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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 07:56

Lors d'une petite fête surprise organisée pour les 40 ans du beau-frère, sa soeur qui travaille dans l'édition et moi-même avons décidé de lui offrir un magazine qui retracerait des moments de sa vie avec photos à l'appui. Je me suis chargé du texte en sondant les deux autres frères et le papa pour récolter le maximum de souvenirs croustillants dans le but d'émouvoir bien sûr mais aussi de faire rire... Le magazine a été édité en plusieurs exemplaires pour les invités et le principal intéressé a été ravi, c'est l'essentiel.... Un beau travail d'équipe !

 

40 ans ça se fête !

 

Histoire de mettre un petit peu d’ambiance ce soir, nous avons décidé de nous venger un peu des bêtises commises par Fon étant enfant. Les amis, ici présents, vous ne l’avez connu que sur le tard quand il était un peu plus âgé et responsable, mais nous trois, nous avons eu le bonheur (ou le malheur des fois) de le connaître dès ses premiers babillements.

 

Bébé, il était adorable. Pas de colère, pas de caca sur le canapé, pas de pipi sur le balcon, pas de vomi sur la table, bref, il aurait mieux fait de rester ainsi.

Petit, il était joufflu ce qui lui a d’ailleurs valu une chanson écrite par son frère aîné dont le refrain était « Il est tout rond, il est tout mignon. » A voir sa ligne élancée et musclée aujourd’hui, qui aurait pu le croire. Et si cette chanson l’avait traumatisé ?

Sa soeur s’amusait sans cesse à lui taper sur la tête car à cette époque, il lui arrivait à l’épaule. Aujourd’hui si elle devait le refaire, il lui faudrait un escabeau ou des échasses. Mais peut-être que ces petites tapes l’ont aidé à grandir, car maintenant, il dépasse tout le monde, le bougre.

 

Tout aurait été parfait dans l’enfance de Fon sans la présence de son deuxième frère S.   N’ayant que trois ans d’écart, ils furent très proches durant leur jeunesse. Fon devait avoir une véritable admiration pour S parce que ce dernier faisait ce qu’il voulait du p’tit dernier. Tout d’abord il l’a affublé de surnoms plus ou moins bizarres : Fon qui a été voté et adopté à l’unanimité, même les parents l’appelaient ainsi ou Fonsiño ; mais il y avait aussi : Fonfon, P’tit Fon, Foeing, Pon, Popoueing et Ephaounzo. Ne nous demandez pas d’où viennent ces surnoms ridicules mais drôles, tout est dans la tête de S et c’est un milieu bien trop complexe pour espérer s’y retrouver et y évoluer sans en garder quelques séquelles. Même ses cheveux n’y ont pas résisté, pour vous dire….. Mais bon, restons concentrés sur Ephaounzo !

Il était le pantin de S, sa marionnette et il faisait tout ce que le grand chef désirait.

Lors des départs en vacances, à quatre à l’arrière de la voiture (ou plutôt à trois car l’aîné sérieux et introverti lisait sans gêner personne), il suffisait que Sdise avec un sourire jusqu’aux oreilles et les yeux pétillants de malice « Viens, on fait chier la soeur ! » et hop la pauvre fille, la seule fille, en prenait pour son grade. Elle en est restée traumatisée et d’ailleurs le rabâche encore souvent aujourd’hui. Fon devait vouloir se venger, il a dû partager la chambre de sa soeur jusqu’à son entrée en sixième, le pauvre !

S a poussé le vice jusqu’à enregistrer une cassette audio à Fon où il lui ordonnait des missions. Chaque mission, vous vous en doutez, avait pour objectif d’embêter quelqu’un et elle se terminait toujours par « Merci Fon ». A force de réenregistrer des messages, à la fin on n'entendait plus que cette phrase là qui se répétait.

S se souvient d'une journée où ils avaient escaladé avec des amis le toit de la maternelle. Fon, plus jeune de quatre années, avait déjà eu du mal à grimper. Une fois arrivés en haut évidemment, il fallait sauter. Pour les plus grands, c'était déjà pas évident mais pour Fon c'était encore plus difficile, alors ils avaient décidé de le motiver ainsi : "aller quoi, t'as peur, on l'a tous fait etc....". Bien entendu, sous ce flot de conseils avisés crié par des jeunes hommes responsables, Fon surmonta sa peur et sauta. Il arriva en bas et se foula les deux chevilles..... S avoue avec du recul ne pas être fier de cet épisode.

Du coup le pauvre Fon devait trouver une ruse pour échapper à S : il ramassait tout ce qu’il trouvait : ressorts, des morceaux de métal, toutes sortes de petits “trucs”des bidules comme disait son père et jouait avec pendant des heures. Mais des fois, S lui manquait alors il faisait des bêtises tout seul : quand sa soeur et lui allaient aider leur mère à faire le ménage dans l’entreprise d’informatique, il fallait qu’il touche à tous les boutons des copieurs, ordinateurs, il ne pouvait pas s’en empêcher !

 

 

Il y avait aussi le cirque à table : quand on ne pouvait pas sortir de table parce qu'on n’avait pas fini nos assiettes, on grimpait sur les chaises et on regardait par les vitres qui donnaient sur le salon où il y avait la télé et dès que Maman se retournait on devait vite se cacher. Mais il y avait aussi le menu « tripes » chez la tante. On était tous assis devant une assiette puante de tripes et personne ne voulait manger cela, forcément ça puait la merde, ben quoi, il n’y a pas d’autre mot… Alors on restait là à attendre qu’on veuille bien nous libérer de table sans jamais avoir pris la peine de prendre notre fourchette et nous tînmes bon, on était trop forts !

Fon s’est aussi lancé dans la cuisine et il adorait tout mélanger. Quand Papa et Maman partait deux ou trois jours, sa soeur et lui se retrouvaient souvent tous les deux et la cuisine c’était folklo. Il fallait qu’il mélange tout et n’importe quoi. C’était souvent bon, mais des fois...

 

On ne peut pas non plus vous parler de Fon sans évoquer la mode. A la glorieuse époque des cagoules en hiver, Fon portait un manteau en faux poil de « on ne sait pas quoi » qui le rendait encore plus bouboule. Quand on a revu la photo plus tard, on est partis d’un fou rire assuré. On a longtemps plaisanté sur l'origine de ces poils : était-ce des poils d’ours, de yack ?????

Pour se démarquer après 14 ans, quand il a commencé à grandir et à s'habiller par lui-même, il avait des goûts particuliers et portait du rouge : jean rouge, chemises rouges, T-shirts rouges…. Bref un Père Noël moderne. On a même cru à un moment qu’il allait changer de bord… Mais ce n’était sûrement que pour se faire remarquer, c’est qu’il devenait beau gosse le p’tit frère. Après il s’est même laissé pousser les cheveux. On s’est à nouveau demandés s’il avait viré sa cuti, mais non, c’était peut-être pour imiter ses groupes de hard préférés. Puis il s’est lancé dans le strip tease : quand il rentrait après une soirée,  les week-end où les parents n’étaient pas là, il commençait à se déshabiller dans le couloir au fur et à mesure : d’abord les chaussures, un mètre plus loin le pantalon, etc..., on le suivait à la trace, ce qui avait le don d’énerver sa soeur.

 

 

Une fois libéré de l’emprise de S (ouf , on respire !), Fon est resté un bon moment à la maison. Il s'est révélé ordonné et généreux, aidait notre mère et participait aux frais. Il est devenu plus responsable. Il est d’ailleurs le premier adulte à avoir gardé tout seul son neveu un soir. Ils ont joué à la console Super Nintendo. Ca c’est du baby-sitting ! C’est là qu’il a eu peut-être envie de créer sa propre famille.

 

Et quelle famille : forza mascula ! Trois p’tits mecs : Ugo, Roméo et Malo ! Que des « o. Pourquoi ? Ben pour aller plus haut…. Déformation professionnelle….

En bon père de famille, il se montre patient, présent, toujours à l’écoute. Il les initie aux merveilles de la nature et aux activités sportives. Il toujours aimé le sport et a fait beaucoup de VTT, d’ailleurs il a fait les crapauds plus d’une fois. Pendant quelques mois, sa soeur et S  se sont entraînés avec lui en boxe Thaï et quand c’est lui qui tenait le “pao” il ne lâchait pas sa soeur tant qu’elle n’était pas à bout... Peut-être est-ce à travers ce sport qu’il s’est converti à l’art du thé… Avec ses enfants, ils partagent aussi les joies des jeux vidéo (d’ailleurs aujourd’hui il se fait manger par ses piots) et des dessins animés. Il adore les Miyazaki depuis que son frère aîné lui a prêté une cassette où il avait enregistré Totoro quand il était passé sur Canal +. Heureusement qu’il ne les pas invités à fumer le cigare avec lui. Et oui, Fon était amateur de cigare de 18 à 30 ans qu’il fumait avec un verre de whisky de scotch de vodka ou de Mezcal pendant des soirées. Ses enfants n’ont vraiment pas à se plaindre, ils ont un bon père, un très bon papounet.

 

Puis arrive la saison des vendanges où il faut récolter le fruit mûr pour en faire du bon champagne. On ne comprenait pas pourquoi Fon y allait ces trois dernières années, et toujours  au même endroit…. Ce n’est que plus tard qu’on a compris. Ce n’était pas la saison des vendanges mais celle des amours et Fon récoltait celle qui faisait écho à son cœur pour en faire une relation du plus grand cru : au domaine de M, médaillé de passion. A chaque grappe cueillie, ils se regardent entre les feuilles langoureusement (photo), à chaque corbeille remplie, ils se font des caresses discrètes, à chaque benne complétée, ils s’embrassent à l’abri des regards indiscrets, puis le soir, quand tout le monde a bien bu, ils vont dans la chambre et chut…. Ah, quelle activité difficile ! Et il est payé en plus !

Pour plaire à sa belle-famille, Fon ne trouve rien de mieux à faire que de montrer sa véritable identité : il est Spider-Man ! Il monte sur les toits, à l’aise, tranquille, il marche sur les tuiles comme on marche sur le trottoir… (photos). Mais il est aussi King Kong : il grimpe dans les arbres avec facilité, pousse son cri de mâle dominant pour offrir le fruit défendu à sa belle… Il se la joue Dumbo : des ailes lui poussent au niveau des oreilles (photo) mais aussi Brigitte Bardot : protégeons la mante religieuse qui est en voie d’extinction ! (photo). Bref, devant cet étalage de savoir faire, comment lui refuser la main de sa fille ? Ils ne peuvent pas, ils ont affaire à MultiFon ! Tiens, un nouveau surnom !

 

Voilà une rétrospective de nos souvenirs à tes côtés frangins, peut-être que d’autres nous viendront encore et on ne manquera pas de te les rappeler. Nous ne vivions pas sur l’or, nous avons grandi dans un appartement modeste mais notre richesse c’était notre fratrie. Ensemble nous avons fait les 400 coups, nous avons rempli notre caverne aux trésors de bons moments avec toi et c’est avec plaisir que nous y replongeons souvent. C’est alors avec le sourire en coin et les yeux rougis que nous nous rendons compte que nous avons eu de la chance d’avoir un frère tel que toi. On t’aime frangin ! Joyeux anniversaire et plein de bonheur avec ta belle !

 

 

 

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Published by Satine - dans Evènements
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commentaires

Satine 18/09/2010 14:14


Merci nasamat, je pense que ça lui fera plaisir....
Amitiés poétiques


Satine 18/09/2010 14:14


Ben je ne sais pas surfingmoune, j'espère qu'on l'a été tout autant. Moi j'étais heureuse de le voir ému et lui je pense qu'il était heureux de revivre ses souvenirs et de savoir que ses frères et
soeur ne les avaient pas oubliés...
Bisous


nasamat 18/09/2010 13:05


Pour ce petit Fon d'antan ce petit poème:

Oh Maman!
Oh jolie Maman!
Que c’est joli ça, non?
Tu me dis, Mehdi,
Ne fais pas de bêtise!
Prends un dirham du beztam°
Et vas chez l’épicier du coin
Achète-toi un petit pain
Et fais attention à la circulation!
Comme ça je vais à l’école
Avec un petit pain
-Un tout petit pain-
Alors que les copains
Y vont le ventre plein
Mais moi,
-Tan pis pour moi!-
Je vais à l’école
Avec un petit pain
Car Maman
-Pauvre Maman!-
N’a pas pu dormir tôt la nuit
Car Papa
-Salut Papa!-
Ne l’a pas laissée dormir,
Juste pour son plaisir!
Et moi
Je vais le matin à l’école
Avec un petit pain
Et j’apprends l’Espagnol!
Oh que c’est joli!
Dites à Maman:
Ne t’en fais pas!
Et à Papa:
Bonne nuit!

° Bourse, porte-monnaie en dialecte marocain.


surfingmoune 17/09/2010 00:13


Quel beau cadeau. J'espère qu'il a été ravi de ce sympathique travail d'équipe.
Qui a été le plus heureux, les auteurs ou le héros de l'histoire?
Je sais que l'on s'amuse toujours beaucoup à rechercher, choisir des photos et écrire un texte.
Bravo à l'équipe et meilleurs voeux au fêté.
Bises nocturnes
Surfingmoune


Satine 16/09/2010 19:43


Merci Nettoue d'être toujours fidèle au rendez-vous.
Bisous


Satine 16/09/2010 19:43


J'espère que tu y auras droit mamalilou, avec tout ce que tu fais pour ta grande famille, ce serait la moindre des choses !
Bisous


Nettoue 16/09/2010 18:30


Le roman suit son petit bonhomme de chemin et moi je suis l'histoire !
Merci Satine


mamalilou 15/09/2010 16:27


attendrissant, j'adore ce genre de travail d'équipe, il a dû se croire sur le plateau d'une émission du genre sacrée soirée!!! bon ben je vais attendre mes cinquante en espérant y avoir droit,
héhé, parce que j'en ai des casserolles moi... mdr mdr mdr
doux bisous et bon anniv à lui, à retardement...


Satine 15/09/2010 10:44


Merci Vance il faut avouer que vos souvenirs étaient marrants à eux tout seuls....


Vance 15/09/2010 09:37


Toujours aussi douée pour synthétiser avec poésie tous les sentiments qui peuplent ce petit univers familial.