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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 02:45

traité vampirologieLa partie 1 était un court résumé des 80 premières pages, je ne vous y ai proposé que les extraits qui m’avaient plu sans trop vous en dévoiler. C’est la partie qui m’a le plus intéressée, celle où j’ai appris des choses, du sang neuf en quelque sorte…. Pour la suite, c’est assez décevant je dois dire. Les 50 pages suivantes nous donne des informations sur plusieurs existences de vampires avérées avec toujours le même cheminement : un non-mort sort de sa tombe pendant la nuit pour se nourrir puis retourne dans son cercueil. Après plusieurs décès les soupçons se portent sur lui, on le déterre, on lui plante un pieu dans le cœur, on lui coupe la tête et on le brûle. A force c’est redondant et ennuyeux. Le seul intérêt ici est la lecture de témoignages d’autres auteurs avec leur propre style.

 

Puis ensuite on vient à nous expliquer certaines expressions employées encore de nos jours. En effet, un vampire est un mort qui ne veut pas l’être ou que les nécromanciens veulent interroger sur des secrets ou des choses à venir.  Du coup, on a dû inventer des stratagèmes pour les forcer à rester morts. Ainsi la veillée funèbre fut installée mais pas n’importe comment. Elle ne doit accueillir aucun animal car ces petites bêtes véhiculent l’esprit malin, les miroirs doivent être voilés pour éviter que l’esprit du mort ne se réfugie dans son reflet. Il ne doit pas y avoir d’agitation pour ne pas réveiller le défunt mais des objets sacrés ou bénits. Par ailleurs, on peut aussi lier les gros orteils du mort pour ne pas qu’il puisse marcher (au cas où), mettre des pièces de monnaie sur ses yeux pour l’empêcher de voir (et non ce n’est pas pour le passeur), on peut embaucher des pleureuses et aussi le faire sortir les pieds devant pour ne pas qu’il reconnaisse le chemin du retour voire prendre un chemin complexe à l’intérieur du cimetière pour brouiller les pistes…

 

La deuxième moitié du livre nous conte les signes d’infestation du vampire (rien de neuf), la classification des vampires, la chasse aux vampires (rien de neuf non plus, c’est même répétitif puisqu’on l’a déjà évoqué), la psychopathologie du vampire (lunatique, aliénation, perversion…) et pour finir, on nous présente d’autres traités et d’autres extraits de vampires dans la littérature. Un seul a vraiment retenu mon attention, il s’agit de Bérénice d’Edgar Allan Poe que je découvrais ici et je dois avouer que sa plume est superbe. Un petit extrait ? Bon d’accord.

«Le malheur est divers. La misère sur terre est multiforme. Dominant le vaste horizon comme l’arc-en-ciel, ses couleurs sont aussi variées, - aussi distinctes, et toutefois aussi intimement fondues. Dominant le vaste horizon comme l’arc-en-ciel ! Comment d’un exemple de beauté ai-je pu tirer un type de laideur ?  Du signe d’alliance et de paix une similitude de la douleur ? Mais, comme, en éthique, le mal est la conséquence du bien, de même, dans la réalité, c’est de la joie qu’est né le chagrin ; soit que le souvenir du bonheur passé fasse l’angoisse d’aujourd’hui, soit que les agonies qui sont tirent leur origine des extases qui peuvent avoir été. »

 

En conclusion, c’est un livre qui se lie vite au format d’un journal intime. Les titres sont écrits en style gothique pour mettre dans l’ambiance, les illustrations en noir et blanc sont très moyenâgeuses mais collent parfaitement à l’atmosphère du livre. On a réellement l’impression de feuilleter un ouvrage ancien, un trésor, les derniers mots d’un mourant… Mais voilà, il y a des passages à vide où franchement on s’ennuie, des redondances (trop) et finalement rien de bien nouveau à l’exception des origines. Il a été judicieux et plaisant cependant d’ajouter des traités et œuvres d’autres auteurs, du coup ce sont plusieurs histoires au sein d’un même livre dont le seul but est d’appuyer les dires de Van Helsing dans sa quête sur les vampires. C’est dans l’ensemble une découverte intéressante que je ne regrette pas d’avoir lue malgré quelques déceptions. Merci encore Marie !

 

 

Ne soyez pas étonnés si vos commentaires tarderont à être publiés, je pars en vacances, je les modèrerai à mon retour sans faute.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 12:33

traite-vampirologie.jpegVoilà un autre des cadeaux que ma petite Marie m’a offert avec gentillesse et spontanéité sans raison spéciale, simplement pour me faire plaisir. Je la remercie encore une fois chaleureusement. C’est un livre que je voulais m’acheter (vous vous en doutiez ?) et qui m’intéressait car écrit (soi-disant) par le célèbre et l’illustre Abraham Van Helsing M. D. Dr. Phil. Dr. Lit. Etc…. Quoi ? Que signifient ces abréviations ? Et bien c’est son palmarès incroyable : M. D : docteur en médecine, Dr. Phil. : docteur en philosophie, Dr. Lit. : docteur ès lettres et Etc…car nous savons que notre médecin prestigieux était aussi docteur ès sciences et docteur en théologie, sans parler de ses travaux sur le cerveau humain qui lui valurent une réputation de psychiatre éminent. Comment ne pas succomber ? Ca ne vous dit toujours rien ? Alors je pourrais vous parler de Anthony Hopkins dans le célèbre « Dracula » de Francis Ford Coppola ou de Hugh Jackman dans « Van Helsing » de Stephen Sommers. J’étais sûre que ça vous mettrait sur la piste. Oui c’est un chasseur de vampires qui s’est longtemps penché sur ces phénomènes occultes.

 

Ici, il ne s’agit pas d’un roman. C’est,  une sorte de documentaire, d’historique sur la vampirologie. Qui d’autre que Van Helsing pouvait d’ailleurs en parler aussi bien ? Historique parce qu’il nous parle de la naissance du mythe et nous raconte plusieurs événements qui se sont produits prouvant ainsi leur existence. Documentaire parce qu’on nous parle des vampires, de leur transformation, de leur pouvoir, de leur mode de vie, des façons de les tuer…. Oui je l’admets ici rien de bien nouveau pour une fan comme moi. C’est d’ailleurs un des bémols que je poserais.

 

Mais avant de mettre en avant tout ce qui m’a dérangée voire déçue, laissez-moi vous parler de ce qui m’a vraiment intéressée. Les définitions (plutôt bien écrites) et les origines….

« Les vampires ! Ils sont depuis l’origine des temps la plaie suppurante ouverte dans la chair de l’humanité souffrante, la force obscure (tiens donc) qui, sans arrêt, détourne les hommes de la pratique du bien et des lumières de la religion, l’hydre monstrueuse aux milliers de têtes repoussant sans cesse au fur et à mesure qu’on les tranche, la filiation maudite de Satan et de Caïn, ces ennemis acharnés des fils d’Adam. (ça donne envie non ?)

Pourtant leur existence est, aujourd’hui encore, contestée sur les bancs de la faculté de médecine. Les vampires sont considérés comme des créatures imaginaires nées des divagations de cerveaux faibles et malsains, des fantasmes issus des rêveries nébuleuses propres aux lunatiques, des êtres de légende tout juste bons à alimenter les récits mensongers des conteurs à la veillée et à fournir matière à cauchemars aux enfants, sujets à la peur du noir et à l’angoisse de la solitude nocturne

[…] Ignorance qui a permis aux vampires de croître et de proliférer en toute quiétude ! »

 

→ Mais qu’est-ce qu’un vampire Docteur ?

« Il ne meurt pas (zut alors), et pourtant il n’est pas vivant (hein ?). Il se situe à la lisière de la vie et de la mort, en survie permanente. Il est, à proprement parler, un mort vivant, ou plus exactement un non-mort ; ce qui est horrible et plus tragique encore. Le vampire existe et a toujours existé, même dans l’Antiquité le plus reculée. On en fait mention en Egypte, dans les Grèce et Rome antiques. […] »

 

→ Alors comment faire pour les tuer Docteur ?

« Il s’agit là d’une tâche insensée (aïe) devant laquelle les plus braves ont désespéré plus d’une fois. Car comment appréhender ce qui n’a pas de forme ou en a de si diverses ? Comment lutter contre ce qui fuit et s’échappe sans cesse ? Comment traquer ce qui, à l’infini, se dérobe ? Comment saisir l’insaisissable ? Son dernier masque, et ce n’est pas le moins terrible, a l’aspect de la peur qu’il provoque. Car le vampire existe avant tout par la peur qu’il fait naître ! » (ça fait peur hein les amis ?)

 

→ Pourtant vous êtes venu à bout de ce Dracula docteur ?

« Les doctes professeurs de l’université avec qui j’ai, jadis, partagé les plus éminentes chaires continuent d’affirmer que les vampires n’existent pas ! Quelle erreur criminelle ! Je suis bien placé pour savoir que, non seulement, ils existent, mais encore qu’ils traversent le temps et les époques […]. Et Dracula, ce sinistre mort vivant aux allures de seigneur transylvanien, à qui je donnai la chasse dans les dernières années du XIXème siècle, était déjà de ce monde au XVème siècle, sous le nom de Vlad Drakul, « Vlad le Dragon », ou « Vlad Tepes », « Vlad l’Empaleur ». On l’avait surnommé ainsi, car, durant la guerre contre les Ottomans, il n’hésitait pas à incendier et piller ses propres terres, à torturer ses ennemis avec une singulière cruauté, en leur faisant subir par centaines le supplice du pal (pour information, on le voit très bien dans Dracula de Coppola). Il me semble fort juste que ce vampire ait été détruit par l’arme même qui le rendit tristement célèbre, bien qu’il usât différemment de cet instrument de torture, non pas en le plantant dans le cœur de ses victimes, mais en l’enfonçant dans une partie de leur anatomie que la décence m’interdit de nommer ici. Mais je soupçonne Vlad Drakul d’avoir été un simple avatar de Dracula, dont la naissance doit remonter à des temps bien plus anciens. »

 

→ Vous m’intéressez Docteur, parlez-moi de ses ancêtres si je puis dire.

« Je me dois de faire ici une révélation d’importance. Les premiers vampires ne furent pas des hommes mais des femmes. Goules, stryges, empuses, lamies, succubes et sorcières cauchemars sont des êtres féminins, d’autant plus redoutables qu’à leur appétit monstrueux d’ogresses et de suceuses de sang, ces femelles du diable ajoutent souvent une séduction de traits et de formes bien en accord avec leur sexe. Preuve s’il en faudrait, que l’on doit toujours se méfier des femmes trop belles. » (C’est compris les mecs ! Désolée pour vous !)

Il me fit alors voyager dans l’espace et le temps en me narrant les diverses origines des vampires.

Il m’apprit que la première femme vampire Lilith était en fait la première épouse d’Adam avant qu’Eve ne soit tirée de sa côte. Selon un livre hébraïque et cabalistique, l’engeance des démons remonte à l’humanité. Lilith avait préféré fuir plutôt que d’être soumise à Adam. (non mais sans blague !) Trois anges la menacèrent alors de faire périr 100 de ses enfants par jour si elle ne rejoignait pas Adam. Elle va donc tuer (boire ?) des nouveaux-nés.

Ce fut à peu près la même histoire pour Isis et en Egypte. Refusant d’être sous la domination de Râ, Isis plaça un serpent venimeux sur la route de Râ qui fut mordu. Pour guérir, il dût donner ses pouvoirs et Isis s’empara de sa puissance avant de la léguer à son fils Horus.

En 3000 avant J.C, en Chaldée, la déesse Ishtar menaçait de faire se lever les morts de leurs tombes afin qu’ils dévorent les vivants, à la façon des vampires d’aujourd’hui.

Dans la mythologie grecque, Lamia perd les enfants qu’elle a eus avec Zeus à cause d’Héra. Elle jure alors de se venger en tuant les enfants des autres.

Les stryges (ou strigoï) sont des vampires femelles pareilles à des rapaces, dotées d’ailes et de griffes. Elles se nourrissent des entrailles des jeunes enfants dont elles remplacent ensuite les cadavres par des poupées de paille.

 

La suite très prochainement.... cliquer ici

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 12:40

romeo.jpegAprès avoir adoré les films « Roméo + Juliette » de Baz Luhrmann et « Shakespeare in love » de John Madden, il était temps que je me livre à la lecture de ce roman du grand maître Shakespeare.

C’est par l’intermédiaire d’un tout petit livre de 9 cm sur 12 avec une jolie couverture bleue et bordé d’enluminures dorées que je me suis plongée dans cette aventure tant attendue malgré toutes mes connaissances à son sujet. Les traductions sont de François Victor-Hugo et il y a quelques illustrations en noir et blanc.

Sûrement le plus romantique, évidemment le plus beau pour les amoureux, Roméo et Juliette est un recueil de toute beauté, une ode à l’amour qui ne peut laisser indifférent. Son auteur y a mis ton son talent, tout son cœur, toute son humanité pour faire vivre aux lecteurs l’Amour avec un grand A. Les dialogues sont une pure merveille, les échanges entre nos deux jeunes tourtereaux sont emprunts de miel suave et délicat, c’est une douce mélodie qui titille nos oreilles et nous fait esquisser un sourire de satisfaction voire d’envie. L’humour y est aussi présent, certaines répliques font franchement rire surtout si on imagine la scène dans toute son ampleur. Puis ce sera au tour de la tristesse de nous envahir lors de cette fin inévitable et trop célèbre.

Avant de vous livrer quelques extraits mûrement choisis - un choix difficile d’ailleurs-, je tiens à préciser que « Roméo + Juliette » tant critiqué (car trop décalé) est très fidèle au roman et c’est avec joie et émotion que j’ai relu certains passages absolument identiques au mot près. Cela met à nouveau en avant la qualité du scénario et surtout le jeu magnifique des acteurs si jeunes à l’époque et pourtant déjà prometteurs. Quant à « Shakespeare in love », il respecte aussi le livre et complète parfois les passages survolés du film précédent.

 

 

Place aux extraits qu’ouvre ce prologue :

 

Deux familles, égales en noblesse,

Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène,

Sont entraînées par d’anciennes rancunes à des rixes nouvelles

Où le sang des citoyens souille les mains des citoyens.

Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies

A pris naissance, sous des étoiles contraires, en couple d’amoureux

Dont la ruine néfaste et lamentable

Doit ensevelir dans leur tombe l’animosité de leurs parents.

Les terribles péripéties de leur fatal amour

Et les effets de la rage obstinée de ces familles,

Que peut seule apaiser la mort de leurs enfants,

Vont en deux heures être exposés sur notre scène.

Si vous daignez nous écouter patiemment,

Notre zèle s’efforcera de corriger notre insuffisance.

 

 

Acte I scène 1 : les parents de Roméo cherchent leur enfant et demande de l’aide à Benvolio leur neveu. Le père dit :

« Voilà bien des matinées qu’on l’a vu là augmenter de ses larmes la fraîche rosée du matin et à force de soupirs ajouter des nuages aux nuages. Mais, aussitôt que le vivifiant soleil commence, dans le plus lointain orient, à tirer les rideaux ombreux du lit de l’Aurore, vite mon fils accablé fuit la lumière ; il rentre, s’emprisonne dans sa chambre, ferme ses fenêtres, tire le verrou sur le beau jour, et se fait une nuit artificielle. »

 

Les parents sortent de scène, arrive Roméo qui se confie à Benvolio :

 

« L’amour est une fumée de soupirs ; dégagé, c’est une flamme qui étincelle aux yeux des amants ; comprimé, c’est une mer qu’alimentent leurs larmes. Qu’est-ce encore ? la folle, la plus raisonnable, une suffocante amertume, une vivifiante douceur. » (Il évoque ici son amour pour Rosaline, il n’a pas encore vu Juliette)

 

Acte I scène 5 : premier échange entre Roméo et Juliette (extrait très proche du film Roméo + Juliette) :

 

Roméo, prenant la main de Juliette : Si j’ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d’effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser.

Juliette : Bon pèlerin, vous êtes trop sévère pour votre main qui n’a fait preuve en ceci que d’une respectueuse dévotion. Les saintes mêmes ont des mains que peuvent toucher les mains des pèlerins ; et cette étreinte est un pieux baiser.

Roméo : Les saintes, n’ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?

Juliette : Oui, pèlerin, des lèvres vouées à la prière.

Roméo : Oh ! alors, chère sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains. Elles te prient ; exauce-les, de peur que leur foi ne se change en désespoir.

Juliette : Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières.

Roméo : Restez donc immobile, tandis que je recueillerai l’effet de ma prière. (Il l’embrasse sur la bouche.) Vos lèvres ont effacé le péché des miennes.

Juliette : Mes lèvres ont gardé pour elles le péché qu’elles ont pris des vôtres.

Roméo : Vous avez pris le péché de mes lèvres ? O reproche charmant ! Alors rendez-moi mon péché. (Il l’embrasse encore.)

Juliette : Vous avez l’art des baisers.

 

Acte II scène 2 : la scène du balcon (inévitable !) :

Roméo : Il se rit des plaies celui qui n’a jamais reçu de blessures ! (Apercevant Juliette à une fenêtre.) Mais doucement ! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ? Voilà l’Orient, et Juliette est le soleil ! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur, parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu’elle-même ! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu’elle est jalouse de toi ; sa livrée des vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent : rejette-la !... Voilà ma dame ! Oh ! voilà mon amour ! Oh ! si elle pouvait le savoir !... Que dit-elle ? Rien… Elle se tait… Mais non ; son regard parle, et je veux lui répondre… Ce n’est pas à moi qu’elle s’adresse. Deux des plus belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu’à ce qu’elles reviennent. Ah ! si les étoiles se substituaient  à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe ; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n’est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherai sa joue !

Juliette : Hélas !

Roméo : Elle parle ! Oh ! parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses en vogue sur le sein des airs !

Juliette : O Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m’aimer, et je ne serai plus une Capulet.

(La tirade de Roméo est bien plus longue ici que dans les deux films, c’est pourquoi je vous l’ai intégralement proposée, si vous voulez lire la suite je vous invite à lire mon article sur Roméo + Juliette car elle est identique.)

 

Acte III scène 2 : Juliette attendant la visite de Roméo pour leur nuit de noce :

Retournez au galop, coursiers aux pieds de flamme, vers le logis de Phébus ; déjà un cocher comme Phaéton vous aurait lancé dans l’ouest et aurait ramené la nuit nébuleuse… Etend ton épais rideau, nuit vouée à l’amour, que les yeux de la rumeur se ferment et que Roméo bondisse dans mes bras, ignoré, inaperçu ! Pour accomplir leurs amoureux devoirs, les amoureux y voient assez à la lueur de leur beauté ; et, si l’amour est aveugle, il s’accorde d’autant mieux avec la nuit… Viens, nuit solennelle, matrone au sobre vêtement noir, apprends-moi à perdre, en la gagnant, cette partie qui aura pour enjeux deux virginités sans tache ; cache le sang hagard qui se débat dans mes joues, avec ton noir chaperon, jusqu’à ce que le timide amour, devenu plus hardi, ne voie plus que chasteté dans l’acte de l’amour ! A moi, nuit ! Viens, Roméo, viens : tu feras le jour de la nuit, quand tu arriveras sur les ailes de la nuit, plus éclatant que la neige nouvelle sur le dos du corbeau. Viens, gentille nuit ; viens, chère nuit au front noir, donne-moi mon Roméo, et, quand il sera mort, prends-le et coupe-le en petites étoiles, et il rendra la face du ciel si splendide que tout l’univers sera amoureux de la nuit et refusera son culte à l’aveuglant soleil… Oh j’ai acheté un domaine d’amour, mais je n’en ai pas pris possession, et celui qui m’a acquise n’a pas encore joui de moi. Fastidieuse journée, lente comme la nuit l’est, à la veille d’une fête, pour l’impatiente enfant qui a une robe neuve et ne peut la mettre encore ! Oh ! voici ma nourrice…

(Elle lui apprendra alors le décès de Roméo.)

 

Acte V scène 3 : Roméo découvrant le corps sans vie de Juliette.

O mon amour ! ma femme ! La mort qui a sucé le miel de ton haleine n’a pas encore eu de pouvoir sur ta beauté : elle ne t’a pas conquise ; la flamme de la beauté est encore toute cramoisie sur tes lèvres et sur tes joues, et le pâle drapeau de la mort n’est pas encore déployé là… [ …] Ah ! chère Juliette, pourquoi es-tu si belle encore ? Dois-je croire que le spectre de la Mort est amoureux et que l’affreux monstre décharné te garde ici dans les ténèbres pour te posséder ?.... Horreur ! Je veux rester près de toi, et ne plus sortir de ce sinistre palais de la nuit ; ici, ici, je veux rester avec ta chambrière, la vermine ! Oh ! c’est ici que je veux fixer mon éternelle demeure et soustraire au joug des étoiles ennemies cette chair lasse du monde… (Tenant le corps embrassé.) Un dernier regard, mes yeux ! bras, une dernière étreinte ! et vous, lèvres, vous, portes de l’haleine, scellez par un baiser légitime un pacte indéfini avec le sépulcre accapareur ! (Saisissant la fiole.) Viens, amer conducteur, viens, âcre guide. Pilote désespéré, vite ! lance sur les brisants ma barque épuisée par la tourmente ! A ma bien-aimée ! (Il boit le poison.) Oh ! l’apothicaire ne m’a pas trompé : ses drogues sont actives. Je meurs ainsi… sur un baiser ! (Il expire en embrassant Juliette.)

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

 


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Published by Satine - dans Shakespeare
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 01:43

cesar.jpegHistoire mythique que celle de Jules César, amant de Cléopâtre, reine d’Egypte, avec laquelle il a eu son unique fils : Césarion. En effet, il n’a pas eu d’enfant avec son épouse Calpurnia. On ne parle pas de Jules César sans évoquer Brutus l’un de ses meurtriers. Ici Shakespeare a évité toute allusion à cette paternité supposée dont Servilia serait la mère d’après Suétone (Jules César, 82).

Cette tragédie ne se déroule que sur quelques jours, le temps de mettre en place l’attentat contre César et de poursuivre les agresseurs. Pas de Cléopâtre donc, mais un César et un Brutus au premier plan. C’est d’ailleurs lui-même qui a sa place en quatrième de couverture puisque c’est une de ses répliques qui est mise en avant. Réplique que j’avais cochée, tant elle est forte et émouvante à la fois et qui fera partie de mes citations.  

 


J’aurais dû lire ce livre avant Antoine et Cléopâtre, mais à l’époque je ne le possédais pas encore, donc lecteur, tu sauras dans quel ordre lire ces deux tragédies si le cœur t’en dit. Bien mieux écrit (ou traduit) qu’Antoine et Cléopâtre, Jules César se lit vite et passionne rapidement. En effet, il n’y a pas de temps mort, on démarre par le complot orchestré par Marcus Brutus, Cassius, Casca, Trébonius, Ligarius, Décius Brutus, Métellus Cimber et Cinna qui s’opposaient à ce que César puisse hériter de la couronne de Rome, qu’il avait pourtant lui-même refusé par trois fois alors que Marc-Antoine la lui tendait. Bien entendu, nul ne prêtera suffisamment attention au Devin qui les priera de craindre les Ides de Mars, expression bien connu depuis. Ce qui est bien connu de tous arrivera, César périra sous les coups de poignards de ses assaillants. Ses amis s’engageront alors dans une terrible vendetta qui n’épargnera personne.

La préface d’Yves Bonnefoy est réellement très intéressante mais je vous conseille de la lire après la tragédie. En effet, il y a des extraits du roman qui sont expliqués plus en détails et qui sont très importants. Aussi est-il préférable de ne pas savoir en avance ce qui va se passer pour ne pas gâcher notre bon plaisir de lecture. Yves Bonnefoy ajoute des petites touches historiques et corrige même certaines erreurs.

 

 

Place maintenant comme d’habitude à quelques citations :

 

Acte 1 scène 1 :

Un ouvrier : Je ne vis que pour mon alêne. Les artisans, les femmes, je ne me mêle pas de leurs affaires : et pourtant je les tiens tous en haleine. Je suis le chirurgien des vieilles godasses. Oui, monsieur. Si elles trépassent, qu’on me les passe ! Ah, combien d’hommes ont passé sur le travail de mes mains ! Jamais plus élégants n’ont marché sur de la vache !

 

Acte 1 scène 3 :

Casca : N’êtes-vous pas ému, quand tout l’ordre du monde tremble, porte déjointe ? O Cicéron, j’ai vu des ouragans dont les vents pleins de cris fendaient le tronc nouveau des chênes. J’ai vu, parfois, l’ambitieux océan se gonfler, de rage, d’écume, jusqu’à toucher les nuées menaçantes. Mais jamais avant cette nuit, jamais jusqu’à présent je n’avais traversé de tempête de feu… Soit la discorde est dans le ciel et le déchire, soit le monde trop insolent a irrité les dieux, qui lui envoient mort et désastre.

 

Acte 2 scène 2 :

Calpurnia : César, je n’ai jamais cru aux présages, mais aujourd’hui ils m’effrayent. Un homme est là qui, à ce que nous avons vu et entendu, ajoute de terribles merveilles vues par le guet. Une lionne a mis bas dans la rue, des tombes ont bâillé et vomi leurs morts, et des soldats en feu ont heurté dans les nues les farouches rangées de leurs bataillons. Le brouillard de leur sang couvrit le Capitole, le bruit de leur combat transperça le ciel, et l’on a entendu leurs chevaux hennir, leurs mourants geindre et des spectres glapir et siffler dans nos rues ! O César ! Tout cela dépasse la nature et me fait peur !


Acte 3 scène 1 : César vient d’être assassiné :

Antoine : Oh César, il est vrai que je t’aimais, et ton esprit, s’il nous contemple maintenant, ne s’afflige-t-il pas, bien plus que de ta mort, de voir ton cher Antoine avec tes adversaires faisant sa paix, serrant leurs doigts sanglants, ô très noble ! et cela devant ton corps ? Si j’avais autant d’yeux que toi de blessures, et pleurais aussi fort que ton sang coule, cela me siérait mieux que de venir ainsi faire amitié avec tes ennemis. Pardonne-moi, César. Ici tu fus aux abois, brave cerf, ici tu es tombé. Et voici tes chasseurs, souillés de ta dépouille, empourprés de ta mort. Monde, tu as été la forêt de ce cerf, et lui, c’était ton cœur. Ah, que tu sembles, pauvre bête abattue, le hallali d’une chasse de princes !

 

Antoine : Ô peu de terre ensanglantée, pardonne-moi si je suis aussi humble avec ces bouchers ! Tu es la ruine de l’homme le plus noble qui fut jamais dans le cours des temps. Malheur à qui versa ton sang précieux ! Sur tes plaies, ces bouches muettes, mais qui ouvrent leurs lèvres de rubis pour réclamer le secours de ma voix, je prophétise qu’une malédiction va fondre sur les hommes. Domestiques fureurs, âpres guerres civiles vont désoler la terre d’Italie. Sang et ruine seront monnaie si courante, les spectacles affreux si familiers que les mères n’auront plus qu’un sourire quand leurs enfants seront écartelés par les mains de la guerre. Toute pitié s’étouffera dans le pli de l’horrible, et l’âme de César en quête de vengeance, avec Até surgie brûlante de l’Enfer, criera : « Pas de quartier ! » de sa voix de monarque, lâchant sur nos pays ses chiens de combat. Ô puanteur qu’exhalera ce crime sur la terre chargée de débris de corps implorant sépulture !

 

Acte 3 scène 2 :

Brutus (extrait quatrième de couverture) : Romains, mes concitoyens, mes amis ! Ecoutez-moi plaider ma cause, et taisez-vous pour mieux entendre je vous prie. Je vous demande de me croire sur l’honneur. Et d’avoir égard à mon honneur pour me croire. Jurez-moi dans votre sagesse. Et pour juger le mieux possible, tenez vos sens en éveil. S’il y a parmi vous quelque vrai ami de César, eh bien, qu’il sache que l’amour que Brutus portait à César n’était pas moindre que le sien. Et s’il demande pourquoi Brutus s’est dressé contre César, voici ma réponse : je n’aimais pas César moins, j’aimais Rome davantage. Préférez-vous César vivant, et mourir esclaves, ou César mort, et tous vivre libres ? César m’aimait, je le pleure. Il connut le succès, je m’en réjouis. Il fut vaillant, je l’honore. Mais il fut ambitieux et je l’ai tué. Pour son amitié, des larmes. Pour sa fortune, un souvenir joyeux. Pour sa valeur, du respect. Et pour son ambition, la mort. Qui parmi vous est assez vil pour accepter d’être esclave ? Si un tel homme existe, qu’il parle. Car lui, je l’ai offensé. Qui est assez grossier pour ne pas désirer d’être un Romain ? Si un tel homme existe, qu’il parle. Car lui, je l’ai offensé. Qui est abject au point de ne pas aimer son pays ? Si un tel homme existe, qu’il parle. Car lui, je l’ai offensé. Je m’arrête et j’attends.

 

Antoine : Si vous avez des pleurs, préparez-vous à les répandre. Vous connaissez ce manteau. Je me souviens de la première fois que César l’a porté. C’était un soir d’été, sous sa tente, le jour de la défaite des Nerviens. Voyez-le, maintenant. Ici a pénétré la dague de Cassius. Ici, cette déchirure, c’est de Casca, le fourbe. Et là, Brutus, le bien-aimé, a frappé. Quand il retira son fer maudit, voyez comment le sang de César s’est jeté à sa suite, au-dehors, pour se convaincre que c’était bien Brutus qui avait frappé. Car César le tenait pour son ange, vous le savez : jugez, ô dieux, comme il devait l’aimer. Certes ce fut l’atteinte la plus cruelle. Quand César eut compris, l’ingratitude, plus forte que les bras perfides, l’a vaincu. C’est alors qu’a cédé son vaste cœur. Dans son manteau il a caché sa face, et sous la statue même de Pompée, qui ne cessait de répandre du sang, le grand César est tombé. Quelle chute, citoyens ! Moi, vous, nous tous sommes tombés avec lui, sous la sanguinaire trahison… Mais vous pleurez. Je vois que la pitié vous a touchés au cœur. Ô pieuses larmes ! Et de notre César pourtant, âmes aimantes, vous ne pleurez que le manteau blessé. Mais voyez-le lui-même, ici, navré par la main des traîtres ! (Il arrache le manteau).

 

Acte 4 scène 1 :

Antoine : Je compte plus de jours que vous, Octave ! Si pour nous libérer de la calomnie nous plaçons sur lui tant d’honneurs, c’est pour qu’il les transporte comme l’âne, tiré, poussé, suant et gémissant, porte l’or où nous le voulons. Mais quand Lépide aura mis en lieu sûr notre trésor, nous le déchargerons pour qu’il s’en aille, comme l’âne au repos, paître au pré communal en remuant les oreilles.

 

 

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                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:07

Second tome de la trilogie « La Lignée » écrite par le réalisateur Guillermo Del Toro et Chuck Hogan, ce roman est à la hauteur du premier. Voici la quatrième de couverture :


 

la-chute.jpegLe virus vampirique se propage…

Tandis que les vampires envahissent les rues de New York, l’épidémiologiste Ephraïm Goodweather, le professeur Abraham Setrakian et un petit groupe de rescapés tentent de s’organiser au milieu du chaos. Car, partout dans la ville et dans le monde, des émeutes éclatent, des milices se mettent en place et les êtres humains se retrouvent impuissants face à leurs prédateurs, les vampires.

Ephraïm et ses amis pourront-ils faire échouer le plan diabolique du Maître qui menace de plonger l’humanité dans la nuit éternelle ?

 

 

 

C’est avec plaisir et enthousiasme que j’ai ouvert ce roman tant le premier m’avait plu. Si les premières pages manquent parfois un peu de rythme, les auteurs ont pris tout de même le soin de nous faire quelques récapitulatifs des événements du premier tome, ceci afin de nous remémorer quelques passages importants. C’est un bon point car je n’avais pas pris la peine de relire à nouveau « la Lignée ».

Par la suite et assez rapidement, le rythme s’accélère et nous emporte avec lui aisément. Nos héros constatent désoeuvrés l’ampleur de la contamination qui décime des populations, des villes entières. Les citoyens n’ont aucun moyen de défense et ne connaissent pas la menace qui les dévore, le manque d’informations les condamnant. L’espoir s’amenuit de jour en jour et c’est d’ailleurs ainsi, par cet effrayant constat, que débute ce tome avec un extrait du journal d’Ephraïm : « Ils nous ont arraché nos voisins, nos amis, nos proches. Ils ont leurs visages, à présent, ceux de nos êtres chers. On nous a chassés de nos foyers. Bannis de notre propre royaume, nous errons dans l’arrière-pays en quête d’un miracle. Nous, les survivants, couverts de sang, brisés, défaits. Mais nous n’avons pas muté. Nous ne sommes pas comme eux. Pas encore. »

La nuit est plus que jamais sombre et mortelle. Les survivants cherchent des abris alors que les vampires chassent en groupe, assoiffés, dévorés par la faim. Certains cherchent même des membres de leurs familles, c’est ce qui va tirailler Ephraïm dont l’ancienne épouse contaminée n’a de cesse de vouloir emporter leur jeune fils Zack. Heureusement pour lui, Nora, Ephraïm, Setrakian et Fet le dératiseur qui connaît les égouts comme sa poche le protègeront.

Certains survivants s’organisent aussi pour survivre et combattre les vampires. C’est le cas de bandes de jeunes pourtant ennemies qui vont créer une milice et prendre plaisir à tuer les morts vivants. Cette étrange alliance a pu se faire grâce aux Aînés. En effet, ils tiennent en otage un de membre de la famille de Gus. C’est par lui qu’on en apprend davantage sur les Aînés, les plus âgés des vampires, autrefois amis du Maître. Celui-ci cherche à les anéantir et à monopoliser le monde par l’intermédiaire de ses petits soldats vampires.

L’autre clé fondamentale pour contrer les strigoï est un manuscrit. Cet ouvrage a eu différents protecteurs dont un rabbin français qui habitait un ghetto de Metz (cocorico !). Heureusement pour nos amis, il est mis aux enchères dans la ville de New York pour une somme absolument aberrante. Setrakian désire s’en emparer pour pouvoir enfin tuer cet ennemi qu’il ne connaît que trop bien depuis son enfermement dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale. Plusieurs pages lui sont d’ailleurs consacrées, on en apprend ainsi davantage sur ses premiers contacts avec les vampires et les souffrances qu’il a subies.

 

Ce tome met en lumière nos héros mais aussi les survivants miliciens. On se bat avec eux, on a peur pour eux et à travers leurs yeux, on ne peut que constater les dégâts d’une épidémie qui se propage à une vitesse folle. Si au départ on se dit que tout est perdu, l’ouvrage apparaît comme une source d’espoir à suivre mais qui paraît inaccessible. Pour atteindre leurs objectifs, nos amis doivent se séparer tout en connaissant les risques qu’ils encourent. Les Aînés et le passé de Setrakian nous donnent des pistes supplémentaires pour comprendre le fléau, les miliciens nous offrent un second souffle et quelques répliques qui font sourire, la tension est présente jusqu’aux dernières pages qui ne marquent pas la fin de l’histoire.

Le troisième tome est inévitable et plus qu’attendu.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:16

Voici quelques photos de mon jardin que je souhaite vous faire partager car je suis une véritable fan de tulipes. Ce sont mes fleurs préférées, j'aime leurs formes, leurs tailles, la douceur de leurs pétales. A l'automne passé, j'ai planté différentes variétés de tulipes que j'aimerais vous présenter ici.

Je m'excuse d'avance pour la médiocre qualité des photos, mon appareil est vieux et je n'ai pas un zoom puissant et précis. J'espère cependant qu'elles vous raviront quand même.

 

mug-tulipes.JPG

 

 

Tige longue et fine supportant un calice,

Un délice a la peau délicate et lisse,

Les tulipes se dressent exposant leur beauté.

Insoumises, elles se déhanchent sous le vent,

Pétales subtils observant le firmament,

En forme de larmes, gardiens d’un cœur secret,

Ces dames ont un charme aux couleurs chamarrées.

 

tulipe mars

 

 

 

 

 

C’est au mois de mars qu’apparut cette fleur

Qui ne pouvait faire peur par sa hauteur ;

Couleurs chaudes marquant le début du printemps,

Un peu de baume au cœur contre le mauvais temps.

 

 

 

 

 

 

 

C’est en famille que nous sortons pavaner,tulipes-jaunes.JPG

Avec nos longues feuilles pour nous protéger ;

Tel des oisillons réclamant leur nourriture,

Nous exigeons du soleil contre la froidure.

 

 

 

 

 

 

 

 

tulipes-dentelees.JPG

 

 

 

 

C’est moi la plus grande, je domine le monde,

Je surveille tout ce qui se passe à la ronde.

Mon aura provient de mes pétales dentelés,

C’est ce qui fait toute mon originalité.

 

 

 

 

Non je n’ai pas retouché cette photo,tulipe-5-fleurs-debut-avril.JPG

Il s’agit bien d’une mère avec cinq marmots.

Elle était si fière de sa progéniture

Qu’elle décida de changer leur allure :

D’un blanc irréprochable de propreté,

On passa au rose pastel début mai.

                                          tulipe-5-fleurs-mai-copie-1.JPG 


grosse-tulipe-violette.JPG

 

 

Dame tulipe cherchait un déguisement

Qui ne passerait pas inaperçu au printemps.

Elle donna naissance à bon nombre de pétales

Jusqu’à atteindre une taille phénoménale.

Qu’elle ne fut pas ma surprise un beau matin

De découvrir un chou rose dans mon jardin !

 

 

 

 

N’ayez peur, je ne suis pas un corbeau sauvage,tulipe noire

Même si ma robe ressemble à un plumage.

J’étais la seule de couleur foncée

Avec des reflets noirs mais surtout violacés.

Ne me confondez pas avec un bon verre de vin,

Mais plutôt avec un jus de raisin, nectar divin.

 

 

 

 

 

tulipe-flamme.JPG

 

Je suis pour la démesure dans toute sa splendeur,

A bas les sévères coiffures, je veux de l’ampleur.

Telles des flammes dansantes dans votre cheminée,

J’aime la frivolité pour que vous me remarquiez.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 19:27

librairie.jpegC’est le premier roman du danois Mikkel Birkegaard dont la profession est ingénieur informaticien. Il est rare que je choisisse moi-même les livres que je lis. Mon compagnon connaît mes goûts et m’offre souvent des livres qui me passionnent. Ce livre a attiré mon regard alors que la couverture est sobre à l’exception peut-être du titre écrit en rouge. Ce qui a poussé ma main à le choisir est la question posée verticalement sur la première de couverture « Et si la lecture pouvait tuer ? ». Les questions se sont alors bousculées dans ma tête pour tenter de trouver l’intrigue du roman : un livre magique ou satanique ? Des pages empoisonnées comme dans « le Nom de la Rose » d’Umberto Eco ? De la poudre volatile placée au creux des pages comme dans un épisode de « NCIS » ? Intéressant. Puis voila ce que la quatrième de couverture dévoile :

 

 

Nichée au coeur de Copenhague se trouve une vieille librairie au nom italien : Libri di Luca. Son propriétaire, Luca Campelli, vient de mourir de manière très abrupte et pour le moins... étrange. C'est Jon, son fils, avec qui il a rompu tout contact depuis 20 ans, qui hérite du magasin. Entraîné malgré lui dans l'histoire familiale, Jon découvre bientôt que cette librairie renferme un secret fabuleux. Son père était en fait à la tête d'une société de «lettore», des personnes dotées d'un pouvoir exceptionnel leur permettant d'influencer la lecture des autres, de créer des mondes merveilleux, de donner naissance à des histoires extraordinaires... mais aussi de manipuler jusqu'au meurtre. Plus Jon avance dans ses recherches, plus il se persuade que la mort de son père n'a rien de naturel. Dissimule-t-elle une lutte de pouvoirs au sein de cette société secrète ? Y a-t-il un traître parmi ses membres ? Quelqu'un cherche-t-il à s'emparer de leur don incroyable ? Afin de rassembler les morceaux épars de son passé et retrouver les assassins de son père, Jon se lance dans une quête acharnée qui va se révéler risquée... Et si Luca l'avait volontairement écarté de cette société aussi mystérieuse qu'inquiétante, où les livres ont le pouvoir de changer le cours de la vie ?

 

Personnellement, je trouve que la quatrième de couverture en révèle trop et cela gâche un peu tout. Je me serais arrêtée à « un secret fabuleux », histoire de laisser l’éventuel lecteur en appétit. Peut-être que le fait d’évoquer déjà les « lettore » et leur pouvoir attirerait davantage les amateurs de paranormal ou de fantastique mais selon moi c’est une erreur. Les questions posées révèlent aussi trop de choses et je pense qu’elles n’avaient pas leur place. Par contre, ce qui m’a tentée c’est bien évidemment le décès mystérieux et l’enquête.

Cette dernière ne déçoit pas et, bien au contraire, elle nous amène à des interrogations répétées, des suppositions sans cesse renouvelées dans un univers inconnu puisque, sauf erreur de ma part,  c’est la première fois que ce don est évoqué. C’est un pouvoir intéressant qui maintient notre attention et l’on comprend bien vite qu’il est au cœur de toute l’affaire, logique même enfantin. Je ne vous mentirai pas : trop de choses se découvrent avec aisance, l’origine des tensions avec son père est évidente et forcément le pouvoir fait des envieux. Mais il nous reste tout de même pas mal de pistes à explorer : qui sont ces envieux ? Que comptent-ils faire avec ce pouvoir ? Comment espèrent-ils le posséder ou l’utiliser ?

Heureusement les suspects sont nombreux, les fausses pistes sont disséminées avec brio et l’attitude du héros reste plausible. L’auteur nous emmène malgré tout et sans temps mort dans la tête et sur les pas de Jon, on partage ses découvertes, ses surprises, ses sentiments, on enquête avec lui et on se fait parfois avoir. Ce n’est pas un excellent roman car il y a, à mon goût, trop de facilités, mais l’enquête reste intéressante et l’univers passionnant.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 18:36

Petit coup de coeur pour cette chanson de Frédéric Lerner que je tiens à vous faire partager.

On a tous peut-être vécu un jour une séparation qui fait mal et qui laisse un vide énorme. La solitude se creuse davantage de jour en jour et on a l'impression qu'on y survivra pas tant chaque objet, chaque mot rappelle un souvenir partagé avec cet être qui a fait partie de notre vie...

 

Cliquer ici pour écouter la chanson tout en vous laissant bercer par cette douce mélodie...

 

 

Vivre à côté de l’autre
Et partager sa vie
Aimer tout ce qu’il est
Son odeur, ses gestes aussi

Avancer côte à côte
Et s’arrêter ici
Au milieu des regrets
Et de tout c’qu’on s’est dit

Le souvenir de l’autre
Est tellement précis
On l’entend, on le frôle
On caresse son ombre la nuit

Le temps pousse à la faute
Et on en paie le prix
Avoir le premier rôle
Et puis plus rien aujourd’hui

On est si peu de chose
Quand l’autre s’en va
Quand le manque s’impose
Quand on n'a plus le choix
On apprend tant de choses
Quand l’autre n’est plus là
Plus là

On refait son décor
On range les photos
On a peur quand on sort
On se dit que c’est trop tôt

On est mal dans son corps
On ne se trouve pas beau
L’impression d’être mort
Sans l’autre contre sa peau

On est si peu de chose
Quand l’autre s’en va
Quand le manque s’impose
Quand on n'a plus le choix
On apprend tant de choses
Quand l’autre n’est plus là
Plus là

On est si peu de chose
Et tellement à la fois
Quand le manque s’impose
On est plus vivant que l’on croit
On comprend tant de choses
Quand l’autre n’est plus là
Plus là

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 17:35

sonnets

 

 

Sans plus attendre le dernier volet des sonnets de Shakespeare, si vous souhaitez relire les précédents, cliquer :

- les sonnets 1

- les sonnets 2


Cédez à votre gourmandise, une si belle langue se déguste sans faim....

 

 

 

 

Sonnet XVIII

Quand tu voudras me prendre à la légère

Et me railler sur un air de chanson,

Contre moi-même avec toi, pour te plaire,

Je nommerai vertu la trahison.

 

Bien mieux que toi, je sais une raison,

Un secret pour me perdre, et je vais faire

A ton usage un récit de l’affaire :

Il te vaudra de l’honneur ! – De façon

 

Que par ceci, j’y gagnerai moi-même,

Car ne pensant qu’à toi, puisque je t’aime,

Ton avantage est doublement le mien,

 

Serait-ce au prix d’un tort que je m’inflige. –

Je suis à toi, je t’aime assez, te dis-je,

J’accepterai tout le mal pour ton bien.

 

Sonnet XIX

Ce n’est point tout mon mal, qu’elle soit ton amie,

Et tu sauras pourtant que je l’aimais beaucoup ;

Que tu sois son ami, ma peine est infinie,

La perte d’un tel bien m’accable plus que tout.

 

Amants injurieux ! Mon excuse pour vous,

C’est qu’Il t’aime sachant combien je t’apprécie,

Et qu’Elle te permet cet amour des plus doux

Parce que l’amitié l’un et l’autre nous lie…

 

Lui perdu, c’est un gain pour mon amour, tant mieux !

Elle perdue, eh ! bien, mon ami l’a trouvée ;

Ils se trouvent l’un l’autre et je les perds tous deux ;

 

Mais c’est en mon honneur, la chose m’est prouvée,

Qu’ils m’ont mis cette croix sur le dos. Et, ma foi,

Deux amis ne font qu’un : elle n’aime que moi.

 

Sonnet XXII

Quel élixir de larmes de Sirène

Né dans l’enfer d’un alambic malsain

Ai-je donc bu, changeant mon plaisir en peine,

Espoir en crainte, en perte tout mon gain ?

 

De quelle erreur mon cœur était-il plein

Qui savourait sa chance plus qu’humaine !

Et dans la fièvre alors de la géhenne

Combien mes yeux s’égarèrent soudain,

 

Maos, ô bienfait du mal ! si l’on ignore

Que le meilleur par le mal s’améliore

Et que l’amour – à présent je le sais –

 

Renaît plus fort, plus beau de sa ruine :

J’y fus déçu, mais sans qu’il m’en chagrine,

Riche trois fois de mécomptes passés.

 

Sonnet XXIII

Je n’admettrai jamais de divorce valable

Au mariage des esprits ; l’amour n’est pas

L’amour, s’il doit changer quand on change ici-bas,

Quitter quand on le quitte et par un mal semblable,

 

Oh ! non. Voici l’amour : un phare inébranlable

Qui regarde les flots tumultueux ; l’éclat

D’une étoile guidant la nef qui se débat,

Sans prix, dans sa hauteur vainement calculable.

 

Il n’est pas le jouet du Temps, bien que la rose

Du visage demeure à l’ombre de la faux :

Il ne s’altère point comme le temps dispose ;

 

Et si ce que j’affirme en ce langage est faux,

Avant le dernier Jour s’il connaît sa défaite,

Nul n’a jamais aimé, je ne suis pas poète.

 

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 01:09

Voilà la suite tant attendue par certains amis fidèles, je vous la livre prestement en espérant qu'elle vous comblera tout autant....

 

Pour voir la première page cliquer ici

 

sonnets

 

 

 

Sonnet VII

Le péché d’amour-propre à tel point me possède

Que mes yeux, que ma chair, que mon cœur en est plein ;

Contre un péché semblable il n’est point de remède,

Tant sa marque est profonde et gravée en mon sein.

 

Nul visage, à mon gré, n’est plus beau que le mien ;

Nul charme n’est plus vrai que celui qui m’obsède :

Devant ma vérité, toute vérité cède ;

Auprès de ma valeur, toute valeur n’est rien.

 

Mais lorsque en un miroir je connais mon visage,

Tout flétri, tout mordu des morsures de l’âge,

J’entends mieux le secret de pareilles amours :

 

S’aimer, s’aimer ainsi, ce serait une injure ;

Mais moi-même, c’est Toi, ma beauté, ma parure,

Et mon âge s’est peint des fraîcheurs de tes jours !

 


Sonnet IX

Quand, mal vu par le sort et les yeux des humains,

Déplorant mon état de réprouvé sur terre,

Je maudis mon malheur, de moi-même me plains,

Et fatigue le Ciel de mon cri solitaire ;

 

Envieux de celui dont les vœux sont moins vains,

De son cercle d’amis, de son talent pour plaire,

De la beauté d’un tel et de l’art de certains,

Et jamais satisfait de ce que je sais faire ;

 

Quand, parmi ces pensers, dans le mépris de moi,

Je songe à Vous, - soudain, dans la naissante aurore

Ma fortune, pareille à l’alouette, monte,

 

Et chante au ciel, bien loin d’une terre de honte,

Et votre amour très douce et brillante me dore,

Et me fait riche au point que j’en dédaigne un roi.

 


Sonnet XIII

L’amour est mon péché ; votre vertu, la haine,

La haine du péché que je porte en mon sein :

Comparez votre état, je vous en prie, au mien,

Et ma faute à vos yeux paraîtra moins certaine.

 

Ou, venant de ta bouche, un tel reproche est vain

Quand elle a profané sa pourpre et son haleine,

Scellé des faux serments comme j’ai fait, sereine,

Et volé de l’amour au lit de ton prochain.

 

Qu’il me soit donc permis de t’aimer comme, certe,

A d’autres tu portas tes importunités :

Qu’à la compassion votre âme soit ouverte

 

Afin que nous sachions si vous la méritez !

Si là-bas tu requiers ce qu’ici tu refuses,

Ton exemple est mauvais, bonnes sont mes excuses.

 


Sonnet XVII

J’aime mieux être vil que d’être estimé tel

Quand de ne l’être pas fait que l’on m’en accuse,

Quand j’y perds des plaisirs qu’un homme se refuse,

Jugeant par d’autres yeux de son bien personnel :

 

Et pourquoi le douteux regard d’un autre (et quel ?)

Devrait-il approuver ce beau sang qui s’amuse,

Si d’un moindre pécheur un pécheur plus réel

Espionne et reprend ce que j’aime sans ruse ?

 

Non ! véritablement ; je suis ce que je suis.

Qu’on se juge soi-même alors qu’on me poursuit :

Je puis bien marcher droit si leur marche est oblique ;

 

Ce n’est pas à leur vice à tracer mon portrait,

A moins que de prétendre, injurieux excès,

Que tout homme est pourri dans notre république.

 

 

 

 

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                               Comme il vous plaira

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