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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 18:33

A côté du titre sur la première de couverture on peut lire aussi : « Le passé n’est pas mort. Il va te rattraper. » Deux phrases qui résument parfaitement le livre et qui met l’eau à la bouche. La quatrième de couverture est un peu plus précise :

 

tour viendra

 

 

Un petit garçon est abandonné par son père dans un lieu public. Trente ans après, des tueurs sont à ses trousses : son passé l’a rattrapé… Mike, quatre ans, attend son père dans un parc. Ce dernier lui a promis qu’il reviendrait. Il n’a pas tenu sa promesse… Trente ans plus tard, Mike, marié et père d’une fillette de huit ans, ignore toujours d’où il vient. Soudain, deux individus commencent à le harceler. Ils semblent tout savoir de lui. Quand ils menacent sa fille, Mike n’a plus le choix : il va devoir percer les secrets de son histoire et trouver qui il est vraiment. Y arrivera-t-il avant que les deux hommes parviennent à les détruire, lui et sa famille ?

 


 

Abandonné par son père, Mike ne se souvient pas de son nom de famille, ni de sa rue, il se retrouve donc placé en famille d’accueil. Très jeune, il est confronté à la violence et doit faire sa place au sein des autres enfants placés dans cette famille. C’est ainsi qu’il se liera d’amitié avec son « frère » Shep. C’est avec lui qu’il fera ses premières grosses bêtises et qu’il côtoiera le système pénitencier.

Quelques années plus tard, Mike se marie puis a une petite fille Kat. Il a un bon travail et se fait prendre en photo lors d’une réunion avec le maire lorsqu’il présente son projet de « village vert » : des maisons totalement écologiques.

C’est alors que tout va basculer. Une organisation pense le reconnaître et envoie deux hommes vérifier son identité. Mais Mike ne la connaît pas. Il est cependant intrigué par le fait qu’on puisse enfin l’aider à retrouver qui il est surtout que Hank, le détective privé, employé par Mike depuis des années, n’est jamais parvenu à dénouer son anonymat.

Les deux hommes se montrent de plus en plus violents et menaçants, persuadés que Mike ment et qu’il cache des choses. Mike a peur pour sa famille et décide avec l’aide de Shep et de Hank de tout mettre en œuvre pour remonter le temps et retrouver son identité. Ce ne sera pas de tout repos car tout le monde dans la ville est acheté par la fameuse organisation, surtout les policiers.

 

C’est une véritable course poursuite qui attend notre héros. Les deux individus ne lui laissent aucun répit et commettent des actes odieux. Mike va devoir tout abandonner pour se focaliser uniquement sur son objectif. Mais à qui faire confiance ?

 

Je vous conseille vivement ce livre qui vous tiendra en haleine. Il est bien écrit, se lit rapidement pour maintenir un bon rythme de lecture. Seul bémol à mon goût les raisons qui poussent l’organisation à tuer Mike que je trouve un peu excessives.

 

Extraits :

Chapitre 8 : p 88 : Mike considéra le dossier quelques instants, comme un objet sacré, ou toxique. Puis il le prit sur ses genoux. Cette somme retraçait les recherches menées par Hank  pour débusquer les parents de Mike, et son épaisseur était impressionnante, étant donné la maigreur des éléments de départ. John et Maman, âge approximatif, nom de famille inconnu, ville et Etat indéterminés. Les flics de l’époque ne traitaient pas les abandons d’enfants comme aujourd’hui, et les fichiers informatiques étaient inexistants. La moitié des documents glanés par Hank provenaient de vieilles microfiches pourries, et parmi tous ces profils de disparus, aucun ne s’accordait aux rares souvenirs que Mike avait de ses parents. Cela faisait trente ans qu’il soupçonnait son père d’avoir poignardé sa mère et cette idée allait probablement le suivre dans la tombe. Il feuilleta les pages, chacune ravivant des images et des hypothèses déçues. Les recherches couvraient une zone très étendue, puisque Mike ignorait quelle distance séparait le domicile familial de l’école où l’avait laissé son père ; si le break avait parcouru quelques kilomètres ou roulé toute la nuit. Il y avait des rapports d’enquête, des relevés téléphoniques, des registres criminels et des nécros parues dans les gazettes. Toute une collection de visages haineux répondant au prénom de John, mais dont aucun n’était le bon. Mike avait beau connaître par cœur la plupart de ces bobines, la même question amère revenait chaque fois le tarauder : combien d’enfants avaient-ils abandonnés ceux-là, et combien de femmes avaient-ils tuées ? Mais le plus éprouvant c’était encore les clichés de la morgue, ce défilé en Technicolor de femmes assassinées en 1980, ou de corps anonymes retrouvés les années suivantes.

 

Chapitre 51 : p 425 :

«  Je ne connais rien de meilleur, dit Shep en retroussant la lèvre sur sa dent chevauchante. Violer l’inviolable. Lui faire rendre ses secrets. T’as beau être riche comme Crésus, t’as beau investir des fortunes pour te protéger, t’as beau te faire fabriquer des coffres sur-mesure, rien n’empêchera un voyou motivé d’atteindre la Terre promise. Il suffit de faire preuve de constance et de détermination. D’avoir la niaque, ce grand égaliseur. Au moment où la porte s’ouvre, comment te dire, c’est l’extase. La plénitude. La moitié du temps, je me fous de savoir ce que je vais trouver à l’intérieur. Je le fais pour le sport, pour le challenge. »

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 19:09

Poursuivons notre cycle Victor Hugo avec la fin du livre 1 et un extrait du livre 2... Bonne lecture.

 

Ode neuvième : le baptême du duc de Bordeaux

 

[…]

Quel est cet enfant débile

Qu’on porte aux sacrés parvis ?

Toute une foule immobile

Le suit de ses yeux ravis ;

Son front est nu, ses mains tremblent,

Ses pieds, que des nœuds rassemblent,

N’ont point commencé de pas ;

La faiblesse encor l’enchaîne ;

Son regard ne voit qu’à peine

Et sa voix ne parle pas.

 

C’est un roi parmi les hommes ;

En entrant dans le saint lieu,

Il devient ce que nous sommes :

C’est un homme aux pieds de Dieu.

Cet enfant est notre joie ;

Dieu pour sauveur nous l’envoie ;

Sa loi l’abaisse aujourd’hui.

Les rois, qu’arme son tonnerre,

Sont tout par lui sur la terre,

Et ne sont rien devant lui.

 

Que tout tremble et s’humilie.

L’orgueil mortel parle en vain ;

Le lion royal se plie

Au joug de l’agneau divin.

Le Père, entouré d’étoiles,

Vers l’Enfant, faible et sans voiles,

Descend, sur les vents porté ;

L’Esprit-Saint de feux l’inonde ;

Il n’est encor né qu’au monde,

Qu’il naisse à l’éternité !

[…]

                        Mai 1821

 

Ode onzième : Bonaparte

 

[…]

Ainsi l’orgueil s’égare en sa marche éclatante,

Colosse né d’un souffle et qu’un regard abat.

Il fit du glaive un sceptre, et du trône une tente.

            Tout son règne fut un combat.

Du fléau qu’il portait lui-même tributaire,

            Il tremblait, prince de la terre ;

            Soldat, on vantait sa valeur.

Retombé dans son cœur comme dans un abîme,

Il passa par la gloire, il passa par le crime,

            Et n’est arrivé qu’au malheur.

 

Peuples, qui poursuivez d’hommages

Les victimes et les bourreaux,

Laissez-lui faire seul dans les âges ; -

Ce ne sont point là les héros.

Ces faux dieux, que leur siècle encense,

Dont l’avenir hait la puissance,

Vous trompent dans votre sommeil ;

Tels que ces nocturnes aurores

Où passent de grands météores,

Mais que ne suit pas le soleil.

                        Mai 1822

 

Dans le livre deuxième qui ne comprend que 10 odes, je ne vous ai choisi que cet extrait :

 

Ode première : A mes odes

 

[…]

C’en est fait maintenant, pareils aux hirondelles,

Partez ; qu’un même but vous retrouve fidèles.

            Et moi, pourvu qu’en vos combats

            De votre foi nul cœur ne doute,

            Et qu’une âme en secret écoute

            Ce que vous lui direz tout bas ;

 

Pourvu, quand sur les flots en vingt courants contraires

L’ouragan chassera vos voiles téméraires,

            Qu’un seul ami, plaignant mon sort,

            Vous voyant battus de l’orage,

            Pose un fanal sur le rivage,

            S’afflige, et vous souhaite un port ;

 

D’un œil moins désolé je verrai vos naufrages.

Mais le temps presse, allez ! rassemblez vos courages ;

            Il faut combattre les méchants.

            C’est un sceptre aussi que la lyre !

            Dieu, dont nos âmes sont l’empire,

            A mis un pouvoir dans les chants.

 

Le poëte, inspiré lorsque la terre ignore,

Ressemble à ces grands monts que la nouvelle aurore

            Dore avant tous à son réveil,

            Et qui, longtemps vainqueurs de l’ombre,

            Gardent jusque dans la nuit sombre

            Le dernier rayon du soleil.

                                   1823

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:29

hugo-couv.jpg

 

Voilà l’énorme cadeau que j’ai trouvé sous mon sapin à Noël. Une délicate attention de mon homme qui connaît mon admiration pour ce grand poète et écrivain dont vous pourrez trouver la biographie et quelques citations sur un de mes précédents articles.

Dans ce livre, on trouve toutes les œuvres poétiques en texte intégral de Victor Hugo. 1730 pages de pur bonheur, un long chemin fleuri de mots où l’on cueille de la poésie et de la beauté, où l’on se laisse surprendre par des sentiments inattendus.

 

Tout commence par une longue chronologie détaillée où l’on voit apparaître en gras tout ce qui attrait à Victor Hugo mais il y a aussi de façon moins visible tous les évènements politiques, historiques qui ont entouré notre poète et l’ont inspiré.

Puis on entre dans le vif du sujet : les œuvres de Victor Hugo : tout d’abord les Odes et Ballades puis les Orientales, les Feuilles d’automne, les Chants du crépuscule, les Voix intérieures, les Rayons et les ombres, les Châtiments, les Contemplations, la Légende des siècles, les Chansons des rues et des bois, l’Année terrible, l’Art d’être grand-père, le Pape, la Pitié suprême, Religions et religion, l’Ane, les Quatre vents de l’esprit, la Fin de Satan, Dieu, Toute la lyre, les Années funestes, Dernière gerbe, Océan, Océan – vers et le Tas de pierres.

 

Chaque texte est daté et beaucoup s’ouvrent sur une citation. Cette dernière peut être en latin, en espagnol, en français, en italien ou en anglais lorsqu’il s’agit de mon autre génie littéraire : Shakespeare. Ainsi de nombreux autres écrivains sont mis en lumière.

 

Vu l’étendue de l’œuvre, je ne vais pas vous citer chaque poème ou chant mais je vais plutôt vous offrir les vers qui m’ont émue, ceux que je trouve beaux, forts, percutants. Il y aura parfois le poème en entier lorsque celui-ci m’aura vraiment impressionnée. Si toutefois, vous êtes intéressé par un poème qui n’est pas cité dans sa globalité, n’hésitez pas à me le demander, je ferai un article spécialement pour vous.

 

Commençons tout d’abord par les Odes.

Tout homme qui écrit, écrit un livre ; ce livre, c’est lui.

Qu’il le sache ou non, qu’il le veuille ou non, cela est. De toute œuvre, quelle qu’elle soit, chétive ou illustre, se dégage une figure, celle de l’écrivain. C’est sa punition, s’il est petit ; c’est sa récompense, s’il est grand.

C’est ainsi que Victor Hugo débute la préface de ce livre, d’entrée, il frappe fort alors qu’il a 78 ans et qu'il fait une analyse juste et bienveillante de son oeuvre. Voici quelques extraits du livre 1 ; ils m’ont touchée car beaucoup sont engagés. C’est d’ailleurs ce que d’autres vont lui reprocher très rapidement.

 

 

Ode première (à M. Alexandre Soumet) : le poète dans les révolutions

 

« Le vent chasse loin des campagnes

Le gland tombé des rameaux verts ;

Chêne, il le bat sur les montagnes ;

Esquif, il le bat sur les mers.

Jeune homme, ainsi le sort nous presse.

Ne joins pas, dans ta folle ivresse,

Les maux du monde à tes malheurs ;

Gardons, coupables et victimes,

Nos remords pour nos propres crimes,

Nos pleurs pour nos propres douleurs. »

[…]

« Orphée aux peines éternelles

Vint un moment ravir les morts ;

Toi, sur les têtes criminelles,

Tu chantes l’hymne du remords.

Insensé ! quel orgueil t’entraîne ?

De quel droit viens-tu dans l’arène

Juger sans avoir combattu ?

Censeur échappé de l’enfance,

Laisse vieillir ton innocence,

Avant de croire en ta vertu. »

[…]

« Les hommes vont aux précipices.

Tes chants ne les sauveront pas.

Avec eux, loin des cieux propices,

Pourquoi donc égarer tes pas ?

Peux-tu, dès tes jeunes années,

Sans briser d’autres destinées,

Rompre la chaîne de tes jours ?

Epargne ta vie éphémère :

Jeune homme, n’as-tu pas de mère ?

Poète n’as-tu pas d’amours ? »

 

Eh bien, à mes terrestres flammes,

Si je meurs, les cieux vont s’ouvrir.

L’amour chaste agrandit les âmes,

Et qui sait aimer sait mourir.

Le poëte, en des temps de crime,

Fidèles aux justes qu’on opprime,

Célèbre, imite les héros ;

Il a, jaloux de leur martyre,

Pour les victimes une lyre,

Une tête pour les bourreaux.

 

« On dit que jadis le poëte,

Chantant des jours encor lointains,

Savait à la terre inquiète

Révéler ses futurs destins.

Mais toi, que peux-tu pour le monde ?

Tu partages sa nuit profonde ;

Le ciel se voile et veut punir ;

Les lyres n’ont plus de prophète,

Et la Muse, aveugle et muette,

Ne sait plus rien de l’avenir ! »

[…]

                        Mars 1821

 

 

Ode quatrième : Quiberon

 

[…]

Poëtes qui toujours, loin du siècle où nous sommes,

Chantres des pleurs sans fin et des maux mérités,

Cherchez des attentats tels que la voix des hommes

            N’en ait point encor racontés,

Si quelqu’un vient en nous vantant la jeune France,

            Nos exploits, notre tolérance,

            Et nos temps féconds en bienfaits,

Soyez contents ; lisez nos récentes histoires,

Evoquez nos vertus, interrogez nos gloires :

            Vous pourrez choisir des forfaits !

 

Moi, je n’ai point reçu de la Muse funèbre

Votre lyre de bronze, ô chantres des remords !

Mais je voudrais flétrir les bourreaux qu’on célèbre,

            Et venger la cause des morts.

Je voudrais, un moment, troublant l’impur Génie,

            Arrêter sa gloire impunie

            Qu’on pousse à l’immortalité ;

Comme autrefois un grec, malgré les vents rapides,

Seul, retint de ses bras, de ses dents intrépides,

            L’esquif sur les mers emporté !

[…]

On dit que, de nos jours, viennent, versant des larmes,

Prier au champ fatal où ces preux sont tombés,

Les vierges, les soldats fiers de leurs jeunes armes,

            Et les vieillards lents et courbés.

Du ciel sur les bourreaux appelant l’indulgence,

            Là, nul n’implore la vengeance,

            Tous demandent le repentir ;

Et chez ces vieux bretons, témoins de temps de crimes,

Le pèlerin, qui vient invoquer les victimes,

            Souvent lui-même est un martyr.

                                               Du 11 au 17 février 1821

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:53

Chaque année, mon amie Marie fête son anniversaire dans la salle de son village et nous sommes une cinquantaine à en profiter. Pour ses 40 ans, on a décidé de lui faire des petites surprises comme des jeux-test, un flashmob sur la BO "The time of my life" de Dirty Dancing, la chorégraphie de Claude François et de ses Clodettes sur la chanson "Alexandrie, Alexandra" mais aussi une parodie de la chanson "Mamma Mia" d'Abba. Cela tombe très bien, mon amie se nomme Marie Garcia...

Voilà ce que j'ai écrit et ce qu'on lui a tous chanté.

 


 

On t’a tous rencontrée - de façon différent’ :

Au boulot, en soirée – tu étais si plaisant’

Qu’on a craquééééé – sur ta gentilless’

Qu’on a cherchéééé – à poursuivre cett’ allégress’

Par amitié de toi on est fous.

Pour toujours – tu pourras compter sur nous

A jamais – on sera auprès de toi.

Oh oh oh oh

 

Refrain :

Marie Garcia – on est là ce soir

Pour toi – et tes quarant’ printemps

Marie Garcia – ne broie pas du noir

Non, non – faut aller de l’avant

Ouiiiiiiiiii on est là pour danser

Pououououour se trémousser, chanter

Alors – éclat’-toi toute la nuit !

Marie Garcia - à bas les ennuis

Ce soir – c’est la fête de ta vie !

 

Il faut pas t’inquiéter – quarant’ ans ce n’est rien

Un nombre malfamé – qui veut fair’ son malin ;

Mais t’es plus foooooort’ – que ce p’tit ingrat

C’est à la pooooooort’ – que vit’ tu le piétineras ;

Ce qu’on ador’ c’est ton caractèr’ :

C’est rigolo de voir les mecs se tair’

Devant toi, ils ne font jamais les fiers.

Oh oh oh oh

 

Refrain :

Marie Garcia – on est là ce soir

Pour toi – et tes quarant’ printemps

Marie Garcia – ne broie pas du noir

Non, non – faut aller de l’avant

Ouiiiiiiiiii on est là pour danser

Pououououour se trémousser, chanter

Alors – éclat’-toi toute la nuit

Marie Garcia - à bas les ennuis

Ce soir – c’est la fête de ta vie !

Marie Garcia - offre tes sourir’

Cett’ nuit – doit êtr’ un pur délir’ !

Marie Garcia - bois un peu d’alcool

Cul sec – pour voir si tu t’envol’ !

Marie Garcia – lâch’-toi complèt’ment

Car la - vie se vit intensément !

Ouiiiiiiiiii on est là pour danser

Pououououour se trémousser, chanter

Alors – éclat’-toi toute la nuit

Marie Garcia - à bas les ennuis

Ce soir – c’est la fête de ta vie !

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 02:51

Le cycle Shakespeare étant terminé, je vous propose maintenant un cycle Victor Hugo. J'avais déjà écrit un article où l'on trouvait sa biographie et quelques citations, cliquer ici.

Avant de le débuter, je vous soumets des photos prises dans sa demeure Place des Vosges à Paris.

 

IMGP5775

 

 

 

 

 

 

 

Voici son appartement au deuxième étage, au premier étage est proposée l'exposition Victor Hugo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques photos de son superbe salon où se mêlent sa collection de faïences mais aussi un style coloré asiatique. Sur la cheminée, on peut lire les initiales V et H.

IMGP5769.JPG   IMGP5770.JPG

 

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Sa chambre : à gauche son lit, à droite le bureau sur lequel il écrivait debout.

IMGP5765.JPG   IMGP5767.JPG

 

 

L'influence des Misérables :

 

IMGP5763.JPG   IMGP5774.JPG

 

 

Victor Hugo à travers les arts :

 

IMGP5764.JPG IMGP5768.JPG

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 00:18

Cette comédie met en lumière le pouvoir de l’amour, son inévitabilité, sa nécessité. Elle est pleine de poésies, d’élans amoureux mais aussi bien sûr de ruses. Elle montre la difficulté pour les gentilshommes de suivre des études avec les sacrifices qu’ils doivent faire pour réussir. C’est aussi une ode à la tolérance puisque l’un d’entre eux va tomber amoureux d’une femme de couleur.

Une pièce de toute beauté.

 

peines.jpgRésumé : Les seigneurs Biron, Longueville et De Maine acceptent de suivre le roi Ferdinand de Navarre dans son étude. Aussi pour rester concentrés, ils se refusent toute distraction : femme, bonne chère, loisirs… pendant trois ans. La princesse de France, porteuse d’une lettre de son père le roi d’Aquitaine, arrive avec ses suivantes, elles vont perturber leur vœu…

 

Acte I Scène 1 :

Le Roi : Voulez-vous écouter cette lettre avec attention ?

Biron : Comme nous écouterions un oracle.

Trogne (le berger) : Quelle simplicité à l’homme d’écouter la chair !

Le Roi, lisant : « Grand député, vice-gérant du ciel et seul dominateur de la Navarre, dieu terrestre de mon âme, patron nourricier de mon corps… »

Trogne : Pas encore question de Trogne !

Le Roi, lisant : « Voici la chose… »

Trogne : Soit ! mais, quelle que soit la chose, s’il l’a dit, c’est un pas-grand-chose.

Le Roi : Paix !

Trogne : A tout homme qui, comme moi, n’ose pas se battre !

Le Roi : Silence !

Trogne : Sur les secrets d’autrui, je vous en conjure !

 

Acte I Scène 2 :

Armado : Comment peux-tu séparer la tristesse de la mélancolie, mon tendre jouvenceau ?

Phalène (son page) : Par une démonstration familière de leurs effets, mon raide ci-devant.

Armado : Pourquoi raide ci-devant ? Pourquoi raide ci-devant ?

Phalène : Pourquoi tendre jouvenceau ? Pourquoi tendre jouvenceau ?

Armado : J’ai dit  « tendre jouvenceau », parce que telle est l’épithète congrue qui sied à tes jeunes jours que nous pouvons appeler tendres.

Phalène : Et moi, « raide ci-devant », parce que tel est le titre qui convient à votre âge antique que nous pouvons qualifier de raide.

Armado : Joli et à propos !

Phalène : Qu’entendez-vous par là monsieur ? Est-ce moi qui suis joli et ma répartie à propos ? Ou moi qui suis à propos, et ma répartie jolie ?

Armado : Tu es joli, parce que tu n’es pas grand.

Phalène : Je ne suis pas grandement joli, puisque je ne suis pas grand. Mais pourquoi à propos ?

Armado : Parce que tu es vif.

[…]

Phalène, chantant :    Si votre belle est teinte de blanc et de rouge,

                                   Jamais ses fautes ne seront connues ;

                                   Car la rougeur des joues est produite par les fautes,

                                   Et les craintes se décèlent par une blanche pâleur.

                                   Aussi, qu’elle ait des craintes ou qu’elle soit coupable,

                                   Vous ne la connaîtrez plus par son teint.

                                   Car elle a sans cesse sur les joues les couleurs

                                   Qu’elle doit n’avoir que naturellement.

 

Acte III Scène 1 :

Biron : Oh ! mon pauvre petit cœur ! Me voir réduit à être son aide de camp, et à porter ses couleurs comme le cerceau enrubanné d’un saltimbanque ! Quoi donc ! Moi, aimer ! Moi, faire la cour ! Moi, chercher une épouse ! une femme, véritable horloge d’Allemagne, toujours à réparer, toujours dérangée, allant toujours mal, quelque soin qu’on prenne pour la faire aller bien ! Que dis-je ? Me parjurer, ce qui est le pire de tout, et, entre trois femmes, aimer la pire de toutes, une coquette au sourcil de velours, ayant deux boules noires en guise d’yeux ! Oui, et par le ciel ! une gaillarde qui fera des siennes, quand Argus serait son eunuque et son gardien ! Et je soupire pour elle ! Je perds le sommeil pour elle ! Je prie pour l’obtenir ! Allons ! c’est un châtiment que Cupidon m’inflige pour avoir méconnu sa toute-puissante et redoutable petite puissance. Soit ! je vais aimer, écrire, soupirer, prier, implorer et gémir. Il faut que les hommes aiment soit une madame, soit une Jeanneton.

 

Acte IV Scène 2 :

Nathaniel (le curé), lisant :

Si l’amour me rend parjure, comment puis-je jurer d’aimer ?

Ah ! les serments ne sont valables qu’adressés à la beauté !

Bien qu’à moi-même parjure, à toi je serai fidèle.

L’idée qui pour moi est un chêne, devant toi plie comme un roseau.

 

L’étude cessant de s’égarer fait son livre dans tes yeux

Qui recèlent toutes les jouissances accessibles à l’art.

Si la connaissance est le but, te connaître doit suffire.

Bien savante est la langue qui sait bien te louer !

 

Bien ignorante l’âme qui te voit sans surprise !

Il suffit à ma gloire d’admirer tes mérites.

L’éclair de Jupiter est dans ton regard ; sa foudre, dans ta voix

Qui, quand elle est sans colère, est musique et douce flamme.

 

Divine comme tu l’es, mon amour, oh ! pardonne

Si je chante le ciel dans une langue si terrestre.

 

 

Acte IV Scène 3 :

Le Roi, lisant :

Le soleil d’or ne donne pas un baiser aussi doux

A la rose encore humide des pleurs de la fraîche aurore

Que ton regard, quand il darde ses frais rayons

Sur mes joues que la nuit inonde de rosée.

 

La lune d’argent ne brille pas à beaucoup près

A travers le sein transparent de l’onde

Autant que ta beauté luit à travers mes pleurs :

Elle resplendit dans tous ceux que je verse.

 

Chacune de mes larmes la porte comme un char

D’où elle domine triomphalement ma douleur.

Regarde seulement les pleurs qui gonflent mes yeux

Et tu y verras ta gloire à travers ma détresse.

 

Va ! ne réponds pas à mon amour, et tu pourras toujours

Te mirer dans mes larmes, en me faisant pleurer sans cesse.

O reine des reines, combien tu es sublime !

La pensée ne peut le concevoir ni la langue humaine le dire.

 

[…]

 

Biron : En promettant de ne pas regarder un visage de femme, vous aviez abjuré l’emploi de vos yeux et l’étude même, objet de vos serments. Car quel est l’auteur au monde qui vous enseignera la beauté aussi bien qu’un regard de femme ? La science n’est qu’accessoire à nous-mêmes ; et partout où nous sommes, notre science est avec nous. Si donc nous nous voyons dans les yeux d’une femme, est-ce que nous n’y voyons pas aussi notre science ? Oh ! nous avons fait le vœu d’étudier, messeigneurs, et par ce vœu nous avons abjuré nos vrais livres.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare in love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               Les sonnets de Shakespeare

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               le film Hamlet avec Mel Gibson   

                                         le film Hamlet de K. Branagh



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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 00:00

Le mariage des amis fait toujours place à d'agréables surprises. Pour celui de Karine et Fred, les mariés eux-même ont lancé des défis aux invités. Je devais écrire un slam pour Fred révélant quelques informations sur Karine. Pour cela, je me suis fait aider de David un ami commun et ensemble nous avons écrit puis lu ce texte sur la BO du film "Jeux d'enfants". Je remercie par ce biais David pour son aide et souhaite à nouveaux beaucoup de bonheur aux jeunes mariés.

 

Alors Fred t'es heureux, tu as épousé Karine ?

Avec ses grands yeux bleus et sa taille de guêpe fine,

Tu lui as fait les yeux doux, et aujourd'hui elle t'a dit : « Yes I do ! »

T’as compris de suite qu'elle n'était pas comme ces filles de « Badoo ».

Karine qui a souvent la tête en l'air, a pourtant les deux pieds sur terre,

Même si sur un coup de tête, elle peut décider de repartir en Angleterre.

 

Alors tu l’as suivie sur les routes pour faire le tour du monde,

Evitant ennuis et déroutes, votre passion devint plus féconde.
D’ailleurs dès votre retour, elle n’a pas perdu de temps,
 

Un p’tit cœur fit son troubadour dans le ventre de maman.

 

Elle vit chaque journée comme si elle devait mourir demain,
Il faut à ses côtés s’envoler et s'accrocher pour découvrir des paysages lointains.

Elle va là où le vent la mène, même si parfois elle tente de brouiller les pistes,

Elle aimerait avoir une vie de bohême, au fond c'est une artiste.

 

Elle fait des sculptures, et aussi de magnifiques peintures ;
Fred, ne dis pas que c'est obscur, sinon elle te jettera en pâture.

Alors pour ne pas la mettre en pétard et finir par en pâtir
Raconte lui que c’est du grand art, à coup sûr ça lui fera plaisir.

Sa plus belle œuvre, elle l’a faite avec toi, une p’tite Mikki,
Un chef d’œuvre qui la rend gaga, un ange du paradis.

 

Elle apprend des erreurs et devient experte avec le temps,

C'est pas toujours facile quand on débute, surtout pour une maman.

Des petits conseils pour passer une soirée tranquille :

Un film de Di Caprio, une pomme d'amour, chaque fois tu taperas dans le mille.

 

Fais pas ton rital et surtout évite d'être macho

Tu verras qu'en retour chaque jour sera un cadeau.

 

Le mariage est comme une place assiégée :

Ceux qui sont dehors veulent y entrer

Et ceux qui sont dedans veulent en sortir ;

Choisissez le même camp, soyez sincères et vrais, vous éviterez le pire.

 

Et paisiblement, ensemble, vous pourrez vieillir.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 19:46

C’est le dernier tome de la trilogie vampirique de Guillermo Del Toro et de Chuck Hogan après La Lignée et La Chute. Et quelle fin ! Contrairement au troisième roman décevant du Bourbon Kid, celui-ci est à la hauteur des deux précédents.

 

nuiteternelle.jpgQuatrième de couverture : Le sort de l’humanité repose désormais entre les mains d’un seul individu. Une nuit sans fin s’est abattue sur la Terre depuis l’apocalypse nucléaire déclenchée par le Maître. Les vampires, qui ont proliféré à un rythme vertigineux, ont réduit les humains à l’état de bétail, car, à leurs yeux, seul leur sang a encore de la valeur.
Un groupe de survivants résiste encore. Mais Ephraïm Goodweather, leur leader, n’est plus que l’ombre de lui-même : il ne s’est jamais remis de l’enlèvement de son fils et de la liaison entre sa petite amie, Nora, et son allié, Fet. Profitant de son désespoir, le Maître lui propose d’épargner son fils en échange de
l’Occido Lumen. Dans ce très ancien manuscrit, préservé au prix du sacrifice du professeur Setrakian, se trouve la clé pour détruire le Maître. Ephraïm fera-t-il passer la vie de son fils avant le salut de l’humanité ? Mené à un rythme infernal, ce dernier volet offre à la trilogie « La Lignée » un finale magistral.

 

On y retrouve donc Ephraïm Goodweather en proie à ses démons qui se noie dans l’alcool pour oublier la perte de son fils Zack, Nora toujours fidèle à la résistance et son ami Fet et bien sûr le Maître et son clan de vampires qui ont colonisé le monde. Ils utilisent certains humains comme banque de sang et les exploitent dans des camps. D’autres tentent de survivre dans les villes démolies, sombres et vides de vie mais ils ont du mal à trouver de la nourriture et sont sans cesse pourchassés par les vampires. Nos amis, avec l’aide du vampire Quinlan, protègent l’Occido Lumen et tentent de le déchiffrer pour mettre un terme au règne du Maître. La chose n’est pas aisée d’autant plus que des querelles au sein du groupe vont venir perturber le peu d’espoir qu’ils ont encore.

Il y a toujours autant de suspense disséminé au fil des pages et les conditions de vie sont si misérables qu’on se demande comment ils ont fait pour tenir jusque là. La ville de New York n’est plus que le reflet d’ombres inanimées, tout est saccagé et abandonné. Ephraïm souffre effroyablement, il n’est qu’un fantôme qui survit grâce à son besoin de vengeance. Nora va voir d’atroces choses dans les camps pendant que Fet cherche désespérément un moyen de tuer le Maître.

Quinlan va jouer un rôle important et avec l’Occido Lumen, ils vont nous dévoiler de nombreuses informations sur les origines des vampires et sur l’histoire des Aînés et du Maître. Que de détails croustillants !

A lire absolument.

 

Deux extraits seulement pour ne pas trop vous en dévoiler :

Page 11 : A Times Square, on incinérait les cadavres sur des bûchers funéraires hauts de six mètres. Dans une odeur de barbecue sans équivalent à ce jour, la crème de Manhattan transformée en torches illumina les rues désertes et les vitrines des boutiques fermées. « Tout doit disparaître ».

Le Maître semblait avoir calculé avec précision le nombre de vampires nécessaire pour asseoir sa domination tout en conservant un équilibre subtil évitant de créer des besoins d’approvisionnement en sang insurmontables. Il procédait avec méthode et un grand souci de rigueur mathématique.

 

Page 62 : Au fil du temps, ce qui au début ressemblait à un kidnapping avait fini par prendre des allures de sélection. De distinction. Comme si on lui réservait une place de choix dans ce monde nouveau.

Parmi tous les autres, Zack avait été choisi. Pour quel dessein, il l’ignorait. Il savait seulement que l’être qui lui accordait ces privilèges représentait l’autorité absolue dans ce nouvel empire. Et il voulait Zack à ses côtés.

Les descriptions qu’il avaient entendues au sujet du Maître – un géant effrayant, un tueur impitoyable, le mal incarné – étaient toutes des exagérations évidentes. D’abord, pour un adulte, le Maître était de taille moyenne. Et pour un être âgé de plusieurs siècles, il paraissait presque jeune. Dans ses yeux noirs perçants, Zack devinait bel et bien un potentiel d’horreur prêt à se déchaîner si quelque chose ou quelqu’un attirait sa défaveur. Mais celui qui aurait l’immense chance, comme Zack, de plonger son regard dedans, découvrirait une profondeur qui transcendait l’humanité, une sagesse qui remontait à des temps immémoriaux, une intelligence connectée à un monde supérieur. Le Maître dirigeait l’immense clan de vampires qui avait envahi la ville, le pays, le monde entier. Une ramée qui obéissait aux ordres télépathiques qu’il lançait depuis son trône dans le cœur marécageux de New York.

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 13:36

C’est un livre que j’ai reçu par Babélio lors d’une masse critique et je remercie chaleureusement cet organisme passionné comme moi de lecture.

C’est un roman historique qui a mis plusieurs années à voir le jour tant les auteurs Jean-Marc Berlière (professeur émérite d’histoire contemporaine) et Franck Liaigre (historien) ont voulu être précis. Ils ont fait le tour des archives, les ont comparées afin d’être les plus fidèles possible à cet épisode effrayant d’après-guerre. Je ne suis pas férue d’histoire et j’ai choisi ce livre car la quatrième de couverture m’avait attirée. Je ne regrette pas cette sélection car les auteurs ont écrit ce livre comme un roman et ont su capter et conserver mon attention tout au long des pages.

 

salaudsQuatrième de couverture : «À l'Institut dentaire du square de l'avenue de Choisy [...] on allait, durant un mois ou deux, jouer les émules de la Gestapo... ceux qui se réclamaient du bon droit... des meilleurs principes» (Alphonse Boudard, Les Combattants du petit bonheur).
En septembre 1944, on repêche dans la Seine une trentaine de corps : l'ensemble des victimes, tuées d'une balle dans la tête, portent, attaché au cou par le même cordon soyeux, un pavé de grès. Qui sont-elles ? Qui sont leurs tueurs ? Quels sont leurs mobiles ?
Cette affaire particulièrement macabre n'a jamais été pleinement élucidée. Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont repris l'enquête et dépouillé des centaines de cartons d'archives pour retrouver les identités des victimes... et celles des bourreaux. Tous les chemins les ont conduits à l'Institut dentaire, sinistre centre clandestin de séquestration et d'exécution, où plus de deux cents personnes furent incarcérées et beaucoup d'entres elles torturées et assassinées entre le 20 août et le 15 septembre1944.
Un livre d'histoire implacable qui se lit comme un roman noir.

 

Dès le départ, on nous place dans le contexte : une carte sur laquelle sont placés les lieux de découvertes de cadavres et les endroits où les victimes ont été repêchées. Il y en a eu beaucoup, trop quand on sait que c’est une histoire vraie. Et quelle histoire terrible ! Comment cela a-t-il pu se produire et perdurer pendant de nombreuses semaines sous les yeux de tous ? Pourquoi personne n’a-t-il réagi ? Que faisait la police ? Et bien c’est simple, elle était débordée par les crimes et les vols en tout genre qui se sont multipliés après la libération de Paris.

Les premières pages du roman sont réservées aux victimes comme pour leur rendre hommage. On nous raconte leur vie brièvement puis leur arrestation et les raisons parfois absurdes (un simple témoignage suffisait), parfois plus légitimes qui ont permis cela. Ensuite on les place dans leur enfer à l’Institut dentaire où ils ont subi ou vu des atrocités. On se croirait dans un bon thriller mais sans cesse la réalité nous ramène à la surface et cela nous dégoûte.

Pour finir on nous raconte la vie des bourreaux et des responsables de ces monstruosités, leurs témoignages (bien sûr ils n’ont rien fait ou si peu mais toujours sous des ordres de plus hauts qu’eux) puis leurs procès. On croit rêver surtout quand on nous rappelle que l’Institut dentaire n’était pas le seul lieu de tortures et que les autres centres de détention ont parfois fait pire.

 

Je vous recommande ce roman, ne serait-ce que pour honorer la mémoire des victimes mais aussi des survivants dont les témoignages précieux ne peuvent être oubliés.

 

Quelques extraits :

Page 24 : La Seine a reçu un nombre important de cadavres de la fin du mois d’août à décembre 1944. Beaucoup ont disparu pour toujours. D’autres, noirs, gonflés, sont rendus méconnaissables par un état de putréfaction avancée et un séjour prolongé dans l’eau. Notés « inconnus » sur les registres de l’IML, ils ne seront jamais identifiés.

 

Page 34 : […] se préparent les nécessaires règlements de compte contre les vendus, les traîtres et les collabos. Contre les profiteurs du marché noir aussi, les commerçants du quartier, des concierges, des flics… Des noms sont jetés, des accusations à peine formulées prennent corps et consistance, se précisent, enflent, circulent, les rumeurs courent, les appétits s’aiguisent. Les temps sont venus de se débarrasser, au nom du patriotisme, de tout ceux qu’on déteste, on trouvera toujours un prétexte et puis… il y a forcément quelques juteux profits à tirer du renversement des rôles.

 

Page 44 : L’Héveder l’a compris, et la suite des évènements contribuera à le lui rappeler, il est inutile d’argumenter, de tenter de justifier une phrase, de remettre un mot, une attitude dans leur contexte devant des juges partiaux, des auteurs de faux témoignages, une foule cruelle et avide de sang.

 

Page 156 : En entrant dans la salle de projection de l’Institut dentaire, passé le premier choc devant le spectacle de ces prisonniers aux regards angoissés et vides, silencieux, immobiles, tendus comme pétrifiés sur leur siège, Château l’a immédiatement remarquée. On ne peut guère l’éviter. Elle s’étale sur le grand tableau noir, sous l’écran, au fond de l’estrade, derrière le bureau où trônent une partie des gardiens. En lettres d’écolier appliqué, énormes, dominateurs, agressifs, ces vers, que les internés savent par cœur et qui hantent, interminablement, leurs jours et leurs nuits au point que ceux qui ont pu griffonner quelques notes que l’ont retrouvera sur leurs cadavres les ont recopiés :

« Oh ! Vous qui êtes ici

Méditez bien les paroles que voici :

Vous êtes ici devant la justice des ouvriers

Qui depuis longtemps sont vos prisonniers

Dans cette salle plane le respect de nos morts

Que vous avez assassinés toujours à tort

Faites un compte-rendu de votre conscience (sic)

Vous comprendrez que nous avons de la patience

Car pour la plupart de ceux qui sont ici

La mort seule, les délivrera de leurs soucis. »

Des vers maladroits qui prennent de terribles résonances dans le contexte d’exécutions, de violence et de sévices que vivent les prisonniers terrorisés.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 05:23

Cette pièce parut pour la première fois en 1623, sept ans après la mort de Shakespeare. Mais on peut se poser des questions sur son origine. En effet, en 1594, un auteur anonyme publia à Londres une pièce intitulée « Une mégère apprivoisée ». Le titre est quasiment identique, l’intrigue aussi mais les lieux, les prénoms et les relations entre les personnages diffèrents. Aussi peut-on faire des hypothèses : Shakespeare est-il cet auteur anonyme qui par la suite a amélioré sa pièce initiale en l’étoffant davantage ou bien est-ce qu’il s’est inspiré de cette pièce ?

C’est la seule fois que Shakespeare met en scène une femme acariâtre. Même si le titre de la pièce révèle le dénouement de l’histoire, on peut être surpris par cet écart. Par ailleurs, la pièce s’ouvre sur un prologue quelque peu étrange. Le duc et ses serviteurs décident de faire passer un ivrogne pour le duc. Ainsi ils lui font croire qu’il a perdu la mémoire et lui proposent de regarder une pièce de théâtre qui n’est autre que la pièce que nous lisons.

Si les répliques de la mégère et de son prétendant Petruchio font parfois sourire, il est cependant regrettable que des phrases en italien ou en latin n’aient pas été traduites. On ne peut aussi s’empêcher de penser à « La belle au bois dormant » même si les raisons de l’isolement ne sont pas identiques. Les personnages sont attachants surtout les prétendants de Bianca qui se lancent sans hésitation dans un imbroglio pour la séduire.

 

megere.jpgRésumé : Baptista, un riche gentilhomme de Padoue, refuse de marier sa cadette Bianca avant son aînée Catharina. Malheureusement celle-ci n’a pas la langue dans sa poche et ne plaît à aucun homme. Ainsi les deux prétendants de Bianca Hortensio et Grumio décident d’unir leurs efforts pour trouver un mari à Catharina. Baptista enferme Bianca pour lui éviter toute rencontre et se met à la recherche de professeurs pour ses filles. Quand Vincentio entend cela, il met au point un stratagème : il se portera volontaire pour donner des leçons à la jolie Bianca afin de la séduire et il fait passer son valet Tranio pour lui. D’autres jeunes garçons dont Hortensio acceptent aussi d’être des professeurs.

Petruchio rejoint son ami Hortensio et lui dit qu’il veut faire un mariage d’argent. Hortensio compte alors lui présenter Catharina…

 

Acte I Scène 2 :

Petruchio : Signor Hortensio, entre des amis tels que nous, quelques mots suffisent ; si donc tu connais une personne assez riche pour être la femme de Petruchio, comme l’argent est le refrain de ma chanson matrimoniale, fût-elle aussi laide que l’amoureuse de Florent, aussi vieille que la Sibylle, aussi bourrue et aussi acariâtre que la Xantippe de Socrate, ou pire encore, fût-elle aussi rude que la mer Adriatique en fureur, elle n’altérera pas, elle n’émoussera pas en moi le tranchant de la passion ! Je viens à Padoue faire un riche mariage ; s’il est riche, il est heureux.

Grumio : Voyez vous monsieur, il vous dit tout bonnement ce qu’il pense. Donnez-lui de l’or suffisamment, et mariez-le à une poupée, à une figurine ou à une vieille stryge édentée, ayant autant d’infirmités que cinquante-deux chevaux ! Tout est bien, s’il y a apport d’argent.

[…]

Petruchio : Pourquoi suis-je venu ici, sinon dans ce but ? Croyez-vous qu’un peu de tapage puisse effaroucher mes oreilles ? Est-ce que je n’ai pas dans mon temps entendu les lions rugir ? Est-ce que je n’ai pas entendu la mer, soulevée par les vents, faire rage, toute suante d’écume, comme un sanglier furieux ? Est-ce que je n’ai pas entendu gronder les grandes batteries dans les plaines, et l’artillerie du ciel dans les nuages ? Est-ce que je n’ai pas, dans une bataille rangée, entendu les bruyantes alarmes, le hennissement des coursiers et le cri des trompettes ? Et vous venez me parler de la langue d’une femme, qui frappe bien moins l’oreille qu’une châtaigne éclatant dans l’âtre d’un fermier ! Bah ! Bah ! Gardez vos épouvantails pour faire peur aux enfants.

 

Acte II Scène 1 :

Hortensio (parlant de Catharina) : Certes, non ; car c’est elle qui a rompu le luth sur moi. Je lui disais simplement qu’elle se trompait de touches, et je lui pliais la main pour lui apprendre le doigté, quand, dans un accès d’impatience diabolique : Des touches, s’écrie-t-elle, vous appelez ça des touches ? Eh bien, je vais les faire jouer ! Et, à ces mots, elle m’a frappé si fort sur la tête que mon crâne a traversé l’instrument. Et ainsi, je suis resté quelque temps pétrifié, comme un homme au pilori, ayant un luth pour carcan, tandis qu’elle me traitait de misérable racleur, de musicien manqué, et de vingt autres noms injurieux, comme si elle avait appris une leçon pour mieux m’insulter.

[…]

Petruchio : Ayant entendu dans toutes les villes vanter ta douceur, célébrer tes vertus et chanter ta beauté, bien moins cependant qu’elles ne le méritent, j’ai été porté à te rechercher pour femme.

Catharina : Porté !... à merveille ! Eh bien, que le diable qui vous a porté vous remporte ! Vous m’avez tout de suite eu l’air d’un meuble transportable.

Petruchio : Qu’est-ce à dire, d’un meuble…

Catharina : Oui, d’une chaise percée !

Petruchio : Tu as dit juste : assieds-toi donc sur moi.

Catharina : Les ânes sont faits pour porter, et vous aussi.

 

 

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