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Par Satine

Mon blog a été sélectionné pour participer à un concours à l'occasion du Printemps des Poètes. Je remercie chaleureusement Omnibus de cette proposition à laquelle je participe avec joie. Si l'expérience vous intéresse, vous pouvez aussi envoyer vos oeuvres à cette adresse :  concoursomnibus@athomedia.com

 

Voici le résultat de mes "plongeons" dans mes souvenirs.

 

 

 

Ah qu’il était tendre le temps de mon école,

Lorsque j’y repense, doucement je décolle ;

Vers un passé proche, à coup d’ailes, je m’envole

Rejoindre mes amis toujours aussi frivoles.

 

ecole1.jpg

 

A chaque rentrée nous ressentions une angoisse,

La peur d’être séparés, mon dieu, quelle poisse !

Le ventre qui se serre, le coeur qui se froisse

Il ne faut plus que cette horrible hantise croisse !

 

Puis tombe le couperet, ensemble nous sommes,

Une terrible joie nous frappe, nous assomme

Quel véritable bonheur, nom d’un p’tit bonhomme !

Une chance, un honneur, c’est ainsi qu’on le nomme.

 

ecole2.jpg

 

Il fallait rentrer dans la classe les premiers,

Nous utilisions nos ruses de fins limiers,

Mais sans se bousculer, chigner ou trépigner,

Nous avions nos places, côte à côte, alignés.

 

ecole3.jpg

 

Alors la maîtresse commençait son discours,

Elle était notre guide, notre roue de secours ;

On lui offrait notre attention, notre concours,

A ses côtés le temps paraissait bien trop court.

 

ecole4.jpg

 

Elle gérait sa classe d’une voix posée,

Nos bavardages, nos murmures étaient dosés ;

Nous avions si peur des punitions rapportées

Qui seraient doublées et nos sorties reportées.

 

A la maison, la maîtresse était respectée,

Aucune de ses versions n’était suspectée.

J’aime encore l’odeur dont je me délectais

Cette encre bleue sur les feuilles ainsi humectées.

 

ecole5-Planisphere.JPG


Les planisphères jaunis pendent tristement,

La poussière s’y est déposée doucement,

Le soleil a léché leurs couleurs goulûment

Ne nous laissant que de bien piètres instruments.

 

Qu’importent aujourd’hui ces conditions de travail,

Par ces quelques mots, célébrons nos retrouvailles,

Il était si bon de fouiller dans mes entrailles

Ce qui m’a forgée et mise sur les bons rails.

Publié dans : Imagination - Communauté : L'âme du poète
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