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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 20:28

Certains pourraient se demander qui est cet homme. Il n’y a pas de honte à cela, moi-même quand j’ai choisi ce livre dans le masse critique de Babelio, j’avoue que je ne savais pas de qui il s’agissait.

S’il n’est pas très connu en France, en Angleterre, c’est un héros, en tout cas l’un des poètes les plus appréciés. En effet, ce personnage met en vers tout l’amour qu’il a pour sa patrie. Il dépeint l’Angleterre comme nul autre avec justesse, délicatesse mais aussi avec humour. L’avant-propos précise d’ailleurs que quand le projet de traduire les poèmes en français a vu le jour, les Anglais se sont écriés : « Mais John Betjeman est intraduisible ! ». Pour conclure, la traductrice Anne Guerber va jusqu’à écrire : « Betjeman est à lui seul tout l’esprit anglais. »

Certes il n’a pas la beauté éblouissante de Shakespeare, ni la fougue ou la passion dévorante de Hugo dont chacun des vers est parfait en tout point, n’y cherchez pas des styles poétiques qui vous laissent cois car vous seriez un peu déçus. Par contre, laissez-vous bercer par ses rimes, par ses voyages aux quatre coins de sa contrée, ses descriptions pointilleuses vous dépayseront sans conteste et ses portraits « so british » vous feront sourire à coup sûr…

En tout cas, j’ai passé un bon moment à ses côtés sans en tomber follement amoureuse, mais j’avoue qu’il m’a donné envie de découvrir l’Angleterre si splendide à ses yeux et de prendre un thé avec ses habitants distingués…

 

Le livre est vraiment très agréable, le papier est d’une grande qualité, il y a des photographies de Betjeman, une carte pour suivre ses voyages et se repérer et des notes à la fin pour expliquer certaines expressions ou pour donner des informations supplémentaires. Le livre est découpé en fonction des régions-villes qu’il a décrites, la page de gauche est le texte original, la page de droite la traduction française, ce qui nous permet si on le souhaite de tester ses connaissances en anglais…

Enjoy ! 

betjeman.jpg

On va commencer par la ville de Londres qui sera découpée en deux parties puis viendront d'autres villes les unes après les autres. Bon dépaysement my friends !

 

1) Londres :

Noël

[…]

Et est-ce vrai ? Et est-ce vrai,

Ce conte de tous le plus incroyable,

Vu sur un vitrail coloré ;

Un nouveau-né dans une étable ?

Le Créateur des étoiles et des mers

Devenu Enfant pour moi sur terre ?

 

Et est-ce vrai ? Car si c’est vrai,

Aucun doigt affectueux nouant les liens

Autour de ces babioles emballées,

Les douceurs de Noël et les petits riens,

Les sels de bain et le parfum bon marché

Et l’hideuse cravate si tendrement adressée,

 

Aucun amour au cœur d’une famille niché,

Aucun chant de Noël réjouissant l’air glacé,

Ni aucune cloche faisant trembler les clochers

Ne peut se comparer à cette seule Vérité –

Que Dieu se fit Homme en Palestine

Et vit aujourd’hui dans le Pain et le Vin de la vigne.

 

 

A propos du portrait d’un sourd (une référence à la mort de son père)

Le vieux visage affable, la tête en forme d’œuf,

La cravate discrètement tape-à-l’œil,

Les habits de chasse un peu flottants,

Et si bien ajusté, un linceul.

 

Il aimait les vieilles salles à manger de la City,

Les pommes de terre en robe des champs,

Mais sa bouche n’est désormais ouverte

Que pour laisser la glaise de Londres entrer dedans.

 

Il m’emmenait pour de longues et silencieuses balades

Par des chemins de campagne, lorsqu’il était moins âgé,

Il connaissait le nom de chaque oiseau

Mais pas le chant qu’il chantait.

 

Quand mes paroles lui échappaient

Il souriait et semblait si majestueux

Que je préfère ne pas penser

Aux asticots dans ses yeux.

 

Il aimait l’air délavé de Cornouailles,

L’odeur de la terre labourée,

Il aimait un paysage nu à perte de vue

Et à l’huile il le peignait.

 

Mais moins que tout il aimait cet endroit

A la colline de Highgate Hill accroché

Terre mouillée couverte de marbre de Carrare

Où les Londoniens viennent s’entasser.

Il aurait aimé dire au revoir,

Serrer les mains de ses nombreux amis,

Mais à Highgate désormais les os de ses doigts

Du bout de ses mains sont sortis.

 

Toi, Dieu, qui le traite de la sorte,

Tu dis «  Sauvez son âme et priez ».

Tu me demandes de Te croire quand

 

Je ne vois que fumier.

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commentaires

Satine 28/02/2015 14:18

De rien ma belle, je ne le connaissais pas non plus mais je le trouve très original...

Maria 27/02/2015 20:00

Merci pour ces très beaux moments de lecture que tu nous offres et je dois ajouter que je ne connaissais pas cet auteur ! Alors, doublement merci ma très fidèle amie. Toujours au plaisir de te lire. Amitié. Maria