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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 02:31

Une déclaration poignante, réconfortante quand aucun mot ne peut soulager le mal...

 

A la mère de l'enfant mort

 

Oh ! vous aurez trop dit au pauvre petit ange
            Qu'il est d'autres anges là -haut,
Que rien ne souffre au ciel, que jamais rien n'y change,
            Qu'il est doux d'y rentrer bientôt ;

Que le ciel est un dôme aux merveilleux pilastres,
            Une tente aux riches couleurs,
Un jardin bleu rempli de lis qui sont des astres
            Et d'étoiles qui sont des fleurs ;

Que c'est un lieu joyeux plus qu'on ne saurait dire,
            Où toujours, se laissant charmer,
On a les chérubins pour jouer et pour rire,
            Et le bon Dieu pour nous aimer ;

Qu'il est doux d'être un coeur qui brûle comme un cierge,
            Et de vivre, en toute saison,
Près de l'enfant Jésus et de la sainte Vierge
            Dans une si belle maison !

Et puis vous n'aurez pas assez dit, pauvre mère,
            A ce fils si frêle et si doux,
Que vous étiez à lui dans cette vie amère,
            Mais aussi qu'il était à vous ;

Que, tant qu'on est petit, la mère sur nous veille,
            Mais que plus tard on la défend ;
Et qu'elle aura besoin, quand elle sera vieille,
            D'un homme qui soit son enfant ;

Vous n'aurez point assez dit à cette jeune âme
            Que Dieu veut qu'on reste ici-bas,
La femme guidant l'homme et l'homme aidant la femme,
            Pour les douleurs et les combats ;

Si bien qu'un jour, ô deuil ! irréparable perte !
            Le doux être s'en est allé !... -
Hélas ! vous avez donc laissé la cage ouverte,
            Que votre oiseau s'est envolé !

                                   Avril 1843

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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