Présentation

  • : Le blog de Satine
  • : Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.

Derniers Commentaires

Recherche

Référencement

PageRank Actuel
Actualité blog 
Par Satine

Ma cousine m’a prêté le CD de Renan Luce « Repenti », je voulais vous faire découvrir le texte d’une de ses chansons que j’ai trouvé joli. La personnification de la feuille est originale et troublante à la fois.

Que doivent penser les miennes ?

 

JE SUIS UNE FEUILLE

 

                                                           


Aurais-je imaginé que je me trouverais là

Une mine de stylo plantée là sur ma peau ?

Les yeux de mon bourreau qui ne me quittent pas

Ma blancheur lui fait peur, je sais qu’il cherche ses mots.

 

Je suis une feuille blanche, je ne demandais rien

Qu’à rester sur mon arbre et attendre la fin

Moi j’aimais le vent se perdant dans les feuilles

Le murmure de la sève qui me donnait la vie

Moi j’aimais la hauteur que j’avais sur les choses

Je n’ai pas vu venir la lame qui m’a trahie.

 

Si au moins je servais de papier officiel

Pour signer les traités et protéger les faibles

Ou être dans les mains d’un poète oublié

Qui me jetterait ses vers comme on cherche un ami.

 

J’aurais pu être pressée sur le cœur d’une enfant

Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant

Ou être le pliage d’un gamin de huit ans

Et voler dans les airs sous les rires des enfants

Ou être dans les pages d’un livre d’histoire

Qui dit que le chemin est encore tellement long.

 

Mais voilà que je sens que la plume me frôle

Et les lettres se forment comme l’encre tourbillonne

Je n'ai jamais vu plus lourd que le poids de ces mots

C’est la misère d’un homme que je sens sur mon dos.

 

Il dit « je veux finir d’avec ma vie

Pardonne-moi mon amour mais je m’arrête ici

Ce n’est pas de ta faute si je baisse les bras

Mais j’ai perdu ma chance de gagner ici-bas. »

Et moi c’était mon rôle de porter tous ces mots

Et les larmes d’une femme tomberont sur moi bientôt.

 

J’aurais pu être pressée sur le cœur d’une enfant

Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant

Ou être le pliage d’un gamin de huit ans

Et voler dans les airs sous les rires des enfants

Mais je tourne la page d’une triste histoire

Qui dit que le chemin n’était pas tellement long…

Pas tellement long…

 

 

 

Publié dans : chansons en français
Voir les 15 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
créer son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus