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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 17:35

sonnets

 

 

Sans plus attendre le dernier volet des sonnets de Shakespeare, si vous souhaitez relire les précédents, cliquer :

- les sonnets 1

- les sonnets 2


Cédez à votre gourmandise, une si belle langue se déguste sans faim....

 

 

 

 

Sonnet XVIII

Quand tu voudras me prendre à la légère

Et me railler sur un air de chanson,

Contre moi-même avec toi, pour te plaire,

Je nommerai vertu la trahison.

 

Bien mieux que toi, je sais une raison,

Un secret pour me perdre, et je vais faire

A ton usage un récit de l’affaire :

Il te vaudra de l’honneur ! – De façon

 

Que par ceci, j’y gagnerai moi-même,

Car ne pensant qu’à toi, puisque je t’aime,

Ton avantage est doublement le mien,

 

Serait-ce au prix d’un tort que je m’inflige. –

Je suis à toi, je t’aime assez, te dis-je,

J’accepterai tout le mal pour ton bien.

 

Sonnet XIX

Ce n’est point tout mon mal, qu’elle soit ton amie,

Et tu sauras pourtant que je l’aimais beaucoup ;

Que tu sois son ami, ma peine est infinie,

La perte d’un tel bien m’accable plus que tout.

 

Amants injurieux ! Mon excuse pour vous,

C’est qu’Il t’aime sachant combien je t’apprécie,

Et qu’Elle te permet cet amour des plus doux

Parce que l’amitié l’un et l’autre nous lie…

 

Lui perdu, c’est un gain pour mon amour, tant mieux !

Elle perdue, eh ! bien, mon ami l’a trouvée ;

Ils se trouvent l’un l’autre et je les perds tous deux ;

 

Mais c’est en mon honneur, la chose m’est prouvée,

Qu’ils m’ont mis cette croix sur le dos. Et, ma foi,

Deux amis ne font qu’un : elle n’aime que moi.

 

Sonnet XXII

Quel élixir de larmes de Sirène

Né dans l’enfer d’un alambic malsain

Ai-je donc bu, changeant mon plaisir en peine,

Espoir en crainte, en perte tout mon gain ?

 

De quelle erreur mon cœur était-il plein

Qui savourait sa chance plus qu’humaine !

Et dans la fièvre alors de la géhenne

Combien mes yeux s’égarèrent soudain,

 

Maos, ô bienfait du mal ! si l’on ignore

Que le meilleur par le mal s’améliore

Et que l’amour – à présent je le sais –

 

Renaît plus fort, plus beau de sa ruine :

J’y fus déçu, mais sans qu’il m’en chagrine,

Riche trois fois de mécomptes passés.

 

Sonnet XXIII

Je n’admettrai jamais de divorce valable

Au mariage des esprits ; l’amour n’est pas

L’amour, s’il doit changer quand on change ici-bas,

Quitter quand on le quitte et par un mal semblable,

 

Oh ! non. Voici l’amour : un phare inébranlable

Qui regarde les flots tumultueux ; l’éclat

D’une étoile guidant la nef qui se débat,

Sans prix, dans sa hauteur vainement calculable.

 

Il n’est pas le jouet du Temps, bien que la rose

Du visage demeure à l’ombre de la faux :

Il ne s’altère point comme le temps dispose ;

 

Et si ce que j’affirme en ce langage est faux,

Avant le dernier Jour s’il connaît sa défaite,

Nul n’a jamais aimé, je ne suis pas poète.

 

 

A découvrir aussi : le roman Hamlet

                               la biographie de Shakespeare

                               Othello

                               Mac Beth

                               Antoine et Cléopâtre

                               le film Shakespeare un love

                               le film Roméo + Juliette

                               le roi Lear

                               Antoine et Cléopatre

                               Comme il vous plaira

                               beaucoup de bruit pour rien

                               le marchand de Venise

                               Roméo et Juliette

                               Jules César

                               le film Hamlet avec Mel Gibson

                                         le film Hamlet de K. Branagh

                               Les joyeuses commères de Windsor

                               Songe d'une nuit d'été

                               Le soir des rois

                               Les deux gentilshommes de Vérone

                               le film Anonymous

                               la mégère apprivoisée

                               peines d'amours perdues

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Published by Satine - dans Shakespeare
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commentaires

Satine 08/04/2011 17:34


De rien, c'est un plaisir mon-épargne, merci pour le commentaire.
Amitiés poétiques


Mon_epargne 07/04/2011 15:36


Un texte fabuleux, merci !


Satine 06/04/2011 18:53


C'est pour toutes ces raisons surfingmoune que Shakespeare me séduit à chaque fois...
Bisous ensoleillés


surfingmoune 06/04/2011 15:14


Merci pour ce merveilleux partage Satine.
Ces sonnets sont vraiment très beaux et les sentiments qu'ils expriment sont très forts.
Très bon après-midi ensoleillé.
Bises
Surfingmoune


Satine 05/04/2011 18:48


Entièrement d'accord avec toi mamalilou !
Bisous


mamalilou 05/04/2011 08:36


toute la vertu shakespearienne dans ces sonnets!! foi de moi, quel poète!
doux bisous et merci pour cette douceur du matin!


Satine 04/04/2011 19:04


Heureuse de participer à ta connaissance littéraire.....
Bisous


Nettoue 03/04/2011 15:33


Merci Satine. Je connais quelques pièces de lui bien sur, mais peu de poèmes. Je me cultive chez-toi !
Merci et bises