Voici le
début d'une petite histoire... Vance (qui est dans mes liens) et moi avons décidé d'écrire à quatre mains. Je me suis donc lancée sur ce sujet d'actualité (qui ne pouvait
attendre) et il ajoutera son talent d'écrivain prochainement... Patience, je vous mettrai aussi le texte final...
Le soleil s’est couché dans l’horizon lointain
En ignorant qu’il n’aura plus de lendemain ;
D’épais nuages ont pris sa place ce matin
Pour ne plus la quitter, au grand dam de chacun.
On ne voit guère cette couronne au cœur chaud
Qui offrait une mine ambrée à notre peau,
Aujourd’hui on ne perçoit qu’un triste halo
Dont les rayons s’épuisent et meurent bien trop tôt.
Le ciel bleu est couvert d’un plafond de béton
A la couche épaisse, monotone, uni ton,
Tout semble gris, froid, en proie à de longs frissons
Parcourant notre corps de l’échine aux talons.
On a beau s’emmitoufler, l’humidité passe,
On se serre dans nos bras, pour la mettre en impasse,
Vorace face à notre chaleur, elle est tenace,
Mais au coin d’un âtre, elle s’efface, trépasse.
Les arbres nus muent et perdent leur peau feuillue,
Ils déversent leur chair sur nos sentiers battus,
Dans un spectacle dansant, coloré, incongru
Vert pistache, jaune, rouge vermeil, vermoulu.
La pluie se fera timide puis torrentielle,
Elle n’aura de cesse de mouiller nos ailes,
Empêchant notre espoir de voler vers le ciel
Et de souhaiter un retour prochain du soleil.
La nuit tombe vite, ne reste que la pénombre,
D’humains animés, nous devenons zombies ou ombres,
Nous sommes les pantins d’une saison trop sombre
Qui nous prend la vie et nous laisse les décombres.
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