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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:29

hugo-couv.jpg

 

Voilà l’énorme cadeau que j’ai trouvé sous mon sapin à Noël. Une délicate attention de mon homme qui connaît mon admiration pour ce grand poète et écrivain dont vous pourrez trouver la biographie et quelques citations sur un de mes précédents articles.

Dans ce livre, on trouve toutes les œuvres poétiques en texte intégral de Victor Hugo. 1730 pages de pur bonheur, un long chemin fleuri de mots où l’on cueille de la poésie et de la beauté, où l’on se laisse surprendre par des sentiments inattendus.

 

Tout commence par une longue chronologie détaillée où l’on voit apparaître en gras tout ce qui attrait à Victor Hugo mais il y a aussi de façon moins visible tous les évènements politiques, historiques qui ont entouré notre poète et l’ont inspiré.

Puis on entre dans le vif du sujet : les œuvres de Victor Hugo : tout d’abord les Odes et Ballades puis les Orientales, les Feuilles d’automne, les Chants du crépuscule, les Voix intérieures, les Rayons et les ombres, les Châtiments, les Contemplations, la Légende des siècles, les Chansons des rues et des bois, l’Année terrible, l’Art d’être grand-père, le Pape, la Pitié suprême, Religions et religion, l’Ane, les Quatre vents de l’esprit, la Fin de Satan, Dieu, Toute la lyre, les Années funestes, Dernière gerbe, Océan, Océan – vers et le Tas de pierres.

 

Chaque texte est daté et beaucoup s’ouvrent sur une citation. Cette dernière peut être en latin, en espagnol, en français, en italien ou en anglais lorsqu’il s’agit de mon autre génie littéraire : Shakespeare. Ainsi de nombreux autres écrivains sont mis en lumière.

 

Vu l’étendue de l’œuvre, je ne vais pas vous citer chaque poème ou chant mais je vais plutôt vous offrir les vers qui m’ont émue, ceux que je trouve beaux, forts, percutants. Il y aura parfois le poème en entier lorsque celui-ci m’aura vraiment impressionnée. Si toutefois, vous êtes intéressé par un poème qui n’est pas cité dans sa globalité, n’hésitez pas à me le demander, je ferai un article spécialement pour vous.

 

Commençons tout d’abord par les Odes.

Tout homme qui écrit, écrit un livre ; ce livre, c’est lui.

Qu’il le sache ou non, qu’il le veuille ou non, cela est. De toute œuvre, quelle qu’elle soit, chétive ou illustre, se dégage une figure, celle de l’écrivain. C’est sa punition, s’il est petit ; c’est sa récompense, s’il est grand.

C’est ainsi que Victor Hugo débute la préface de ce livre, d’entrée, il frappe fort alors qu’il a 78 ans et qu'il fait une analyse juste et bienveillante de son oeuvre. Voici quelques extraits du livre 1 ; ils m’ont touchée car beaucoup sont engagés. C’est d’ailleurs ce que d’autres vont lui reprocher très rapidement.

 

 

Ode première (à M. Alexandre Soumet) : le poète dans les révolutions

 

« Le vent chasse loin des campagnes

Le gland tombé des rameaux verts ;

Chêne, il le bat sur les montagnes ;

Esquif, il le bat sur les mers.

Jeune homme, ainsi le sort nous presse.

Ne joins pas, dans ta folle ivresse,

Les maux du monde à tes malheurs ;

Gardons, coupables et victimes,

Nos remords pour nos propres crimes,

Nos pleurs pour nos propres douleurs. »

[…]

« Orphée aux peines éternelles

Vint un moment ravir les morts ;

Toi, sur les têtes criminelles,

Tu chantes l’hymne du remords.

Insensé ! quel orgueil t’entraîne ?

De quel droit viens-tu dans l’arène

Juger sans avoir combattu ?

Censeur échappé de l’enfance,

Laisse vieillir ton innocence,

Avant de croire en ta vertu. »

[…]

« Les hommes vont aux précipices.

Tes chants ne les sauveront pas.

Avec eux, loin des cieux propices,

Pourquoi donc égarer tes pas ?

Peux-tu, dès tes jeunes années,

Sans briser d’autres destinées,

Rompre la chaîne de tes jours ?

Epargne ta vie éphémère :

Jeune homme, n’as-tu pas de mère ?

Poète n’as-tu pas d’amours ? »

 

Eh bien, à mes terrestres flammes,

Si je meurs, les cieux vont s’ouvrir.

L’amour chaste agrandit les âmes,

Et qui sait aimer sait mourir.

Le poëte, en des temps de crime,

Fidèles aux justes qu’on opprime,

Célèbre, imite les héros ;

Il a, jaloux de leur martyre,

Pour les victimes une lyre,

Une tête pour les bourreaux.

 

« On dit que jadis le poëte,

Chantant des jours encor lointains,

Savait à la terre inquiète

Révéler ses futurs destins.

Mais toi, que peux-tu pour le monde ?

Tu partages sa nuit profonde ;

Le ciel se voile et veut punir ;

Les lyres n’ont plus de prophète,

Et la Muse, aveugle et muette,

Ne sait plus rien de l’avenir ! »

[…]

                        Mars 1821

 

 

Ode quatrième : Quiberon

 

[…]

Poëtes qui toujours, loin du siècle où nous sommes,

Chantres des pleurs sans fin et des maux mérités,

Cherchez des attentats tels que la voix des hommes

            N’en ait point encor racontés,

Si quelqu’un vient en nous vantant la jeune France,

            Nos exploits, notre tolérance,

            Et nos temps féconds en bienfaits,

Soyez contents ; lisez nos récentes histoires,

Evoquez nos vertus, interrogez nos gloires :

            Vous pourrez choisir des forfaits !

 

Moi, je n’ai point reçu de la Muse funèbre

Votre lyre de bronze, ô chantres des remords !

Mais je voudrais flétrir les bourreaux qu’on célèbre,

            Et venger la cause des morts.

Je voudrais, un moment, troublant l’impur Génie,

            Arrêter sa gloire impunie

            Qu’on pousse à l’immortalité ;

Comme autrefois un grec, malgré les vents rapides,

Seul, retint de ses bras, de ses dents intrépides,

            L’esquif sur les mers emporté !

[…]

On dit que, de nos jours, viennent, versant des larmes,

Prier au champ fatal où ces preux sont tombés,

Les vierges, les soldats fiers de leurs jeunes armes,

            Et les vieillards lents et courbés.

Du ciel sur les bourreaux appelant l’indulgence,

            Là, nul n’implore la vengeance,

            Tous demandent le repentir ;

Et chez ces vieux bretons, témoins de temps de crimes,

Le pèlerin, qui vient invoquer les victimes,

            Souvent lui-même est un martyr.

                                               Du 11 au 17 février 1821

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 10/02/2017 20:19

Vous avez tout à fait raison, je viens de vérifier, la préface est de 1880, mea culpa... Si vous voulez cette préface en entier, je peux vous la prendre en photo et vous l'envoyez par mail si jamais vous ne la trouvez pas... En attendant je corrige mon erreur, merci.

Fabrice 10/02/2017 11:00

Bonjour
Je cherchais les sources de ce texte, "Tout homme qui écrit écrit un livre", etc. Je croyais les avoir trouvées sur votre blog, mais en cherchant mieux il apparaît que vous faites erreur. Cette préface à ses œuvres poétiques complètes n'est pas écrite par le jeune Hugo de 18 ans mais par le vieil Hugo de 78 ans, jetant un regard rétrospectif et satisfait (c'est légitime...) sur tout ce qu'il a accompli.

Satine 01/11/2012 20:00

Merci Vance mais tu as publié ton commentaire sous mon nom...

Satine 01/11/2012 18:58

Il y a quelque chose de plus grand que l'homme dans ce qu'écrit Hugo, comme si l'agencement de ses mots parvenait à rompre un bref instant la barrière nous séparant du divin. Merci douce Satine.

Satine 14/10/2012 18:49

Mon dimanche a été très bon, j'espère que le tien aussi.
Bisous Gaël

Satine 14/10/2012 18:48

Bisous à toi mamalilou

gael loaec 14/10/2012 11:31

un petit coucou miss satine pour te souhaiter bon dimanche
bises de brest

mamalilou 10/10/2012 00:52

je ne sais rien de l'avenir, et "ça me muse"... :o)))
doux bisous à toi, dans ce partage hugolien

Satine 03/10/2012 12:00

Merci Gaël, je suis heureuse que ça te plaise.

Satine 03/10/2012 12:00

Oui Maria mon homme n'a que de bonnes idées, je suis gâtée.
Bisous