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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 11:56

poèmes                                  

 

                                                   Voici la suite et la fin des extraits de ce recueil,

 

                               je vous fais partager trois nouveaux poèmes d'époque plus récente.

 

                             Bonne lecture et n'oubliez pas de me donner votre avis, vos préférences...

 

                                     Vous pouvez lire les premiers poèmes sélectionnés en cliquant ici :

 

 

 

 

"Stances galantes" de Molière (1622 – 1673)

 

Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille ;

Par mes soupirs laissez-vous enflammer :

Vous dormez trop, adorable merveille,

Car c’est dormir que de ne point aimer.

 

Ne craignez rien : dans l’amoureux empire,

Le mal n’est pas si grand que l’on le fait ;

Et, lorsqu’on aime et que le corps soupire,

Son propre mal souvent le satisfait.

 

Le mal d’aimer, c’est de le vouloir taire ;

Pour l’éviter, parlez en ma faveur.

Amour le veut, n’en faites point mystère ;

Mais vous tremblez et ce dieu vous fait peur !

 

Peut-on souffrir une plus douce peine ?

Peut-on souffrir une plus douce loi ?

Qu’estant des cœurs la douce souveraine,

Dessus le vôstre, Amour agisse en roi.

 

Rendez-vous donc, ô divine Amarante,

Soumettez-vous aux volontés d’Amour ;

Aimez pendant que vous êtes charmante,

Car le temps passe et n’a point de retour.

 

 

 


"Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière… "de Emile Verhaeren (1855 – 1916)

 

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière,

Baise-les longuement, car ils t’auront donné

Tout ce qui peut tenir d’amour passionné

Dans le dernier regard de leur ferveur dernière.

 

Sous l’immobile éclat du funèbre flambeau,

Penche vers leurs adieux ton triste et beau visage

Pour que s’imprime et dure en eux la seule image

Qu’ils garderont dans le tombeau.

 

Et que je sente, avant que le cercueil se cloue,

Sur le lit pur et blanc se rejoindre nos mains

Et que près de mon front sur les pâles coussins,

Une suprême fois se repose ta joue.

 

Et qu’après je m’en aille au loin avec mon cœur

Qui te conservera une flamme si forte

Que même à travers la terre compacte et morte

Les autres morts en sentiront l’ardeur !

 

 

 

 


 

"J’ai tant rêvé de toi" de Robert Desnos (1900 – 1945)

 

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.

Est-il encore temps d’atteindre  ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m’est chère ?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en éteignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.

Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute.

O balances sentimentales.

J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille.

Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.

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Published by Satine - dans Citations
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commentaires

Satine 18/05/2011 12:06


Joli châtiment en effet. Merci pour ce commentaire Sev.
Amitiés poétiques


sev 16/05/2011 18:24


O douce vierge marie,;
je sens encore tes levres m'effleurer,
et s'evanouir dans un soupir de désir,
plaisir et satine:;
Estimes toi bienheureuse
c'est le chatiment eternel de l'amour


Satine 28/11/2010 12:21


C'est tout à fait ça liedich, il y a si longtemps que l'amour est mis en lumière et pourtant on ne se lasse pas de le lire encore et encore, peut-être parce qu'il rythme notre vie...
Bisous


liedich 27/11/2010 20:51


Vraiment, écrire sur l'amour est la plus belle chose qui soit. Sans cesse renouvelée, avec les mêmes mots mais tant d'ardeur différente en eux. Merci de cette jolie page.
Douceur à Toi.


Satine 21/11/2010 12:56


Je ne sais pas surfingmoune si on en trouve de si beaux aujourd'hui mais il faut dire qu'avec ceux-là la barre est placée bien haute....
Bon dimanche


surfingmoune 20/11/2010 20:31


J'aime la façon dont l'Amour est exprimé et j'ai toujours admiré ceux qui savaient si bien en parler et l'écrire.
Trouve-t-on encore de si beaux poèmes de nos jours.
Merci Satine pour ce moment de pur bonheur.
Bonne soirée et bon week-end
Bises nocturnes
Surfingmoune


Satine 12/11/2010 18:01


Merci Nettoue, on doit avoir les mêmes goûts.
Bon week end


Nettoue 11/11/2010 15:45


Ce sont de vrais beaux poèmes, tu as fais un excellent choix
Bises Satine


Satine 11/11/2010 10:32


Mais je t'en prie Vance c'est toujours un plaisir.


Vance 10/11/2010 16:19


Les tournures éprises de Molière sont étonnantes, et d'une troublante sensualité, presque animale. Les deux autres sont aussi beaux que poignants. Merci, doulce Satine.