorable de la femme. »

J’ai trouvé ce chapitre très intéressant car Holmes a affaire à quelqu’un qui parvient à le manipuler. Et ce quelqu’un est de plus une femme. A l’époque c’était osé d’opposer la gente féminine « bonne maîtresse de maison, bonne mère » au plus grand des détectives et de voir Holmes échouer face à elle. Sir Conan Doyle le fait avec finesse et délicatesse, il la dépeint avec beaucoup de tendresse et lui donne une allure et une classe folles. Maintenant que je vous ai parlé d’elle, je peux embrayer sur le film où elle a toute sa place.

 

sherlocka.jpeg


Guy Ritchie a été culotté et c’est tout à son honneur. Le choix des acteurs est une pure réussite. La prestation de Robert Downey Junior est merveilleuse et subtile, il crève l’écran et il semble très à l’aise avec Jude Law en docteur Watson. On a vraiment l’impression qu’ils se connaissent depuis des années et que ce sont de vrais amis. Leur complicité est réelle et cela donne beaucoup de dynamisme et de crédibilité au film.

Sherlock Holmes a de nombreux points communs avec le héros du livre, Docteur Watson par contre paraît plus courageux, plus volontaire. Dans les enquêtes que j’ai lues, il semble plus en retrait et ses participations ne sont guère musclées ou trop dangereuses. Il apparaît davantage comme le biographe d’Holmes. Il est là pour prendre des notes et lui donne des coups de main quand il en a besoin. Dans le film, il a rôle essentiel et sort plusieurs fois Holmes du pétrin, il est plus posé aussi, plus sûr de lui. Il boîte alors que sa blessure de guerre était à l’épaule mais peut-être est-ce le résultat de sa fièvre entérique qui a épuisé son corps durant des mois.

sherlockadler.jpegQuant à Irène Adler (Rachel Mc Adams), elle est éblouissante. Lors de leur première rencontre, Holmes lui arrache un collier qu’elle aurait volé ( ?) et qu’elle porte autour du cou ; Watson rappelle à Holmes qu’elle l’a berné deux fois déjà. Peut-être apparaît-elle dans une autre enquête que je n’ai pas encore lue mais qu’il me tarde de découvrir. Il y a un « je ne sais quoi » entre eux qui les unit et les repousse à la fois. Certes ils semblent plus épris l’un de l’autre dans le film, Sherlock a conservé sa fameuse photo dans un cadre et la regarde difficilement dans les yeux. Elle prend plaisir à le provoquer avec aisance et facilité comme si elle était sûre de son aura. Ils jouent au chat et à la souris à tour de rôle et c’est plaisant de les voir batifoler ainsi.

 

Bien entendu, le film "Sherlock Holmes" de Guy Ritchie met en lumière tout le talent de Holmes, on a même droit à des réflexions en voix off avant l’action pour nous montrer que Holmes planifie chacun de ses actes. Il y a beaucoup d’actions, de cascades, d’explosions, de suspense et aussi d’humour moins subtil que dans les livres mais bien plus risible. L’enquête est exaltante, elle nous mène aux frontières du paranormal, on se laisse prendre au jeu, on cherche les indices, on regarde où il pose ses yeux pour savoir ce qu’il a perçu et entrer dans sa tête. Mais c’est comme dans les livres, on trouve des solutions, on chemine doucement vers la résolution finale mais il nous manque toujours un ou deux p’tits trucs qui ne lui échappent pas….

Et oui, il faut se rendre à l’évidence : n’est pas Sherlock qui veut.

Repost 0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 13:55

sherlock-2.jpgLa sortie du film « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie et les extraits très alléchants m’ont invitée à découvrir les aventures de cet éminent détective créé par Sir Arthur Conan Doyle à la fin du XIXème siècle. Fan de romans policiers, je n’avais pas encore eu la joie de lire ses enquêtes et de me rendre compte de l’immensité de son talent. Sir Arthur Conan Doyle a un beau style d’écriture très plaisant et loin d’être ennuyeux. Les descriptions ne sont pas lourdes et servent uniquement à poser le décor et à parsemer de ci de là quelques indices nécessaires à la progression de l’enquête. J’ai pris cette lecture comme un jeu. Je voulais mener mon investigation en parallèle et défier Sherlock Holmes et je dois avouer que j’ai souvent beaucoup de réponses mais rarement toutes…

Je vous parlerai d’abord de « Etude en rouge » où l’on découvre la rencontre entre Watson et Sherlock puis de « Les Aventures de Sherlock Holmes » où la première enquête le confronte à « la » femme. Pour finir je ferai un léger parallèle entre mes lectures et le film éblouissant qui m’a scotchée sur mon siège….

 

 

 

 

sherlock1.jpegParu en 1887, ce livre est la première des enquêtes de Sherlock Holmes. Il débute par une préface de Germaine Beaumont qui relate ici toute sa passion pour ce détective hors norme et l’auteur qui selon elle sont indissociables. « Mais dès maintenant, je m’incline devant une des plus extraordinaires identifications entre l’homme et l’œuvre, ou plutôt entre l’écrivain et le personnage créé par son génie. Car, pour des milliers de personnes, pour des milliers de lecteurs, la personnalité de Conan Doyle s’est confondue avec celle de Sherlock Holmes. » Elle conclura même en écrivant : « Sherlock Holmes n’a pas de descendance. Il m’apparaît simplement comme un homme qui aurait écrit un livre prodigieux intitulé Conan Doyle. »

Le premier chapitre met en lumière Watson. On y découvre ses études, sa vie militaire, son accident lors de la bataille de Maiwand suivi de la fièvre entérique qui faillit le terrasser et qui lui permit d’être rapatrié à Portsmouth. En Angleterre, il n’avait ni parents, ni amis mais un revenu quotidien. Il se mit alors à la recherche d’un appartement. Un ex-infirmier rencontré par hasard va le conduire à Sherlock Holmes qui cherchait un colocataire. Les premiers mots qu’il prononça devant Watson furent : « Je l’ai trouvé ! Je l’ai trouvé ! […] J’ai trouvé un réactif qui ne peut être précipité que par l’hémoglobine ! » puis « Comment allez-vous ? » et «Vous avez été en Afghanistan, à ce que je vois ! ». Dès leur première rencontre, les caractéristiques du personnage sont plantées. Il fait des recherches dans son laboratoire et déduis des choses dès le premier coup d’œil. Le lendemain ils visiteront le fameux appartement du 221b Baker Street qu’ils occuperont jusqu’au mariage de Watson quelques années plus tard. Cette cohabitation intrigua Watson qui cherchait à comprendre son mystérieux colocataire. Après plusieurs discussions, il cerna ses connaissances : littérature : nulles, philosophie : nulles, astronomie : nulles, politique : faibles, botanique : spéciales, est calé sur la belladone, l’opium, tous les poisons en général mais ne connaît rien au jardinage, géologie : pratiques mais restreintes, il distingue au premier coup d’œil les différentes espèces de terrains, chimie : approfondies, anatomie : exactes mais sans système, littérature à sensation : immenses, il semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle, joue bien du violon, est très adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime et a une bonne connaissance pratique des lois anglaises. Mais ce n’est que le 4 mars (date mémorable pour Watson) qu’il comprit qui était son nouvel ami. A la lecture d’un article de journal écrit par Holmes qui mettait en avant les qualités d’observation d’un détective et que Watson trouvait prétentieux, Sherlock expliqua puis démontra à Watson ses facultés de déduction ou d’intuition et son métier. S’ensuit une enquête, au côté de Lestrade et Gregson (les limiers de Scotland Yard), la première pour nos deux compères où Watson aura tout le loisir de découvrir les talents de son compagnon.

 

 

La suite dans quelques jours...... Patience les amis.

Repost 0
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 01:26

Petite participation au défi proposé par abeilles50....


Le temps passe, s’écoule inexorablement,

Faisant de nos vies, des histoires, des romans

Qu’on aime relire le soir au coin du feu ;

Se rappeler notre enfance, ses jours heureux.

 

enfance5.jpeg

 

Nous étions cinq, mes parents, mon frère, ma sœur,

Je ne me souviens que d’un immense bonheur,

Au sein de cette maison parsemée de fleurs

Que mes parents ont payée par leurs durs labeurs.


 enfance3.jpeg


On rentrait le soir après nos journées d’école,

On faisait nos devoirs, fallait bien qu’on s’y colle

Puis on se retrouvait devant notre télé

Ou autour d’un jeu de cartes ou de société.

 

enfance2.jpeg


A Pâques, on cherchait les œufs dans notre jardin,

A Noël, on ornait ensemble le sapin,

En hiver les batailles de neige éclataient,

En été, nos rollers arpentaient nos allées.

 

enfance1


Ma mère nous concoctait de bons petits plats

Pendant que papa se battait au syndicat,

Elle nous a transmis ce don, l’art culinaire,

Il nous a appris à ne pas nous laisser faire.

 

Mes amies les plus proches habitaient le quartier,

Quelques maisons ou quelques rues à traverser,

Les trottoirs se souviennent encore de nos craies,

Au jeu « à chacun sa guerre » on s’abandonnait.

 

Que de fous rires il y eut au cœur de nos maisons ;

On se racontait nos premières émotions

Transformées en poèmes, dessins et chansons,

Nos anniversaires fêtés à l’unisson.

 

Puis l’heure des études nous a séparées,

On a pris le chemin de notre destinée,

La famille reste là, certains amis s’en vont

Laissant place à d’autres, de nouveaux horizons.

 

enfance4.jpeg

 

Alors que la trentaine pointe ses oreilles

Je ne peux pas dire que ce n’est plus pareil,

Les boums disparaissent au profit de bons repas,

Mes parents, mon frère, ma sœur sont toujours là.

 

Chacun a pris son envol, a quitté le nid

Pour construire avec le temps sa propre famille,

Mes parents ont repris le chemin des voyages,

Entourés d’amis, l’escapade n’a pas d’âge.

 

On quitte le foyer par soif de liberté,

Mais une fois installés, on se remémore

Ces doux instants passés, gravés dans nos pensées,

Qui font ce que nous sommes, nos plus chers trésors.


 

enfance6.jpeg

Repost 0
Published by Satine - dans Imagination
commenter cet article
19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:42

Premier roman du réalisateur Guillermo Del Toro (Hellboy, Blade 2, Le Labyrinthe de Pan récompensé par trois oscars) en partenariat avec Chuck Hogan (auteurs de nombreux thrillers salués par Stephen King comme Face à faceLe Prince des braqueurs), ce livre est une petite merveille qui a eu le privilège d’avoir sa propre bande annonce sur Allociné comme s’il s’agissait d’un film. C’est une plongée au cœur de la science-fiction au milieu des vampires et comme nous l’explique la quatrième de couverture :

 

 

la lignee 

   Tapis dans l’ombre, les vampires sont là depuis toujours, à  

   attendre. Leur heure est à présent venue…

 

   Depuis son atterrissage à l’aéroport JFK à New York, un avion 

  en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. 

  Le spectacle qu’Ephraïm et son équipe d’épidémiologistes 

  découvrent à bord à de quoi glacer le sang : tous les passagers

  sauf quatre sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été

  victimes d’un attentat au gaz ? D’une bactérie foudroyante ?

   Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des

  morgues de la ville, Ephraïm comprend qu’une menace sans

  précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident

  de s’organiser. Pas seulement pour sauver leurs proches. C’est

  la survie de l’humanité qui est en jeu…

 

 


La Lignée est le premier tome d’une trilogie qui promet de tenir en haleine les amateurs du genre. Loin des vampires humanisés de « Twilight », nous avons affaire ici à des bêtes en putréfaction qui ne répondent qu’à un besoin : celui de se nourrir. Si le début de l’histoire fait étrangement penser à un épisode de la nouvelle série « Fringe » (qui m’avait scotchée), les aventures qui s’y déroulent sont bien différentes. Tout d’abord il ne s’agit pas d’une enquête médicale ou policière, Ephraïm ne passe pas son temps dans un laboratoire, il est sur le terrain avec sa collaboratrice Nora et assiste impuissant à des phénomènes étranges, inconnus et terrifiants.

 

Les pages se tournent facilement, la lecture est rapide mais soutenue, on a l’impression de découvrir le scénario d’un film. On imagine avec aisance le décor, les personnages, leurs mouvements, leurs déplacements tout en évitant une description lourde et ennuyeuse. L’action prend toujours le dessus quels que soient le chapitre, l’époque. Plus on avance, plus on trouve des informations stupéfiantes et angoissantes, plus le suspense et la tension augmentent. Ils sont effrayés et nous aussi.

 

Certaines scènes font d’ailleurs directement référence à des films d’horreur comme « L’armée des morts », « Shaun of the dead » ou « Alien ». Mais les vampires n’ont (je crois) jamais été traités de la sorte. Certes il y a « le maître » pour faire un petit clin d’œil à « Dracula » de Coppola, une force décuplée, des sens en éveil, une soif inéluctable mais pas de crocs bien affûtés - plutôt une façon originale et sanglante de boire le sang des humains et de les contaminer.

 

Ephraïm et Nora auront bien besoin des conseils et de l’expérience de Setrakian, un prêteur sur gages, qui a déjà rencontré ces « strigoï » à l’époque où il était enfermé dans des camps nazis durant la seconde guerre mondiale. C’est lui qui nous invite à un voyage glacé dans le passé et les horreurs de l’humanité. Ses sources seront de la plus haute importance pour comprendre le phénomène et tenter de stopper sa propagation. Mais les mortels devront tous s’y mettre pour tuer ces vampires car ils contaminent hommes, femmes, enfants à grande vitesse. N’importe quelle arme est bonne pour rester en vie, fuir ou combattre, survivre ou mourir, ils y seront tous confrontés…


 

A lire absolument ! J’attends les autres tomes avec une grande impatience.

Repost 0