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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:27

Il y en a une quinzaine, je vous en débuterai quelques unes. Tout comme pour les Odes, certaines font plusieurs pages. J’ai choisi des ballades ayant une structure particulière.

 


 

Ballade onzième : la chasse du burgrave

 

« Daigne protéger notre chasse,

            Châsse

De monseigneur saint-Godefroi,

            Roi !

 

Si tu fais ce que je désire,

            Sire,

Nous t’édifierons un tombeau,

            Beau ;

 

Puis je te donne un cor d’ivoire,

            Voire

Un dais neuf à pans de velours,

            Lourds,

 

Avec dix chandelles de cire,

            Sire !

Donc, te prions à deux genoux,

            Nous,

 

Nous qui, né de bons gentilshommes,

            Sommes

Le seigneur burgrave Alexis

            Six. »

[…]

                                   Janvier 1828

 

 

 

Ballade douzième : le pas d’arme du roi Jean

 

Cà, qu’on selle,

Ecuyer,

Mon fidèle

Destrier.

Mon cœur ploie

Sous la joie,

Quand je broie

L’étrier.

 

Par saint-Gille,

Viens-nous-en,

Mon agile

Alezan ;

Viens, écoute,

Par la route,

Voir la joute

Du roi Jean.

 

Qu’un gros carme

Chartrier

Ait pour arme

L’encrier ;

Qu’une fille,

Sous la grille,

S’égosille

A prier ;

 

Nous qui sommes,

De par Dieu,

Gentilshommes

De haut lieu,

Il faut faire

Bruit sur terre,

Et la guerre

N’est qu’un jeu.

[ …]

                                   24-26 juin 1828

 

 

 

 

Ballade quatorzième : la ronde du sabbat

 

[…]

Les mains cherchent les mains… Soudain la ronde immense,

Comme un ouragan sombre, en tournoyant commence.

A l’œil qui n’en pourrait embrasser le contour,

Chaque hideux convive apparaît à son tour ;

On croirait voir l’enfer tourner dans les ténèbres

Son zodiaque affreux, plein de signes funèbres.

Tous volent, dans le cercle emportés à la fois.

Satan règle du pied les éclats de leur voix ;

Et leurs pas, ébranlant les arches colossales,

Troublent les morts couchés sous le pavé des salles.

[ …]

Riant au saint lieu,

D’une voix hardie,

Satan parodie

Quelque psalmodie

Selon saint Matthieu ;

Et dans la chapelle

Où son roi l’appelle,

Un démon épèle

Le livre de Dieu !

 

Et leurs pas, ébranlant les arches colossales,

Troublent les morts couchés sous le pavé des salles.

 

Sorti des tombeaux,

Que dans chaque stalle

Un faux moine étale

La robe fatale

Qui brûle ses os,

Et qu’un noir lévite

Attache bien vite

La flamme maudite

Aux sacrés flambeaux !

 

Et leurs pas, ébranlant les arches colossales,

Troublent les morts couchés sous le pavé des salles.

 

Satan vous verra !

De vos mains grossières,

Parmi des poussières,

Ecrivez, sorcières :

ABRACADABRA !

Volez, oiseaux fauves,

Dont les ailes chauves

Aux ciels des alcôves

Suspendent Smarra !

 

Et leurs pas, ébranlant les arches colossales,

Troublent les morts couchés sous le pavé des salles.

 

Voici le signal ! –

L’enfer nous réclame ;

Puisse un jour toute âme

N’avoir d’autre flamme

Que son noir fanal !

Puisse notre ronde,

Dans l’ombre profonde,

Enfermer le monde

D’un cercle infernal !

 

L’aube pâle a blanchi les arches colossales.

Il fuit, l’essaim confus des démons dispersés !

Et les morts, rendormis sous le pavé des salles,

Sur leurs chevets poudreux posent leurs fronts glacés.

                                   Octobre 1825

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 04/03/2013 11:43

Et ça fait bien plaisir de te retrouver Maïlyse...

Maïlyse 28/02/2013 23:14

Bonsoir Satine

Grand plaisir de lire et découvrir ces ballades que je ne connaissais nullement ; il est bon de les lire car la plume en ce siècle était grande et bien charmante. J aime assez la onzième avec ce
jeu de mot...
Merci de tes passages en mes songes ; je reviens après tant d absence...
Amicalement
Maÿlise

Satine 24/02/2013 14:19

De rien surfingmoune, c'est un plaisir de vous les faire partager.
Bisous enneigés

Satine 24/02/2013 14:19

Oui Nettoue, des fois avant c'était mieux...
Bisous et bon dimanche

surfingmoune 23/02/2013 13:53

Je ne connaissais pas ces Ballades, et j'ai eu grand plaisir à les découvrir et les lire.
Un grand merci Satine pour cet agréable moment.
Passe une bonne journée
Bisous frisquets
Surfingmoune

Nettoue 21/02/2013 16:30

Le charme des choses d'avant !
Merci Satine