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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 02:05

Avant-dernière sélection. Profitez-en bien ! Si le premier poème coïncide parfaitement avec le printemps tout juste arrivé, le second est une magnifique déclaration...

 

XXVII

 

La pauvre fleur disait au papillon céleste :

            _ Ne fuis pas !

Vois comme nos destins sont différents. Je reste,

            Tu t’en vas !

 

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes

            Et loin d’eux,

Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes

            Fleurs tous deux !

 

Mais, hélas ! l’air t’emporte et la terre m’enchaîne.

            Sort cruel !

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

            Dans le ciel !

 

Mais non, tu vas trop loin ! _ Parmi des fleurs sans nombre

            Vous fuyez,

Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre

            A mes pieds.

 

Tu fuis, puis tu reviens ; puis tu t’en vas encore

            Luire ailleurs.

Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore

            Toute en pleurs !

 

Oh ! pour que notre amour coule des jours fidèles,

            O mon roi,

Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes

            Comme à toi !

 

Roses et papillons, la tombe nous rassemble

            Tôt ou tard.

Pourquoi l’attendre, dis ? Veux-tu pas vivre ensemble

            Quelque part ?

 

Quelque part dans les airs, si c’est là que se berce

            Ton essor ;

Aux champs, si c’est aux champs que ton calice verse

            Son trésor.

 

Où tu voudras ! qu’importe ! oui, que tu sois haleine

            Ou couleur,

Papillon rayonnant, corolle à demi pleine,

            Aile ou fleur !

 

Vivre ensemble, d’abord ! c’est le bien nécessaire

            Et réel !

Après on peut choisir au hasard, ou la terre

            Ou le ciel !

                                   7 décembre 1834

 

XXXV

 

[…]

Mais vous qui répandez tant de jour sur mon âme,

Vous qui depuis douze ans, tour à tour ange et femme,

Me soutenant là-haut ou m’aidant ici-bas,

M’avez pris sous votre aile ou calmé dans vos bras ;

Vous qui, mettant toujours le cœur dans la parole,

Rendez visible aux yeux, comme un vivant symbole,

Le calme intérieur par la paix du dehors,

La douceur de l’esprit par la santé du corps,

La bonté par la joie, et, comme les dieux même,

La suprême vertu par la beauté suprême ;

Vous, mon phare, mon but, mon pôle, mon aimant,

Tandis que nous flottons à tout évènement,

Vous savez que tout âme a sa règle auprès d’elle ;

Tout en vous est serein, rayonnant et fidèle,

Vous ne dérangez pas le tout harmonieux,

Et vous êtes ici comme une sphère aux cieux.

Rien ne se heurte en vous ; tout se tient avec grâce ;

Votre âme en souriant à votre esprit s’enlace ;

Votre vie, où les pleurs se mêlent quelquefois,

Secrète comme un nid qui gémit dans les bois,

Comme un flot lent et sourd qui coule sur des mousses,

Est un concert charmant des choses les plus douces ;

Bonté, vertu, beauté, frais sourire, œil de feu,

Toute votre nature est un hymne vers Dieu.

Il semble, en vous voyant si parfaite et si belle,

Qu’une pure musique, égale et solennelle,

De tous vos mouvements se dégage en marchant.

Les autres sont des bruits ; vous, vous êtes un chant !

                                   17 octobre 1834. Aux Roches.

 

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 27/04/2014 18:39

Mais je t'en prie...

mamalilou 25/04/2014 22:21

mais quel bonheur renouvelé... merci encore

Satine 05/04/2014 20:50

Oui surfingmoune, absolument sublime, c'est pour cela que je voulais vous les faire partager...
Bon dimanche

Satine 05/04/2014 20:49

C'est un très bon résumé monicalisa de cette étrange mais belle histoire d'amour printanière uniquement...

surfingmoune 05/04/2014 11:05

Quelle beauté dans ces vers.....
C'est tout simplement sublime.
Je te souhaite une agréable journée
Bisous pluvieux
Surfingmoune

Monicalisa 03/04/2014 18:54

Un amour entre la fleur et le papillon magnifiquement décrit, c'est si joli, j'ai beaucoup aimé lire cette petite histoire, mais leur amour est merveilleux ils sont appelés à se revoir à chaque
printemps, la fleur se laissera embrasser par les caresses du papillon,

merci pour ce très beau poème; Bonne soirée à vous

Satine 02/04/2014 10:06

C'est vrai Vance, absolument magnifique.
Enfin sauf s'il a mangé de l'ail... lol !

Vance 01/04/2014 17:38

"Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine."
C'est somptueux.