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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 16:41

Place à deux courts poèmes car le prochain sera très long... Bonne lecture rapide mais magnifique quand même, c'est Hugo !

XI

I

[...]

II
Ô peuples douloureux, il faut bien qu’on vous venge !
Les rhéteurs froids m’ont dit : Le poëte, c’est l’ange,
Il plane, ignorant Fould, Magnan, Morny, Maupas ;
Il contemple la nuit sereine avec délices… -
Non, tant que vous serez complices
De ces crimes hideux que je suis pas à pas,
Tant que vous couvrirez ces brigands de vos voiles,
Cieux azurés, soleils, étoiles,
Je ne vous regarderai pas !

Tant qu’un gueux forcera les bouches à se taire,
Tant que la liberté sera couchée à terre
Comme une femme morte et qu’on vient de noyer,
Tant que dans les pontons on entendra des râles,
J’aurai des clartés sépulcrales
Pour tous ces fronts abjects qu’un bandit fait ployer ;
Je crierai : Lève-toi, peuple ! ciel, tonne et gronde !
La France, dans sa nuit profonde,
Verra ma
torche flamboyer !

III
Ces coquins vils qui font de la France une Chine,
On entendra mon fouet claquer sur leur échine.
Ils chantent : Te Deum, je crierai : Memento !
Je fouaillerai les gens, les faits, les noms, les titres,
Porte-sabres et porte-mitres ;
Je les tiens dans mon vers comme dans un étau.
On verra choir surplis, épaulettes, bréviaires,
Et César, sous mes étrivières,
Se sauver, troussant son
manteau !

Et les champs, et les prés, le lac, la fleur, la plaine,
Les nuages, pareils à des flocons de laine,
L’eau qui fait frissonner l’algue et les goëmons,
Et l’énorme océan, hydre aux écailles vertes,
Les forêts de rumeurs couvertes,
Le phare sur les flots, l’étoile sur les monts,
Me reconnaîtront bien et diront à voix basse :
C’est un esprit vengeur qui passe,
Chassant devant lui les
démons !

13 novembre. Jersey.

Confrontations

Ô cadavres, parlez ! quels sont vos assassins ?
Quelles mains ont plongé ces stylets dans vos seins ?
Toi d'abord, que je vois dans cette ombre apparaître,
Ton nom ? — Religion. — Ton meurtrier ? — Le prêtre.
— Vous, vos noms ? — Probité, pudeur, raison, vertu.
— Et qui vous égorgea ? — L'église. — Toi, qu'es-tu ?
— Je suis la foi publique. — Et qui t'a poignardée ?
— Le serment. — Toi, qui dors de ton sang inondée ?
— Mon nom était justice. — Et quel est ton bourreau ?
— Le juge. — Et toi, géant, sans glaive en ton fourreau
Et dont la boue éteint l'auréole enflammée ?
— Je m'appelle Austerlitz. — Qui t'a tué ? — L'armée.

30 janvier

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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commentaires

Satine 01/11/2015 18:20

Oui malheureusement ! Et encore dans plusieurs décennies, je le crains...

Vance 01/11/2015 17:29

Toujours d'actualité, hélas !