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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:24

Troisième tome où l’on retrouve notre ami serial tueur le Bourbon Kid.

Une déception.

Autant les deux premiers « Le livre sans nom » et « L’œil de la lune » m’avaient littéralement séduite, autant celui-ci n’aurait, à mon sens, pas dû voir le jour. Il n’a rien d’exceptionnel, rien de nouveau à nous mettre sous la dent et ne nous donne aucune information spectaculaire. On a l’impression qu’il a été écrit à la va-vite dans l’espoir de se faire un peu plus d’argent dans la continuité des deux autres. Mauvaise tactique, il ne nous incitera pas à nous ruer sur un éventuel quatrième tome.

 

cimetiere.jpgRésumé : On retourne dans le passé. Tous les personnages du premier tome sont de retour. Un concours de chant est organisé dans un grand hôtel à Pasadena. Les concurrents doivent se déguiser et interpréter un morceau d’un artiste défunt. Il y a des centaines de postulants mais l’on s’attarde sur quelques uns seulement notamment sur une jeune fille fort sympathique qui compte utiliser la récompense pour soigner sa mère mourante. On nous informe très vite que le concours est truqué et que le vainqueur signera en fait un contrat autorisant le diable à prendre son âme. Le cimetière du diable trônant à côté de l’hôtel en est la preuve vivante. Des magouilles vont être faites, des contrats avec des tueurs à gage, dont le Kid, signés, des quiproquos s’y mêleront histoire de pimenter la sauce mais elle ne prendra pas malheureusement.

 

Je n’irai pas jusqu’à dire que ce roman est nul, loin de là. Il y a des passages agréables, des instants où l’on a peur pour les personnages, des moments d’angoisse surtout lorsque les zombies apparaissent. Mais je me suis un peu ennuyée. Est-ce le choix d’ancrer l’histoire dans un jeu de téléréalité dont je ne suis pas friande ? Je ne pense pas. Est-ce parce que c’est un retour dans le passé alors que j’espérais une suite ? Pas moins sûr. Je crois surtout que c’est parce qu’il n’y a absolument rien de nouveau et qu’entre guillemets, ce roman ne sert à rien.

 

Voici quelques extraits qui m’ont fait sourire je dois l’avouer.

Chapitre 9 :

L’homme d’affaires tituba, le visage pétrifié en une expression de surprise absolue. Le sang se mit à couler de ses deux narines, noyant très vite sa bouche. Au bout de deux secondes qui parurent une éternité, il s’écroula par terre en un ts. Son crâne heurta les planches du parquet dans un bruit particulièrement désagréable.

La blonde en minishort doré leva les bras au ciel en couinant : «  Oh mon Dieu, Jonah ! Ca va ? ». Elle se pencha vers lui afin de voir comment il allait. Ses talons aiguilles de 15 cm et le poids de ses prothèses mammaires lui compliquait considérablement la tâche, elle s’appuya d’une main contre la poitrine de Clementine afin de ne pas perdre l’équilibre. Il ne réagit pas. Après lui avoir tapoté les joues dans l’espoir de le réveiller, elle releva les yeux vers le Kid. «  Il est inconscient ! dit-elle d’un ton accusateur. Vous l’avez mis KO !

-         Il est pas inconscient.

-         Bien sûr qu’il l’est. Il ne bouge plus ! »

Le Kid aspira  à travers le filtre de sa cigarette, et celle-ci s’alluma soudain. Puis il répliqua dans un grognement : « S’il était inconscient, son cœur battrait encore. »

Bouche bée, la bimbo considéra un instant le corps inerte de Clementine. Il lui fallut un certain temps, mais elle finit par comprendre qu’il ne respirait plus. Elle releva de nouveau le regard en direction du Kid, dont l’attention s’était reportée sur son verre à moitié plein de Sam Cougar.

« Ouah ! s’écria-t-elle. Comment vous avez fait pour allumer votre cigarette ? C’était tellement cool ! »

Elle se releva et s’approcha du Kid. Elle posa une main sur son épaule et lui murmura à l’oreille. «  Alors, vous m’offrez un verre ?

-         Casse-toi salope. » lâcha-t-il dans un ressac de rocaille.

 

Chapitre 26 :

« Je vais compter jusqu’à trois, reprit Angus. Et à trois, si tu t’es pas remis à creuser avec cette pelle, alors c’est que t’auras décidé de pas me laisser le chois. Un … »

Sanchez se dit qu’il était temps d’agir. Elvis venait de tenter quelque chose, peut-être dans l’espoir que Sanchez enchaîne par une ruse dont il avait le secret. Il releva donc le regard en direction d’Angus et, pointant du doigt un bout de terre derrière le pied gauche du tueur à gages, s’écria : « Oh ! Regarde ! Derrière toi !

-         Putain, dites-moi que je rêve, répondit Angus avant de regarder Elvis. Il le fait exprès, ou quoi ? Ca doit être la plus vieille ruse de tous les temps. Et dire que ce mec est censé être un tueur à gages connu dans le monde entier.

-         Ouais, dit Elvis. Par contre, tu ferais bien de regarder derrière moi. »

De nouveau, Sanchez se sentit perdu. Quel que soit le nouveau plan d’Elvis, il semblait être complètement pourri. Le coup du « regarde derrière toi » était déjà assez nul en soi, alors si Elvis en était maintenant réduit à lui demander de regarder derrière lui, c’est que leur peau ne valait vraiment plus rien.

 

Chapitre 29 :

Angus s’était très vite rendu compte que ces créatures étaient dotées d’une intelligence assez élevée. Dans la plupart des films de zombies qu’il avait vus, les morts-vivants avaient une très nette tendance à traîner du pied avec un air ahuri, les bras tendus devant eux, en marmonnant toujours les mêmes mots tels que « cerveau », « cervelle », ou, en version originale, « brains ». Ceux auxquels il avait présentement affaire se distinguaient très clairement de ce cliché. Ils attaquaient stratégiquement. Ils évitaient de se retrouver en face du canon de son pistolet. En fait, ces salopards ne l’attaquaient que de dos, ce qui le poussait à pivoter constamment sur lui-même. Ce faisant, il parvient à en buter quatre, mais ce mouvement perpétuel lui fit rapidement tourner la tête. Une des créatures ne tarderait pas à tirer profit de cette sensation de vertige.

L’élément le plus inattendu de cette confrontation était sans doute que le fait de le tuer n’était pas la priorité absolue de l’ensemble des zombies. Lorsqu’une créature particulièrement décharnée, après avoir rampé jusqu’à lui, lui sauta sur le dos, Angus s’attendit à ce qu’elle lui plante ses crocs dans le cou. Or, au lieu de ça, cette saloperie de mort-vivant avait simplement glissé sa main dans la poche intérieure de son trench-coat. C’est quoi ce bordel ! Au début, Angus ne comprit pas ce qu’essayait de faire la créature.

A son plus grand déplaisir cependant, lorsqu’il arriva enfin à se débarrasser du zombie, ce dernier avait réussi à lui arracher les clés de son van. Putain de sale enculé ! Tandis que les autres continuaient à encercler Angus, le mort-vivant boitilla à toute vitesse en direction du van, suivi d’une de ses congénères qui portait une robe rose particulièrement sale et déchirée. A moins de reprendre la situation en main, Angus risquait de voir deux raclures de zombies à la con lui piquer le véhicule qui faisait sa joie et sa fierté. Et cette perspective était aussi inattendue que désagréable.

 

Chapitre 36 :

Lorsque Angus l’Invincible arriva enfin à l’hôtel Pasadena, il avait eu le temps d’imaginer une bonne dizaine de façon de torturer, estropier et tuer Sanchez et Elvis. De son point de vue, ces deux sous-merdes lui avaient coûté jusqu’ici 70 000 dollars : les 20 000 de Julius évanouis dans la nature, plus les 50 000 promis par Powell. Oh ! il allait s’occuper de ces deux là dans les règles de l’art, très lentement. Il se réjouissait déjà d’entendre leurs hurlements de douleur.

Cependant, ces joyeusetés n’auraient rien de comparable à ce qu’il réservait à ces salopards de zombies qui avaient tenté de le dévorer, avaient déchiré son trench-coat préféré, et volé son van et son CD de Tom Jones. Ces enculés avaient gagné sans le savoir un aller simple pour l’enfer, qu’Angus se ferait un plaisir de leur délivrer.

[…]

Angus sortit l’un de ses pistolets de sous son trench-coat et le pointa sur la tête de la réceptionniste.

«  Maintenant tu vas ouvrir tes oreilles bien grand, espèce de conasse. Je viens de me faire attaquer par une centaine de zombies qui ont surgi de terre, en plein milieu de ce putain de désert. Comme ça, sans prévenir. Et à moins que je me trompe, ils essayaient de me bouffer tout cru. J’en ai tué un bon nombre avec ce putain de flingue. » Il secoua l’arme sous son nez. « Et quand je me suis retrouvé à court de putains de cartouches, j’en ai tué un bon tas à mains nues, bordel de merde. J’ai eu le temps de recharger mon gun, et je dois t’avouer que je suis carrément pas d’humeur à des phrases du genre « je suis désolée, monsieur, mais comme je suis une sale connasse, je ne peux pas vous donner ce passe ». Alors passe-moi vite ce putain de passe, histoire que j’aie pas à t’exploser la gueule en faisant semblant de t’avoir confondue avec un putain de zombie.

-         Autre chose, monsieur ?

-         Ce sera tout.

-         Un instant, je vous prie. »

Belinda ouvrit un tiroir sur sa droite. Elle en sortit un passe qu’elle déposa sur le comptoir, juste en face d’Angus.

« Ceci est un putain de passe-partout, monsieur. Avec ce putain de passe, vous pourrez entrer dans n’importe quelle putain de chambre de votre putain de choix.

-         Merci. Oh ! et en passant, les putains de zombies dont je vous parlais sont en train de se diriger vers ce putain d’hôtel. Vous feriez bien de leur casser un peu moins les couilles qu’à moi. Et vous feriez aussi bien de surveiller un peu votre langage. C’est pas très attirant chez une jeune femme.

-         J’en prends bonne note monsieur. Passez un putain de bon séjour. »

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commentaires

Satine 02/06/2012 10:21

Je ne sais pas Maria, désolée...
Oui là l'auteur a fait à mon sens une erreur, il aurait dû s'arrêter au tome 2 ou bien nous offrir un tome 3 à la hauteur...
Bisous

Maria Cesare 29/05/2012 17:10

Coucou mon Amie,
Comment se fait-il que je n'ai pas été avertie de la sortie de cet article ??? Bizarre ! Pourtant je suis une abonnée...Mais bon, pour en revenir à ton article, je trouve aussi tes critiques très
bonnes et bien souvent, à trop vouloir rallonger une histoire, elle devient insipide, et c'est le cas... Grosses bises à toi. Amicalement. Maria

Satine 28/05/2012 11:33

C'est justement le genre de roman que je préfère : ceux qui peuvent être adaptés au ciné et qui privilégient du coup l'action et les dialogues. Quand il y a trop de descriptions, franchement je
m'ennuie.
Bisous mamalilou

mamalilou 28/05/2012 04:19

ouaip au moins du tarantino...
certains ouvrages rendent mieux en film
certains ouvrages sont écrits pour cela, surtout quand ils entrent dans le système "saga"...
et puis la pression de l'éditeur parfois...
doux bisous

Satine 24/05/2012 07:42

De rien, c'est un plaisir surfingmoune !

surfingmoune 22/05/2012 00:31

Merci de me faire connaitre cet auteur.
Grâce à tes lectures j'apprends beaucoup de choses.
Bonne nuit
Bises pluvieuses.
Surfingmoune

Satine 20/05/2012 18:40

Peut-être pour attiser davantage le mystère Gaël... Ou alors est-ce un auteur ou un réalisateur déjà connu qui craignait d'être critiqué négativement....
Amitiés

Satine 20/05/2012 18:39

Je crois que ta bombe auto-défense ne suffira pas contre ces loubards ! Désolée Nettoue
Bisous

Satine 20/05/2012 18:39

Merci Nettoue, ce vocabulaire est dans tous les livres d'Anonyme, c'est pour ça que je disais que Tarantino pourrait en faire un super film.

gael loaec 20/05/2012 11:10

bonjour Satine,
bien que je n'ai lu aucun des livres de cet "inconnu"
un jour je pense les lire quand même...ta critique est bonne et justifier à priori mais je ne peux m'avancer plus
mais j'ai entendu le même avis ailleurs...
par contre je me suis posé la question de l'Anonyme qui écrit
pourquoi vouloir rester à ce point là invisible aux lecteurs...? alors qu'il aurait pu au moins choisir un pseudonyme...
bises pour toi Satine
de Brest, où le soleil est présent en ce jour.