Je pars pour le Bénin, il s’envole pour Rochefort, une nuit d’adieu et un cœur lourd au décollage.
L’avion nous sépare de plus en plus
Pourtant à travers le hublot de cet airbus,
Sur cette mer de nuages infimes
C’est ton visage que je dessine.
Je repense à ma dernière nuit à tes côtés,
Allongés l’un contre l’autre dans ce lit douillet ;
Je ressens encore le frisson de tes caresses
Et de nos débats amoureux emplis d’allégresse.
J’aurais voulu que tu participes à ce voyage,
A ma glissade sur cette neige de nuages,
Au-dessus de ces derniers, le ciel est d’un bleu,
Qui fait concurrence à la couleur de mes yeux.
Ici je suis un ange volant parmi les cieux
Qui souhaite rencontrer Eros pour se sentir Dieu,
Je ne peux évidemment pas t’y identifier
Notre passé est trop lourd pour être oublié.
Je te souhaite encore de briller à l’armée
Et j’espère te revoir après un an passé,
Tu auras peut-être acquis plus de maturité
Et nous pourrions vivre ce que j’ai tant désiré.
Cette dernière nuit fut sûrement la meilleure,
Malgré la tristesse qui oppressait mon cœur ;
Quel bonheur de te chatouiller et de te voir rire,
Dans tes bras ce soir-là, j’aurais préféré mourir.
Ainsi je n’aurais pas eu à me demander
Si un jour je pourrais gagner ton cœur détaché
Ou s’il est plutôt préférable de t’oublier
Pour ne pas être déçue quand je te reverrai.
J’espère vraiment qu’un jour tu aimeras quelqu’un
Pour comprendre que tu as tort d’être comme ça,
Tu dois savoir que ton comportement est malsain
Et je suis bien placée pour t’écrire cela.
Je t’ai aimé pourtant tu en doutes toujours ;
On dit que l’amour doit se montrer tour à tour,
Mais je te l’ai donné plus souvent que toi,
Simplement parce que j’étais sincère, et toi ?
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