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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 19:09

Poursuivons notre cycle Victor Hugo avec la fin du livre 1 et un extrait du livre 2... Bonne lecture.

 

Ode neuvième : le baptême du duc de Bordeaux

 

[…]

Quel est cet enfant débile

Qu’on porte aux sacrés parvis ?

Toute une foule immobile

Le suit de ses yeux ravis ;

Son front est nu, ses mains tremblent,

Ses pieds, que des nœuds rassemblent,

N’ont point commencé de pas ;

La faiblesse encor l’enchaîne ;

Son regard ne voit qu’à peine

Et sa voix ne parle pas.

 

C’est un roi parmi les hommes ;

En entrant dans le saint lieu,

Il devient ce que nous sommes :

C’est un homme aux pieds de Dieu.

Cet enfant est notre joie ;

Dieu pour sauveur nous l’envoie ;

Sa loi l’abaisse aujourd’hui.

Les rois, qu’arme son tonnerre,

Sont tout par lui sur la terre,

Et ne sont rien devant lui.

 

Que tout tremble et s’humilie.

L’orgueil mortel parle en vain ;

Le lion royal se plie

Au joug de l’agneau divin.

Le Père, entouré d’étoiles,

Vers l’Enfant, faible et sans voiles,

Descend, sur les vents porté ;

L’Esprit-Saint de feux l’inonde ;

Il n’est encor né qu’au monde,

Qu’il naisse à l’éternité !

[…]

                        Mai 1821

 

Ode onzième : Bonaparte

 

[…]

Ainsi l’orgueil s’égare en sa marche éclatante,

Colosse né d’un souffle et qu’un regard abat.

Il fit du glaive un sceptre, et du trône une tente.

            Tout son règne fut un combat.

Du fléau qu’il portait lui-même tributaire,

            Il tremblait, prince de la terre ;

            Soldat, on vantait sa valeur.

Retombé dans son cœur comme dans un abîme,

Il passa par la gloire, il passa par le crime,

            Et n’est arrivé qu’au malheur.

 

Peuples, qui poursuivez d’hommages

Les victimes et les bourreaux,

Laissez-lui faire seul dans les âges ; -

Ce ne sont point là les héros.

Ces faux dieux, que leur siècle encense,

Dont l’avenir hait la puissance,

Vous trompent dans votre sommeil ;

Tels que ces nocturnes aurores

Où passent de grands météores,

Mais que ne suit pas le soleil.

                        Mai 1822

 

Dans le livre deuxième qui ne comprend que 10 odes, je ne vous ai choisi que cet extrait :

 

Ode première : A mes odes

 

[…]

C’en est fait maintenant, pareils aux hirondelles,

Partez ; qu’un même but vous retrouve fidèles.

            Et moi, pourvu qu’en vos combats

            De votre foi nul cœur ne doute,

            Et qu’une âme en secret écoute

            Ce que vous lui direz tout bas ;

 

Pourvu, quand sur les flots en vingt courants contraires

L’ouragan chassera vos voiles téméraires,

            Qu’un seul ami, plaignant mon sort,

            Vous voyant battus de l’orage,

            Pose un fanal sur le rivage,

            S’afflige, et vous souhaite un port ;

 

D’un œil moins désolé je verrai vos naufrages.

Mais le temps presse, allez ! rassemblez vos courages ;

            Il faut combattre les méchants.

            C’est un sceptre aussi que la lyre !

            Dieu, dont nos âmes sont l’empire,

            A mis un pouvoir dans les chants.

 

Le poëte, inspiré lorsque la terre ignore,

Ressemble à ces grands monts que la nouvelle aurore

            Dore avant tous à son réveil,

            Et qui, longtemps vainqueurs de l’ombre,

            Gardent jusque dans la nuit sombre

            Le dernier rayon du soleil.

                                   1823

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 15/11/2012 18:34

Deuxième naissance ! Oui c'est bien dit !

mamalilou 14/11/2012 21:10

ooops je ne vois pas ce que je viens d'envoyer, puisque ce n'est pas prévu ainsi, mais j'ai comme l'impression que j'ai oublié un accord
"quelles que soient les conditions..."

mamalilou 14/11/2012 21:09

retenons que quels que soient les conditions de nos naissances, il nous reste l'essentiel, devant quoi nous sommes tous à égalité: notre deuxième naissance

doux bisous et délicieuse soirée à toi

Satine 17/10/2012 16:17

Oui Nettoue, il n'y va pas de mains mortes. Il veut juste dénoncer les injustices entre les enfants bien nés de bonne famille et ceux qui se gèlent dehors par malchance.

nettoue 17/10/2012 14:50

La première est un peu cruelle, habituellement les poètes sont mélancoliques !
Merci Satine
Bises