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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 18:27

anonymous1.jpgEnfin un film sur un des mes auteurs favoris pour ne pas dire le plus prestigieux, le plus talentueux ! J’avais hâte de le voir mais en même temps un peu peur. Mes craintes se portaient uniquement sur le fait que le film avance la théorie suivante : Shakespeare n’est pas l’homme qui a écrit les poèmes et les pièces de théâtre que nous connaissons tous. Certes cette hypothèse est plus que plausible puisque l’on sait que William Shakespeare n’était pas un noble, ni même un bourgeois. Fils d’un gantier, comment aurait-il pu manier la langue anglaise avec autant de brio ? Comme le réalisateur l’évoque dans les bonus (très intéressants d’ailleurs), dès le XVIIIème siècle, les érudits ont eu des doutes sur les capacités et les connaissances de Shakespeare. Mais on ne pouvait pas à l’époque remettre en cause un tel prodige, on ne pouvait salir le prestige d’un auteur si élogieux sans finalement s’attaquer à l’Angleterre elle-même si fière de son dramaturge.

 

C’est d’ailleurs ce qui est mis en lumière dès le début du film. Le narrateur, sur une scène de théâtre actuelle, raconte qu’aucun écrit, aucune lettre, aucune œuvre de Shakespeare n’a été retrouvée. On ne peut même pas prouver qu’il savait écrire ; d’ailleurs, il épelait son nom de la sorte : SHAKSPER. Certes il lisait puisqu’il était un comédien plutôt renommé. Son père et les deux filles de Shakespeare étaient eux-mêmes illettrés. Alors comment tout cela est-il possible ? Le doute est posé, les arguments sont énoncés pour justifier le film qui suivra.

 

Shakespeare est un comédien qui joue une scène de théâtre devant une foule assez conséquente. Le comte d’Oxford, Edouard de Vere, assiste à cette pièce et est impressionné par le nombre de spectateurs. Il trouve que c’est la meilleure façon finalement de toucher une multitude de personnes et de faire passer un message. C’est alors que le côté politique entre en scène. A cette époque, la reine Elisabeth n’a toujours pas nommé d’héritier et le temps presse vu son âge avancé. De Vere souhaiterait voir sur le trône le fils bâtard de la reine le comte d’Essex mais le conseiller personnel de la reine de puis plusieurs décennies, le comte Cecil, met plutôt en avant le roi James d’Ecosse. Or les Anglais ne veulent pas d’un Ecossais au pouvoir.


de-Vere.jpgDe Vere a toujours été attiré par l’écriture. Petit, déjà, il jouait devant la jeune reine Elisabeth et écrivait des pièces. Cette dernière, d’ailleurs, appréciait son talent et la beauté de son verbe. Malheureusement, à la mort de ses parents, de Vere est recueilli par le comte Cecil qui lui interdit formellement d’écrire de la poésie sous son toit. Cela empire lorsqu’il est contraint d’épouser la fille de son bienfaiteur. Du coup, toutes ses œuvres écrites en cachette n’ont jamais pu voir le jour.


Jonson, l’auteur de la pièce jouée par Shakespeare, reçoit alors uneshakes proposition du comte d’Oxford. En échange d’argent, il devra donner vie aux  œuvres de de Vere et les faire passer pour les siennes car un noble n’a pas le droit d’écrire de la sorte. Jonson hésite et en parle à William Shakespeare. A la fin de la représentation de la première pièce du comte d’Oxford, Henri V, le public acclame l’auteur mais c’est finalement Shakespeare qui monte sur scène et s’empare de la gloire qui ne finira pas de croître par la suite.


De Vere place ainsi ses pions et profite enfin de la mise en lumière de ses pièces même si le succès ne lui est pas attribué personnellement. Shakespeare se fait un nom, se montre gourmand et fait jaser d’autres dramaturges notamment Kit Marlowe qui ne croit pas Shakespeare capable d’écrire de telles œuvres. D’autre part, Cecil déteste les pièces de théâtre et s’offusque du fait que la reine y reine.jpgreprend goût. Les pièces du comte d’Oxford mettent en avant des nobles, des assassinats, des ruses politiques qui sont loin de plaire à Cecil mais qui éveillent davantage l’intérêt du peuple. C’est donc à travers le théâtre et les messages cachés dans les pièces que va s’achever la fin de l’époque élisabéthaine.

 

 

 

 

Ce film est réalisé à mon sens avec brio. Tout d’abord, les costumes et les décors sont magnifiques. Le scénario est un bijou, c’est avec une grande joie que je me suis replongée dans le langage shakespearien surtout qu’on a le privilège d’assister à plusieurs extraits d’œuvres. Les chassés croisés entre la jeunesse, l’adolescence et la vie « actuelle » d’Oxford sont faits judicieusement. Chaque retour en arrière est de courte durée, juste assez pour nous expliquer sa vie, ses choix au moment opportun. On apprend d’ailleurs à travers lui beaucoup d’informations intéressantes sur la reine Elisabeth. Les acteurs sont absolument remarquables surtout Rhys Ifans qui incarne le comte d’Oxford et Vanessa Redgrave la reine Elisabeth. L’histoire en elle-même se tient parfaitement même si elle égratigne un peu notre héros dépeint ici comme un ivrogne sans scrupules. Plus les minutes passent et plus l’hypothèse prend toute sa place, tout son sens. En effet, de Vere était un noble érudit qui a passé du temps en Italie. Il parlait le latin, le grec, le français et connaissait les lois élisabéthaines du XVIème siècle. Comme on le précise dans les bonus, toutes ces qualités étaient plus que nécessaires à l’auteur des œuvres de Shakespeare car les pièces mettent en scène des nobles, beaucoup se déroulent en Italie, plusieurs langues y sont parfois citées et les lois de l’époque sont utilisées. Il ne faut pas non plus se leurrer, Shakespeare n’avait aucune de ces capacités. Alors que ce soit le comte d’Oxford le père de ses œuvres somptueuses ou un groupe de dramaturges qui est l’autre hypothèse évoquée, qu’importe, l’essentiel c’est qu’elles aient subsisté à travers les temps et qu’elles nous enchantent encore aujourd’hui.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

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                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

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                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:24

Troisième tome où l’on retrouve notre ami serial tueur le Bourbon Kid.

Une déception.

Autant les deux premiers « Le livre sans nom » et « L’œil de la lune » m’avaient littéralement séduite, autant celui-ci n’aurait, à mon sens, pas dû voir le jour. Il n’a rien d’exceptionnel, rien de nouveau à nous mettre sous la dent et ne nous donne aucune information spectaculaire. On a l’impression qu’il a été écrit à la va-vite dans l’espoir de se faire un peu plus d’argent dans la continuité des deux autres. Mauvaise tactique, il ne nous incitera pas à nous ruer sur un éventuel quatrième tome.

 

cimetiere.jpgRésumé : On retourne dans le passé. Tous les personnages du premier tome sont de retour. Un concours de chant est organisé dans un grand hôtel à Pasadena. Les concurrents doivent se déguiser et interpréter un morceau d’un artiste défunt. Il y a des centaines de postulants mais l’on s’attarde sur quelques uns seulement notamment sur une jeune fille fort sympathique qui compte utiliser la récompense pour soigner sa mère mourante. On nous informe très vite que le concours est truqué et que le vainqueur signera en fait un contrat autorisant le diable à prendre son âme. Le cimetière du diable trônant à côté de l’hôtel en est la preuve vivante. Des magouilles vont être faites, des contrats avec des tueurs à gage, dont le Kid, signés, des quiproquos s’y mêleront histoire de pimenter la sauce mais elle ne prendra pas malheureusement.

 

Je n’irai pas jusqu’à dire que ce roman est nul, loin de là. Il y a des passages agréables, des instants où l’on a peur pour les personnages, des moments d’angoisse surtout lorsque les zombies apparaissent. Mais je me suis un peu ennuyée. Est-ce le choix d’ancrer l’histoire dans un jeu de téléréalité dont je ne suis pas friande ? Je ne pense pas. Est-ce parce que c’est un retour dans le passé alors que j’espérais une suite ? Pas moins sûr. Je crois surtout que c’est parce qu’il n’y a absolument rien de nouveau et qu’entre guillemets, ce roman ne sert à rien.

 

Voici quelques extraits qui m’ont fait sourire je dois l’avouer.

Chapitre 9 :

L’homme d’affaires tituba, le visage pétrifié en une expression de surprise absolue. Le sang se mit à couler de ses deux narines, noyant très vite sa bouche. Au bout de deux secondes qui parurent une éternité, il s’écroula par terre en un ts. Son crâne heurta les planches du parquet dans un bruit particulièrement désagréable.

La blonde en minishort doré leva les bras au ciel en couinant : «  Oh mon Dieu, Jonah ! Ca va ? ». Elle se pencha vers lui afin de voir comment il allait. Ses talons aiguilles de 15 cm et le poids de ses prothèses mammaires lui compliquait considérablement la tâche, elle s’appuya d’une main contre la poitrine de Clementine afin de ne pas perdre l’équilibre. Il ne réagit pas. Après lui avoir tapoté les joues dans l’espoir de le réveiller, elle releva les yeux vers le Kid. «  Il est inconscient ! dit-elle d’un ton accusateur. Vous l’avez mis KO !

-         Il est pas inconscient.

-         Bien sûr qu’il l’est. Il ne bouge plus ! »

Le Kid aspira  à travers le filtre de sa cigarette, et celle-ci s’alluma soudain. Puis il répliqua dans un grognement : « S’il était inconscient, son cœur battrait encore. »

Bouche bée, la bimbo considéra un instant le corps inerte de Clementine. Il lui fallut un certain temps, mais elle finit par comprendre qu’il ne respirait plus. Elle releva de nouveau le regard en direction du Kid, dont l’attention s’était reportée sur son verre à moitié plein de Sam Cougar.

« Ouah ! s’écria-t-elle. Comment vous avez fait pour allumer votre cigarette ? C’était tellement cool ! »

Elle se releva et s’approcha du Kid. Elle posa une main sur son épaule et lui murmura à l’oreille. «  Alors, vous m’offrez un verre ?

-         Casse-toi salope. » lâcha-t-il dans un ressac de rocaille.

 

Chapitre 26 :

« Je vais compter jusqu’à trois, reprit Angus. Et à trois, si tu t’es pas remis à creuser avec cette pelle, alors c’est que t’auras décidé de pas me laisser le chois. Un … »

Sanchez se dit qu’il était temps d’agir. Elvis venait de tenter quelque chose, peut-être dans l’espoir que Sanchez enchaîne par une ruse dont il avait le secret. Il releva donc le regard en direction d’Angus et, pointant du doigt un bout de terre derrière le pied gauche du tueur à gages, s’écria : « Oh ! Regarde ! Derrière toi !

-         Putain, dites-moi que je rêve, répondit Angus avant de regarder Elvis. Il le fait exprès, ou quoi ? Ca doit être la plus vieille ruse de tous les temps. Et dire que ce mec est censé être un tueur à gages connu dans le monde entier.

-         Ouais, dit Elvis. Par contre, tu ferais bien de regarder derrière moi. »

De nouveau, Sanchez se sentit perdu. Quel que soit le nouveau plan d’Elvis, il semblait être complètement pourri. Le coup du « regarde derrière toi » était déjà assez nul en soi, alors si Elvis en était maintenant réduit à lui demander de regarder derrière lui, c’est que leur peau ne valait vraiment plus rien.

 

Chapitre 29 :

Angus s’était très vite rendu compte que ces créatures étaient dotées d’une intelligence assez élevée. Dans la plupart des films de zombies qu’il avait vus, les morts-vivants avaient une très nette tendance à traîner du pied avec un air ahuri, les bras tendus devant eux, en marmonnant toujours les mêmes mots tels que « cerveau », « cervelle », ou, en version originale, « brains ». Ceux auxquels il avait présentement affaire se distinguaient très clairement de ce cliché. Ils attaquaient stratégiquement. Ils évitaient de se retrouver en face du canon de son pistolet. En fait, ces salopards ne l’attaquaient que de dos, ce qui le poussait à pivoter constamment sur lui-même. Ce faisant, il parvient à en buter quatre, mais ce mouvement perpétuel lui fit rapidement tourner la tête. Une des créatures ne tarderait pas à tirer profit de cette sensation de vertige.

L’élément le plus inattendu de cette confrontation était sans doute que le fait de le tuer n’était pas la priorité absolue de l’ensemble des zombies. Lorsqu’une créature particulièrement décharnée, après avoir rampé jusqu’à lui, lui sauta sur le dos, Angus s’attendit à ce qu’elle lui plante ses crocs dans le cou. Or, au lieu de ça, cette saloperie de mort-vivant avait simplement glissé sa main dans la poche intérieure de son trench-coat. C’est quoi ce bordel ! Au début, Angus ne comprit pas ce qu’essayait de faire la créature.

A son plus grand déplaisir cependant, lorsqu’il arriva enfin à se débarrasser du zombie, ce dernier avait réussi à lui arracher les clés de son van. Putain de sale enculé ! Tandis que les autres continuaient à encercler Angus, le mort-vivant boitilla à toute vitesse en direction du van, suivi d’une de ses congénères qui portait une robe rose particulièrement sale et déchirée. A moins de reprendre la situation en main, Angus risquait de voir deux raclures de zombies à la con lui piquer le véhicule qui faisait sa joie et sa fierté. Et cette perspective était aussi inattendue que désagréable.

 

Chapitre 36 :

Lorsque Angus l’Invincible arriva enfin à l’hôtel Pasadena, il avait eu le temps d’imaginer une bonne dizaine de façon de torturer, estropier et tuer Sanchez et Elvis. De son point de vue, ces deux sous-merdes lui avaient coûté jusqu’ici 70 000 dollars : les 20 000 de Julius évanouis dans la nature, plus les 50 000 promis par Powell. Oh ! il allait s’occuper de ces deux là dans les règles de l’art, très lentement. Il se réjouissait déjà d’entendre leurs hurlements de douleur.

Cependant, ces joyeusetés n’auraient rien de comparable à ce qu’il réservait à ces salopards de zombies qui avaient tenté de le dévorer, avaient déchiré son trench-coat préféré, et volé son van et son CD de Tom Jones. Ces enculés avaient gagné sans le savoir un aller simple pour l’enfer, qu’Angus se ferait un plaisir de leur délivrer.

[…]

Angus sortit l’un de ses pistolets de sous son trench-coat et le pointa sur la tête de la réceptionniste.

«  Maintenant tu vas ouvrir tes oreilles bien grand, espèce de conasse. Je viens de me faire attaquer par une centaine de zombies qui ont surgi de terre, en plein milieu de ce putain de désert. Comme ça, sans prévenir. Et à moins que je me trompe, ils essayaient de me bouffer tout cru. J’en ai tué un bon nombre avec ce putain de flingue. » Il secoua l’arme sous son nez. « Et quand je me suis retrouvé à court de putains de cartouches, j’en ai tué un bon tas à mains nues, bordel de merde. J’ai eu le temps de recharger mon gun, et je dois t’avouer que je suis carrément pas d’humeur à des phrases du genre « je suis désolée, monsieur, mais comme je suis une sale connasse, je ne peux pas vous donner ce passe ». Alors passe-moi vite ce putain de passe, histoire que j’aie pas à t’exploser la gueule en faisant semblant de t’avoir confondue avec un putain de zombie.

-         Autre chose, monsieur ?

-         Ce sera tout.

-         Un instant, je vous prie. »

Belinda ouvrit un tiroir sur sa droite. Elle en sortit un passe qu’elle déposa sur le comptoir, juste en face d’Angus.

« Ceci est un putain de passe-partout, monsieur. Avec ce putain de passe, vous pourrez entrer dans n’importe quelle putain de chambre de votre putain de choix.

-         Merci. Oh ! et en passant, les putains de zombies dont je vous parlais sont en train de se diriger vers ce putain d’hôtel. Vous feriez bien de leur casser un peu moins les couilles qu’à moi. Et vous feriez aussi bien de surveiller un peu votre langage. C’est pas très attirant chez une jeune femme.

-         J’en prends bonne note monsieur. Passez un putain de bon séjour. »

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 08:22

gentilhomme.jpgNouvelle comédie de Shakespeare qui se passe comme son nom l’indique en Italie. Mais celui-ci a commis une erreur dans cette pièce, en effet Valentin qui habite à Vérone doit aller à Milan et pour ce faire, il se dirige au port et prend un bateau. Or il n’y a pas de fleuve ou de mer entre ces deux villes. Mais peu importe ce détail, l’essentiel est l’histoire.

Celle-ci n’est pas très originale, deux amis vont se disputer une femme, il y aura traîtrise bien évidemment, ce qui va semer le chaos dans l’amitié mais aussi dans l’amour. On y retrouve un peu de « La belle au bois dormant » puisque la femme en question est enfermée dans une tour par son père qui refuse de la voir épouser un autre que celui qu’il a choisi pour elle.

Le rôle de la femme qui se déguise en homme est ici moins subtil voire moins nécessaire que le rôle de Portia dans « Le marchand de Venise » ou que le rôle de Rosalinde dans « Comme il vous plaira ».

J’ai aussi été déçue par la fin qui est bien précipitée et trop facile à mon goût et par le manque de répliques drôles.

 

Résumé : Valentin doit quitter Vérone pour aller à la cour de l’empereur de Milan. Son ami Protée refuse de le suivre car il est fou amoureux de Julia, mais son père Antonio décide qu’il doit aussi aller suivre une formation à Milan. Lorsque Protée rejoint Valentin, celui-ci lui dévoile son amour pour la fille du duc Silvia et son projet de s’enfuir avec elle afin de lui éviter un mariage forcé avec Thurio. Malheureusement Protée succombe à la beauté de Silvia et dévoile le secret au duc. Le duc utilise une ruse pour faire avouer Valentin, le bannit et enferme sa fille dans une tour. A Vérone, Julia décide de rejoindre Protée et pour cela, elle se déguise en page. Elle découvre ainsi son amour épris d’une autre et qui tente par tous ses efforts de la séduire…

 

Acte I Scène 3 :

Protée : Ainsi ai-je évité le feu par crainte de me brûler, et je me suis plongé dans la mer où je me noie. Je n’ai pas voulu montrer à mon père la lettre de Julia, de peur qu’il n’objectât à mes amours ; et du prétexte donné par moi il a fait la plus puissante objection à mes amours. Oh comme ce printemps d’amour ressemble, par son incertaine splendeur, à la journée d’avril, qui naguère montrait toute la beauté du soleil et qui maintenant la laisse dérober par un nuage !

 

Acte II Scène 2 :

Protée : Voici ma main pour gage de ma royale constance. Si je laisse échapper une heure du jour sans soupirer pour toi, Julia, puisse dès l’heure suivante, quelque affreux accident mes faire expier cet oubli de mes amours ! Mon père m’attend ; ne réponds pas. C’est l’heure pour la marée, mais non pour la marée des larmes. Cette marée-là me retiendra plus que de temps qu’il ne faut. Julia, adieu ! (Julia sort précipitamment.) Quoi ! partie sans un mot ? Oui, voilà bien l’amour vrai ; il ne peut rien dire. Sa sincérité se distingue par les actes bien mieux que par les paroles.

 

Acte II Scène 4 :

Valentin, à Silvia, parlant de Protée : C’est là ce gentilhomme, je l’ai dit à votre Grâce, qui serait venu avec moi, si sa maîtresse n’avait tenu ses yeux captifs dans ses regards de cristal.

Silvia : Elle les a sans doute mis en liberté, sous la caution de quelque autre gage.

Valentin : Non, je suis sûr qu’elle les tient toujours prisonniers.

Silvia : Non, car il serait aveugle ; et, étant aveugle, comment pourrait-il voir son chemin pour vous retrouver ?

Valentin : Madame, c’est que l’Amour a vingt façons d’y voir.

[…]

Valentin : Ah ! Protée, ma vie a tout à fait changée depuis lors. J’ai été bien mortifié pour avoir méprisé l’amour. Son impérieuse autorité m’en a puni par des jeûnes amers, par des gémissements de pénitence, par des larmes, toutes les nuits, et , tous les jours, par de déchirants soupirs. Oui, pour se venger de mes mépris, l’amour a chassé le sommeil de mes yeux asservis et fait d’eux les gardes-malades de mon cœur. O gentil Protée ! L’Amour est un seigneur puissant, et il m’a humilié à ce point que, je le confesse, il n’est pas sur terre de souffrance égale à ses rigueurs, ni de joie comparable à ses faveurs ! Désormais, plus de causeries, si ce n’est sur l’Amour ! Désormais, pour avoir déjeuné, dîné, soupé et dormi, il me suffit de ce mot tout sec : Amour !

 

Acte II Scène 7 :

Lucette (servante de Julia qui vient de lui faire part de son intention de rejoindre Protée) : Mieux vaut attendre qu’il revienne.

Julia : Oh ! Tu ne sais donc pas que sa vue est l’aliment de mon âme ? Plais-moi de la disette où je languis, affamée de lui depuis si longtemps. Si tu connaissais seulement l’impression profonde de l’amour, tu songerais autant à allumer du feu avec de la neige qu’à éteindre le feu de l’amour avec des mots.

Lucette : Je ne songe pas à éteindre le feu ardent de votre amour, mais à en tempérer l’extrême fureur, pour qu’il ne brûle pas au-delà des bornes de la raison.

Julia : Plus tu veux le contenir, plus il brûle. Le courant qui glisse avec un doux murmure, tu le sais, pour peu qu’on l’arrête, s’impatiente et s’irrite. Mais quand son cours naturel n’est pas empêché, il fait une suave musique sur les cailloux émaillés, en donnant un doux baiser à chaque roseau qu’il dépasse dans son pèlerinage ; et ainsi, par mille sinueux méandres, il va s’évanouir, avec une folâtre complaisance, dans les solitudes de l’Océan. Laisse-moi donc aller et n’empêche pas ma course ; je serai aussi patiente qu’un doux ruisseau, et je me ferai un passe-temps de fatiguer mes pas, pourvu que le dernier m’amène à mes amours ! Là, je me reposerai, comme, après de longs tourments, une âme élue dans l’Elysée !

 

Acte III Scène 2 :

Lance (page de Protée) : Plus de cheveux que de cervelle… Ca se peut. Je vais le démontrer. Le couvercle de la salière cache le sel, il est donc plus volumineux que le sel ; de même, les cheveux, couvrant la cervelle, sont plus volumineux que la cervelle : le contenu est moindre que le contenant.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

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                               Le soir des rois

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 12:34

Cette chanson que je ne connaissais pas m'a mis les poils (comme dirait Sinclair) lors du Bal des Enfoirés. Les paroles sont prenantes, la musique magnifique. Je vous laisse découvrir mon dernier coup de coeur en espérant que vous irez l'écouter avec empressement.

Monsieur Bénabar, je vous tire bien bas mon chapeau, cette chanson est de toute beauté.

 

Tiens, qu’est-ce que tu fais là?
C’est moi, c’est Nathalie
Quoi tu me reconnais pas?
Mais si

On était ensemble au lycée
C’est vrai, j’ai changé
J’ai des enfants, un mari
Bah quoi, t’as l’air surpris

J’étais pas destinée
A une vie bien rangée
J’étais perdue
Mon mari m’a trouvée

J’étais de celles
Qui disent jamais non
Les "Marie couche-toi là"
Dont on oublie le nom

J’étais pas la jolie
Moi, j’étais sa copine
Celle qu’on voit à peine
Qu’on appelle machine

J’avais deux ans de plus
Peut-être deux ans de trop
Et j’aimais les garçons
Peut-être un peu trop

Bien sûr, vous aviez eu
Des dizaines de conquêtes
Que personnes n’avaient vues
Toujours pendant les fêtes

Pour beaucoup d’entre vous
Je suis la première fois
De celles qui comptent
Mais pas tant que ça

Je n’étais pas de celles
A qui l’on fait la cour
Moi, j’étais de celles
Qui sont déjà d’accord

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main

Quand vous m’embrassiez
A l’abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu’on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
A m’en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais :
" faut pas que je m’attache "
Vous vous pensiez :
" il faut pas que ça se sache "

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C’est à moi, rien qu’à moi
Qu’ils étaient destinés

Enlacée contre vous
A respirer vos cheveux
Je le sais, je l’affirme
Vous m’aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C’est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d’une chaise

Et gonflés de l’avoir fait
Vous donniez conférence
Une souris qu’on dissèque
Mon corps pour la science

Je nourrissais
Vos blagues de caserne
Que vous pensiez viriles
Petits hommes des cavernes

D’avoir pour moi
Un seul mot de tendresse
Vous apparaissait
Comme la pire des faiblesses

Vous les fiers à bras
Vous parliez en experts
Oubliant qu’dans mes bras

Vous faisiez moins les fiers
Et les autres filles
Perfides petites saintes
M’auraient tondue les cheveux
A une autre époque

Celles qui ont l’habitude
Qu’on les cajole
Ignorent la solitude
Que rien ne console

Vous veniez chez moi
Mais dès le lendemain
Vous refusiez en public
De me tenir la main.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 02:48

pluie.jpg

Encore et encore cette humide rengaine

Qui gronde et vocifère à travers nos persiennes,

Elle s’engouffre dans le plus petit espace

Rognant chaque recoin jusqu’à ce qu’il trépasse.

pluie2.jpg Ce ne sont pas des cliquetis inoffensifs,

Une mélodie pour les plus imaginatifs ;

Ce sont des crachats, des postillons agressifs

Qui nous paralysent et nous tiennent captifs. pluie1.jpg

Chaque note frappe, cogne puis dégouline

Laissant une traînée baveuse, indélébile,

Cette musique odieuse au plus profond nous mine

Ruinant nos espoirs d’un moment calme et tranquille. pluie3.jpg

Avec le vent, elle enfle et gonfle davantage,

Son haleine fétide met fin au feuillage,

C’est par une danse macabre qu’il s’affale,

Rouillé, jauni, flétri, à terre, il s’empale.

pluie4a.jpg

Quand les températures chutent, c’est bien pire :

Une armée de grêlons s’abat pour nous meurtrir ;

Ils grognent, rugissent, s’écrasent mais persistent

Après leur passage, plus rien ne subsiste.

pluie5.jpg

Il n’y a vraiment que le soleil qui la révèle,

Il la pare d’un diadème couleur arc-en-ciel,

C’est le seul atour de cette pluie automnale,

Triste prélude à un hiver des plus glacials.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 03:06

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C’est une comédie sympathique mais qui est moins drôle que les précédentes. Il faut en effet attendre les dernières pages où les imbroglios sont géniaux pour enfin sourire. Il n’en est pas moins un bon récit aux déclarations d’amour joliment tournées, la lecture est fluide et apaisante et on tourne les pages avec ardeur pour découvrir comment notre héroïne Viola va pouvoir atteindre son dessein.



Résumé : L’histoire débute par un naufrage. Viola et Sébastien deux jumeaux qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau croient chacun que l’autre a péri en mer. Viola se retrouve sans sou dans une contrée lointaine d’Illyrie. Elle décide alors de tenter sa chance auprès du duc Orsino et peut-être de le faire tomber amoureux d’elle. Pour pouvoir l’approcher, elle demande au capitaine du navire, rescapé lui aussi, de la déguiser en homme et de la faire entrer au service du duc. Ce dernier est follement épris de la comtesse Olivia qui n’a aucun sentiment pour lui. Son oncle Sir Tobie Belch veut la faire épouser Sir André Aguecheek son ami aussi ivrogne que lui. Le duc décide d’envoyer Viola qui se fait appeler Césarion comme messager afin qu’il déclare à Olivia tout son amour pour elle. Mais Viola est beau et parle avec le cœur et la poésie d’une femme, Olivia va donc contre son gré s’en éprendre. Des quiproquos vont s’en suivre d’autant plus que Sébastien fera son retour et sèmera le trouble car on le croit être Césarion.

 

Place aux extraits :

 

Acte I Scène 1 :

Le Duc : Si la musique est l’aliment de l’amour, jouez toujours, donnez-m’en à l’excès, que ma passion saturée en soit malade et expire ! Cette mesure encore une fois ! Elle avait une cadence mourante. Oh ! elle a effleuré mon oreille comme le suave zéphyr qui souffle sur un banc de violettes, dérobant et emportant un parfum… Assez ! pas davantage ! Ce n’est plus aussi suave que tout à l’heure. O esprit d’amour, que tu es sensible et mobile ! Quoique ta capacité soit énorme comme la mer, elle n’admet rien de si exquis et de si rare qui ne soit dégradé et déprécié au bout d’une minute, tant est pleine de caprices la passion, cette fantaisie suprême !

 

Acte II Scène 4 :

Le Duc : Que la femme prenne toujours un plus âgé qu’elle ! Elle n’en sera que mieux assortie, et que mieux en équilibre dans le cœur de son mari. Car, page, nous avons beau nous vanter, nos affections sont plus mobiles, plus instables, plus vives, plus vacillantes, plus tôt égarées et usées que celles des femmes.

Viola (se faisant passer pour Césarion) : Je le crois monseigneur.

Le Duc : Ainsi, que ta bien-aimée soit plus jeune que toi-même ! ou ton affection ne saurait garder le pli. Car les femmes sont comme les roses : leur fleur de beauté est à peine épanouie qu’elle s’étiole.

Viola : Elles sont ainsi en effet. Hélas ! pourquoi faut-il qu’elles soient ainsi, condamnées à dépérir alors même qu’elles atteignent la perfection ?

[…]

Le Duc : Encore une fois, Césario, retourne auprès de cette cruelle souveraine ; dis-lui que mon amour, plus noble que l’univers, ne fait aucun cas d’une quantité de terrains fangeux ; ces biens dont l’a comblée la fortune, dis-lui que je les traite aussi légèrement que la fortune elle-même ; mais ce qui attire mon âme, c’est cette merveille, cette perle-reine dont l’a parée la nature.

[…]

Le Duc : Le sein d’une femme ne saurait supporter les élans de la passion violente que l’amour m’a mise au cœur ; nul cœur de femme n’est assez grand pour contenir tant d’émotions ; nul n’est assez vaste. Hélas ! leur amour peut bien s’appeler un appétit : ce qui ému en elles, ce n’est pas le foie, c’est la palais, sujet à la satiété, à la répulsion, au dégoût. Mon cœur, au contraire, est affamé comme la mer et peut digérer autant qu’elle. Ne fais pas de comparaison entre l’amour que peut me porter une femme et celui que j’ai pour Olivia.

 

Acte V Scène 1 :

Feste ( bouffon d’Olivia) : Ma foi, monsieur, je me trouve mieux de mes ennemis, mais moins bien de mes amis.

Le Duc : Juste le contraire ! tu veux dire mieux de tes amis.

Feste : Non, monsieur, moins bien.

Le Duc : Comment est-ce possible ?

Feste : Dame, monsieur, mes amis me vantent et font de moi un âne ; mes ennemis au contraire me disent franchement que je suis un âne ; si bien que par mes ennemis, monsieur, j’arrive à mieux me connaître moi-même, et que par mes amis je suis abusé. Si donc, en fait de raisonnement comme ne fait de baisers, quatre négations valent deux affirmations, j’ai raison de dire que je me trouve moins bien de mes amis et mieux de mes ennemis.

Le Duc : Ah ! voilà qui est excellent.

Feste : Ma foi non, monsieur, bien qu’il vous plaise d’être de mes amis.

Le Duc : Tu ne t’en trouveras pas plus mal : voici de l’or.

Feste : Si ce n’était vous engager à la duplicité, monsieur, je vous prierais de faire récidive.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 02:58

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Ainsi se conclut la saga Twilight par un bon gros bébé de 760 pages. Ce tome est divisé en trois parties bien distinctes. Tout d’abord, on poursuit l’aspect romantique avec Bella et Edward enfin mariés. Je ne vous cache pas qu’on déguste ce passage tant on l’a attendu et espéré depuis trois tomes. Leur lune de miel se déroule sur une île paradisiaque, les amoureux passent enfin à l’acte, si si je vous assure (il était temps) et tout va pour le mieux. Enfin !

 

 

 

 

 

La seconde partie est décrite avec les yeux et les sentiments de Jacob. Pourquoi ? Et bien c’est très simple, il va bien évidemment arriver quelque chose à Bella qui ne peut décidément pas être heureuse plus de 150 pages. C’est une judicieuse idée de l’auteur de traiter le point de vue de Jacob. Il va être tiraillé entre les décisions de sa meute et ses sentiments pour Bella. S’il avait un rôle important dans le second tome en tant que sauveur de Bella, Jacob, ici, a toute sa place et elle devient de plus en plus légitime. Sur plus de 220 pages, il vacille entre Quileute ennemi des Sang-froid et ami fidèle, amoureux de sa belle qu’il veut aider à tout prix.

Une fois le problème résolu, Bella reprend les rênes de son histoire et apprend à gérer sa nouvelle vie. On la découvre de plus en plus talentueuse, heureusement pour elle et sa famille d’ailleurs car les Volturi approchent avec de gros renforts et ne semblent pas disposer à négocier.

 

Si l’on débute ce tome avec empressement pour découvrir enfin le happy end espéré, cet enthousiasme se perd vers la fin du livre lorsqu’on se rend compte que c’est bientôt définitivement fini. Stephenie Meyer a placé ce dernier tome sous le signe de la tension. On souffre avec Edward, Bella et Jacob, on a peur pour eux et leurs clans respectifs lorsque l’affrontement avec les Volturi se précise. Grâce aux visions d’Alice, les Cullen ont fait appel à leurs amis pour faire face aux Volturi. On découvre alors d’autres vampires bien différents de la tribu de Carlisle, ce qui met à nouveau en évidence la discipline à laquelle sa famille s’astreint pour passer inaperçue. Je reprocherai à cet affrontement un manque d’action, il est placé sous le sceau de la ruse, du paraître, des manigances, des coups en douce et c’est ce qui me fait appréhender le film à venir. Les acteurs auront intérêt à être à la hauteur sinon tout semblera bien fade. D’un autre côté, telle que la situation est dépeinte, je crois que l’auteur n’avait pas d’autre choix, un combat aurait été trop dévastateur.


L’histoire se termine donc ainsi, comme on le souhaitait mais avec des surprises cependant auxquelles on ne pouvait s’attendre. Pour autant, je ne suis pas déçue parce que je n’aurais pas voulu d’une autre fin et les inattendus me confortent dans ce sentiment. Il me plaît à espérer qu’un autre tome pourrait un jour agrandir la famille, les pistes sont possibles mais à la fois je me dis que c’est bien comme ça, c’est assez et puis je pourrais toujours relire toute la saga avec plaisir dès que bon me semblera.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 03:34

Mon blog a été sélectionné pour participer à un concours à l'occasion du Printemps des Poètes. Je remercie chaleureusement Omnibus de cette proposition à laquelle je participe avec joie. Si l'expérience vous intéresse, vous pouvez aussi envoyer vos oeuvres à cette adresse :  concoursomnibus@athomedia.com

 

Voici le résultat de mes "plongeons" dans mes souvenirs.

 

 

 

Ah qu’il était tendre le temps de mon école,

Lorsque j’y repense, doucement je décolle ;

Vers un passé proche, à coup d’ailes, je m’envole

Rejoindre mes amis toujours aussi frivoles.

 

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A chaque rentrée nous ressentions une angoisse,

La peur d’être séparés, mon dieu, quelle poisse !

Le ventre qui se serre, le coeur qui se froisse

Il ne faut plus que cette horrible hantise croisse !

 

Puis tombe le couperet, ensemble nous sommes,

Une terrible joie nous frappe, nous assomme

Quel véritable bonheur, nom d’un p’tit bonhomme !

Une chance, un honneur, c’est ainsi qu’on le nomme.

 

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Il fallait rentrer dans la classe les premiers,

Nous utilisions nos ruses de fins limiers,

Mais sans se bousculer, chigner ou trépigner,

Nous avions nos places, côte à côte, alignés.

 

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Alors la maîtresse commençait son discours,

Elle était notre guide, notre roue de secours ;

On lui offrait notre attention, notre concours,

A ses côtés le temps paraissait bien trop court.

 

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Elle gérait sa classe d’une voix posée,

Nos bavardages, nos murmures étaient dosés ;

Nous avions si peur des punitions rapportées

Qui seraient doublées et nos sorties reportées.

 

A la maison, la maîtresse était respectée,

Aucune de ses versions n’était suspectée.

J’aime encore l’odeur dont je me délectais

Cette encre bleue sur les feuilles ainsi humectées.

 

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Les planisphères jaunis pendent tristement,

La poussière s’y est déposée doucement,

Le soleil a léché leurs couleurs goulûment

Ne nous laissant que de bien piètres instruments.

 

Qu’importent aujourd’hui ces conditions de travail,

Par ces quelques mots, célébrons nos retrouvailles,

Il était si bon de fouiller dans mes entrailles

Ce qui m’a forgée et mise sur les bons rails.

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Published by Satine - dans Imagination
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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 10:32

Le choix de ce livre m’a été inspiré par «  le livre sans nom ». En effet, à la fin de ce roman, on trouve des résumés assez intéressants de plusieurs livres dont celui-ci et je dois avouer que je n’ai pas été déçue.

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Quatrième de couverture :  

Un sérial killer mène l’enquête.
Joe Middleton contrôle parfaitement tous les aspects de son existence. Célibataire, il n’oublie pas de nourrir son poisson rouge deux fois par jour ni de rendre visite à sa mère au moins une fois par semaine, bien que de temps à autre il agrémente son café avec de la mort au rat.
Il travaille comme homme de ménage au commissariat de police : ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles de la ville. Des meurtres en série se succèdent jusqu’au jour où un meurtre est commis sur le même mode opératoire que les autres mais, pourtant, le tueur ne s’y reconnaît pas… Joe décide de mener sa propre enquête… Qui est-il vraiment ?

 

 

 

 

 

Dès le premier chapitre, l’auteur nous met dans le bain. On assiste au premier meurtre de notre serial killer d’une façon magistrale. En effet, on pense tout bonnement qu’il rentre chez lui et que c’est sa femme qui est à l’étage. Aussi on tombe des nues quand la dame en question lui demande « Mais qui êtes-vous ? ». Paul Cleave a tout de même la politesse de ne pas trop rentrer dans les détails du viol et ceci afin qu’au fur et à mesure des pages, on finisse par s’attacher à notre meurtrier.
C’est un pauvre type qui vit dans la misère et qui doit supporter une mère abominable, acariâtre, qui a perdu la tête. On comprend d’ailleurs tout à fait pourquoi il met de la mort au rat dans son café, on regretterait même qu’il n’en mette pas davantage afin qu’elle trépasse.
On suit donc la vie monotone et routinière de Joe qui, pour pimenter sa vie, satisfait ses envies de meurtre. Et il est fier de son travail. Aussi quand il découvre qu’un meurtre lui est attribué alors qu’il est innocent, il décide de mener son enquête. Ses recherches sont facilitées par le fait qu’il est homme de ménage au commissariat de police et qu’il peut aisément accéder au dossier et aux preuves.
Le roman aurait peut-être fini par être lassant si l’auteur ne s’était contenté que de raconter les meurtres, l’enquête et les échanges agressifs de la mère. Mais que nenni ! Paul Cleave nous réserve un contretemps pour le moins inattendu. Joe n’est pas au bout de ses surprises !

Paul Cleave est né en Nouvelle-Zélande en 1974. Avec ce premier roman, il a connu un succès retentissant, si bien que « The Daily Telegraph » en parle comme d’ « un début proprement exceptionnel. On a rarement vu tant d’énergie dans un roman. » En effet, l’auteur sait nous captiver, les pages se tournent rapidement, le style d’écriture est très contemporain comme vous le montreront les extraits ci-dessous. Il n’y a pas de fioritures, pas de longues phrases compliquées et pesantes, on va à l’essentiel pour privilégier l’action. Totalement séduite, j’ai déjà acheté son deuxième roman « un père idéal » dont je vous parlerai bien sûr….

Place aux extraits :
Chapitre 3 : Joe est près à commettre son crime, il est face à sa victime :
« S’il vous plaît, s’il vous plaît. Allez-vous-en. »
J’ai entendu ça tant de fois que j’en bâillerais presque, mais je le fais pas parce que je suis un type poli. «  Vous faites une bien mauvais maîtresse de maison, je lui dis, poliment. »
- Vous êtes cinglé. Je vais appeler la…la police. »
Elle est vraiment stupide à ce point ? Est-ce qu’elle croit que je vais rester là pendant qu’elle prend le téléphone pour appeler à l’aide ? Peut-être que je vais m’adosser au lit et faire les mots croisés du journal en attendant qu’ils viennent m’arrêter ?

Chapitre 41 :
Je roule à la lisière du centre dans ma nouvelle voiture, une Ford quelque chose, cherchant de la marchandise, quelqu’un qui va m’attirer ou peut-être une maison qui a l’air raisonnablement mal sécurisée, quand cela me vient. Une idée. Comme je le sais d’expérience, les spontanées sont parfois les meilleures. Il faut que je me remémore que parfois elles ne le sont pas.
[…]
La maison est de plain pied – on ne s’attendrait pas à moins pour quelqu’un de sa condition. Le jardin est assez mal entretenu. La rampe pour fauteuil roulant qui mène à la porte d’entrée est garnie d’un paillasson marqué « Bienvenue ». Je la monte juste après 11 heures. Je règle son compte à la serrure. Pour quelqu’un qui vit dans un fauteuil roulant, sa sécurité laisse à désirer. La vie est comme ça. Ceux qui sont les plus enclins à se faire agresser – les vieux, les faibles, les jolies – ont en général seulement une chaîne à leur porte et un verrouillage de sécurité. C’est peu. Vraiment peu, pour quelqu’un comme moi.

Chapitre 45 : Joe s’adresse au meurtrier :
« Tu peux soit quitter cette maison plus riche qu’en entrant, en termes d’argent comme de caractère, ou tu peux en sortir dans un sac à fermeture Eclair qui t’emmènera directement en Enfer. Bien sûr, il est inutile de préciser que là-bas, en bas, le châtiment sera éternel, et l’éternité, c’est très, très long. »
Je commence à me demander de quoi je parle. L’Enfer ? Mais qui se soucie de Satan bordel ? Cette espèce d’enfant de putain rouge et tordu n’est qu’une invention de l’imaginaire chrétien, conçue simplement comme moyen de dissuasion pour les assassins, voleurs, violeurs, menteurs, hypocrites et artistes de mime – mais ça a fait un sacré bon boulot.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:02

Comédie absolument renommée de Shakespeare, j’avais hâte de la découvrir. Ici le rire ne se fait pas par l’intermédiaire du verbe mais par la dérision de certaines situations. C’est la première pièce de Shakespeare qui fait appel au monde féerique des fées, des Lutins, des Amazones… On y retrouve un méli-mélo amoureux sous un soupçon de poudre magique malencontreusement mal utilisée et qui va provoquer des quiproquos plus que rigolos.


 

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Résumé : Tout commence à nouveau par un mariage forcé : Egée veut marier sa fille Hermia à Démétrius alors qu’elle est amoureuse de Lysandre. Démétrius auparavant avait fait des promesses à Héléna la grande amie de Hermia. Hermia et Lysandre décident de se marier en cachette dans la forêt et font part de leur projet à Héléna qui, jalouse et rancunière envers Hermia, décide de révéler ce secret à Démétrius. Ils décident alors tous deux de les chercher dans les bois où leurs disputes à ce sujet parviennent aux oreilles d’Obéron, le roi des fées. Ce dernier charge Puck, son lutin, de trouver une fleur magique dont le suc posé sur les paupières entraîne un amour puissant pour la première personne entrevue au réveil. C’est ainsi que le suc est déposé sur les paupières de Titania (l’épouse d’Obéron) qui refuse de lui céder un enfant et sur les paupières de Lysandre au lieu des paupières de Démétrius. Lysandre va ainsi tomber amoureux d’Héléna et Titania d’un âne. C’est ainsi que finit la poésie et que commencent l’humour et les situations cocasses. Les rires seront aussi produits par une troupe d’artisans qui décident de faire une pièce de théâtre plus que ridicule pour le mariage de Thésée.

 

 

C’est une pièce de toute beauté tant par sa poésie que par la magie du monde féerique. On y voyage, on y rêve, on y rit, je vous la conseille vivement.

 


Acte I Scène 1 :

Hermia : Je supplie votre Grâce de me pardonner. J’ignore quelle puissance m’enhardit, ou combien ma modestie se compromet à déclarer mes sentiments devant un tel auditoire. Mais je conjure votre Grâce de me faire connaître ce qui peut m’arriver de pire dans le cas où je refuserais d’épouser Démétrius.

Thésée (duc d’Athènes) : C’est, ou subir la mort, ou d’abjurer pour toujours la société des hommes. Ainsi, belle Hermia, interrogez vos goûts, consultez votre jeunesse, examinez bien vos sens. Pourrez-vous, si vous ne souscrivez pas au choix de votre père, endurer la livrée d’une religieuse, à jamais enfermée dans l’ombre d’un cloître, et vivre toute votre vie en sœur stérile, chantant des hymnes défaillants à la froide lune infructueuse ? Trois fois saintes celles qui maîtrisent assez leurs sens pour accomplir ce pèlerinage virginal ! Mais le bonheur terrestre est à la rose qui se distille, et non à celle qui, se flétrissant sur son épine vierge, croît, vit et meurt dans une solitaire béatitude.

Hermia : Ainsi je veux croître, vivre et mourir, Monseigneur, plutôt que d’accorder mes virginales faveurs à ce seigneur dont le joug m’est répulsif et à qui mon âme ne veut pas conférer de souveraineté.

 

Acte III Scène 2 :

Héléna : Tenez, elle aussi, elle est de ce complot. Je le vois maintenant, ils se sont concertés, tous trois, pour arranger à mes dépens cette comédie. Injurieuse Hermia ! fille ingrate ! conspirez-vous, êtes-vous liguée avec ces hommes pour me harceler de cette affreuse dérision ? Avez-vous oublié toutes les confidences dont nous nous faisions part l’une à l’autre, nos serments d’être sœurs, les heures passées ensemble, alors que nous grondions le temps au pied hâtif de nous séparer ? Oh ! avez-vous tout oublié ? notre amitié des jours d’école, notre innocence enfantine ? Que de fois, Hermia, vraies déesses d’adresse, nous avons créé toutes deux avec nos aiguilles une même fleur, toutes deux sur le même modèle, assises sur le même coussin, toutes deux fredonnant le même chant, sur le même ton toutes deux, comme si nos mains, nos flancs, nos voix, nos âmes eussent été confondues ! Ainsi on nous a vues croître ensemble, comme deux cerises, apparemment séparées, mais réunies par leur séparation même, fruits charmants moulés sur une seule tige : deux corps visibles n’ayant qu’un seul cœur, deux jumelles aînées ayant droit à un écusson unique, couronné d’un unique cimier ! Et vous voulez déchirer notre ancienne affection en vous joignant à des hommes pour narguer votre pauvre amie ? Cette action n’est ni amicale, ni virginale ; notre sexe, aussi bien que moi, peut vous la reprocher, quoique je suis seule à ressentir l’outrage.

 

[…]

 

Puck ou Robin Bonenfant : Mon féerique seigneur, ceci doit être fait en hâte ; car les rapides dragons de la nuit fendent les nuages à plein vol, et là-bas brille l’avant coureur de l’aurore. A son approche, les spectres errant ça et là regagnent en troupe leurs cimetières : tous les esprits damnés, qui ont leur sépulture dans les carrefours et dans les flots, sont déjà retournés à leurs lits véreux. Car, de crainte que le jour ne luise sur leurs fautes, ils s’exilent volontairement de la lumière et sont à jamais fiancés de la nuit au front noir.

Obéron : Mais nous, nous sommes des esprits d’un autre ordre : souvent j’ai fait une partie de chasse avec l’amant de la matinée, et, comme un garde forestier, je puis marcher dans les halliers même jusqu’à l’instant où la porte de l’Orient, toute flamboyante, s’ouvrant sur Neptune avec de divins et splendides rayons, change en or jaune le sel vert de ses eaux. Mais, pourtant, hâte-toi ; ne perds pas un instant ; nous pouvons encore terminer cette affaire avant le jour.

 

Acte V Scène 1 :

Obéron chantant :

Maintenant jusqu’à la pointe du jour,

Chaque fée erre dans le palais de Thésée.

Nous irons, nous, au plus beau lit nuptial,

Et nous le bénirons,

Et la famille engendrée là

Sera toujours heureuse.

Désormais ces trois couples

S’aimeront toujours fidèlement ;

Et les stigmates de la nature

Ne s’attacheront pas à leur famille.

Ni verrue, ni bec-de-lièvre, ni cicatrice,

Nulle de ces marques néfastes qui

Flétrissent la nativité,

Ne sera sur leurs enfants.

Fées, répandez partout

La rosée sacrée des champs ;

Et bénissez chaque chambre,

En remplissant ce palais de la paix la plus douce.

Que la sécurité y règne à jamais

Et que le maître en soit béni ;

Filons ;

Ne nous arrêtons pas ;

Et retrouvons-nous à la pointe du jour.

 

Puck (aux spectateurs) : Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé) que vous n’avez fait qu’un somme, pendant que ces visions vous apparaissaient. Ce thème faible et vain, qui ne contient pas plus qu’un songe, gentils spectateurs, ne le condamnez pas ; nous ferons mieux, si vous pardonnez. Oui, foi d’honnête Puck, si nous avons la chance imméritée d’échapper aujourd’hui au sifflet du serpent, nous ferons mieux avant longtemps, ou tenez Puck pour un menteur. Sur ce, bonsoir, vous tous. Donnez-moi toutes vos mains, si nous sommes amis, et Robin prouvera sa reconnaissance.

 

Cette dernière tirade ne vous rappelle-t-elle pas un film très connu ? L’acteur qui dit cette réplique n’est autre que Robert Sean Leonard celui qui joue actuellement le Docteur James Wilson dans Dr House. Non, toujours pas ? Il s’agissait de son tout premier film avec le jeune Ethan Hawke et l’inoubliable Robin Williams qui interprétait leur professeur un peu farfelu dans un collège très strict. Oui vous y êtes, « le cercle des poètes disparus ».

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

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                               Le film Hamlet avec Mel Gibson    

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