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  • : Ecoutez les battements de mon coeur, laissez-vous bercer par sa musique et partagez ma passion pour la poésie.
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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 01:17

Quand comptes-tu t'en aller ? Cela fait huit mois que tu envahis mon corps, mon coeur, ma tête. Pour qui te prends-tu ? Tu n'as pas le droit de pourrir mon existence de la sorte. Je n'ai rien fait de mal, rien ne justifie ta présence, je n'ai rien à me reprocher. Je suis une femme aimante avec des valeurs justes, une enseignante efficace qui prend soin de ses élèves et les encourage à progresser, je suis altruiste et empathique, je partage, j'aime la compagnie des autres, je fais ce qui me semble juste et je me bats contre les injustices.

Je n'ai pas mérité ce qui m'arrive, tu n'as aucun droit de venir polluer mon être, mon atmosphère. Tu n'es pas la bienvenue. Si encore, tu me disais la raison de ta présence ! On pourrait en discuter, trouver ensemble une solution pour nous soulager mais non, tu t'incrustes, tu plantes ta tente, tes sardines acérées dans mon coeur, dans ma gorge tu me laisses souffrir depuis des mois et tu te tais.

Ni le yoga, ni la relaxation, ni l'acupuncture, ni les médicaments homéopathiques, ni la psychothérapie ne révèlent le pourquoi de ta présence. Que faire ? Me shooter aux médocs, être une de plus sur la longue liste des gens qui absorbent antidépresseurs, anxiolytiques pour aller bosser et tenir le coup ?

Si j'ai fait quelque chose de mal, si je n'ai pas digéré quelque chose, si j'ai peur ou si j'angoisse pour quelque chose, il suffit de me le dire, donne-moi des pistes de travail, montre-toi moins vicieuse, efface-toi de temps en temps pour me dire si je suis sur la bonne voie.

Faire semblant d'être heureuse, sourire, rassurer, tout cela m'épuise. Et pourtant j'y arrive, je donne le change et parfois même ça me fait du bien, car alors je ne pense pas à toi, je ne te sens plus brûler ma gorge et serrer mon coeur. Je crois alors que je t'ai vaincue, je reprends espoir. Mais ce n'était qu'une bataille, tu prends ta revanche à chaque fois. Je fléchis sous tes assauts, je me dis souvent que tu es plus forte que moi, que mon inconscient me domine en m'aveuglant, que se battre encore et encore ne sert à rien. Les témoignages de mes proches, les sourires, les mots de soutien, les surprises de mon mari, les ronronnements et les câlins de mes chats m'aident sur le moment mais ils disparaissent sous ton emprise.

J'ai le droit d'être heureuse !

Je veux à nouveau être cette jeune femme dynamique, pleine de vie, qui offrait ses sourires et ses plaisanteries, qui faisait son boulot avec plaisir et envie, qui invitait des amis, des proches pour faire la fête à la maison et leur concoctait un menu sympa parce que j'aimais cuisiner et goûter de bonnes choses. Je veux être moi, pleinement moi. J'étais parfois dure avec moi-même mais je savais aussi me féliciter et mettre en valeur mes qualités.

Tu m'as attaquée à un moment de ma vie où tout allait pour le mieux. Est-ce là le problème ? Je n'ai pas le droit d'être pleinement heureuse et de savourer le fruit de mes combats ? Je n'ai pas le droit d'être une épouse comblée, une enseignante félicitée, une fille, une soeur, une amie, une collègue appréciées ? Je ne suis pas autorisée à me sentir bien dans mes baskets ? Le bonheur me fait-il peur ? Ai-je l'angoisse de tout perdre ? Est-ce que mes initiatives, mes luttes pour arriver à cela m'ont épuisée et que maintenant j'en paie le prix ? J'ai relevé tous les défis, je me suis relevée à chaque défaite, je n'ai jamais baissé les bras et pourtant aujourd'hui je plie, je subis, je n'ai plus confiance en moi. Je ne me reconnais plus.

J'aimerais reprendre le boulot mais j'ai si peur de trébucher et de ne plus me relever. Comment s'occuper de vingt-cinq enfants quand on a du mal à se gérer soi-même ? Comment leur donner l'envie de se battre pour progresser quand on n'y arrive pas ? Comment prendre le temps de se soigner, de comprendre ce qui se passe dans notre tête quand on vous refuse un congé longue maladie, qu'on vous verse un demi-salaire qui vous culpabilise encore plus et qu'on vous dit : "prenez des médocs et retournez bosser !"

Je sais bien que je m'entraîne dans une spirale nauséabonde. Mes doutes, mes peurs, mon manque de confiance, ma démotivation sont mes ennemis. Je suis la proie d'idées noires qui se multiplient et me tirent vers le fond. Elles me noient dans mon propre corps. Je nage à contre-courant, j'hyper ventile pour mieux m'étouffer, je culpabilise pour mieux m'étrangler.

Et pourtant je me bats encore. Je refuse de me suicider parce que je ne veux pas faire du mal à mon entourage, je ne veux pas prendre de médocs parce que j'espère un rayon de soleil qui illuminerait la voie que je dois emprunter, le ring du combat que je dois mener, je mets en application les conseils que l'on me donne en me disant que ça finira par payer. J'attends, j'attends encore et j'espère.

Sinon j'avalerai des médicaments mais pour combien de temps ?

Je rage de te vaincre, je m'adonne au sport pour expulser ma colère, je médite pour accepter ta vile présence et te combattre de l'intérieur aussi sournoisement que toi. La patience devient petit à petit mon amie, je dois t'accueillir pour mieux te cerner et comprendre ce qui te déclenche, il me faut avancer avec toi plutôt que reculer devant toi et te laisser prendre toute la place. Un état d'esprit totalement nouveau s'offre à moi : lâcher prise, respirer, me détendre, libérer mon esprit, relativiser, ne plus penser négativement, toujours rechercher le positif, ne pas envisager l'avenir mais le laisser venir, être dans le présent, ne pas ruminer le passé, ne penser qu'à moi, m'offrir des moments de zénitude absolue, me poser, oublier... C'est ainsi que je me retrouverai, doucement, sereinement, calmement, paisiblement, alors tu n'auras plus ta place et tu t'en iras.

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Published by Satine - dans prose
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commentaires

Satine 15/04/2017 20:13

Bienvenue Angeline, je n'y manquerai pas !

Angeline 13/04/2017 14:54

j'aime me promener ici. un bel univers. vous pouvez visiter mon blog. merci

Satine 10/04/2017 14:06

Ouah ! Merci copine, ça me touche beaucoup... C'est tellement gentil à toi, ça fait chaud au coeur. Merci beaucoup.

Marie 06/04/2017 18:57

cela fait maintenant presque un an que tu te bats, un an que l on te sent t éloigner de nous et que l on se sent impuissant. Aucune parole , aucun geste ne peuvent te réconforter. Nous ne sommes pas dupes et souvent, nous voyons les larmes au bord de tes Si beaux yeux bleus Combien de fois, te mords tu les lèvres pour ne pas pleurer en notre présence ? Nous n ignorons pas ta douleur, nous sommes juste désarmés. Que pourrait on faire ? On a tellement envie de te voir "deconner" , pleurer mais de rire.... c est vrai, ou est elle la fille pleine de vie, de joie, d optimisme , celle à qui rien ne faisait peur et qui était toujours partante pour une virée du club des 5. Elle est là, c est sûre, bien cachée sous une épaisse couche de fumee, une fumée opaque qui enveloppe le cœur et le serre doucement, pour l étouffer et l empêcher de vivre.
Mais ne t inquiètes pas, un jour le vent se lèvera, balayera la fumée et tel le phénix, ta renaissance sera des plus belles! Que j aimerais que ce vent se lève , aujourd'hui hui ou demain , te retrouver, t entendre rire ... ou simplement vivre !
Même si on en donne pas trop l impression, on s inquiète pour toi. Reviens vite copine, chasse moi cette merde de tristesse illico , fous lui une bonne trempe, et surtout ne la laisse pas se relever , plein de bons moments sont encore à vivre et sans toi, c est pas pareil .

Satine 05/04/2017 11:38

Une présence si chère à mon coeur...

Vance 01/04/2017 08:02

Amen, ma mie. Une profession de foi qui t'honore et nous chagrine, nous signifiant d'autant plus l'impuissance de nos actes et la valeur de notre présence.