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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 20:18

Dernière partie avant l'hiver... Non je plaisante, après les feuilles d'automne, il y aura les chants du crépuscule...

 

 

 

 

Bièvre

 

II

Si dès l’aube on suit les lisières

Du bois, abri des jeunes faons,

Par l’âpre chemin dont les pierres

Offensent les mains des enfants,

A l’heure où le soleil s’élève,

Où l’arbre sent monter la sève,

La vallée est comme un beau rêve.

La brume écarte son rideau.

Partout la nature s’éveille ;

La fleur s’ouvre, rose et vermeille ;

La brise y suspend une abeille,

La rosée une goutte d’eau !

 

Et dans ce charmant paysage

Où l’esprit flotte, où l’œil s’enfuit,

Le buisson, l’oiseau de passage,

L’herbe qui tremble et qui reluit,

Le vieil arbre que l’âge ploie,

Le donjon qu’un moulin coudoie,

Le ruisseau de moire et de soie,

Le champ où dorment les aïeux,

Ce qu’on voit pleurer ou sourire,

Ce qui chante et ce qui soupire,

Ce qui parle et ce qui respire,

Tout fait un bruit harmonieux !

 

[…]

IV

Et l’on ne songe plus, tant notre âme saisie

Se perd dans la nature et dans la poésie,

Que tout près, par les bois et les ravins caché,

Derrière le ruban de ces collines bleues,

A quatre de ces pas que nous nommons des lieues,

            Le géant Paris est couché !

 

On ne s’informe plus si la ville fatale,

Du monde en fusion ardente capitale,

Ouvre et ferme à tel jour ses cratères fumants ;

Et de quel air les rois, à l’instant où nous sommes,

Regardent bouillonner dans ce Vésuve d’hommes

            La lave des évènements.

                                   8 juillet 1831

 

XXXVI

 

Un jour vient où soudain l’artiste généreux

A leur poids sur son front sent les ans plus nombreux.

Un matin il s’éveille avec cette pensée :

_ Jeunesse aux jours dorés, je t’ai donc dépensée !

Oh ! qu’il m’en reste peu ! Je vois le fond du sort,

Comme un prodigue en pleurs le fond du coffre-fort. _

Il sent, sous le soleil qui plus ardent s’épanche,

Comme à midi les fleurs, sa tête qui se penche ;

Si d’aventure il trouve, en suivant son destin,

Le gazon sous ses pas mouillé comme au matin,

Il dit, car il sait bien que son aube est passée :

_ C’est de la pluie, hélas ! et non de la rosée ! _

 

C’en est fait. Son génie est plus mûr désormais.

Son aile atteint peut-être à de plus fiers sommets ;

La fumée est plus rare au foyer qu’il allume ;

Son astre haut monté soulève moins de brume ;

Son coursier applaudi parcourt mieux le champ clos ;

Mais il n’a plus en lui, pour l’épandre à grands flots

Sur des œuvres, de grâce et d’amour couronnées,

Le frais enchantement de ses jeunes années !

 

Oh ! rien ne rend cela ! _ Quand il s’en va cherchant

Ces pensers de hasard que l’on trouve en marchant,

Et qui font que le soir l’artiste chez son hôte

Rentre le cœur plus fier et la tête plus haute,

Quand il sort pour rêver, et qu’il erre incertain,

Soit dans les prés lustrés, au gazon de satin,

Soit dans un bois qu’emplit cette chanson sonore

Que le petit oiseau chante à la jeune aurore,

Soit dans le carrefour bruyant et fréquenté,

_ Car Paris et la foule ont aussi leur beauté,

Et les passants ne sont, le soir, sur les quais sombres,

Qu’un flux et qu’un reflux de lumières et d’ombres ; _

Toujours, au fond de tout, toujours, dans son esprit,

Même quand l’art le tient, l’enivre et lui sourit,

Même dans ses chansons, mêle dans ses pensées

Les plus joyeusement écloses et bercées,

Il retrouve, attristé, le regret morne et froid

Du passé disparu, du passé, quel qu’il soit !

                                   Novembre 1831

 

 

feuilles d'automne 1 

feuilles d'automne 2

feuilles d'automne 3


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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 15/11/2013 19:42

Merci Monique mais malheureusement je n'ai pas ce talent, Victor Hugo par contre en a à revendre...
Amitiés poétiques

monique 15/11/2013 14:33

Ah l'automne nous offre un joli panel de couleurs, de jaune, d'orange, de rouge ou mordoré, une saison magnifique et flamboyante. Votre écrit est sublime de beauté je suis sous le charme, bravo
pour tant de talent. Bonne journée à vous et bonne continuation. Bien cordialement

Satine 04/11/2013 19:49

Oui les sous-bois en automne avec les couleurs chaudes des feuillages, ça fait toujours du bien au coeur...
Bonne balade mamalilou

mamalilou 03/11/2013 23:48

bisous bien présents qui enivrent et font sourire...
c'est pas paris ici et ya pas foule, mais dieu que c'est beau dans ce sous-bois...
très belle nuit à toi