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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 20:18

Dernière partie avant l'hiver... Non je plaisante, après les feuilles d'automne, il y aura les chants du crépuscule...

 

 

 

 

Bièvre

 

II

Si dès l’aube on suit les lisières

Du bois, abri des jeunes faons,

Par l’âpre chemin dont les pierres

Offensent les mains des enfants,

A l’heure où le soleil s’élève,

Où l’arbre sent monter la sève,

La vallée est comme un beau rêve.

La brume écarte son rideau.

Partout la nature s’éveille ;

La fleur s’ouvre, rose et vermeille ;

La brise y suspend une abeille,

La rosée une goutte d’eau !

 

Et dans ce charmant paysage

Où l’esprit flotte, où l’œil s’enfuit,

Le buisson, l’oiseau de passage,

L’herbe qui tremble et qui reluit,

Le vieil arbre que l’âge ploie,

Le donjon qu’un moulin coudoie,

Le ruisseau de moire et de soie,

Le champ où dorment les aïeux,

Ce qu’on voit pleurer ou sourire,

Ce qui chante et ce qui soupire,

Ce qui parle et ce qui respire,

Tout fait un bruit harmonieux !

 

[…]

IV

Et l’on ne songe plus, tant notre âme saisie

Se perd dans la nature et dans la poésie,

Que tout près, par les bois et les ravins caché,

Derrière le ruban de ces collines bleues,

A quatre de ces pas que nous nommons des lieues,

            Le géant Paris est couché !

 

On ne s’informe plus si la ville fatale,

Du monde en fusion ardente capitale,

Ouvre et ferme à tel jour ses cratères fumants ;

Et de quel air les rois, à l’instant où nous sommes,

Regardent bouillonner dans ce Vésuve d’hommes

            La lave des évènements.

                                   8 juillet 1831

 

XXXVI

 

Un jour vient où soudain l’artiste généreux

A leur poids sur son front sent les ans plus nombreux.

Un matin il s’éveille avec cette pensée :

_ Jeunesse aux jours dorés, je t’ai donc dépensée !

Oh ! qu’il m’en reste peu ! Je vois le fond du sort,

Comme un prodigue en pleurs le fond du coffre-fort. _

Il sent, sous le soleil qui plus ardent s’épanche,

Comme à midi les fleurs, sa tête qui se penche ;

Si d’aventure il trouve, en suivant son destin,

Le gazon sous ses pas mouillé comme au matin,

Il dit, car il sait bien que son aube est passée :

_ C’est de la pluie, hélas ! et non de la rosée ! _

 

C’en est fait. Son génie est plus mûr désormais.

Son aile atteint peut-être à de plus fiers sommets ;

La fumée est plus rare au foyer qu’il allume ;

Son astre haut monté soulève moins de brume ;

Son coursier applaudi parcourt mieux le champ clos ;

Mais il n’a plus en lui, pour l’épandre à grands flots

Sur des œuvres, de grâce et d’amour couronnées,

Le frais enchantement de ses jeunes années !

 

Oh ! rien ne rend cela ! _ Quand il s’en va cherchant

Ces pensers de hasard que l’on trouve en marchant,

Et qui font que le soir l’artiste chez son hôte

Rentre le cœur plus fier et la tête plus haute,

Quand il sort pour rêver, et qu’il erre incertain,

Soit dans les prés lustrés, au gazon de satin,

Soit dans un bois qu’emplit cette chanson sonore

Que le petit oiseau chante à la jeune aurore,

Soit dans le carrefour bruyant et fréquenté,

_ Car Paris et la foule ont aussi leur beauté,

Et les passants ne sont, le soir, sur les quais sombres,

Qu’un flux et qu’un reflux de lumières et d’ombres ; _

Toujours, au fond de tout, toujours, dans son esprit,

Même quand l’art le tient, l’enivre et lui sourit,

Même dans ses chansons, mêle dans ses pensées

Les plus joyeusement écloses et bercées,

Il retrouve, attristé, le regret morne et froid

Du passé disparu, du passé, quel qu’il soit !

                                   Novembre 1831

 

 

feuilles d'automne 1 

feuilles d'automne 2

feuilles d'automne 3


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Published by Satine - dans Victor Hugo
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 10:28

  C'est une des étapes de notre voyage qui nous a le plus émus.

Au sol, avant l'entrée dans le musée, des plaques au nom des Highlanders disparus guident nos pas, en photo vous verrez plus bas, le clan Wallace. Dans le musée, on trouve des portraits, le trajet long et pénible des Jacobites épuisés et affamés, des costumes, des armes, des munitions, les cornemuses mais aussi une démonstration sur "comment mettre un kilt". Le plus impressionnant, car c'était vraiment bien fait, était la reconstitution de la bataille. Aves des petites lampes lumineuses de deux couleurs et un fond sonore d'ordres de combats, on comprenait parfaitement comment les Jacobites piégés se sont faits massacrer.

Pour finir, à l'xtérieur, on découvre le champ de bataille immense où on a laissé la végétation d'origine : les hautes herbes et les chardons proliférer. Des drapeaux de deux couleurs s'agitent au gré du vent et marquent l'emplacement des deux camps : les Jacobites et les Anglais. L'audioguide nous dirigeait et à certains points stratégiques, il nous expliquait avec détails et parfois même des dialogues joués ce qui s'y était passé. Alors notre imagination se laissait vagabonder et l'on vivait cette bataille meurtrière, cruelle de l'intérieur...


images-3-1001-copie-1.JPG

 

Culloden est l’un des nombreux champs de bataille,

Gorgé de sang, de sueur, de cris et d’entrailles.

Les Jacobites emmenés par Bonnie Prince Charlie

S’opposèrent à l’armée anglaise en armes fournie.

 

Les Jacobites composés des clans des Highlands

Avaient prévu une attaque nocturne dans les landes,

Mais tiraillés par la faim, épuisés par leur voyage,

Ils n'arrivèrent qu'au matin, ce fut un carnage.

 

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Portés par les grandes victoires précédentes,

Ils s’engagèrent sans peur et l’âme vaillante ;

Leurs haches et leurs lames tailladèrent les Anglais

Qui en surnombre répliquaient avec leurs mousquets.

 

La lande se goinfra du sang des clans piégés,

Embourbés dans les marécages, massacrés,

Aucun survivant, blessé, témoin ne fut toléré

Le duc de Cumberland fut ainsi surnommé « boucher ».

 

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Mille cinq cents Jacobites y laissèrent leur vie,

Malgré leur courage, leur désir de liberté.

Les Anglais voulaient la tête de Bonnie Prince Charlie

Mais il s’était enfui avec d’autres officiers.

 

Il se cacha, erra dans les Highlands longtemps

Alors qu’on enterrait dans des fosses communes

Côte à côte, les Highlanders des mêmes clans,

Dans la tristesse, sans cérémonie aucune.

 

Pendant un siècle, l’Ecosse étouffa dans sa brume :

Plus de tartan, plus de cornemuse, plus de clan,

Puis the Queen Victoria rétablit les coutumes,

Redonnant aux Highlanders un nouvel élan.

 

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On bâtit alors une tour commémorative

Et on déposa plusieurs stèles au nom des clans.

Ainsi d’une manière représentative,

On rendit hommage aux disparus, aux combattants.

 

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Quant à notre cher Bonnie Prince Charlie recherché

Avec l’aide de Flora Mac Donald son aimée,

Il parvint à rejoindre la France d’à côté

Sous une autre identité : en femme déguisé.

 

 

A lire aussi : les highlands et un moment inoubliable 

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Published by Satine - dans Nature
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:05

Avant-dernier extrait des feuilles d'automne dans le quel le poème intitulé "pour les pauvres" v est plus que touchant...

Bonne lecture au chaud dans votre maison alors que le vent souffle dehors et que les feuilles commencent à tomber...

 

 

XXVI

 

Vois, cette branche est rude, elle est noire, et la nue

Verse la pluie à flots sur son écorce nue ;

Mais attends que l’hiver s’en aille, et tu vas voir

Une feuille percer ces nœuds si durs pour elle,

Et tu demanderas comment un bourgeon frêle

Peut, si tendre et si vert, jaillir de ce bois noir.

 

Demande alors pourquoi, ma jeune bien-aimée,

Quand sur mon âme, hélas ! endurcie et fermée,

Ton souffle passe, après tant de maux expiés,

Pourquoi remonte et court ma sève évanouie,

Pourquoi mon âme en fleur et tout épanouie

Jette soudain des vers que j’effeuille à tes pieds !

 

C’est que tout a sa loi, le monde et la fortune ;

C’est qu’une claire nuit succède aux nuits sans lune ;

C’est que tout ici-bas a ses reflux constants ;

C’est qu’il faut l’arbre au vent et la feuille au zéphire ;

C’est qu’après le malheur m’est venu ton sourire ;

C’est que c’était l’hiver et que c’est le printemps !

                                   7 mai 1829

 

A mes amis L.B et S.B

 

[…]

J’ai différé. La vie à différer se passe.

De projets en projets et d’espace en espace

Le fol esprit de l’homme en tout temps s’envola.

Un jour enfin, lassés du songe qui nous leurre,

Nous disons : Il est temps. Exécutons ! c’est l’heure.

Alors nous retournons les yeux : _ la mort est là !

 

Ainsi de mes projets. _ Quand vous verrai-je, Espagne,

Et Venise et son golfe, et Rome et sa campagne,

Toi, Sicile, que ronge un volcan souterrain,

Grèce qu’on connaît trop, Sardaigne qu’on ignore,

Cités de l’aquilon, du couchant, de l’aurore,

Pyramides du Nil ! cathédrales du Rhin !

 

Qui sait ? Jamais peut-être. _ Et quand m’abriterai-je

Près de la mer, ou bien sous un mont blanc de neige,

Dans quelque vieux donjon, tout plein d’un vieux héros,

Où le soleil, dorant les tourelles du faîte,

N’enverra sur mon front que des rayons de fête

Teints de pourpre et d’azur au prisme des vitraux ?

 

Jamais non plus, sans doute. _ En attendant, vaine ombre,

Oublié dans l’espace et perdu dans le nombre,

Je vis. J’ai trois enfants en cercle à mon foyer ;

Et lorsque la sagesse entr’ouvre un peu ma porte,

Elle me crie : Ami ! sois content. Que t’importe

Cette tente d’un jour qu’il faut sitôt ployer !

 

[…]

Restons où nous voyons. Pourquoi vouloir descendre,

Et toucher ce qu’on rêve, et marcher dans la cendre ?

Que ferons-nous après ? où descendre ? où courir ?

Plus de but à chercher ! plus d’espoir qui séduise !

De la terre donnée à la terre promise

Nul retour ! et Moïse a bien fait de mourir !

 

[…]

Rêver, c’est le bonheur ; attendre, c’est la vie.

Courses ! pays lointains ! voyages ! folle envie !

C’est assez d’accomplir le voyage éternel.

Tout chemine ici-bas vers un but de mystère.

_ Où va l’esprit dans l’homme ? Où va l’homme sur terre ?

Seigneur ! Seigneur ! _ Où va la terre dans le ciel ?

[…]

                                   14 mai 1830

 

Pour les pauvres

 

Dans vos fêtes d’hiver, riches, heureux du monde,

Quand le bal tournoyant de ses feux vous inonde,

Quand partout à l’entour de vos pas vous voyez

Briller et rayonner cristaux, miroirs, balustres,

Candélabres ardents, cercle étoilé des lustres,

Et la danse, et la joie au front des conviés ;

 

Tandis qu’un timbre d’or sonnant dans vos demeures

Vous change en joyeux chants la voix grave des heures,

Oh ! songez-vous parfois que, de faim dévoré,

Peut-être un indigent dans les carrefours sombres

S’arrête, et voit danser vos lumineuses ombres

            Aux vitres du salon doré ?

 

Songez-vous qu’il est là sous le givre et la neige,

Ce père sans travail que la famine assiège ?

Et qu’il se dit tout bas : « Pour un seul que de biens !

A son large festin que d’amis se récrient !

Ce riche est bien heureux, ses enfants lui sourient.

Rien que dans leurs jouets que de pain pour les miens ! »

 

Et puis à votre fête il compare en son âme

Son foyer où jamais ne rayonne une flamme,

Ses enfants affamés, et leur mère en lambeau,

Et, sur un peu de paille, étendue et muette,

L’aïeule, que l’hiver, hélas ! a déjà faite

            Assez froide pour le tombeau !

 

Car Dieu mit ces degrés aux fortunes humaines.

Les uns vont tout courbés sous le fardeau des peines ;

Au banquet du bonheur bien peu sont conviés.

Tous n’y sont point assis également à l’aise.

Une loi, qui d’en bas semble injuste et mauvaise,

Dit aux uns : Jouissez ! aux autres : Enviez !

 

Cette pensée est sombre, amère, inexorable,

Et fermente en silence au cœur du misérable.

Riches, heureux du jour, qu’endort la volupté,

Que ce ne soit pas lui qui des mains vous arrache

Tous ces biens superflus où son regard s’attache ; _

            Oh ! que ce soit la charité !

 

L’ardente charité, que le pauvre idolâtre !

Mère de ceux pour qui la fortune est marâtre,

Qui relève et soutient ceux qu’on foule en passant,

Qui, lorsqu’il faudra, se sacrifiant toute,

Comme le Dieu martyr dont elle suit la route,

Dira : Buvez ! mangez ! c’est ma chair et mon sang.

 

Que ce soit elle, oh ! oui, riches ! que ce soit elle

Qui, bijoux, diamants, rubans, hochets, dentelle,

Perles, saphirs, joyaux toujours faux, toujours vains,

Pour nourrir l’indigent et pour sauver vos âmes,

Des bras de vos enfants et du sein de vos femmes

            Arrache tout à pleines mains !

 

Donnez, riches ! L’aumône est sœur de la prière.

Hélas ! quand un vieillard, sur votre seuil de pierre,

Tout roidi par l’hiver, en vain tombe à genoux ;

Quand les petits enfants, les mains de froid rougies,

Ramassent sous vos pieds les miettes des orgies,

La face du Seigneur se détourne de vous.

 

Donnez ! afin que Dieu, qui dote les familles,

Donne à vos fils la force, et la grâce à vos filles ;

Afin que votre vigne ait toujours un doux fruit ;

Afin qu’un blé plus mûr fasse plier vos granges ;

Afin d’être meilleurs ; afin de voir les anges

            Passer dans vos rêves la nuit !

 

Donnez ! Il vient un jour où la terre nous laisse.

Vos aumônes là-haut vous font une richesse.

Donnez ! afin qu’on dise : Il a pitié de nous !

Afin que l’indigent que glacent les tempêtes,

Que le pauvre qui souffre à côté de vos fêtes,

Au seuil de vos palais fixe un œil moins jaloux.

 

Donnez ! pour être aimés du Dieu qui se fit homme,

Pour que le méchant même en s’inclinant vous nomme,

Pour que votre foyer soit calme et fraternel ;

Donnez ! afin qu’un jour à votre heure dernière,

Contre tous vos péchés vous ayez la prière

            D’un mendiant puissant au ciel !

                                   22 janvier 1830

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 02:08

Deuxième poème sur mon voyage en Ecosse, les Highlands, leur immensité, leur beauté colorée, leur sauvagerie naturelle me semblait un passage obligé en vers... Les photos par contre ne sont pas les miennes. En effet, nous avons traversé les Highlands en bus et malheureusement on voit les reflets de la vitre, je ne voulais pas vous infliger cela... Enjoy !

 

highlands-1.jpg

 

A perte de vue, immensité vallonnée,

Les Highlands offrent des paysages changeants

Qui ont conservé un naturel triomphant,

Les saisons s’y amusent en toute liberté.

 

highlands-hiver.jpg

 

Les stations de ski se développent en hiver,

La neige persiste sur les plus hauts sommets

Même quand réapparaissent verdure et bruyère

Qui s’étalent en un tapis onctueux en été.

 

highlands-tapis.jpg

 

Dieu a dessiné sa mosaïque personnelle

En jetant ça et là de manière informelle

Bruyères, rocaille, verdure et conifères

Une variété de rose, de brun, de vert.

 

highlands couleur

 

highlands-landes.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les arbres ici ne font pas toujours la loi,

Les montagnes exhibent leur sein mis à nu,

Elles se dévoilent sans aucune retenue,

Fières de leur beauté, elles veulent qu’on les voie.

 

highlands-foret.jpg

 

Elles regorgent d’eau fraîche, d’herbe grasse,

Une nourriture sauvage et naturelle,

Les moutons à tête noire y paissent, y bêlent,

Un paradis dont jamais nul ne se lasse.


 

highlands-mouton.jpg   highlands-vache.jpg

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 18:43

Parce que la nouvelle saison démarre ce soir lundi 2 septembre.... Pour les fans de la série Castle...

 

froid-d-enfer.jpgUn prêtre est retrouvé assassiné dans un club fétichiste de New York. Pour Nikki Heat, c'est le début de l'affaire la plus dangereuse de sa carrière. Elle se retrouve aux prises avec un baron de la drogue, un agent véreux de la CIA, et un mystérieux escadron de la mort...

Nikki s'approche trop près de la vérité. Au point de se voir mise à pied par sa hiérarchie. Elle n'a plus personne à qui faire confiance ni demander de l'aide. Personne, sauf le seul homme de sa vie qui ne soit pas flic, le journaliste Jameson Rook.

Au milieu de l'hiver le plus froid qu'ait connu New York depuis un siècle, le duo de choc va devoir se plonger dans les méandres moites du crime organisé...

 

 

Et oui la fiction devient réalité !

J’ai eu du mal à le croire quand j’ai déballé ce cadeau de Noël…

Pour ceux qui ne comprennent pas ma surprise, je précise que Richard Castle est l’un des héros de la série Castle. C’est un écrivain de thriller qui participe aux enquêtes de police de la jolie lieutenant Beckett en mettant à sa disposition son imagination, son talent d’écrivain à succès.

Je suis fan de cette série d’où ma joie immense lorsque j’ai lu le nom de l’auteur sur la première de couverture. Ce n’est bien évidemment pas l’acteur Nathan Fillon qui a écrit ce roman mais les auteurs de la série et je dois dire que c’est une excellente idée de proposer ce type de prolongement à ces personnages de fiction.

 

Dans la série, Richard Castle a fait du lieutenant Beckett l’héroïne de ses romans, elle s’appelle Nikki Hard dans la série mais Nikki Heat dans le roman. Lui se nomme Jameson Rook et les deux flics qui accompagnent Beckett sont Ochoa et Raley, le capitaine Montgomery devient le capitaine Montrose et tous appartiennent à la brigade de New York. Il n’y a donc pas de gros changements par rapport à la série et c’est très bien comme ça. On peut ainsi mettre le visage des acteurs sur les personnages du roman même si au départ les changements sont un peu perturbants.

 

Sur la première de couverture on peut lire cette citation de Dennis Lehane : « Castle est aussi habile à résoudre des meurtres qu’à les écrire ! » et bien je suis entièrement d’accord avec ça. Ce roman est tout aussi passionnant que la série. L’enquête se déroule tambour battant, elle est pleine de rebondissements, de recherches, d’actions, les pistes sont nombreuses et habilement dispersées, on ne s’ennuie pas un instant et on s’imagine aisément nos personnages dans les locaux du commissariat, dans les rues de New York comme si la série défilait sous nos yeux et j’ai trouvé cela génial. L’humour est lui aussi présent tout comme les citations de cinéma que Castle dissémine toujours avec humour et justesse.

Cerise sur le gâteau : dans le roman Rook et Heat sont un vrai couple et franchement ça fait du bien, depuis le temps que Castle et Beckett jouent au chat et à la souris dans la série, personnellement je n’attendais que ça…

 

Bref : amateurs de la série, vous ne serez pas déçus ! Quant aux autres, c’est un bon thriller, un super roman policier qui ne vous laissera pas sur le bord de la route.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 00:19

Voici mon premier poème sur notre séjour en Ecosse, deux autres suivront. Je commence par le meilleur, par celui qui m'a le plus touchée parce qu'il était inespéré.

Faites vous plaisir, écoutez cette merveille qui nous a happés par surprise et sur laquelle nous sommes restés bouche bée, littéralement absorbés par cet instant de grâce imprévu. Cliquez sur la vidéo, regardez-là puis lisez pour mieux comprendre.... Enjoy !

 


 

Alors que nous rebroussions chemin,

Nous fûmes appelés par un son divin ;

Une cornemuse se mit à chanter,

Inéluctablement nous fûmes happés.

 

Le musicien en costume traditionnel

Se tenait au bord du Loch Shiel tel un messie,

Il dominait l’espace comme par magie,

Le soleil rayonnant lui faisait la part belle.

 

images-3-1087.JPG

 

Eparpillé en milliers d’étoiles sur les flots,

Il offrait à nos yeux un voile des plus beaux,

Un décor merveilleux pour notre majesté

Qui trônait là dans ses vêtements si distingués.

 

Le chant portait haut et fort dans toute sa splendeur,

Il absorbait l’attention, stoppait le temps, les heures,

Nous nous laissions bercer par cette mélodie

Enveloppant nos âmes, embaumant nos vies.

 

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Après nous avoir émerveillés complètement,

Il posa à terre son magnifique instrument

Puis nous dit en souriant : « Now enjoy the silence ! »

Nous voulions lui répondre « Mon ami, recommence ! ».

 

Un cadeau inattendu, un don indéniable,

Un moment de grâce purement inoubliable,

Un instant de partage d’une grande chaleur

Au pied de la tour rendant hommage aux Highlanders.

 

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images-3 1089            images-3-1081.JPG

 

La dernière photo est, pour les fans d'Harry Potter, la ligne de chemin de fer qu'emprunte le train pour aller à Poudlard. Il se situait de l'autre côté de la route et sa taille est réellement impressionnante.    

 

A lire aussi : bataille de Culloden et highlands       

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:43

Avant quelques poèmes sur mon voyage en Ecosse, je vous laisse encore profiter de notre grand génie français... Bonne lecture !

 

 

XVIII

 

[…]

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées

Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,

Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,

Boire le reste amer de ces parfums aigris,

Etre sage, et railler l’amant et le poëte,

Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,

Suivre en les rappelant d’un œil mouillé de pleurs

Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

 

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre

Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.

 

C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été !

Dans la joie et l’amour et la félicité

C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.

Voilà de quel nectar la coupe était remplie !

 

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !

Grandir en regrettant l’enfance où le cœur dort,

Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,

Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

 

Où donc est le bonheur, disais-je ? _ Infortuné !

Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !

                                   28 mai 1830

 

A une femme

 

Enfant ! si j’étais roi, je donnerais l’empire,

Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux,

Et ma couronne d’or, et mes bains de porphyre,

Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,

            Pour un regard de vous !

 

Si j’étais Dieu, la terre et l’air avec les ondes,

Les anges, les démons courbés devant ma loi,

Et le profond chaos aux entrailles fécondes,

L’éternité, l’espace, et les cieux, et les mondes,

            Pour un baiser de toi !

                                   8 mai 1829

 

XXIV

 

Madame ? autour de vous tant de grâce étincelle,

Votre chant est si pur, votre danse recèle

            Un charme si vainqueur,

Un si touchant regard baigne votre prunelle,

Toute votre personne a quelque chose en elle

            De si doux pour le cœur,

 

Que ? lorsque vous venez, jeune astre qu’on admire,

Eclairer notre nuit d’un rayonnant sourire

            Qui nous fait palpiter,

Comme l’oiseau des bois devant l’aube vermeille,

Une tendre pensée au fond des cœurs s’éveille

            Et se met à chanter !

 

Vous ne l’entendez pas, vous l’ignorez, madame.

Car la chaste pudeur enveloppe votre âme

            De ses voiles jaloux,

Et l’ange que le ciel commit à votre garde

N’a jamais à rougir quand, rêveur, il regarde

            Ce qui se passe en vous.

                                   22 avril 1831

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 09:57

Mon blog s'octroie 15 jours de congé, il a décidé de se faire la malle en Ecosse, histoire de se remémorer la pluie, le vent, la grisaille mais aussi la verdure, les châteaux, le whisky, la cornemuse...


Il vous prie de bien vouloir excuser son absence et vous dit à bientôt avec de magnifiques photos pour se faire pardonner...

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Published by Satine - dans Info blog
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 06:38

Un titre qui capte l’attention, une première et une quatrième de couverture bien rouge, un nom d’auteur qui sonne bien, bref c’était déjà un bon début. Alors on s’attaque à la lecture de la quatrième de couverture :

 

blood.jpg

 

Celia Grave n'est pas une fille ordinaire. Elle est garde du corps, spécialiste des manifestations surnaturelles.

Un soir, alors qu'elle assure la sécurité d'un prince étranger, elle tombe dans une embuscade. Mordue par un vampire, la voici partiellement transformée, dotée d'instincts sauvages et obligée de maîtriser de terrible soifs de sang. Mais elle n'a aucun souvenir de l'agression ...

Que s'est-il passé ce soir là ? Est-ce en rapport avec le prince ? Celia aimerait le savoir, mais d'abord, elle doit retrouver le vampire qui l'a agressé.  Car celui-ci n'aura de cesse de la mordre à nouveau pour achever son oeuvre ...
Un polar haletant et sensuel dans un Los Angeles peuplé de vampires et de loups-garous …


 

L’héroïne est une garde du corps, il va donc y avoir de l’action, j’aime déjà.

Des créatures surnaturelles, dont des vampires, ça m’intéresse encore plus.

Célia va devoir mener une enquête pour savoir ce qui lui est arrivé avant d’être à nouveau attaquée par son maître vampire, on se rapproche en plus du roman policier…

Je me laisse donc tenter.

 

L’histoire débute sur la mission de protection de Célia. C’est une jeune femme forte qui aime les armes et les gadgets, elle est à l’aise dans son métier et le fait sérieusement. Elle ne supporte pas les manières déplacées du prince mais garde son self control en tout occasion. Bref c’est tout à fait le genre d’héroïne que j’aime.

Rapidement Célia se fait mordre comme annoncé et elle doit faire face à sa métamorphose. En tant que garde du corps, elle fait preuve d’un sang-froid plutôt naturel et comprend rapidement qu’elle va devoir faire avec et se bouger pour trouver le vampire qui l’a mordue avant qu’il ne finisse son travail. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de ses amis surnat : une extralucide, un loup-garou mais aussi de médecins et de policiers.

Sa quête sera périlleuse pour elle et son entourage d’autant plus que sa soif de sang grandissante la gêne de plus en plus.

 

J’ai vraiment bien aimé le premier tiers du livre. La mission de Célia et son attaque nous tiennent en haleine, sa métamorphose est plutôt intéressante et on a franchement envie de savoir comment elle va s’en sortir.

Le deuxième tiers est un peu moins haletant. Certes il y a de l’action mais pas autant que je l’espérais. Le rythme est plus mou et je m’attendais à davantage de rebondissements et de combats.

Quant au dernier tiers, c’était la déception totale. Une rencontre ridicule avec son maître vampire (car je ne peux pas appeler ça un combat) et une vérité sur Célia plus que décevante plombent carrément l’ambiance du roman.

C’est dommage le début était prometteur.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:43

Selon l’auteur de la préface, ce livre est un regard mélancolique et résigné, jeté çà et là sur ce qui est, surtout sur ce qui a été. C’est l’écho de ces pensées, souvent inexprimables, qu’éveillent confusément dans notre esprit les mille objets de la création qui souffrent ou qui languissent autour de nous, une fleur qui s’en va, une étoile qui tombe, un soleil qui se couche, une église sans toit, une rue pleine d’herbe ; ou l’arrivée imprévue d’un ami de collège presque oublié, quoique toujours aimé dans un repli obscur du cœur ; ou la contemplation de ces hommes à volonté forte qui brisent le destin ou se font briser par lui ; ou le passage d’un de ces êtres faibles qui ignorent l’avenir, tantôt un enfant, tantôt un roi. Ce sont enfin, sur la vanité des projets et des espérances, sur l’amour à vingt ans, sur l’amour à trente ans, sur ce qu’il y a de triste dans le bonheur, sur cette infinité de choses douloureuses dont se composent nos années, ce sont de ces élégies comme le cœur du poëte en laisse sans cesse écouler par toutes les fêlures qui lui font les secousses de la vie.

[…]

L’auteur croit avoir le droit de dire d’avance que ses vers seront ceux d’un homme honnête, simple et sérieux, qui veut toute liberté, toute amélioration, tout progrès, et en même temps toute précaution, tout ménagement et toute mesure ; qui n’a plus, il est vrai, la même opinion qu’il y a dix ans sur ces choses variables qui constituent les questions politiques, mais qui, dans ses changements de conviction, s’est toujours laissé conseiller par sa conscience, jamais par son intérêt.

 

I

[…]

                        Je vous dirai peut-être quelque jour

Que lait pur, que de soins, que de vœux, que d’amour,

Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,

M’ont fait deux fois l’enfant de ma mère obstinée,

Ange qui sur trois fils attachés à ses pas

Epandait son amour et ne mesurait pas !

 

O l’amour d’une mère ! amour que nul n’oublie !

Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie !

Table toujours servie au paternel foyer !

Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier !

 

[…]

Si parfois de mon sein s’envolent mes pensées,

Mes chansons par le monde en lambeaux dispersées ;

S’il me plaît de cacher l’amour et la douleur

Dans le coin d’un roman ironique et railleur ;

Si j’ébranle la scène avec ma fantaisie,

Si j’entre-choque aux yeux d’une foule choisie

D’autres hommes comme eux, vivant tous à la fois

De mon souffle et parlant au peuple avec ma voix ;

Si ma tête, fournaise où mon esprit s’allume,

Jette le vers d’airain qui bouillonne et qui fume

Dans le rythme profond, moule mystérieux

D’où sort la strophe ouvrant ses ailes dans les cieux ;

C’est que l’amour, la tombe, et la gloire, et la vie,

L’onde qui fuit, par l’onde incessamment suivie,

Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal,

Fait reluire et vibrer mon âme de cristal,

Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j’adore

Mit au centre de tout comme un écho sonore !

 

D’ailleurs j’ai purement passé les jours mauvais,

Et je sais d’où je viens, si j’ignore où je vais.

L’orage des partis avec son vent de flamme

Sans en altérer l’onde a remué mon âme.

Rien d’immonde en mon cœur, pas de limon impur

Qui n’attendît qu’un vent pour en troubler l’azur !

 

Après avoir chanté, j’écoute et je contemple

A l’empereur tombé dressant dans l’ombre un temple,

Aimant la liberté pour ses fruits, pour ses fleurs,

Le trône pour son droit, le roi pour ses malheurs ;

Fidèle enfin au sang qu’ont versé dans ma veine

Mon père vieux soldat, ma mère vendéenne !

                                   23 juin 1830

 

A M. David, statuaire

 

[…]

Que n’ai-je un de ces fronts sublimes,

David ! Mon corps, fait pour souffrir,

Du moins sous tes mains magnanimes

Renaîtrait pour ne plus mourir !

Du haut du temple ou du théâtre,

Colosse de bronze ou d’albâtre,

Salué d’un peuple idolâtre,

Je surgirais sur la cité,

Comme un géant en sentinelle,

Couvrant la ville de mon aile,

Dans quelque attitude éternelle

De génie et de majesté !

 

Car c’est toi, lorsqu’un héros tombe,

Qui le relève souverain !

Toi qui le scelles sur sa tombe

Qu’il foule avec des pieds d’airain !

Rival de Rome et de Ferrare,

Tu pétris pour le mortel rare

Ou le marbre froid de Carrare,

Ou le métal qui fume et bout.

Le grand homme au tombeau s’apaise

Quand ta main, à qui rien ne pèse,

Hors du bloc ou de la fournaise

Le jette vivant et debout !

 

Sans toi peut-être sa mémoire

Pâlirait d’un oubli fatal ;

Mais c’est toi qui sculptes sa gloire

Visible sur un piédestal.

Ce fanal, perdu pour le monde,

Feu rampant dans la nuit profonde,

S’éteindrait, sans montrer sur l’onde

Ni les écueils, ni le chemin.

C’est ton souffle qui le ranime ;

C’est toi qui, sur le sombre abîme,

Dresses le colosse sublime

Qui prend le phare dans sa main.

 

Lorsqu’à tes yeux une pensée

Sous les traits d’un grand homme a lui,

Tu la fais marbre, elle est fixée,

Et les peuples disent : C’est lui !

Mais avant d’être pour la foule,

Longtemps dans ta tête elle roule

Comme une flamboyante houle

Au fond du volcan souterrain ;

Loin du grand jour qui la réclame

Tu la fais bouillir dans ton âme ;

Ainsi de ses langues de flamme

Le feu saisit l’urne d’airain.

 

[…]

Bonaparte eût voulu renaître

De marbre et géant sous ta main ;

Cromwell son aïeul et son maître,

T’eût livré son front surhumain ;

Ton bras eût sculpté pour l’Espagne

Charles-Quint ; pour nous, Charlemagne,

Un pied sur l’hydre d’Allemagne,

L’autre sur Rome aux sept coteaux ;

Au sépulcre prêt à descendre,

César t’eût confié sa cendre ;

Et c’est toi qu’eût pris Alexandre

Pour lui tailler le mont Athos !

                                   28 juillet 1828

 


Dédain

II

Allez donc ! ennemis de son nom ! foule vaine !

Autour de son génie épuisez votre haleine !

Recommencez toujours ! ni trêve, ni remord.

Allez, recommencez, veillez, et sans relâche

Roulez votre rocher, refaites votre tâche,

Envieux ! _ Lui poëte, il chante, il rêve, il dort.

 

Votre voix, qui s’aiguise et vibre comme un glaive,

N’est qu’une voix de plus dans le bruit qu’il soulève.

La gloire est un concert de mille échos épars,

Chœurs de démons, accords divins, chants angéliques,

Pareil au bruit que font dans les places publiques

            Une multitude de chars.

 

Il ne vous connaît pas. _ Il dit par intervalles

Qu’il faut aux jours d’été l’aigre cri des cigales,

L’épine à mainte fleur ; que c’est le sort commun ;

Que ce serait pitié d’écraser la cigale ;

Que le trop bien est mal ! que la rose au Bengale

Pour être sans épine est aussi sans parfum.

 

Et puis, qu’importe ! amis, ennemis, tout s’écoule.

C’est au même tombeau que va toute la foule.

Rien ne touche un esprit que Dieu même a saisi.

Trônes, sceptres, lauriers, temples, chars de victoire,

On ferait à des rois des couronnes de gloire

            De tout ce qu’il dédaigne ici !

 

Que lui font donc ces cris où votre voix s’enroue ?

Que sert au flot amer d’écumer sur la proue ?

Il ignore vos noms, il n’en a point souci,

Et quand, pour ébranler l’édifice qu’il fonde,

La sueur de vos fronts ruisselle et vous inonde,

Il ne sait même pas qui vous fatigue ainsi.

                                   26 avril 1830

 

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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