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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 01:44

sonnets.jpegVoilà un chef d’œuvre sur lequel j’ai eu la chance de tomber en fouinant dans les librairies de Bruxelles. Un vieil ouvrage taché, jauni, déchiré, abîmé par les outrages du temps mais dont le contenu est sans conteste un trésor pour les yeux, une douce mélodie émanant des Temps Modernes dans la froideur de l’Angleterre. Ce qui est fantastique c’est que cet ouvrage présente les textes originaux sur la page de gauche en vieil anglais et les traductions françaises du poète Mélot du Dy sur la page de droite. Ainsi il est plaisant de lire d’abord le texte original, d’essayer d’en capter le sens général et parfois même quelques vers entiers et puis de se laisser aller à la découverte plus fine du texte en français.  Mélot du Dy précise dans la préface que les sonnets de Shakespeare pourraient dans leur ensemble s’appeler le Roman de Shakespeare. Ils nous content en effet l’historique pathétique, de son double amour. Le roman comporte cent cinquante quatre sonnets ou chapitres qui parfois se répètent. C’est pour cela que Mélot du Dy s’est concentré sur vingt-cinq sonnets en tentant de rendre l’interprétation vivante. Il conclut en écrivant : « Les sonnets de Shakespeare, haut poème de la Renaissance, nous apparaissent ainsi comme un de ces paysages de montagne devant lesquels il doit être permis au simple copiste de poser en plein air, même si cet air l’enivre un peu trop, son chevalet. »

 

En tournant la première page, je découvre un second trésor : une page de « Le journal des poètes » de décembre 1954. On y consacre un article sur Mélot du Dy, sur la grâce et la fantaisie de ses écrits. Je cite quelques extraits de l’article : « Les réalités belles ou laides, les émotions tristes ou joyeuses, ne sont pas livrées dans leur nudité, telle que le poète les a vues ou ressenties. L’artiste transpose toujours et dans le ton que lui impose son tempérament. L’auteur de « Jeu d’ombres » les revêt, précisément, d’un voile de discrétion ou de pudeur comme ces nus antiques de Ménades ou de statues funéraires. Les formes n’en sont pas, pour cela, étouffées, mais soulignées ou tempérées selon les circonstances. Les plis de ces voiles enchaînent le rêve dans leurs courbes ou aiguisent la curiosité dans sa recherche du trait révélateur. […] Son ironie il s’en sert pour dissimuler les vibrations trop aigues de sa sensibilité. Il s’en sert également pour décrire des ridicules, et ceci avant ceux-là qui, aujourd’hui font rire peut-être mais hélas jamais sourire. [….] Il connaît la densité des mots, joue avec leur éclat comme un joaillier, et fait preuve, a-t-on dit, d’un art si savant qu’il paraît le plus simple du monde. » Tout cela laisse rêveur. Ce journaliste Philippe Jones aurait pu être un poète aussi, ne trouvez-vous pas cet extrait sublime ! Pourquoi n’écrivons-nous plus ainsi aujourd’hui ? Plusieurs poèmes de Mélot du Dy sont cités au-dessous, je vous en présente deux :

 

           La sirène                                                                                           La gisante 

Lointaine rumeur de la vie                                                             Tu souris, dormeuse

Un jour, un seul pour mes regards,                                               Au marbre figée,

Océan de tous les hasards                                                               Entre la nuit creuse

Et de monotonie.                                                                               Et l’aube ridée,

                                                                                                         Dans un coin d’église.

Je t’imagine sur les plages,                                                            Un pas de chaisière

Amour pareil à mon erreur !                                                         Traîne sur les dalles,

Assez de vie et de fureur                                                                Un rais de lumière

Pour déplacer les coquillages…                                             Touche tes mains pâles,

                                                                                                                Prière immobile.

Ces flots dans la chambre, lumière                                                  La mort sollicite

Sue mes mains d’aveugle. Voici                                                      Un geste de joie,

Ton premier silence ébloui,                                                        Mais comme on hésite

Voici ma chance, la dernière,                                                      Avant qu’on y croie…

                                                                                                             Et tu sembles vivre.

Vite, et saisir ce qui se donne,                                                       Dors ! Je m’aventure

L’aurore d’une épave, un sein                                                  Dans les jours informes,

Délicieux : regarde bien !                                                                  O présence pure

Vite et mourir. Personne.                                                             Afin que tu dormes

                                                                                                                Image d’amie.

 

 

sonnets2.jpeg

 

Place maintenant à William ! Je vous ai choisi 11 sonnets qui m’ont particulièrement plu.

 

Sonnet I

Regarde ton miroir, et dis à ce visage

Que les temps sont venus d’en former un nouveau ;

Car si tu refusais d’en faire un aussi beau,

Tu décevrais le monde et quelque vierge sage :

 

Quelle belle, en effet, pour un moins doux fardeau,

Dédaignerait ici ton marital usage,

Et, de son propre bien préférant le tombeau,

Quel sot consentirait à briser son lignage ?

 

Tu sembles le miroir de ta mère ; elle, en toi,

Rappelle la fraîcheur de l’avril de sa vie :

Par la vitre de l’âge, en un pareil émoi,

 

Vieillard, tu reverras ta jeunesse fleurie.

Mais qui veut vivre seul, pour que chacun l’oublie,

Mourra seul, emportant son image avec soi.

 


Sonnet III

Ces heures dont le clair travail accomplissait

La charmante merveille où tout regard s’arrête

Blesseront quelque jour cette chose bien faite,

Ravissant la beauté de qui nous ravissait ;

 

Car le temps, sans répit, mènera le succès

De l’été triomphant à l’hiver, sa défaite ;

Le froid surprend la fleur ; la feuille, de son faîte,

S’abat ; la neige enfin recouvre un noir décès.

 

Mais l’esprit, mais l’essence adorable demeure,

Le parfum de l’été dans sa prison de gel,

Afin qu’à tout jamais toute gloire ne meure :

 

Ce n’est donc qu’un aspect fugitif que l’on pleure,

Et la fleur, distillée en délice immortel,

Au mépris de l’hiver nous ravit tout à l’heure.

 


Sonnet IV

Ni marbre blanc, ni monument doré

Ne survivront à ces rimes princières ;

Tu brilleras chez moi plus honoré

Qu’un temple impur de temps et de poussières,

 

Et quand l’excès des armes et des guerres

Aura le temple et le socle rasé,

Ni fer, ni feu n’atteindra sur mes terres

Ton souvenir en ces lieux déposé.

 

Malgré la mort et l’ennemi farouche,

Tu poursuivras ton destin ; par ma bouche,

Et jusqu’au jour du dernier jugement,

 

Le monde encore entendra ta louange ;

Oui, tu vivras jusqu’à l’appel de l’ange,

Dans ce poème et les yeux d’un amant.

 

 

 

La suite viendra prochainement et si vous souhaitez avoir les textes originaux, n'hésitez pas à me les demander....

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                               le film Hamlet de K. Branagh

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 17:55

rose.jpeg

 

Il y a des évidences contre lesquelles on ne peut rien

Qui prennent de l’importance quand le temps fait son chemin,

Notre cœur soudain s’élance même si on le retient,

C’est lui qui gère la cadence et choisit notre destin.

 

coeur.jpeg


Comme un pauvre pantin qu’une main inconnue manipule,

Notre corps indistinct évolue tel un somnambule,

Il arpente avec faim, des sentes nouvelles qu’il adule,

Ses pas vibrent sans fin vers cet élan qui le stimule.

 

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Nos gestes incontrôlables subissent l’assaut des passions,

Nous devenons friables, trop lisses sous les émotions,

Nos sentiments s’attablent, choisissent les orientations

La chamade insondable s’immisce sans suspicion.

 

chamade.jpeg


Nous n’avons plus guère le choix, nous devons capituler,

La reine recherche son roi, le bon, pour s’abandonner,

Le recul n’est pas de bon aloi, il faut s'aventurer,

Rencontrer l’origine de l’émoi, le beau, l’étranger.

 

couple.jpeg


Les premiers mots sont les plus difficiles, ils ouvrent la voie,

Viennent les regards parfois subtils, qui attisent la foi,

Des envies communes se faufilent sans langue de bois,

Une issue ensemble se profile parsemée de joie.

 

kiss.jpeg


On s’émerveille chaque jour des beautés de notre élu,

On se réveille troubadour des peines disparues,

On appelle cela l’amour que l’on souhaite absolu,

Il m’ensorcelle, de nuit, de jour, depuis que je t’ai vu.

 

je-t-aime.jpeg

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Published by Satine - dans Amour
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 01:15

Place au troisième tome de la tétralogie TWILIGHT et sa quatrième de couverture :


 twilight3.jpeg

« Deux futurs, deux âmes sœurs… C’était trop pour une seule personne. Je compris que ce n’était pas Edward et Jacob que j’avais essayé de réconcilier, c’était les deux parts de moi-même, la Bella d’Eward et la Bella de Jacob. Malheureusement, elles ne pouvaient pas coexister et j’avis eu tort de tenter de les y contraindre.

A présent, je ne doute pas de ce que je désire, ni de ce dont j’ai besoin…ni de ce que je vais faire, là, maintenant. »

 

 

Après avoir risqué sa vie pour sauver celle de son grand amour, on aurait pu penser que Bella mériterait bien un peu de repos. Et bien non, réfléchissons un peu, ce ne serait pas intéressant. La fin d’année approche avec son lot d’examens et deux hommes vont se déchirer pour elle. Jacob espérait beaucoup de sa relation avec Bella, il a tout fait pour la sauver de son désespoir par amour pour elle. Mais voilà, il n’est pas Edward et si elle l’aime ce n’est que par amitié, comme elle le répète, il est de sa famille…

 

Jacob tombe alors dans une dépression à son tour car Bella coule des jours heureux avec son vampire. Charlie, le père de Bella, la pousse alors à ne pas laisser ses amis de côtés (sûrement dans l’espoir aussi qu’elle délaisse un peu Edward…) et l’incite à fréquenter Jacob. Bella est alors tiraillée entre son père, Jacob qui n’attend que son amour et Edward qui craint pour sa vie lorsqu’elle fréquente les loups-garous d’autant plus qu’Alice Cullen n’a aucune vision lorsque Bella est à la Push. Pourtant Bella est fidèle en amitié et elle ne peut omettre à quel point Jacob l’a aidée à survivre. Celui-ci va d’ailleurs en profiter au maximum et ne cessera d’utiliser ce passé et la naïveté de Bella pour arriver à ses fins…

 

 

Par l’intermédiaire de ce trio, ce livre se révèle très psychologique. Les deux hommes vont tout faire pour s’octroyer les faveurs de Bella, jouant de ruses et de stratégies pour passer du temps avec elle. La jalousie va les pousser à se détester encore davantage et à mettre Bella dans une situation complexe où elle devra faire des choix et se montrer plus forte, s’affirmer.

Ce tome est aussi plus intimiste, on en apprend davantage sur certains membres de la famille Cullen, sur l’histoire des Quileutes et ces périodes de vie sont vraiment très intéressantes.

 

Mais ne négligeons pas l’action qui pour moi est essentielle. Et oui, après tout se sont des vampires et des loups-garous et c’est ce qui nous a poussés au départ à lire cette tétralogie. Victoria, la compagne de James que les Cullen ont tué pour protéger Bella, est de retour et elle réclame vengeance. Yes ! Un combat se dessine, une confrontation se profile mais elle se fait toute en douceur et par l’intermédiaire de plusieurs meurtres mystérieux à Seattle, d’une intrusion sur le territoire de la Push et des Cullen, d’un vol d’affaires personnelles dans la chambre de Bella…. Plus on avance dans le livre et plus on attend ça, un face à face. Mais voilà, Victoria a monté sa propre armée et la survie du clan Cullen ne peut se faire qu’avec l’aide des Quileutes. Pour protéger Bella et Charlie, les deux ennemis vont devoir se lier et rapprocher leurs clans…

 

Comme d’habitude, la fin de ce tome réclame la suite inévitablement. De nombreux projets tant attendus sont en suspens et le clan des Volturi n’est pas loin, il veille…

 

 

A lire aussi : twilight fascination

                        twilight tentation

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 11:20

froid-1.jpeg

 

J’ai une aversion pour cette période morne

Où toute trace de vie se cache, hiberne,

La plénitude engloutit l’espace sans borne

Laissant une impression de vide triste et terne.

 

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Les rues sont désertées, nulle ombre ne s’y mire,

Les parcs sont esseulés, dépouillés de leurs rires ;

On a beau cherché, il n’y a plus âme qui vive,

Prêts à succomber, on s’abandonne, on dérive.

 

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Le ciel trop chargé est si bas qu’il nous oppresse

Dévorant les cimes qui le montrent du doigt,

Le brouillard achève ce crime sous les toits

Avalant toute chose que l’hiver délaisse.

 

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La bise nous pousse dans nos retranchements ;

Insoumise, elle vocifère dans nos tympans,

Hurlant les louanges de nos plaisirs perdus,

Torturant notre esprit de tout ce qui n’est plus.

 

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Le froid glacial envahit l’air puis l’asphyxie ;

Sournois et perfide, il s’immisce sous nos chairs,

Pénétrant jusqu’à notre mœlle épinière,

Provoquant paralysie voire léthargie.

 

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La neige anime un peu cette ambiance livide

Par le mouvement dansant de ses flocons blancs ;

Sa couche cotonneuse ramène, timide,

Quelques échos de joie, les rires des enfants.

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Published by Satine - dans Nature
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 12:06

Bonne et heureuse année 2011 !

 

nouvel-an-2.jpeg


Je vous souhaite tout le bonheur du monde, une superbe santé, de la prospérité et surtout de l'inspiration pour que nos échanges s'épanouissent encore et encore.....

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 10:22

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                        En ce jour de Réveillon, je vous souhaite à toutes et tous de très bonnes fêtes de fin d'année.

 

 

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Que vos sourires étincèlent au rythme des guirlandes électriques et que ces jours propices aux réunions familiales se passent dans la joie et la bonne humeur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Père Noël vous gâtera j'en suis sûre....noel3-copie-2.jpeg

 

 

 

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 02:50

Un très bon Shakespeare, une bonne découverte que je vous conseille vivement. Si le talent du dramaturge y trouve encore toute sa place, cette histoire est un peu différente des autres et c’est aussi bien. Pas de crise politique comme dans Jules César ou Antoine et Cléopâtre, pas d’histoire d’amour comme dans Roméo et Juliette, pas de trahison comme dans Othello ou MacBeth, juste une histoire familiale qui se rapprocherait davantage d’Hamlet.

 

lear 1Le roi Lear a trois filles. Sentant la fin de ses jours proches, il décide de partager son royaume à ses filles et de léguer ses pouvoirs. Afin de déterminer le partage, il demande à ses filles de décrire l’amour qu’elles portent à leur père. Si les deux aînées Gonéril et Régane se confondent en compliments exagérés qu’on perçoit aisément comme de l’hypocrisie, la benjamine Cordélia refuse de rentrer dans ce jeu impropre et se déclare plus simplement, plus sincèrement mettant en doute les paroles de ses sœurs. Elle subira alors la colère et la déception de son père et sera bannie tout comme l’ami fidèle du roi Kent qui essaya de s’interposer et de faire ouvrir les yeux à Lear. Le roi de France attendrit par la sincérité de Cordélia la prend alors pour épouse.

Les ducs d’Albany et de Cornouailles, les maris des aînées héritent donc du royaume. Par ce geste, le roi Lear entend bien recevoir en échange le gîte et l’affection de ses filles. Mais celles-ci à la longue refuseront de s’occuper de leur père vieillissant aux manies et aux volontés exacerbées. Le roi Lear, touché dans son amour propre se rend alors compte de l’erreur qu’il a commise et ne supportant pas l’attitude de ses filles va peu à peu sombrer dans la folie. Cependant il ne sera pas délaissé, Kent, déguisé, le suivra en tant que serviteur sous le nom de Caius et n’aura de cesse de le soutenir et de l’aider.

En parallèle, le duc de Gloucester vit aussi un drame familial. Edgar son fils légitime est manipulé par Edmond le fils bâtard qui désire par ce biais hériter du royaume. Edgar prend la fuite et perdra aussi la tête, se faisant appeler Tom. Kent, le roi Lear et Edgar finiront par se retrouver et traverseront ensemble les dernières épreuves qui nous amèneront aux dernières pages du livre.

 


Je vous ai sélectionné quelques extraits issus de différents actes qui je l’espère vous mettront l’eau à la bouche…. Bonne lecture :

 

1) Lorsque Lear bannit Cordélia :

Kent : Que Kent soit discourtois quand Lear est insensé ! Que prétends-tu vieillard ? Crois-tu donc que le devoir ait peur de parler, quand la puissance cède à la flatterie ? L’honneur est obligé à la franchise, quand la majesté succombe à la folie. Révoque ton arrêt, et, par une mûre réflexion, réprime cette hideuse vivacité. Que ma vie réponde de mon jugement ! La plus jeune de tes filles n’est pas celle qui t’aime le moins : elle n’annonce pas un cœur vide, la voix grave qui ne retentit pas en un creux accent.

 Lear au duc de Bourgogne : Telle qu’elle est, messire, avec les infirmités qu’elle possède, orpheline nouvellement adoptée par notre haine, dotée de notre malédiction et reniée par notre serment, voulez-vous la prendre ou la laisser ?

 

2) Gloucester se rend compte de la perfidie d'Edmond :

Gloucester : Ces dernières éclipses de soleil et de lune ne nous présagent rien de bon. La sagesse naturelle a beau les expliquer d’une manière ou d’autre, la nature n’en est pas moins bouleversée par leurs effets inévitables : l’amour se refroidit, l’amitié se détend, les frères se divisent ; émeutes dans les cités ; discordes dans les campagnes ; dans les palais, trahisons ; rupture de tout lien entre le père et le fils. Ce misérable, né de moi, justifie la prédiction : voilà le fils contre le père ! Le roi se dérobe aux penchants de la nature : voilà le père contre l’enfant ! Nous avons vu les meilleurs de nos jours. Machinations, perfidies, guets-apens, tous les désordres les plus sinistres nous harcèlent jusqu’à nos tombes…

 

3) Lorsque les deux filles refusent de s'occuper de leur père vieillissant :

Le Fou : Quelle merveilleuse parenté peut-il y avoir entre toi et tes filles ? Elles veulent me faire fouetter si je dis vrai ; toi, tu veux me faire fouetter si je mens. Et parfois je suis fouetté si je garde le silence. J’aimerais mieux être n’importe quoi que fou, et pourtant je ne voudrais pas être toi, mon oncle : tu as épluché ton bon sens des deux côtés et tu n’as rien laissé au milieu. Voilà venir une des épluchures.

Lear (parlant de Gonéril à son mari) : Ecoute, nature, écoute ! Chère déesse, écoute ! Suspends ton dessein, si tu t’es proposé de rendre cette créature féconde ! Porte la stérilité dans sa matrice ! Dessèche en elle les organes de la génération, et que jamais de son corps dégradé il ne naisse un enfant qui l’honore ! S’il faut qu’elle conçoive, dorme de fiel son nourrisson, en sorte qu’il vive pour la tourmenter de sa perversité dénaturée ! Puisse-t-il imprimer les rides sur son jeune front, creuser à force de larmes des ravins sur ses joues, et payer toutes les peines, tous les bienfaits de sa mère en dérision et en mépris, afin qu’elle reconnaisse combien la morsure d’un reptile est moins déchirante que l’ingratitude d’un enfant…

 

4) Lear devient fou :

lear2.jpegLe Chevalier : En lutte avec les éléments courroucés : le roi somme le vent de lancer la Terre dans l’Océan, ou d’élever au-dessus du continent les vagues dentelées, en sorte que tout change ou périsse. Il arrache ses cheveux blancs, que les impétueuses rafales, avec une aveugle rage, emportent dans leur furie et mettent à néant. Dans son petit monde humain, il cherche à dépasser en violence le vent et la pluie entrechoqués. Dans cette nuit où l’ourse aux mamelles taries reste dans son antre, où le lion et le loup, mordus par la faim, tiennent leur fourrure à l’abri, il court la tête nue et invoque la destruction.

 Edgar (seul, constatant la folie du roi) : Quand nous voyons nos supérieurs partager nos misères, à peine nos malheurs nous semblent-ils ennemis. Celui qui souffre seul, souffre surtout par imagination, en pensant aux destinées privilégiées, aux éclatants bonheurs qu’il laisse derrière lui ; mais l’âme dompte aisément la souffrance, quand sa douleur a des camarades d’épreuve. Comme ma peine me semble légère et tolérable, à présent que l’adversité qui me fait courber fait plier le roi !... Il est  frappé comme père et moi comme fils !... Tom, éloigne-toi ; sois attentif aux grands bruits, et reparais dès que l’opinion qui te salissait de ses outrageantes pensées, ramenée à toi par l’évidence t’aura réhabilité. Advienne que pourra cette nuit, pourvu que le roi soit sauvé !

 

5) Kent a envoyé une lettre à Cordélia, il demande au Chevalier si elle a été émue.

Le Chevalier : Pas jusqu’à l’emportement : la patience et la douleur luttaient à qui lui donnerait la plus suave expression. Vous avez vu le soleil luire à travers la pluie : ses sourires et ses larmes apparaissaient comme au plus beau jour de mai. Ces heureux sourires, qui se jouaient sur sa lèvre mûre, semblaient ignorer les hôtes qui étaient dans ses yeux et qui s’en échappaient comme des perles tombant de dieux diamants… Bref, la douleur serait la plus adorable rareté, si tout pouvait l’embellir ainsi. […] Alors elle a secoué l’eau sainte de ses yeux célestes et en a mouillé ses sanglots ; puis brusquement elle s’est échappée pour être toute à sa douleur.

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare un love

                               le film Roméo + Juliette

                               le film Hamlet avec Mel Gibson    

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues


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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 05:05

Voici le dernier poème concluant notre épopée fantastique sur la côte ouest des Etats-Unis.... Bryce Canyon a été pour moi une formidable surprise, une réelle découverte qui m'a littéralement époustouflée. J'ai adoré ses couleurs sous un soleil éclatant, ses formes incroyables, sa prodondeur, l'immensité de son parc... J'avoue que je l'ai préféré au Grand Canyon peut-être parce que je ne l'avais jamais vu en photo ou dans des documentaires et que du coup la rencontre a été intense, je ne sais pas mais ce sont de merveilleux paysages qui je l'espère vous séduiront aussi...

 

175Bryce-Canyon-National-Park--17-.JPG   192Bryce Canyon National Park (34)

 

 

Dernier canyon américain sur la côte Ouest

Portant le nom d’une ville digne du Far West,

Bryce canyon est bien plus timide, moins vaste

Et les couleurs sont moins flamboyantes, plus chastes.


 

172Bryce Canyon National Park (14)  160Bryce Canyon National Park (2)


 

Cependant, il n’en est pas moins étonnant,

Il fut mon coup de cœur, très sincèrement,

Au cœur d’un gouffre bordé de cathédrales

S’élèvent des stalagmites originales.


 

162Bryce-Canyon-National-Park--4-.JPG


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

165Bryce Canyon National Park (7)

 

 

 

 

 

Par milliers, elles se dressent fièrement,

Bravant, combattant les usures du temps,

Leur taille dépasse celle des conifères

Qui ont élu domicile au milieu des pierres.

 

 


 

 

 

 

Mais Bryce c’est aussi des couleurs stupéfiantes,

Des pierres voisines pourtant si différentes,

On passe du rose, au orange, au jaune, au blanc

Un dégradé pastel gardant tout son allant.



170Bryce-Canyon-National-Park--12-.JPG 171Bryce-Canyon-National-Park--13-.JPG

 

196Bryce Canyon National Park (38)

 

 

Les arbres se battent pour garder leur place,

La neige fin avril y est toujours tenace,

Elle ne jure pas dans ce décor splendide,

C’est une plénitude douce et timide.


 

194Bryce-Canyon-National-Park--36-.JPG195Bryce-Canyon-National-Park--37-.JPG

 

A lire et voir aussi : Grand Canyon ici

                              Antelope Canyon

                              Mesa Verde ici

                              Monument Valley

 


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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:37

antoine.jpegNouvelle pièce de Shakespeare qui a attiré mon attention dans une librairie d’occasion de Bruxelles mais qui ne m’a pas soulevée le cœur en fait, à ma grande déception d’ailleurs. Sur la quatrième de couverture, on peut lire : « On a souvent mal lu cette pièce qui occupe dans la production de Shakespeare une place à part, soulevée qu’elle est de bout en bout par un érotisme douloureux qui s’autorise toutes les licences, toutes les extrémités. » J’ai dû mal lire la pièce, je le crains. Je n’y ai pas vu d’érotisme, à part l’aspic qui mord le sein de Cléopâtre à la fin, mais plutôt de la vulgarité. A mon avis, il y a bien plus d’érotisme dans « Roméo et Juliette ». Toujours sur la quatrième de couverture, on lit plus loin : « Les traductions qu’en donne ici Jean Gillibert nous restituent un Shakespeare démaquillé de ses fards à la française : excessif, impudique, extravagant parfois – mais gouverné par la seule magie du verbe. » A nouveau, j’ai dû mal lire le livre. C’est sûrement celui où la beauté des mots m’a paru la plus fade. D’ailleurs, je ne vous ai sélectionné que quelques maigres extraits.

 

 

Je vais tout de même vous rassurer, ça reste du Shakespeare, parfois complexe qui nécessite la relecture d’un ant-cleo.jpegdialogue, mais je trouve qu’ici cela manque d’images, de personnifications qui sont tout de même les talents reconnus de Shakespeare. On relate dans cette pièce l’histoire d’Antoine, de Cléopâtre et de César (pas Jules mais son successeur). Le monde est aux mains de trois hommes : Antoine, Pompée et César. Cléopâtre, reine d’Egypte est la maîtresse d’Antoine. C’est un couple complexe, ils se livrent sans cesse un chassé-croisé amoureux qui nous ballote entre « elle l’aime vraiment » et « elle l’utilise ». Le côté politique est mis en avant avec justesse, on évoque des combats pour des prises de pouvoir, des ruses bien sûr, des retournements de situation, des pactes, des trahisons, bref on ne s’ennuie pas.

 

 

cleopatre.jpegSi le côté historique m’a bien plu (j’ai révisé mes cours lointains d’histoire), je suis relativement déçue par la liaison d’Antoine et de Cléopâtre. Je ne m’attendais pas à un amour enflammé à la « Roméo et Juliette », mais là, je reste sur ma fin. Cléopâtre passe pour une folle qui ne sait pas ce qu’elle veut, jouant des tours à son amant tout en lui clamant son amour. On est perdus et elle nous énerve. Certes à l’époque, c’était la seule femme de pouvoir et elle devait être avec un homme puissant pour maintenir sa position sociale, mais ici elle ressemble à Glenn Close dans « Liaison fatale » et du coup ça m’a fait un choc. Je m’attendais à la découvrir fière, majestueuse, puissante, maligne, mais en fait non, elle chute du piédestal sur lequel je l’imaginais. Mais peut-être était-elle réellement ainsi….  Antoine, récemment veuf de Fulvie, qui voue une dévotion à Cléopâtre, va tout de même s’attirer son courroux en en épousant une autre, Octavie la sœur de César, histoire de se faire ami avec ce dernier et de conserver des territoires. Mais on ne joue pas avec Cléopâtre…

 

 

Passée ma déception, place maintenant à quelques extraits qui peut-être vous donneront envie de vous laisser séduire et de vous faire votre propre opinion….

« La noblesse de la vie est de faire ainsi : quand par un tel couple, tous deux pouvant nous aimer d’un mutuel amour, j’enjoins au monde, sous peine de châtiment de nous contempler tels, haut dressés, inégalés. »

 

« Voyez-vous cela ! Si elles avaient en main de quoi me faire cocu, non seulement elles se feraient elles-mêmes putains, mais encore elles le deviendraient. »

 

«  Eh bien ! Monseigneur, offrez aux Dieux un sacrifice, en signe d’action de grâce ; quand il plaît à leurs déités de couper d’un homme sa femme, l’homme est renvoyé aux tailleurs de cette planète ; cela confirme que, lorsque les vieilles robes sont usées, il y a toujours des bouts pour qu’on en refasse des neuves. Oh ! S’il n’y avait d’autres femmes que Fulvie, oui, quelle déchirure ! le cas vaudrait qu’on se lamentât ! mais, à dire vrai, cette perte s’auréole de consolation ; votre vieille chemise, met bas un petit jupon tout neuf et, à dire vrai, je suis persuadé qu’un oignon verse assez de larmes pour bien arroser son chagrin.

- Le remue-ménage qu’elle a fait dans l’Empire ne peut supporter mon absence.

- Et le remue-ménage que vous avez fait ici ne peut plus se passer de vous. Celui surtout avec Cléopâtre qui dépend entièrement de votre…. Maintien dans les lieux. »

 

« Jamais il ne la quittera. L’âge ne peut la flétrir, ni l’habitude user son infinie variété. Les autres femmes rassasient les appétits qu’elles alimentent. Mais elle affame la même où elle assouvit car les plus viles choses deviennent, en elle, si vraies que les prêtres sacrés ne peuvent que bénir ses débordements. »

 

« O Souveraine maîtresse de vraie mélancolie, dégoutte sur moi le brouillard empoisonné de la nuit, que la vie, cette rebelle à mon désir, ne s’accroche pas à moi plus longtemps : jette contre le dur silex de ma faute mon cœur séché par la douleur, qu’il éclate en poudre, et que finissent toutes ces sales pensées ! »

 

« O cette âme félonne d’Egypte ! Ce charme terrifiant dont un regard impulsait mes armées et les rappelait, dont le sein était mon diadème, ma fin dernière ! Comme une vraie gitane, par un tour de passe-passe elle m’a amené jusqu’à l’aubier même du désastre. »

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                               le film Hamlet de K. Branagh

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

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Published by Satine - dans Shakespeare
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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 11:56

poèmes                                  

 

                                                   Voici la suite et la fin des extraits de ce recueil,

 

                               je vous fais partager trois nouveaux poèmes d'époque plus récente.

 

                             Bonne lecture et n'oubliez pas de me donner votre avis, vos préférences...

 

                                     Vous pouvez lire les premiers poèmes sélectionnés en cliquant ici :

 

 

 

 

"Stances galantes" de Molière (1622 – 1673)

 

Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille ;

Par mes soupirs laissez-vous enflammer :

Vous dormez trop, adorable merveille,

Car c’est dormir que de ne point aimer.

 

Ne craignez rien : dans l’amoureux empire,

Le mal n’est pas si grand que l’on le fait ;

Et, lorsqu’on aime et que le corps soupire,

Son propre mal souvent le satisfait.

 

Le mal d’aimer, c’est de le vouloir taire ;

Pour l’éviter, parlez en ma faveur.

Amour le veut, n’en faites point mystère ;

Mais vous tremblez et ce dieu vous fait peur !

 

Peut-on souffrir une plus douce peine ?

Peut-on souffrir une plus douce loi ?

Qu’estant des cœurs la douce souveraine,

Dessus le vôstre, Amour agisse en roi.

 

Rendez-vous donc, ô divine Amarante,

Soumettez-vous aux volontés d’Amour ;

Aimez pendant que vous êtes charmante,

Car le temps passe et n’a point de retour.

 

 

 


"Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière… "de Emile Verhaeren (1855 – 1916)

 

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière,

Baise-les longuement, car ils t’auront donné

Tout ce qui peut tenir d’amour passionné

Dans le dernier regard de leur ferveur dernière.

 

Sous l’immobile éclat du funèbre flambeau,

Penche vers leurs adieux ton triste et beau visage

Pour que s’imprime et dure en eux la seule image

Qu’ils garderont dans le tombeau.

 

Et que je sente, avant que le cercueil se cloue,

Sur le lit pur et blanc se rejoindre nos mains

Et que près de mon front sur les pâles coussins,

Une suprême fois se repose ta joue.

 

Et qu’après je m’en aille au loin avec mon cœur

Qui te conservera une flamme si forte

Que même à travers la terre compacte et morte

Les autres morts en sentiront l’ardeur !

 

 

 

 


 

"J’ai tant rêvé de toi" de Robert Desnos (1900 – 1945)

 

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.

Est-il encore temps d’atteindre  ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m’est chère ?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en éteignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.

Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute.

O balances sentimentales.

J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille.

Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.

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Published by Satine - dans Citations
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