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Coucher-de-soleil.jpg
Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 06:42

Voilà, un chapitre se tourne, c'est le dernier extrait, pour autant ne vous inquiétez pas, d'autres extraits des Châtiments d'Hugo suivront... Faites-moi confiance...

Bonne lecture !

XXX

[...]

Puisqu'un Dieu saigne au calvaire,

Ne nous plaignons pas, crois-moi.

Souffrons ! c'est la loi sévère.

Aimons ! c'est la douce loi.

Aimons ! soyons deux ! Le sage

N'est pas seul dans son vaisseau.

Les deux yeux font le visage ;

Les deux ailes font l'oiseau.

Soyons deux ! - Tout nous convie

A nous aimer jusqu'au soir.

N'ayons à deux qu'une vie !

N'ayons à deux qu'un espoir !

Dans ce monde de mensonges,

Moi, j'aimerai mes douleurs,

Si mes rêves sont tes songes,

Si mes larmes sont tes pleurs !

20 mai 1838

Caeruleum mare

Quand je rêve sur la falaise,
Ou dans les bois, les soirs d'été,
Sachant que la vie est mauvaise,
Je contemple l'éternité.

A travers mon sort mêlé d'ombres,
J'aperçois Dieu distinctement,
Comme à travers des branches sombres
On entrevoit le firmament !

Le firmament ! où les faux sages
Cherchent comme nous des conseils !
Le firmament plein de nuages,
Le firmament plein de soleils !

Un souffle épure notre fange.
Le monde est à Dieu, je le sens.
Toute fleur est une louange,
Et tout parfum est un encens.

La nuit, on croit sentir Dieu même
Penché sur l'homme palpitant.
La terre prie et le ciel aime.
Quelqu'un parle et quelqu'un entend.

Pourtant, toujours à notre extase,
Ô Seigneur, tu te dérobas !
Hélas ! tu mets là-haut le vase,
Et tu laisses l
a lèvre en bas !

Mais un jour ton œuvre profonde,
Nous la saurons, Dieu redouté !
Nous irons voir de monde en monde
S'épanouir ton unité !

[...]


Nous pourrons comparer, poëtes,
Penseurs croyant en nos raisons,
A tous les mondes que vous faites
Tous les rêves que nous faisons !

En attendant, sur cette terre,
Nous errons, troupeau désuni,
Portant en nous ce grand mystèr
e :
Œil borné, regard infini.

[...]


Hélas ! tout penseur semble avide
D'épouvanter l'homme orphelin :
Le savant dit : Le ciel est vide !
Le prêtre dit : L'enfe
r est plein !

[...]

Il faut aimer ! l'ombre en vain couvre
L'œil de notre esprit, quel qu'il soit.
Croyez, et la paupière s'ouvre !
Aimez, et la prun
elle voit !

[...]


La nuit, nul regard ne sait lire
Aux seuls feux des astres vermeils ;
Mais l'amour près de nous vient luire.
Une lampe aide
les soleils.

[...]


Aimez donc ! car tout le proclame,
Car l'esprit seul éclaire peu,
Et souvent le cœur d'une femme
Est l'explic
ation de Dieu !

[...]
25 mars 183
9.

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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