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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:23

Comme pour les Orientales, la préface est une petite merveille. Elle tente d’explique avec le prélude le choix du titre mais aussi le contenu de l’ouvrage et les choix de l’auteur :


« Tout aujourd’hui, dans les idées comme dans les choses, dans la société comme dans l’individu, est à l’état de crépuscule. De quelle nature est ce crépuscule ? de quoi sera-t-il suivi ? Question immense, la plus haute de toutes celles qui s’agitent confusément dans ce siècle où un point d’interrogation se dresse à la fin de tout. La société attend que ce qui est à l’horizon s’allume tout à fait ou s’éteigne complètement. Il n’y a rien de plus à dire.

Quant à ce volume en lui-même, l’auteur n’en dira rien non plus. A quoi bon faire remarquer le fil, à peine visible peut-être, qui lie ce livre aux livres précédents ? C’est toujours la même pensée avec d’autres soucis, la même onde avec d’autres vents, le même front avec d’autres rides, la même vie avec un autre âge.

[ …] Le dernier mot que doit ajouter ici l’auteur, c’est que dans cette époque livrée à l’attente et à la transition, dans cette époque où la discussion est si acharnée, si tranchée, si absolument arrivée à l’extrême, qu’il n’y a guère aujourd’hui d’écoutés, de compris et d’applaudis que deux mots, le Oui et le Non, il n’est pourtant, lui, ni de ceux qui nient, ni de ceux qui affirment.

Il est de ceux qui espèrent. »

 

Prélude 

 

De quel nom te nommer, heure trouble où nous sommes ?

Tous les fronts sont baignés de livides sueurs.

Dans les hauteurs di ciel et dans le cœur des hommes

Les ténèbres partout se mêlent aux lueurs.

 

Croyances, passions, désespoirs, espérances,

Rien n’est dans le grand jour et rien n’est dans la nuit ;

Et le monde, sur qui flottent les apparences,

Est à demi couvert d’une ombre où tout reluit.

 

Le bruit que fait cette ombre assourdit la pensée.

Tout s’y mêle, depuis le chant de l’oiseleur

Jusqu’au frémissement de la feuille froissée

Qui cache un nid peut-être ou qui couve une fleur.

 

[…]

La mendiante en pleurs qui marche exténuée ;

Celui qui dit Satan ou qui dit Jéhova ;

La clameur des passants bientôt diminuée ;

La voix du cœur qui sent, le bruit du pied qui va ;

 

[ …]

Et l’homme qui gémit à côté de la chose ;

Car dans ce siècle, en proie aux sourires moqueurs,

Toute conviction en peu d’instants dépose

Le doute, lie affreuse, au fond de tous les cœurs !

 

Et de ces bruits divers, redoutable ou propice,

Sort l’étrange chanson qui chante sans flambeau

Cette époque en travail, fossoyeur ou nourrice,

Qui prépare une crèche ou qui creuse un tombeau !

[…]

                                   20 octobre 1835

 

Dicté après juillet 1830

IV

 

            Trois jours, trois nuits, dans la fournaise

            Tout ce peuple en feu bouillonna.

            Crevant l’écharpe béarnaise

            Du fer de lance d’Iéna.

            En vain dix légions nouvelles

            Vinrent s’abattre à grand bruit d’ailes

            Dans le formidable foyer ;

            Chevaux, fantassins et cohortes

            Fondaient comme des branches mortes

            Qui se tordent dans le brasier !

 

Comment donc as-tu fait pour calmer ta colère,

Souveraine cité qui vainquis en trois jours ?

Comment donc as-tu fait, ô fleuve populaire,

Pour rentrer dans ton lit et reprendre ton cours ?

O terre qui tremblais ! ô tempête ! ô tourmente !

Vengeance de la foule au sourire effrayant !

Comment donc as-tu fait pour être intelligente

            Et pour choisir en foudroyant ?

 

            C’est qu’il est plus d’un cœur stoïque

            Parmi vous, fils de la cité ;

            C’est qu’une jeunesse héroïque

            Combattait à votre côté.

            Désormais, dans toute fortune,

            Vous avez une âme commune

            Qui dans tous vos exploits a lui.

            Honneur au grand jour qui s’écoule !

            Hier vous n’étiez qu’une foule :

            Vous êtes un peuple aujourd’hui !

Ces mornes conseillers de parjure et d’audace,

Voilà donc à quel peuple ils se sont attaqués !

Fléaux qu’aux derniers rois d’une fatale race

Toujours la providence envoie aux jours marqués !

Malheureux qui croyaient, dans leur erreur profonde

(Car Dieu les voulait perdre, et Dieu les aveuglait),

Qu’on prenait un matin la liberté d’un monde

            Comme un oiseau dans un filet !

 

            N’effacez rien. _ Le coup d’épée

            Embellit le front du soldat.

            Laissons à la ville frappée

            Les cicatrices du combat !

            Adoptons héros et victimes.

            Emplissons de ces morts sublimes

            Les sépulcres du Panthéon.

            Que nul souvenir ne nous pèse ;

            Rendons sa tombe à Louis seize,

            Sa colonne à Napoléon !

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Published by Satine
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commentaires

Satine 26/12/2013 12:01

Joyeux Noël à toi aussi monicalisa !

Satine 26/12/2013 12:01

Bonnes fêtes à toi aussi, j'espère que le Père Noël t'a bien gâtée...
Bisous

Monicalisa 25/12/2013 11:36

un petit passage et message pour te souhaiter un JOYEUX NOEL et joyeuses fêtes de fin d'année. Gros bisous. Bien amicalement. Monique

Maria 25/12/2013 01:27

Bonsoir mon amie,
Je viens tout juste de festoyer et pour bien m'endormir, je viens dans ton univers, lire celui que je préfère... En espérant que tu passes aussi de bonnes fêtes de fin d'année car je te les
souhaite très douces et pleines d'amour. Avec toute mon amitié. Maria