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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 18:52

Voici la seconde partie de l'oeuvre de Victor Hugo. Bonne et douce lecture...

 

Hymne

 

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie

Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie.

Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.

Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ;

            Et, comme ferait une mère,

La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau.

 

            Gloire à notre France éternelle !

            Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

            Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

            A ceux qu’enflamme leur exemple,

            Qui veulent place dans le temple,

            Et qui mourront comme ils sont morts !

 

C’est pour ces morts, dont l’ombre est ici bienvenue,

Que le haut Panthéon élève dans la nue,

Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,

La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,

            Cette couronne de colonnes

Que le soleil levant redore tous les jours !

 

            Gloire à notre France éternelle !

            Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

            Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

            A ceux qu’enflamme leur exemple,

            Qui veulent place dans le temple,

            Et qui mourront comme ils sont morts !

 

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,

En vain l’oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,

Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;

Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,

            La gloire, aube toujours nouvelle,

Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

 

            Gloire à notre France éternelle !

            Gloire à ceux qui sont morts pour elle !

            Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !

            A ceux qu’enflamme leur exemple,

            Qui veulent place dans le temple,

            Et qui mourront comme ils sont morts !

                                   Juillet 1831

 

Sur le bal de l’Hôtel de ville

 

[…]

O reines de nos toits, femmes chastes et saintes,

Fleurs qui de nos maisons parfumez les enceintes,

Vous à qui le bonheur conseille la vertu,

Vous qui contre le mal n’avez pas combattu,

A qui jamais la faim, empoisonneuse infâme,

N’a dit : Vends-moi ton corps, _ c’est-à-dire votre âme !

Vous dont le cœur de joie et d’innocence est plein,

Dont la pudeur a plus d’enveloppes de lin

Que n’en avait Isis, la déesse voilée,

Cette fête est pour vous comme une aube étoilée !

Vous riez d’y courir tandis qu’on souffre ailleurs !

C’est que votre belle âme ignore les douleurs ;

Le hasard vous posa dans la sphère suprême ;

Vous vivez, vous brillez, vous ne voyez pas même,

Tant vos yeux éblouis de rayons sont noyés,

Ce qu’au-dessous de vous dans l’ombre on foule aux pieds !

 

Oui, c’est ainsi. _ Le prince, et le riche, et le monde

Cherche à vous réjouir, vous pour qui tout abonde.

Vous avez la beauté, vous avez l’ornement ;

La fête vous enivre à son bourdonnement,

Et, comme à la lumière un papillon de soie,

Vous volez à la porte ouverte qui flamboie !

Vous allez à ce bal, et vous ne songez pas

Que parmi ces passants amassés  sur vos pas,

En foule émerveillée des chars et des livrées,

D’autres femmes sont là, non moins que vous parées,

Qu’on farde et qu’on expose à vendre au carrefour ;

Spectres où saigne en cor la place de l’amour ;

Comme vous pour le bal, belles et demi nues ;

Pour vous voir au passage, hélas ! exprès venues,

Voilant leur deuil affreux d’un sourire moqueur,

Les fleurs au front, la boue aux pieds, la haine au cœur !

                                   Mai 1832

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 03/02/2014 18:45

Mais je t'en prie Maria c'est toujours un plaisir d'entrer dans ton univers... Quant à Hugo c'est inévitable !

Maria 03/02/2014 11:35

Merci pour tous les beaux commentaires que tu me laisses comme toujours. J'écris toujours suivant mes états d'âme du moment. Merci à toi pour nous reporter tous ces beaux passages de ce grand poète
dont tu n'ignores pas qu'il est mon préféré....Bises amicales. Maria