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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 02:08

Finissons en beauté ce recueil avant de débuter les Contemplations... Une petite chanson satirique pour vous mettre de bonne humeur et un reliquat que j'ai trouvé intéressant.

Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Chanson

Sa grandeur éblouit l'histoire.
Quinze ans, il fut
Le dieu que traînait la victoire
Sur un affût ;
L'Europe sous sa loi guerrière
Se débattit. -
Toi, son singe, marche derrière,
Petit, petit.

Napoléon dans la bataille,
Grave et serein,
Guidait à travers la mitraille
L'aigle d'airain.
Il entra sur le pont d'Arcole,
Il en sortit. -
Voici de l'or, viens, pille et vole,
Petit, petit.

Berlin, Vienne, étaient ses maîtresses ;
Il les forçait,
Leste, et prenant les forteresses
Par le corset.
Il triompha de cent bastilles
Qu'il investit. -
Voici pour toi, voici des filles,
Petit, petit.

Il passait les monts et les plaines,
Tenant en main
La palme, la foudre, et les rênes
Du genre humain ;
Il était ivre de sa gloire
Qui retentit. -
Voici du sang, accours, viens boire,
Petit, petit.

Quand il tomba, lâchant le monde,
L'immense mer
Ouvrit à sa chute profonde
Son gouffre amer ;
Il y plongea, sinistre archange,
Et s'engloutit. -
Toi, tu te noieras dans la fange,
Petit, petit.

Jersey. Septembre 1853.

Reliquat

Boîte aux lettres

I

L'empire et l'empirique

[...]

Je sais bien qu'on m'a dit :

-Tiens-toi tranquille, ami.

Retire-toi de tout. Sors des luttes. Verrouille

Ta porte dont le gond souhaite un peu de rouille,

Calfeutre ton volet, ferme ton paravent.

A quoi bon feuilleter l'histoire en écrivant

Sans cesse ta douleur, pitié, haine des crimes,

Anathème aux bourreaux, hymne sombre aux victimes,

En marge de ses noirs et lugubres feuillets ?

N'as-tu pas dans un coin quelques touffes d'oeillets

Et de roses au vent des mers habituées ?

Bêche sur ta montagne, au niveau des nuées,

Ton quart d'arpent de terre enclos dans ton vieux mur,

Et vis indifférent comme l'ombre et l'azur.

Alourdis-toi, tais-toi, vieillis, blanchis ; en somme

Le moment est venu de n'être qu'un bonhomme.

Prends du ventre. Ta pelle ou ta serpe à la main,

Ne t'intéresse plus qu'au cep et qu'au jasmin ;

Plante, sème. Tu peux, sur ton âpre falaise,

Jouer, si bon te semble, au vieillard du Galèse ;

Flore et Pomone sont à toi sur ton rocher ;

Va donc, taille ta vigne et greffe ton pêcher,

Brouette ton fumier, ratisse tes allées,

Eveille au point du jour l'oiseau sous les feuillées,

Regarde en paix la mer, et mêle à ses rumeurs

Ton bruit de maraîcher cultivant des primeurs.

Oui, la terre est fatale et le ciel est funeste ;

Oui, l'homme est ténébreux ; qu'importe, s'il te reste

Ton frais jardin, caché dans le creux d'un écueil ?

Le sage rit aux fleurs dans cet immense deuil.-

12 avril 1854

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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