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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 12:23

Voici quelques poèmes issus du livre 3, bonne lecture, comme toujours...

 

 

 

Ode première : A M. Alphonse de L.

 

Pourtant je m’étais dit : « Abritons mon navire.

Ne livrons plus ma voile au vent qui la déchire.

Cachons ce luth. Mes chants peut-être auraient vécu !

Soyons comme un soldat qui revient sans murmure

Suspendre à son chevet un vain reste d’armure,

Et s’endort, vainqueur ou vaincu ! »

 

Je ne demandais plus à la muse que j’aime

Qu’un seul chant pour ma mort, solennel et suprême !

Le poëte avec joie au tombeau doit s’offrir ;

S’il ne souriait pas au moment où l’on pleure,

            Chacun lui dirait : « Voici l’heure !

Pourquoi ne pas chanter, puisque tu vas mourir ? ».

 

C’est que la mort n’est pas ce que la foule en pense !

C’est l’instant où notre âme obtient sa récompense,

Où le fils exilé rentre au sein paternel.

Quand nous penchons près d’elle une oreille inquiète,

La voix du trépassé, que nous croyons muette,

            A commencé l’hymne éternel !

 

Plus tôt que je n’ai dû, je reviens dans la lice ;

Mais tu le veux, ami ! Ta muse est ma complice ;

Ton bars m’a réveillé ; c’est toi qui m’as dit : « Va ! 

Dans la mêlée encor jetons ensemble un gage ;

            De plus en plus elle s’engage.

Marchons, et confessons le nom de Jéhova ! »

 

J’unis donc à tes chants quelques chants téméraires.

Prends ton luth immortel : nous combattrons en frères

Pour les mêmes autels et les mêmes foyers.

Montés au même char, comme un couple homérique,

Nous tiendrons, pour lutter dans l’arène lyrique,

            Toi la lance, moi les coursiers.

 

Puis, pour faire une part à la faiblesse humaine,

Je ne sais quelle pente au combat me ramène.

J’ai besoin de revoir ce que j’ai combattu,

De jeter sur l’impie un dernier anathème,

            De te dire, à toi, que je t’aime,

Et de chanter encore un hymne à la vertu !

[…]

                                   17 octobre 1825

 

 

 

Ode troisième : les funérailles de Louis XVIII

 

La foule au seuil d’un temple en priant est venue ;

Mères, enfants, vieillards, gémissent réunis ;

Et l’airain qu’on balance ébranle dans la nue

            Les hauts clochers de Saint-Denis.

Le sépulcre est troublé dans ses mornes ténèbres.

            La Mort, de ces couches funèbres,

            Resserre les rangs incomplets,

Silence au noir séjour que le trépas protège ! –

Le Roi Chrétien, suivi de son dernier cortège,

            Entre dans son dernier palais.

 

Un autre avait dit : - « De ma race

Ce grand tombeau sera le port ;

            Je veux, aux rois que je remplace,

            Succéder jusque dans la mort.

            Ma dépouille ici doit descendre !

            C’est pour faire place à ma cendre

            Qu’on dépeupla ces noirs caveaux.

            Il faut un nouveau maître au monde :

            A ce sépulcre, que je fonde,

            Il faut des ossements nouveaux.

 

« Je promets ma poussière à ces voûtes funestes.

A cet insigne honneur ce temple a seul des droits ;

Car je veux que le ver qui rongera mes restes

            Ait déjà dévoré des rois.

Et lorsque mes neveux, dans leur fortune altière,

            Domineront l’Europe entière,

            Du Kremlin à l’Escurial,

Ils viendront tour à tour dormir dans ces lieux sombres,

Afin que je sommeille, escorté de leurs ombres,

            Dans mon linceul impérial ! »

[…]

                                   Septembre 1824

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 31/12/2012 13:05

Judicieuse analyse de cette fête en perspective mamalilou !
Bonne soirée à toi et à toute ta famille et que 2013 vous apporte beaucoup de bonheur, une santé d'enfer et de merveilleux fous rires.
Bisous

mamalilou 30/12/2012 18:27

ah ce phrasé qui nettoie les oreilles...
plus que quelques heures de 2012, je te les souhaite pétillantes
je te dépose des derniers bisous de l'an qui va s'allumer de tous ses feux avant de s'éteindre...
très belles fêtes à toi dans ce rituel planétaire que nous partageons tous, le seul, et il est laïc!

Satine 16/12/2012 18:06

Et c'est un vrai plaisir pour moi d'en découvrir encore davantage...
Bisous

surfingmoune 16/12/2012 11:40

Merci pour ce partage.
C'est toujours un vrai plaisir de relire ces poèmes.
Très bonne journée
Bisous nuageux
Sufingmoune

Satine 10/12/2012 18:54

De rien Baggins, ils sont tellement beaux qu'il faut les partager.
Bisous

Baggins 10/12/2012 08:45

J'aime beaucoup Alphonse de Lamartine, merci pour nous avoir ressorti ces grand écrits ...Bises amicales

Satine 03/12/2012 19:42

C'est vrai tu as raison, je n'en parle pratiquement pas avec mes élèves en histoire...
Bisous Nettoue

nettoue 03/12/2012 16:09

Louis XVIII, est peut être un des rois les moins connu, et sur lequel personnellement je me suis le moins attardé ! Merci Satine
Bonne journée