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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 11:48

orgueil.jpgMême si j’aime beaucoup le film « Raison et sentiment » tiré du roman de Jane Austen, je n’avais jamais lu le moindre livre de cette auteur. Cachou a heureusement comblé cette lacune, en m’offrant lors de notre rencontre à Bruxelles l'un de ses romans « Orgueil et préjugés ». Je l’en remercie chaleureusement. Je suis retournée avec bonheur dans le XIXème siècle où le langage employé est une douce mélodie qui chante à mon oreille. Avant de vous en livrer quelques extraits en espérant vous séduire aussi, commençons par de petites informations sur la vie de Jane Austen.

 

Elle est née le 16 septembre 1775 dans le comté de Hampshire, avant-dernière née d’une famille de huit enfants et seconde fille. Son père était clergyman et avait des revenus modestes mais confortables. Elle était très liée à sa sœur Cassandra avec qui elle correspondait quand elles avaient le malheur d’être séparées. C’est grâce à elle d’ailleurs qu’on a quelques renseignements sur la vie de Jane Austen. A la mort de Jane, Cassandra brûla la plupart de leurs lettres pour garder un peu plus secrète la vie de sa sœur.

austen.jpgJane écrit sa première histoire à 15 ans pour divertir ses camarades. A 20 ans, elle achève « Raison et sentiment » puis « Orgueil et préjugés » mais ils ne sont lus que dans le cercle familial. Il faudra attendre 1811 pour que ces deux romans soient publiés sous un pseudonyme. Aussitôt édités, aussitôt épuisés, les livres se vendent comme des petits pains et commencent à faire la richesse de Jane qui vit toujours avec sa mère et sa sœur car elle est restée vieille fille. S’ensuivent ensuite « Mansfield Park » puis « Emma » respectueusement dédié au prince régent. Celui-ci lui, touché par cette dédicace, demanda alors à Jane de bien vouloir écrire un roman historique. La réplique de Jane est célèbre : « Je n’envisage pas plus d’écrire un roman historique qu’un poème épique. Je ne saurais sérieusement entreprendre une telle tâche, sauf peut-être au péril de ma vie ; et si par hasard je pouvais m’y résoudre sans me moquer de moi-même et du monde, je mériterais d’être pendue à la fin de premier chapitre. » Malgré son succès, Jane n’a jamais voulu côtoyer le monde des snobs ni changer son mode de vie.

Virginia Woolf, critique littéraire, débute le roman par une dizaine de pages dans lesquelles elle décrit toute son admiration pour l’auteur. « Elle possède cette qualité permanente qui fait l’œuvre littéraire. Si l’on enlève l’animation superficielle, la ressemblance avec la vie, il reste, ce qui nous procure un plaisir profond, un discernement subtil des valeurs humaines. » « Jamais romancier n’a fait autant usage, et à la perfection, de son sens des valeurs humaines. »  « L’équilibre de ses dons était exceptionnellement parfait. Parmi les romans achevés, il n’y a pas de romans ratés, et parmi les nombreux chapitres, il y en a peu qui soient, de façon sensible, inférieurs aux autres. Mais, après tout, elle est morte à quarante ans. Elle était encore soumise à ces changements qui donnent tant d’intérêts aux dernières années de la carrière d’un écrivain. Sans aucun doute, son entrain, sa force irrépressible, la vitalité de son imagination créatrice, lui aurait permis de continuer à écrire, si elle avait vécu, et l’on est tenté de se demander si elle n’aurait pas écrit différemment. » « L’artiste la plus parfaite parmi les femmes, l’écrivain dont les livres sont immortels, est morte « au moment même où elle commençait à croire qu’elle réussirait ». »

 

 

Parlons maintenant du livre. Avant toute chose, un petit rappel historique ne fera de mal à personne. A cette époque, les jeunes filles se mariaient jeunes et il était mal vu de rester sans mari. Les bals étaient les principales occasions pour se rencontrer et se séduire. Bien entendu, plus l’homme était riche, plus il était convoité. La dot avait toute son importance et les unions devaient se faire au sein d’un même rang social. La demande en mariage se faisait très rapidement et tant pis si l’on n’avait  pas choisi le bon partenaire, on devait le supporter toute sa vie. Il existait aussi l’entail : à défaut d’héritier mâle, le domaine passe à une autre branche de la famille, les filles et la femme du défunt ne peuvent en aucun cas hériter du domaine.

orgueil2.jpgC’est le cas pour Elisabeth Bennet, l’héroïne du roman, à travers laquelle on ne peut s’empêcher de penser à Jane Austen. Deuxième fille sur cinq de la famille, elle n’a aucun frère et sa mère ne cesse de déplorer le futur abandon de sa maison quand son époux périra. Aussi, espère-t-elle que ses filles trouveront un bon parti afin d’assurer au mieux ses vieux jours. Si Jane et Elisabeth, les aînées des filles, sont responsables et posées, les trois dernières sont frivoles et gâtées. Bien entendu, le roman évoquera les relations qu’elles échangeront avec des hommes de différents rangs. On nous mettra face à des espoirs, des préjugés, des devoirs, des sentiments ambigus, un joli méli-mélo au cœur de la vie du XIXème siècle où les relations humaines n’étaient pas si faciles car elles dépendaient un peu trop de règles sociales.

 

 

Jane Austen a une plume douce et aérienne. J’aime beaucoup son style. Elle privilégie les dialogues aux longs discours et descriptions. Le roman se lit rapidement et il n’y a pas une page que j’aurais enlevée. Tout est important, elle va à l’essentiel. Par l’intermédiaire de la famille Bennet et de son entourage, Jane Austen nous montre le mode de vie de différentes familles plus ou moins aisées avec leurs qualités et leurs défauts. Ainsi, le mariage peut être le résultat d’un mauvais choix (son père supporte difficilement la bêtise de sa femme mais a appris avec le temps à en rire), d’un amour véritable, d’un enjeu financier (sa voisine et amie), d’une attirance de petite fille pour les militaires (ses sœurs) mais dans tous les cas, l’argent a toute sa place.

orgueil1.jpgElisabeth est la seule des cinq filles a avoir du caractère et elle n’hésite pas à répondre aux attaques qu’on peut lui faire ou à refuser une demande en mariage. On voit en elle, le sursaut tant attendu de la femme, on a envie de lui souffler ses répliques pour ne pas qu’elle se laisse faire  et à chacune de ses réponses, on ne peut être que fière d’elle et l'encourager à continuer ainsi. Sa sœur Jane est plus réservée, elle représente davantage la jeune fille du XIXème siècle qui doit être irréprochable. Les hommes qu’elles rencontrent toutes les deux vont nous mener de déception en surprises, on va les détester ou les apprécier selon le bon vouloir de la romancière et chacun des indices disséminé avec finesse par Jane Austen maintient notre attention et nous pousse à la réflexion.

 

 

Voici maintenant quelques extraits du livre qui m’ont plu ou seulement fait sourire :

Une demande en mariage : « Croyez, chère miss …., que votre modestie, loin de me déplaire, ne fait à mes yeux qu’ajouter à vos charmes. Vous m’auriez paru moins aimable sans ce petit mouvement de retraite, mais laissez-moi vous assurer que j’ai pour vous parler la permission de votre respectable mère. Vous vous doutez sûrement du but de cet entretien, bien que votre délicatesse vous fasse simuler le contraire. J’ai eu pour vous trop d’attentions pour que vous ne m’ayez pas deviné. A peine avais-je franchi le seuil de cette maison que je voyais en vous la compagne de mon existence ; mais avant de me laisser emporter par le flot de mes sentiments, peut-être serait-il plus convenable de vous exposer les raisons qui me font songer au mariage et le motif qui m’a conduit à Hertfordshire pour y chercher une épouse. »

 

Dilemme familial sous une touche d’humour : « Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l’un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n’épousez pas Mr. …, et je vous défends de reparaître devant moi si vous l’épousez. »

 

A propos de l’entail toujours avec humour : «  Oui Mr Bennet, il est trop dur de penser qu’un jour miss ….. sera la maîtresse de cette maison et qu’il me faudra m’en aller pour lui céder la place.

- Chère amie, écartez ces pensées funèbres. Flattons-nous plutôt de l’espoir que je vous survivrai. »

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commentaires

Satine 05/08/2010 15:16


Je crois alors qu'on a la même faiblesse mamalilou, c'est son caractère qui m'a plu aussi...
Bisous


mamalilou 04/08/2010 17:59


tu fais un beau travail sur ce livre et lui rend exactement hommage, j'aime beaucoup jane austin, peut-être que je suis particulièrement sensible à son incorruptibilité... :o))

doux bisous à toi
belle fin de mercredi


Satine 04/08/2010 10:51


De rien Nettoue, ce fut un plaisir...
Bisous


Nettoue 03/08/2010 17:39


j'ai lu ce roman parfaitement résumé chez-toi, Satine. merci de son rappel
je t'embrasse ma belle


Satine 03/08/2010 15:55


Je te comprends Cachou, c'est vraiment très agréable à lire... Merci encore.
Bisous


Cachou 03/08/2010 14:43


Contente qu'il t'ait plu! C'est mon livre préféré, celui qui j'ai relu le plus de fois dans ma vie (une bonne dizaine je pense), et à chaque fois le style de Jane Austen m'emporte.


Satine 03/08/2010 12:44


Je suis entièrement d'accord avec toi surfingmoune, c'est pour cela que j'adore les lire aussi...
Bisous


surfingmoune 02/08/2010 22:48


Je me souviens avoir lu ces livres il y a fort longtemps et les avoir beaucoup appréciés.
Pour moi, c'est un style très agréable et plein d'images.Les gens savaient parler à cette époque !
Je te souhaite une douce nuit
Surfingmoune


Satine 02/08/2010 11:33


Rien ne t'y oblige Vance, tes choix t'appartiennent...
Bisous


Vance 01/08/2010 12:09


Tu as su rendre la lecture de ce livre essentielle. Même si ce genre n'est pas ma tasse de thé, je crois qu'il me faudra bien y souscrire, chère amie.