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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 18:32

Poursuivons et finissons notre visite de Londres avec cet humour so british ! Enjoy

Dans l’abbaye de Westminster

Laisse-moi ôter mon autre gant

Tandis que la vox humana s’amplifie,

Et que les prairies enchanteresses de l’Eden

Se prélassent au soleil sous les cloches de l’abbaye.

Ici, où gisent les grands hommes d’Angleterre,

Ecoute d’une femme distinguée la prière.

Seigneur plein de grâce, oh bombarde les Allemands.

Epargne leurs femmes au nom de Ta Charité,

Et si cela pose trop de difficultés

Tes Erreurs seront pardonnées.

Mais, Seigneur plein de Grâce, quoi qu’il en soit,

Ne laisse aucune bombe tomber sur moi.

Conserve intact notre Empire

Que Ta Main conduise nos Drapeaux,

Les vaillants noirs de la lointaine Jamaïque,

Du Honduras et du Togo ;

Protège-les, Seigneur, sous le feu,

Et protège les blancs encore mieux.

Pense à ce que notre Nation représente,

Les livres de chez Boots, les petits chemins ruraux,

La liberté de parole, les forfaits de transport, la distinction sociale,

La démocratie et un réseau d’eaux usées comme il faut.

Seigneur, mets sous Ta protection toute particulière

Le cent-quatre-vingt-neuf, Cadogan Square.

Seigneur aimé, j’ai commis des péchés,

Cependant aucun crime très important ;

Désormais je me rendrai à l’Office du Soir

Dès que j’en aurai le temps.

Aussi, mets-moi de côté une couronne, Seigneur très bon.

Et ne laisse pas descendre le cours de mes actions.

Je travaillerai dur pour Ton Royaume,

J’aiderai nos gars à l’emporter par les armes,

J’enverrai des plumes blanches aux mauviettes

Je m’engagerai dans le corps d’armée des Femmes,

Et les Marches de Ton Trône, je les rendrai belles

Dans la Zone de Sécurité Eternelle.

Je me sens un peu mieux à présent,

Quelle récompense d’entendre une Parole de Toi,

Ici où les ossements d’importants chefs d’Etat,

Ont été ensevelis tant de fois.

Et maintenant, Seigneur aimé, je dois y aller

Car j’ai rendez-vous pour déjeuner.

N.W.5 & N.6

Les falaises rouges se dressent. Et vers leurs sommets, les monte-charges

S’élancent avec les provisions à des hauteurs argentées.

Lissenden Mansions. Et ma mémoire retrouve

Des lis dans les éclairages électriques semblables à des lis

Et des odeurs d’Irish stew dans l’odeur des prunus

Et des tumultes marins dans ceux des tramways londoniens.

Parmi tous ces souvenirs, ma mémoire ressuscite le calme

De cette haie de troènes sombre aux joies intarissables,

Ici en premier lieu, absorbée par son régime de feuilles,

Je regardais se nourrir la chenille ondulante

Et la voyais suspendue en une écume collante

Jusqu’au jaillissement du phalène hors de la chrysalide, après des semaines d’attente.

Je vois les branches noires d’un chêne se découper sur le ciel,

Des écureuils rouges sur le Burdett-Coutts estate.

Je pose à ma nurse la question « est-ce que je mourrai ? »

Au moment où les cloches de la triste Sainte-Anne retentissent si tard,

« Et si je meurs vraiment, irai-je au Paradis ? »

Highgate entre chien et loup. Mille neuf cent onze.

« Tu iras. Pas moi. » De la part de cette piètre bonne d’enfants,

Sadique et puritaine comme je m’en aperçois aujourd’hui,

J’ai d’abord appris ce qu’était la peur,

Nourri de force, étalé en travers sus ses genoux,

Enfermé dans des placards, à longueur de jour abandonné,

« Pour les siècles des siècles ». Terribles mots sur lesquels prier.

« Pour les siècles des siècles ». Ce n’est pas tant ce qu’elle ferait

Qui me terrifiait à ce point mais sa propre peur

Et sa culpabilité devant ce qui n’aurait pas de fin. Moi aussi je les ai attrapées,

Moi qui ai horreur de penser à la succession des sphères

Dans l’éternité et l’implacable volonté de Dieu.

J’ai attrapé sa terreur à cette époque. Je l’ai toujours.

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Published by Satine
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