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Par Satine

Voilà une nouvelle saga que je vous propose. Victor HUGO s'en est allé, place maintenant à un tout autre registre, une autre époque, un autre auteur de talent dont je vous ai déjà parlé et que j'apprécie énormément. Voici la biographie de l'illustre William SHAKESPEARE, suivront des citations de plusieurs de ses oeuvres connues ou méconnues mais qui ont littéralement ébloui mes yeux et fait chanter mon coeur.






Biographie issue de chez.com et Wikipédia :


       Il serait né un 23 avril 1564, à Stratford upon Avon, dans le comté de Warwick. Il était le troisième enfant de John Shakespeare, un gantier et marchand de cuir prospère qui devint maire de Stratford, et de Mary Arden, issue d'une famille catholique de riches propriétaires terriens. On suppose qu'il fut élève à l'école de Stratford mais, son père ayant eu des revers de fortune, il quitta sa ville natale avec, semble-t-il l'intention de s'établir à Londres. C'est grâce à son activité de dramaturge qu'il aurait, plus tard, rétabli la fortune familiale. En 1582, âgé seulement de dix-huit ans, il épousa la fille d'un fermier, Anne Hathaway, de huit ans son aînée, et dont il eut trois enfants.

     Installé à Londres vers 1588, après des années de pérégrinations dont on ne sait presque rien, il jouissait dès 1592 d'une certaine renommée en tant qu'acteur et auteur dramatique. Peu de temps après, il s'assura la protection du comte de Southampton, auquel il dédia ses premiers poèmes, Vénus et Adonis (1593) et le Viol de Lucrèce (1594). On date également de cette période un recueil poétique, les célèbres Sonnets. Ces quelque cent cinquante poèmes raffinés, écrits dans une langue précieuse, sont une des plus belles réussites d'une époque féconde en poésies amoureuses. Ils présentent des considérations sur le désir, la jalousie, la hantise de la vieillesse et de la mort ainsi qu'une analyse très fine du sentiment amoureux.
     Shakespeare devint actionnaire de la compagnie théâtrale des " Lord Chamberlain's Men ", qui, après la mort de la reine Élisabeth Ire, prit le nom de " King's Men ". Les représentations avaient lieu habituellement au Globe Theatre puis, à partir de 1608, au Blackfriars, mais Shakespeare eut l'occasion de représenter ses pièces à la cour d'Élisabeth plus souvent qu'aucun autre dramaturge. En 1612, après une vingtaine d'années passées au théâtre, William Shakespeare revint définitivement à Stratford, où il avait acheté des biens ; il y mourut le 23 avril 1616.

Shakespeare est enterré dans l’église de la Trinité à Stratford-upon-Avon. Il reçut le droit d’être enterré dans le chœur de l’église, non grâce à sa vie de dramaturge, mais après qu’il fut devenu sociétaire de l’église en payant la dîme de la paroisse (£440, une somme importante). Un buste commandé par sa famille le représente, écrivant, sur le mur adjacent à sa tombe. Chaque année, à la date présumée de son anniversaire, on place une nouvelle plume d’oie dans la main droite du poète. À l’époque, il était courant de faire de la place dans les tombeaux paroissiaux en les déplaçant dans un autre cimetière. Par crainte que sa dépouille ne soit enlevée du tombeau, on pense qu’il a composé cette épitaphe pour sa pierre tombale :

Mon ami, pour l’amour du Sauveur, abstiens-toi

De creuser la poussière déposée sur moi.

Béni soit l’homme qui épargnera ces pierres

Mais maudit soit celui violant mon ossuaire.

La légende populaire veut que des œuvres inédites reposent dans la tombe de Shakespeare, mais personne n’a jamais vérifié, par peur sans doute de la malédiction évoquée dans l’épitaphe.


          Figure éminente de la culture occidentale, Shakespeare continue d’influencer les artistes d’aujourd’hui. Il est traduit dans un grand nombre de langues et ses pièces sont régulièrement jouées partout dans le monde. Shakespeare est l’un des rares dramaturges à avoir pratiqué aussi bien la comédie que la tragédie. Voici la liste de quelques unes de ses œuvres :

Tragédies : Roméo et Juliette, Macbeth, le Roi Lear, Hamlet, prince de Danemark, Othello ou le Maure de Venise, Jules César 

Comédies : Tout est bien qui finit bien, Comme il vous plaira, le Songe d'une nuit d'été, Beaucoup de bruit pour rien, la Nuit des rois,  le Marchand de Venise, Peines d'amour perdues, la Comédie des erreurs  

Pièces historiques : Richard II puis III , Henri IV, V, VI et VIII, le Roi Jean

Romances tardives de Shakespeare : Péricles, prince de Tyr, le Conte d'hiver, la Tempête, les Deux Nobles Cousins  

Autres œuvres : les Sonnets, les Longs poèmes


       J’ai lu avec enthousiasme le livre de poche de Shakespeare incluant les trois tragédies les plus connues de Shakespeare à savoir : Macbeth, Hamlet et Othello. Au fil de ma lecture, je me suis laissée pendre aux lèvres de ce grand dramaturge qui manie la langue avec art et poésie. Je vous en livre quelques extraits qui feront l’objet de trois articles à paraître prochainement. Quelques citations sont déjà présentées dans ma rubrique "
coups de cœur" émanant des films Hamlet et Shakespeare in love. En attendant les citations des tragédies, je vous livre ici le maigre extrait traduit d’un des deux poèmes de Shakespeare que j’ai réussi à trouver :

Vénus et Adonis
traduit par Michèle Le Dœuff, Alidades 1986

« Laisse-moi te dire bonsoir, à présent, et toi, dis-moi bonsoir aussi. Si tu veux bien le dire, je te promets, tu auras un baiser. » «Bonsoir », dit-elle, — et, avant même que, lui, réponde « adieu », voici donnée l’offrande promise pour la séparation.
Alors les bras de Vénus s’abandonnent autour du cou d’Adonis, dans une douce étreinte, et on dirait qu’ils ne font plus qu’un corps, et croissent ainsi, visage contre visage.

...jusqu’à ce qu’Adonis, hors d’haleine, disjoigne ses lèvres de celles de la reine, et, reculant, leur ôte l’humide contact de sa bouche de corail, dont ses lèvres à elle, qui avaient tant soif, savent désormais le goût exquis ; de cette bienheureuse moiteur, elles sont gorgées, pourtant se plaignent de périr de sécheresse.
Lui, qui défaille d’être pressé contre l’exubérante plénitude de Vénus, elle, qui s’évanouit d’inanition, tous deux, les lèvres à nouveau jointes, les lèvres rivées ensemble, se laissent tomber à terre.

À présent, le désir impatient a capturé sa proie, qui ne résiste plus. Goulûment, elle le dévore, sans pourtant s’en trouver jamais rassasiée. Ses lèvres sont conquérantes, celles d’Adonis se soumettent, payant tous les tributs que l’assaillant demande.
Et l’imagination rapace de Vénus fixe si haut la rançon qu’elle va assurément mettre à sec le trésor immense des lèvres de l’autre.

 

 

 

Publié dans : Citations - Communauté : L'âme du poète
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