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  • : Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.
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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 17:59
Quand viendras-tu me chercher, toi que l’on envie
Lorsque la peine, le vide, la souffrance
Nous submergent, nous étouffent, nous envahissent,
Lorsque tu deviens notre dernière chance ?
 
Quand deviendrai-je tienne, toi que l’on maudit
Lorsque le bonheur, le rire, l’innocence
Guident notre vie que l’on voudrait infinie,
Lorsque tu es malheur, tristesse, incohérence ?
 
 
Refrain :
Viendras-tu lorsque je t’appelle, te supplie
Ou quand j’aurai enfin trouvé goût à la vie ?
Me foudroieras-tu en plein sommeil, à minuit
Ou bien durant ma tendre jeunesse, à midi ?
 
 
Faucheuse de classe ou faucheuse de glace,
Chacun de nous, un jour, en toi, trouvera place.
On devrait pouvoir choisir cet instant fatal
Ne pas quitter le bonheur, rejeter le mal.
 
 
Refrain

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commentaires

Satine 24/06/2009 18:48

Pas de problème Abeilles50.

Abeilles50 24/06/2009 17:19

Bonjour Satine,
Troisième chanson empruntée (avec ton accord) pour le Défi n° 8 de la "Ruche de beaux mots".
Merci à toi. Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Satine 12/11/2008 19:06

Tiens, c'était un débat que j'avais oublié mais que j'ai eu plaisir à relire grâce à toi... Oui je suis d'accord avec toi et j'espère en tout cas que mes émotions d'auteur vous sont transmises, sinon à quoi ça servirait....
Bisous

" Charly " 11/11/2008 22:10

J'ai suivi ce débat passionné sur la manière d'écrire un texte selon l'inspiration et le travail qu'il requiert jusqu'à la satisfaction. Fausse idée ou pas, lorsque l'auteur en est relativement satisfait, il le publie s'il en a envie. Si, à la relecture de son écrit, celui-ci lui retransmet les émotions qu'il a ressenties lors de sa rédaction, il y a fort à parier qu'il se produise le même effet chez le lecteur, surtout si l'auteur essaie de se mettre à sa place et fait abstraction de ce qu'il sait et n'a pas précisé dans le texte. C'est peut-être ça travailler un texte, tenter de se mettre à la place du lecteur et lui transmettre le plus fidèlement possible nos pensées et nos émotions.
Charly...

Satine 28/11/2007 10:23

Personnellement, je ne me soumets pas à un travail, c'est lui qui vient me chercher. Je ne me sens pas capable d'écrire un poème tous les jours, peut-être parce qu'à nouveau je n'ai pas les capacités de certains. J'attends donc patiemment un signe et après les mots s'écoulent seuls.

Vance 27/11/2007 22:58

Cela veut-il dire qu'il est nécescaire à l'auteur de prendre forcément du recul pour décrire, c'est à dire de cesser d'être directement impliqué afin de trouver les moyens langagiers, littéraires, de l'exprimer ? Donc qu'il cesse d'être en prise directe avec l'instant. Oui, c'est une conception logique qui corrobore le vrai travail du réalisateur de cinéma par exemple - et lui ôte un peu de ce caractère presque mystique.
L'écriture pour moi n'est pas un travail : cela prend seulement du temps. Ce qui peut l'être, c'est la conception, l'accouchement de l'idée initiatrice du projet de rédaction.

Neault 27/11/2007 17:39

Je comprends tout à fait vos interventions à tous les deux, et je ne voulais pas nier d'ailleurs l'importance de l'état d'esprit de l'auteur au moment où il écrit, simplement, il me semble que là où nous prenons une voie différente, c'est dans le "déclenchement" de l'écriture (et même d’ailleurs dans ce qui, ensuite, l’alimente). Personnellement, pour moi, c'est un travail (cela n'empêche nullement la passion hein, mais c'est aussi un travail) auquel je me soumets, quel que soit mon état d'esprit.
En fait, c’est bien souvent l’écriture et les besoins narratifs qui vont influer (pour un temps très bref) sur mes émotions et non l’inverse. Du coup, pour le spleen par exemple, il découle d'une technique et ne précède pas mon travail (mon travail, ça fait prétentieux pour le coup, donc on peut remplacer par "écriture", mais ce que je veux dire par ce terme c'est que le processus créatif est régi plus par l'effort* que le sentiment).

* du coup, je voulais aussi apporter une précision sur "l'effort", ça ne signifie pas que c'est laborieux ou douloureux, mais qu'il faut une implication sur le long terme (donc dépassant le sentiment dominant du moment) pour obtenir satisfaction. Je vois mal un romancier (sauf l’image romantique que l’on s’en faisait au siècle dernier) se complaire dans les pires affres pour venir à bout d’une histoire.

ps : wow, j'ai été super bavard la dernière fois, je tente donc de faire plus court aujourd'hui ! ;o)

Vance 27/11/2007 00:05

Hummm... voilà qui procure une réflexion. qu'est-ce qui sera le plus pertinent, entre un texte travaillé sereinement sur une émotion violente et un autre, écrit ex abrupto dans le but d'éviter toute déperdition ? Bien entendu, le problème soulevé n'est pas aussi simple car, et c'est là que je te rejoins, l'écriture ne peut être considérée comme le fruit du passage d'un état d'esprit créatif par un supposé canal virtuel - comme dans cette image dont use Salieri à propos de Mozart, le considérant comme simplement l'instrument de la musique divine et non le concepteur des pièces qu'il composait. On ne pouvait pourtant nier le savoir-faire chez Mozart, quand bien même il avait, et incontestablement, du talent.
Comme Satine, j'ai cette impression (peut-être trompeuse) de pouvoir puiser dans une plus grande réserve lorsque je rédige un texte faisant appel à des douleurs plus ou moins passées, à la tristesse, la mélancolie, le chagrin, voire un simple mais ô combien poétique vague à l'âme. C'est juste une impression, celle d'avoir à disposition davantage de noms, d'expressions, de métaphores et d'adjectifs : peut-être le bonheur est-il si simple qu'il n'ait besoin d'aucun synonyme ?
Je ne sais pas. Toujours est-il que je fonctionne un peu comme notre poétesse, avec ce besoin de stimulus originel qui lancerait l'acte créatif. Ensuite, cela s'écoule, mais suivant un processus sous contrôle. Parfois, cela se tarit, un mot mal choisi bloque le passage. Il y a un rythme, comme un chant qui s'élève et m'échappe parfois - il m'arrive le lendemain d'être surpris par ce que j'ai rédigé.
En revanche, et je le constate chaque jour, je n'ai jamais pu considérer un texte comme abouti, même (et c'est très rare) lorsque j'en suis satisfait. J'ai par exemple diffusé et partagé une nouvelle née d'une blague, et chaque fois j'en corrigeais un dialogue, modifiais un paragraphe rajoutais ou retranchais une ligne. Il doit en exister une dizaine de versions.
Sympa d'être passé Neault.

Satine 26/11/2007 17:13

Il est bien entendu évident que le spleen n'empêche pas le travail, je suis entièrement d'accord avec toi sur ce point. Chaque texte doit être relu plusieurs fois pour être perfectionné, il ne peut être terminé que lorsqu'on en est satisfait, qu'il répond à nos attentes.
Pour ma part, j'ai besoin d'un déclic, je ne peux pas me mettre assise à mon bureau et me dire "tiens ça fait longtemps que je n'ai pas écrit, allons-y !", là je suis sûre d'être improductive et donc insatisfaite. J'ai besoin d'un élément déclencheur que ce soit un mot, une phrase, un texte, un film, un moment de ma vie, un témoignage....peu importe, mais c'est ce stimulus qui va provoquer chez moi une mise en écriture. Les mots vont alors s'imbriquer, les rimes se distinguer, la trame se tisser, le premier jet sera né. Bien entendu, j'y apporterai des corrections par la suite, d'autres images complèteront et embelliront cet essai.
C'est à ça que je faisais allusion, ma main a besoin de stimuli pour mettre en vers ce que j'ai sur le coeur. Peut-être parce que je n'ai pas les capacités d'écriture de certains, je ne sais pas, mais c'est ainsi que je fonctionne.
Merci pour ta visite et pour ton commentaire.

Neault 25/11/2007 23:52

Je me permets une petite intervention concernant le spleen censé donner l’inspiration. En fait, je considère cela comme une idée reçue plutôt fausse. Un texte, avant tout, relève d’un travail et non d’un état d’esprit. Toucher le lecteur (surtout par la tristesse) est une chose, bâtir un récit cohérent et évitant les pièges tortueux d’un style trop souple ou trop ampoulé, voilà qui relève non de l’humeur du moment mais bien du talent ou, même plus exactement, en grande partie, du travail.
Evidemment, plus le texte est court, moins le travail est nécessaire (et encore, pour un œil avisé, la longueur n’est même pas un avantage), cependant, il est nécessaire, en tout cas je le pense, de différencier une douleur passant par l’écriture et un travail d’écriture.
Si j’ai mal, je peux crier, cela ne sera pas du chant pour autant. Non pas que je sois « faux » dans ma douleur, simplement, le chant obéit à des règles que je ne maîtrise pas. Des pleurs sincères ne sont pas forcément l’attribut nécessaire pour un chant juste.

Pour le domaine écrit, c’est un peu pareil. Il est facile de coucher sur le papier un sentiment fort qui nous sert le cœur. Cependant, cela n’équivaut, en rien, à créer une œuvre littéraire destinée à être lue et à toucher et transporter un éventuel lecteur.
Pour cela, il ne suffit pas de coucher sur le papier (ou l’écran) un sentiment violent, il faut au contraire ciseler les mots, les phrases, les paragraphes pendant des heures, des jours, des mois, revenir sans cesse sur tout et se plonger dans la minutie et le dévouement qui, naguère, rendaient aveugles les horlogers passionnés. Voilà l’outrance véritable, le vrai calvaire, non pas livrer une émotion facile mais bien la rendre inéluctable, comme un parfait mécanisme destiné à faire basculer le lecteur dans notre monde.

Et, à cause de cela, je pense que le pire moment pour l’écriture est ce moment de faiblesse que l’on appelle « spleen ». Que la tristesse puisse inspirer, à certains moments, pourquoi pas. Mais en aucun cas je ne pense qu’elle puisse aider dans le travail.
J’ai vu bien des murs dressés par bien des maçons, et jamais une maison ne fut plus belle ou plus droite parce que ses bâtisseurs étaient désespérés. Il est évident que l’on travaille mieux en étant serein. Et si j’en venais à penser que l’écriture nécessite d’être malheureux pour être belle (ou fluide), j’arrêterais à l’instant de la manier. Elle est un tuyau, un medium, rien d’autre, en somme, que ce que j’en fais. Et je la façonne mieux avec le sourire aux lèvres qu’avec la douleur au ventre.

Cette écriture que j’apprécie tant, je la compare parfois à l’aviation, une autre de mes passions viscérales. Pour voler bien, je pense qu’il faut être en paix sur terre. Dans les cieux, nous aurons suffisamment de défis à relever pour s’épargner le risque d’embarquer avec nous nos ennuis terrestres.
Bien évidemment, l’écriture admet bien des défaillances, cependant, si le but est de toucher autrui, je pense que l’on ne peut faire l’économie d’un travail véritable. Ce travail qui permet de faire du vol un moment inoubliable et sûr, et de l’écriture un moment parfait et partagé.

Un électricien est un bon électricien parce qu’il connaît le domaine électrique. Le spleen n’a jamais remplacé le savoir-faire. Pas plus que le spleen ne pourrait faire d’un mauvais plat, préparé par un apprenti, le genre de surprise culinaire que seuls les chefs savent nous concocter.
Pour un texte, vous n’aurez pas de surprise violente, pas de plombs qui sautent, pas de gens qui vomissent, non, juste, la plupart du temps, des appréciations douces issues de proches animés par la volonté de ne point blesser. Mais, là encore, si certains s’aventuraient à critiquer, il faudrait encore faire la part des choses entre le sentiment sous-tendant l’histoire et la technique censée la rendre accessible.
Bien des gens se braquent lorsque l’on critique, même avec diplomatie, un texte, car en fait, ils ne le travaillent pas et ne peuvent pas concevoir qu’il est perfectible et que les critiques portent non sur le sentiment (souvent sincère) de l’auteur mais sur sa capacité à le mettre en œuvre.
Et, de mon point de vue (mais j’admets pouvoir me tromper), je trouve que la mise en avant du « spleen créateur » renforce les gens dans une fausse certitude basée sur l’échafaudage aidant l’œuvre plus que sur l’œuvre elle-même.

Autrement dit, un texte réellement touchant se doit d'être un texte travaillé. Même avec le sourire. Et heureusement d'ailleurs.