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Oh toi visiteur, amateur de poésie,

Que ta curiosité a mené jusqu’ici,
Laisse-toi naviguer au gré de tes envies
Parcours tout ce qui gravite autour de ma vie.

  Ce ne sont que des essais couchés sur papier,
Une partie de moi qui voulait s’exprimer,
Des mots que je ne pouvais laisser enfermés,
C’est tellement beau de les entendre chanter…

  Flotte sur les méandres de mes sentiments,
Partage rires et peines, vole à mes vents,
Vogue sur mes larmes lourdes comme une enclume
  Pour que ton cœur palpite au rythme de ma plume.


15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 01:20

Un long et déchirant poème vous attend ici, je me suis autorisée à faire quelques coupures. N'hésitez pas à le lire en entier, il est bouleversant... Bonne découverte !

 

Melancholia

 

Écoutez. Une femme au profil décharné,
Maigre, blême, portant un enfant étonné,
Est là qui se lamente au milieu de la rue.
La foule, pour l'entendre, autour d'elle se rue.
Elle accuse quelqu'un, une autre femme, ou bien
Son mari. Ses enfants ont faim. Elle n'a rien.
Pas d'argent. Pas de pain. A peine un lit de paille.
L'homme est au cabaret pendant qu'elle travaille.
Elle pleure, et s'en va. Quand ce spectre a passé,
Ô penseurs, au milieu de ce groupe amassé,
Qui vient de voir le fond d'un cœur qui se déchire,
Qu'entendez-vous toujours ? Un long éclat de rire.

Cette fille au doux front a cru peut-être, un jour,
Avoir droit au bonheur, à la joie, à l'amour.
Mais elle est seule, elle est sans parents, pauvre fille !
Seule ! — N'importe ! elle a du courage, une aiguille,
Elle travaille, et peut gagner dans son réduit,
En travaillant le jour, en travaillant la nuit,
Un peu de pain, un gîte, une jupe de toile.
Le soir, elle regarde en rêvant quelque étoile,
Et chante au bord du toit tant que dure l'été.
Mais l'hiver vient. Il fait bien froid, en vérité,
Dans ce logis mal clos tout en haut de la rampe ;
Les jours sont courts, il faut allumer une lampe ;
L'huile est chère, le bois est cher, le pain est cher.
Ô jeunesse ! printemps ! aube ! en proie à l'hiver !
La faim passe bientôt sa griffe sous la porte,
Décroche un vieux manteau, saisit la montre, emporte
Les meubles, prend enfin quelque humble bague d'or ;
Tout est vendu ! L'enfant travaille et lutte encor ;
Elle est honnête ; mais elle a, quand elle veille,
La misère, démon, qui lui parle à l'oreille.
L'ouvrage manque, hélas ! cela se voit souvent.
Que devenir ! Un jour, ô jour sombre ! elle vend
La pauvre croix d'honneur de son vieux père, et pleure.
Elle tousse, elle a froid. Il faut donc qu'elle meure !
A dix-sept ans ! grand Dieu ! mais que faire ?... — Voilà
Ce qui fait qu'un matin la douce fille alla
Droit au gouffre, et qu'enfin, à présent, ce qui monte
À son front, ce n'est plus la pudeur, c'est la honte.
Hélas, et maintenant, deuil et pleurs éternels !
C'est fini. Les enfants, ces innocents cruels,
La suivent dans la rue avec des cris de joie.
Malheureuse ! elle traîne une robe de soie,
Elle chante, elle rit... ah ! pauvre âme aux abois !
Et le peuple sévère, avec sa grande voix,
Souffle qui courbe un homme et qui brise une femme,
Lui dit quand elle vient : « C'est toi ? Va-t-en, infâme !

 

[...]

 

Le pesant chariot porte une énorme pierre ;
Le limonier, suant du mors à la croupière,
Tire, et le roulier fouette, et le pavé glissant
Monte, et le cheval triste à le poitrail en sang.
Il tire, traîne, geint, tire encore et s'arrête.
Le fouet noir tourbillonne au-dessus de sa tête ;
C'est lundi ; l'homme hier buvait aux Porcherons
Un vin plein de fureur, de cris et de jurons ;
Oh ! quelle est donc la loi formidable qui livre
L'être à l'être, et la bête effarée à l'homme ivre !
L'animal éperdu ne peut plus faire un pas ;
Il sent l'ombre sur lui peser ; il ne sait pas,
Sous le bloc qui l'écrase et le fouet qui l'assomme,
Ce que lui veut la pierre et ce que lui veut l'homme.
Et le roulier n'est plus qu'un orage de coups
Tombant sur ce forçat qui traîne les licous,
Qui souffre et ne connaît ni repos ni dimanche.
Si la corde se casse, il frappe avec le pied ;
Et le cheval, tremblant, hagard, estropié,
Baisse son cou lugubre et sa tête égarée ;
On entend, sous les coups de la botte ferrée,
Sonner le ventre nu du pauvre être muet ;
Il râle ; tout à l'heure encore il remuait,
Mais il ne bouge plus, et sa force est finie.
Et les coups furieux pleuvent ; son agonie
Tente un dernier effort ; son pied fait un écart,
Il tombe, et le voilà brisé sous le brancard ;
Et, dans l'ombre, pendant que son bourreau redouble,
Il regarde quelqu'un de sa prunelle trouble ;
Et l'on voit lentement s'éteindre, humble et terni,
Son œil plein des stupeurs sombres de l'infini,
Où luit vaguement l'âme effrayante des choses.

Hélas !

[...]

 

Les carrefours sont pleins de chocs et de combats.
Les multitudes vont et viennent dans les rues.
Foules ! sillons creusés par ces mornes charrues,
Nuit, douleur, deuil ! champ triste où souvent a germé
Un épi qui fait peur à ceux qui l'ont semé !
Vie et mort ! onde où l'hydre à l'infini s'enlace !
Peuple océan jetant l'écume populace !
Là sont tous les chaos et toutes les grandeurs ;
Là, fauve, avec ses maux, ses horreurs, ses laideurs,
Ses larves, désespoirs, haines, désirs, souffrances,
Qu'on distingue à travers de vagues transparences,
Ses rudes appétits, redoutables aimants,
Ses prostitutions, ses avilissements,
Et la fatalité des mœurs imperdables,
La misère épaissit ses couches formidables.
Les malheureux sont là, dans le malheur reclus.
L'indigence, flux noir, l'ignorance, reflux,
Montent, marée affreuse, et parmi les décombres,
Roulent l'obscur filet des pénalités sombres.
Le besoin fuit le mal qui le tente et le suit,
Et l'homme cherche l'homme à tâtons ; il fait nuit ;
Les petits enfants nus tendent leurs mains funèbres ;
Le crime, antre béant, s'ouvre dans ces ténèbres ;
Le vent secoue et pousse, en ses froids tourbillons,
Les âmes en lambeaux dans les corps en haillons ;
Pas de cœur où ne croisse une aveugle chimère.
Qui grince des dents ? L'homme. Et qui pleure ? La mère.
Qui sanglote ? La vierge aux yeux hagards et doux.
Qui dit :  J'ai froid ? L'aïeule. Et qui dit : J'ai faim ? Tous !
Et le fond est horreur, et la surface est joie.
Au-dessus de la faim, le festin qui flamboie,
Et sur le pâle amas des cris et des douleurs,
Les chansons et le rire et les chapeaux de fleurs !
Ceux-là sont les heureux. Ils n'ont qu'une pensée :
A quel néant jeter la journée insensée ?
Chiens, voitures, chevaux ! cendre au reflet vermeil !
Poussière dont les grains semblent d'or au soleil !
Leur vie est aux plaisirs sans fin, sans but, sans trêve,
Et se passe à tâcher d'oublier dans un rêve
L'enfer au-dessous d'eux et le ciel au-dessus.
Quand on voile Lazare, on efface Jésus.
Ils ne regardent pas dans les ombres moroses.
Ils n'admettent que l'air tout parfumé de roses,
La volupté, l'orgueil, l'ivresse et le laquais
Ce spectre galonné du pauvre, à leurs banquets.
Les fleurs couvrent les seins et débordent des vases.
Le bal, tout frissonnant de souffles et d'extases,
Rayonne, étourdissant ce qui s'évanouit ;
Éden étrange fait de lumière et de nuit.
Les lustres aux plafonds laissent pendre leurs flammes,
Et semblent la racine ardente et pleine d'âmes
De quelque arbre céleste épanoui plus haut.
Noir paradis dansant sur l'immense cachot !
Ils savourent, ravis, l'éblouissement sombre
Des beautés, des splendeurs, des quadrilles sans nombre,
Des couples, des amours, des yeux bleus, des yeux noirs.
Les valses, visions, passent dans les miroirs.
Parfois, comme aux forêts la fuite des cavales,
Les galops effrénés courent ; par intervalles,
Le bal reprend haleine ; on s'interrompt, on fuit,
On erre, deux à deux, sous les arbres sans bruit ;
Puis, folle, et rappelant les ombres éloignées,
La musique, jetant les notes à poignées,
Revient, et les regards s'allument, et l'archet,
Bondissant, ressaisit la foule qui marchait.
Ô délire ! et d'encens et de bruit enivrées,
L'heure emporte en riant les rapides soirées,
Et les nuits et les jours, feuilles mortes des cieux.
D'autres, toute la nuit, roulent les dés joyeux,
Ou bien, âpre, et mêlant les cartes qu'ils caressent,
Où des spectres riants ou sanglants apparaissent,
Leur soif de l'or, penchée autour d'un tapis vert,
Jusqu'à ce qu'au volet le jour bâille entr'ouvert,
Poursuit le pharaon, le lansquenet ou l'hombre ;
Et, pendant qu'on gémit et qu'on frémit dans l'ombre,
Pendant que les greniers grelottent sous les toits,
Que les fleuves, passants pleins de lugubres voix,
Heurtent aux grands quais blancs les glaçons qu'ils charrient,
Tous ces hommes contents de vivre, boivent, rient,
Chantent ; et, par moments, on voit, au-dessus d'eux
Deux poteaux soutenant un triangle hideux
Qui sortent lentement du noir pavé des villes... —

Ô forêts ! bois profonds ! solitudes ! asiles !
                                   Paris, juillet 1838.

 

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 01:17

Quand comptes-tu t'en aller ? Cela fait huit mois que tu envahis mon corps, mon coeur, ma tête. Pour qui te prends-tu ? Tu n'as pas le droit de pourrir mon existence de la sorte. Je n'ai rien fait de mal, rien ne justifie ta présence, je n'ai rien à me reprocher. Je suis une femme aimante avec des valeurs justes, une enseignante efficace qui prend soin de ses élèves et les encourage à progresser, je suis altruiste et empathique, je partage, j'aime la compagnie des autres, je fais ce qui me semble juste et je me bats contre les injustices.

Je n'ai pas mérité ce qui m'arrive, tu n'as aucun droit de venir polluer mon être, mon atmosphère. Tu n'es pas la bienvenue. Si encore, tu me disais la raison de ta présence ! On pourrait en discuter, trouver ensemble une solution pour nous soulager mais non, tu t'incrustes, tu plantes ta tente, tes sardines acérées dans mon coeur, dans ma gorge tu me laisses souffrir depuis des mois et tu te tais.

Ni le yoga, ni la relaxation, ni l'acupuncture, ni les médicaments homéopathiques, ni la psychothérapie ne révèlent le pourquoi de ta présence. Que faire ? Me shooter aux médocs, être une de plus sur la longue liste des gens qui absorbent antidépresseurs, anxiolytiques pour aller bosser et tenir le coup ?

Si j'ai fait quelque chose de mal, si je n'ai pas digéré quelque chose, si j'ai peur ou si j'angoisse pour quelque chose, il suffit de me le dire, donne-moi des pistes de travail, montre-toi moins vicieuse, efface-toi de temps en temps pour me dire si je suis sur la bonne voie.

Faire semblant d'être heureuse, sourire, rassurer, tout cela m'épuise. Et pourtant j'y arrive, je donne le change et parfois même ça me fait du bien, car alors je ne pense pas à toi, je ne te sens plus brûler ma gorge et serrer mon coeur. Je crois alors que je t'ai vaincue, je reprends espoir. Mais ce n'était qu'une bataille, tu prends ta revanche à chaque fois. Je fléchis sous tes assauts, je me dis souvent que tu es plus forte que moi, que mon inconscient me domine en m'aveuglant, que se battre encore et encore ne sert à rien. Les témoignages de mes proches, les sourires, les mots de soutien, les surprises de mon mari, les ronronnements et les câlins de mes chats m'aident sur le moment mais ils disparaissent sous ton emprise.

J'ai le droit d'être heureuse !

Je veux à nouveau être cette jeune femme dynamique, pleine de vie, qui offrait ses sourires et ses plaisanteries, qui faisait son boulot avec plaisir et envie, qui invitait des amis, des proches pour faire la fête à la maison et leur concoctait un menu sympa parce que j'aimais cuisiner et goûter de bonnes choses. Je veux être moi, pleinement moi. J'étais parfois dure avec moi-même mais je savais aussi me féliciter et mettre en valeur mes qualités.

Tu m'as attaquée à un moment de ma vie où tout allait pour le mieux. Est-ce là le problème ? Je n'ai pas le droit d'être pleinement heureuse et de savourer le fruit de mes combats ? Je n'ai pas le droit d'être une épouse comblée, une enseignante félicitée, une fille, une soeur, une amie, une collègue appréciées ? Je ne suis pas autorisée à me sentir bien dans mes baskets ? Le bonheur me fait-il peur ? Ai-je l'angoisse de tout perdre ? Est-ce que mes initiatives, mes luttes pour arriver à cela m'ont épuisée et que maintenant j'en paie le prix ? J'ai relevé tous les défis, je me suis relevée à chaque défaite, je n'ai jamais baissé les bras et pourtant aujourd'hui je plie, je subis, je n'ai plus confiance en moi. Je ne me reconnais plus.

J'aimerais reprendre le boulot mais j'ai si peur de trébucher et de ne plus me relever. Comment s'occuper de vingt-cinq enfants quand on a du mal à se gérer soi-même ? Comment leur donner l'envie de se battre pour progresser quand on n'y arrive pas ? Comment prendre le temps de se soigner, de comprendre ce qui se passe dans notre tête quand on vous refuse un congé longue maladie, qu'on vous verse un demi-salaire qui vous culpabilise encore plus et qu'on vous dit : "prenez des médocs et retournez bosser !"

Je sais bien que je m'entraîne dans une spirale nauséabonde. Mes doutes, mes peurs, mon manque de confiance, ma démotivation sont mes ennemis. Je suis la proie d'idées noires qui se multiplient et me tirent vers le fond. Elles me noient dans mon propre corps. Je nage à contre-courant, j'hyper ventile pour mieux m'étouffer, je culpabilise pour mieux m'étrangler.

Et pourtant je me bats encore. Je refuse de me suicider parce que je ne veux pas faire du mal à mon entourage, je ne veux pas prendre de médocs parce que j'espère un rayon de soleil qui illuminerait la voie que je dois emprunter, le ring du combat que je dois mener, je mets en application les conseils que l'on me donne en me disant que ça finira par payer. J'attends, j'attends encore et j'espère.

Sinon j'avalerai des médicaments mais pour combien de temps ?

Je rage de te vaincre, je m'adonne au sport pour expulser ma colère, je médite pour accepter ta vile présence et te combattre de l'intérieur aussi sournoisement que toi. La patience devient petit à petit mon amie, je dois t'accueillir pour mieux te cerner et comprendre ce qui te déclenche, il me faut avancer avec toi plutôt que reculer devant toi et te laisser prendre toute la place. Un état d'esprit totalement nouveau s'offre à moi : lâcher prise, respirer, me détendre, libérer mon esprit, relativiser, ne plus penser négativement, toujours rechercher le positif, ne pas envisager l'avenir mais le laisser venir, être dans le présent, ne pas ruminer le passé, ne penser qu'à moi, m'offrir des moments de zénitude absolue, me poser, oublier... C'est ainsi que je me retrouverai, doucement, sereinement, calmement, paisiblement, alors tu n'auras plus ta place et tu t'en iras.

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Published by Satine - dans prose
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 01:43

Que de beautés dans ce texte ! Une magnifique déclaration débordante de mélancolie, de tristesse mais remplie de tellement d'amour ! Vous ne pouvez pas passer à côté de ce chef d'oeuvre, vous ne devez que le lire en entier et le savourer à sa juste valeur.

Bonne évasion au pays des sentiments purs et sincères.

 

 

XXV

Je respire où tu palpites,
Tu sais ; à quoi bon, hélas !
Rester là si tu me quittes,
Et vivre si tu t'en vas ?

A quoi bon vivre, étant l'ombre
De cet ange qui s'enfuit ?
A quoi bon, sous le ciel sombre,
N'être plus que de la nuit ?

Je suis la fleur des murailles,
Dont avril est le seul bien.
Il suffit que tu t'en ailles
Pour qu'il ne reste plus rien.

Tu m'entoures d'auréoles ;
Te voir est mon seul souci.
Il suffit que tu t'envoles
Pour que je m'envole aussi.

Si tu pars, mon front se penche ;
Mon âme au ciel, son berceau,
Fuira, car dans ta main blanche
Tu tiens ce sauvage oiseau.

Que veux-tu que je devienne,
Si je n'entends plus ton pas ?
Est-ce ta vie ou la mienne
Qui s'en va ? Je ne sais pas.

Quand mon courage succombe,
J'en reprends dans ton coeur pur ;
Je suis comme la colombe
Qui vient boire au lac d'azur.

L'amour fait comprendre à l'âme
L'univers, sombre et béni ;
Et cette petite flamme
Seule éclaire l'infini.

Sans toi, toute la nature
N'est plus qu'un cachot fermé,
Où je vais à l'aventure,
Pâle et n'étant plus aimé.

Sans toi, tout s'effeuille et tombe,
L'ombre emplit mon noir sourcil,
Une fête est une tombe,
La patrie est un exil.

Je t'implore et te réclame ;
Ne fuis pas loin de mes maux,
O fauvette de mon âme
Qui chantes dans mes rameaux !

De quoi puis-je avoir envie,
De quoi puis-je avoir effroi,
Que ferai-je de la vie,
Si tu n'es plus près de moi ?

Tu portes dans la lumière,
Tu portes dans les buissons,
Sur une aile ma prière,
Et sur l'autre mes chansons.

Que dirai-je aux champs que voile
L'inconsolable douleur ?
Que ferai-je de l'étoile ?
Que ferai-je de la fleur ?

Que dirai-je au bois morose
Qu'illuminait ta douceur ?
Que répondrai-je à la rose
Disant : Où donc est ma soeur?

J'en mourrai ; fuis, si tu l'oses.
A quoi bon, jours révolus !
Regarder toutes ces choses
Qu'elle ne regarde plus ?

Que ferai-je de la lyre,
De la vertu, du destin ?
Hélas ! et, sans ton sourire,
Que ferai-je du matin ?

Que ferai-je seul, farouche,
Sans toi, du jour et des cieux,
De mes baisers sans ta bouche,
Et de mes pleurs sans tes yeux !

                                   Août 18...

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:42

Voici un texte que j'ai trouvé absolument sublime, il met du baume au coeur, motive et nous aide à relativiser, bref il est fait du bien quand ça va mal... Bonne guérison de l'esprit...

 

 

 

J'avais peur d'être seul, jusqu'à ce que...
J'ai appris à m'aimer moi-même.

J'avais peur de l'échec, jusqu'à ce que...
Je me sois rendu compte que j'échouais si je n'osais pas.

J'avais peur que l'on me repousse, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je devais croire en moi-même.

J'avais peur de la douleur, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle était nécessaire pour grandir.

J'avais peur de la vérité, jusqu'à ce que...
J'ai découvert la laideur des mensonges.

J'avais peur de la mort, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle n'était pas une fin mais un commencement.

J'avais peur de la haine, jusqu'à ce que...
Je me sois rendu compte quelle n'était pas autre chose que de l'ignorance.

J'avais peur du ridicule, jusqu'à ce que...
J'ai appris de rire de moi-même.

J'avais peur de vieillir, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je gagnais en sagesse, jour après jour.

J'avais peur de ce que les gens pensaient de moi, jusqu'à ce que...
Je me sois rendu compte que de toute façon elles auraient une opinion de moi.

J'avais peur du passé, jusqu'à ce que...
J'ai compris qu'il ne pouvait plus me blesser.

J'avais peur de l'obscurité, jusqu'à ce que...
J'ai vu la beauté de la lumière d'une étoile.

J'avais peur du changement, jusqu'à ce que...
J'ai vu que même le plus beau papillon devait passer par une métamorphose.

Que nos vies soient chaque jour plus riches, et si nous nous sentons défaillir...n'oublions pas qu'à la fin, il y a toujours quelque chose de plus.

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Published by Satine - dans vague à l'âme
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 19:31

Parce que les grandes gelées nous ont enfin quittés pour un temps et que je n'ai pas vraiment envie qu'elles reviennent parmi nous.... Bon dégel !

 

Après l'hiver

 

Tout revit, ma bien-aimée !
Le ciel gris perd sa pâleur ;
Quand la terre est embaumée,
Le coeur de l'homme est meilleur.

En haut, d'ou l'amour ruisselle,
En bas, où meurt la douleur,
La même immense étincelle
Allume l'astre et la fleur.

L'hiver fuit, saison d'alarmes,
Noir avril mystérieux
Où l'âpre sève des larmes
Coule, et du coeur monte aux yeux.

O douce désuétude
De souffrir et de pleurer !
Veux-tu, dans la solitude,
Nous mettre à nous adorer ?

La branche au soleil se dore
Et penche, pour l'abriter,
Ses boutons qui vont éclore
Sur l'oiseau qui va chanter.

L'aurore où nous nous aimâmes
Semble renaître à nos yeux ;
Et mai sourit dans nos âmes
Comme il sourit dans les cieux.

On entend rire, on voit luire
Tous les êtres tour à tour,
La nuit, les astres bruire,
Et les abeilles, le jour.

Et partout nos regards lisent,
Et, dans l'herbe et dans les nids,
De petites voix nous disent :
Les aimants sont les bénis !

L'air enivre ; tu reposes
A mon cou tes bras vainqueurs.
Sur les rosiers que de roses !
Que de soupirs dans nos coeurs !

Comme l'aube, tu me charmes ;
Ta bouche et tes yeux chéris
Ont, quand tu pleures, ses larmes,
Et ses perles quand tu ris.

La nature, soeur jumelle
D'Ève et d'Adam et du jour,
Nous aime, nous berce et mêle
Son mystère à notre amour.

Il suffit que tu paraisses
Pour que le ciel, t'adorant,
Te contemple ; et, nos caresses,
Toute l'ombre nous les rend !

Clartés et parfums nous-mêmes,
Nous baignons nos coeurs heureux
Dans les effluves suprêmes
Des éléments amoureux.

Et, sans qu'un souci t'oppresse,
Sans que ce soit mon tourment,
J'ai l'étoile pour maîtresse,
Le soleil est ton amant ;

Et nous donnons notre fièvre
Aux fleurs où nous appuyons
Nos bouches, et notre lèvre
Sent le baiser des rayons.

                                   Juin 18...

 

 

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 04:22

J'adore ce mec ! J'ai d'abord fait sa rencontre télévisuelle (malheureusement car en vrai ça doit être encore plus sympa - ou pas) lorsque Canal+ avait encore son émission Le Supplément animé par Maïtena Biraben puis Ali Baddou. Il s'occupait alors de faire les biographies rapides des invités de l'émission de façon humoristique bien sûr. C'était une franche rigolade à chaque fois, plus pour nous téléspectateurs que pour les invités qui parfois s'en prenaient plein la tronche. Car Vincent n'a pas la langue dans sa poche, ben non quelle idée ? Elle s'assècherait voyons ! Il n'a non plus pas froid aux yeux, ben non sinon les paupières gèlent dessus et on ne peut plus voir, réfléchissez ! Bref cessons ces jeux de mots, il les manie mieux que moi, Vincent dit ce qu'il pense sans faire le lèche-bottes (ça aussi c'est dégueulasse comme image purée !) et c'est ce que moi j'apprécie chez lui. Il ne fera pas la même déclaration d'amour, de respect à un Prix Nobel de la Paix qu'à un membre du FN. C'est tout à son honneur et je le salue pour ça, l'intégrité aujourd'hui se fait rare, il faut la mettre en valeur et l'encourager quand elle montre le bout de son nez (ou de son museau, je ne sais pas).

 

Revenons un peu plus dans le présent.. Mon mari (désolée Vincent, mon coeur est pris mais pas mes rires, je te les laisse) m'a offert ce livre à Noël, je l'ai dévoré en deux jours (non je ne suis pas papierphage mais Dediennephage). Sincèrement j'ai souri et ri de bon coeur, oui mon coeur a des lèvres qui s'étirent lorsqu'il est content, ça vous pose un problème ? J'adore ses jeux de mots, son humour parfois cinglant, ses images décalées, son franc-parler, ses déconnades où il se perd parfois lui-même, bref ses mots sont un voyage au royaume du rire, sauf peut-être quand on est sa cible et qu'il ne nous porte pas dans son estime. (Il ne me connaît pas, ça tombe bien, ça ne risque pas de m'arriver). Pour ceux qui pourraient s'en offusquer, rappelons qu'aucun invité n'a été obligé de venir, que tous savaient pertinemment qu'une bio un peu bizarre leur serait lue à haute voix devant des milliers de téléspectateurs, et puis c'est l'occasion aussi de leur rappeler qui ils sont vraiment, quelles sont les conséquences plus ou moins néfastes de leurs actes, de leurs croyances, de leurs paroles. On ne va pas faire d'une merde un collier en or ? Ben oui, qui aurait envie de le porter en connaissant son passé pestilentiel ?

 

Pour vous mettre l'eau à la bouche (après l'image de la merde, j'admets que c'est un peu déplacé comme expression), je vous laisse un extrait qui moi m'a fait beaucoup rire, l'invité sûrement moins... Pour info les coquinous, Vincent Dedienne s'exprime sur l'actualité les soirs sur le plateau de Quotidien de Yann Barthès sur TMC vers 20 h 30 et il est actuellement en tournée dans toute la France (mais malheureusement pas près de chez moi, sinon je m'y serais précipitée, Vincent va falloir que tu révises ta géographie, le Nord-Est de la France existe aussi....). Le voir en vrai reste quand même plus sympa car ses intonations, ses pauses dans ses lectures sont encore plus drôles et puis il est mignon et il a un chat (gage de qualité)...

 

A Florian Philippot,

Ali, vous connaissez ce jeu popularisé par Pierre Palmade et qui s'appelle : "Tu préfères à vie" ? Je vous donne un exemple : Tu préfères, à vie, avoir une côte de boeuf coincée entre les molaires, ou à vie ta mère c'est Jean-Pierre Elkabbach ?

Vous avez compris le principe, on fait une partie !

Tu préfères boire un bol de glaires tous les matins ou faire la bio de Florian Philippot ?

Florian. Florian, je suis embêté parce que quand on me dit Philippot je ne pense pas au numéro 2 du Front National... d'abord parce que ça ne me vient pas naturellement de penser à vous, je m'en excuse... Et ensuite parce qu'il paraît que trop penser au Front National réduit l'espérance de vie, au même titre que manger du beurre de cacahuètes à tous les repas ou traverser l'autoroute les yeux bandés. C'est les statistiques.

Non, quand on me dit Philippot, je pense à Filipo & Co, un bar lounge de Livry-Gargan qui propose une carte variée de plats français et italiens dans une ambiance bon enfant. Et vous, j'ai vérifié, vous ne proposez pas l'ambiance bonne enfant.

Et comme j'ai un grand-oncle qui affectionne tout particulièrement ce restaurant, j'ai décidé de changer votre nom de façon à ce qu'il n'y ait plus de malentendu.

Je vous propose soit Florian Philipine qui met l'accent sur votre amour... de l'Asie. Sinon j'ai Florian Philipipeau qui évoque à la fois la musique et la teneur des discours du Front National. Florian Philipal aussi, après tout on n'est pas obligé de vous mettre au pluriel, un exemplaire par pays suffit largement. Ou Florian Philipetti, qui vous octroie la chance inouïe d'avoir des rapports intimes avec Arnaud Montebourg.

[....]

 

Et on s'arrête là, si vous en voulez encore, il va falloir acheter le livre et devenir comme moi Dediennephile !

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 03:16

Un autre message d'espoir qui illustre nettement mieux mes pensées pour 2017. Que serions-nous sans amour ? Laissez-vous bercer par ces mots...

 

 

 

XXII 

 

Aimons toujours ! aimons encore !
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour, c'est l'hymne de la nuit.

Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !

L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a, pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon, c'est le bonheur !

Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grands coeurs aimeront.
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !

Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !

Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !

Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !

Les poëtes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grands fronts brûlants et rêveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !

Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poëtes sont les vases
Où les femmes versent leur coeur.

Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,

Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.

Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : Qu'en reste-t-il ?

Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lys, myrte ou rose,
Et l'on se dit : C'est donc fini !

L'amour seul reste. O noble femme,
Si tu veux, dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !

Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !

                                   Mai 18...

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Published by Satine - dans Victor Hugo
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 13:15

L'année 2016 se termine et j'en suis bien heureuse. Je vous souhaite à tous mes meilleurs voeux pour 2017. Que cette nouvelle année vous apporte une santé de fer, beaucoup de bonheur, de joie et de réussites.

Mais surtout qu'on ne commette pas les mêmes erreurs qu'en 2016.

 

Prenons de bonnes résolutions pour nous-mêmes, notre famille, nos amis mais aussi pour notre pays, notre continent, notre planète.

Et il y a un gros travail à faire là-dessus, ne nous voilons pas la face. N'attendons pas non plus que les autres règlent nos problèmes, que les autres nous apportent ce que l'on désire, que les autres nous rendent heureux tout simplement.

Nous sommes capables et nous devons nous fournir nos propres joies. Peut-être suffit-il tout simplement qu'on définisse ce qui nous apporte du bonheur.

 

En premier lieu, nous serons tous d'accord là-dessus, la santé est essentielle. Ceux qui souffrent d'une maladie grave ont des difficultés à envisager un avenir parce qu'ils ont mal et que ça les mine, parce qu'ils passent d'une angoisse à une autre, qu'ils espèrent une amélioration qui tarde souvent à arriver, qu'ils se sentent seuls, abandonnés, incompris, oubliés, dévisagés. Ils se demandent pourquoi ça leur est tombé dessus, qu'est-ce qu'ils ont fait pour mériter ça. Ils ont l'impression de se battre en vain, de nager à contre-courant. Certains sombrent dans le désespoir, la solitude parce que l'issue leur paraît fatale. Lorsqu'on est en bonne santé, on ne pense pas à tout ça, à cette souffrance quotidienne, à ces combats que certains mènent dans l'ombre. Etre à l'abri des maladies est donc un bonheur à part entière, un cadeau précieux qu'il faut savourer à chaque instant. Prenons soin de nous, évitons les excès en tout genre, privilégions les produits des fermes bio qui nous entourent peut-être, les produits de saison et de proximité. Retrouvons l'envie de cuisiner nous-même des produits sains (pourquoi pas en famille d'ailleurs), évitons au maximum les produits industriels bourrés de produits chimiques. Des corps nous n'en avons qu'un, chouchoutons-le !

 

En second lieu, l'importance est donnée à notre entourage ; les plaisirs à rencontrer, à plaisanter, à échanger avec notre famille, nos amis, nos collègues. On a tous besoin d'amour, d'amitié, d'entendre qu'on nous apprécie, qu'on nous aime, qu'on n'est pas seuls. Témoignons à nos proches notre plaisir à les fréquenter, les liens particuliers et chers qui nous unissent, disons-leur tout simplement à quel point on les porte dans nos coeurs. Et fuyons les personnes toxiques qui nous chagrinent, nous blessent, nous malmènent, nous utilisent... Echappons-nous de ces ondes négatives, néfastes et inutiles. L'entourage doit être un cocon où il fait bon se recueillir, privilégions les "je t'aime", "tu me manques", "je pense à toi", les câlins, les baisers, les petites attentions qu'on aimerait avoir parce qu'elles nous mettent du baume au coeur. Soyons plus humains, plus solidaires, le monde est assez moche comme ça, les infos suffisamment dures. La laideur ne doit pas envahir notre maison, notre famille, notre cercle d'amis.

 

En troisième lieu, il s'agit de notre travail, et je vais m'expliquer là-dessus. Notre job nous permet d'avoir un salaire et donc de pouvoir nous offrir un toit, de la nourriture et des petits plaisirs comme les loisirs. Notre boulot est important, nous y passons beaucoup de temps et c'est pour cela qu'il est vital d'évoluer dans une carrière qui nous plaît, dans un climat harmonieux, dans une entraide bienveillante, accueillante où l'on se sent utiles et reconnus. Les heures sup' qui nous fatiguent et nous rendent affables et absents auprès de notre famille sont-elles nécessaires ? Avons-nous réellement besoin de croire que tout ce que nous disent nos éventuels patrons ou collègues néfastes est vrai ? Ne sommes-nous pas capables de nous juger mieux qu'eux ? De savoir qu'on a donné le meilleur de nous-mêmes, qu'on a fait au mieux avec les moyens du bord ? N'importe qui peut critiquer, abaisser, dévaloriser, c'est facile. Feraient-ils mieux à notre place ? Sont-ils à même de juger ? Ont-ils été à notre place ? Ont-ils vécu les mêmes épreuves que nous ? Non. Nous sommes nos meilleurs juges, nous savons qui nous sommes, ce que nous avons fait et comment nous l'avons fait. Satisfaisons-nous de notre engagement quotidien, de ce que nous donnons tous les jours tant au niveau des heures que de notre efficacité. Et si nous n'avons plus envie de nous surpasser, c'est que le métier que nous pratiquons n'est peut-être pas le bon ou que notre entourage au travail n'est pas le meilleur. Peut-être faudrait-il envisager une autre voie, une mutation, une formation si cela est possible.

 

Pour finir, il y a les petits plaisirs. Ces plaisirs doivent rester occasionnels pour garder leur authenticité, pour qu'ils vous procurent à chaque fois le même enthousiasme, la même surprise, la même joie. S'il faut bosser comme un malade pour pouvoir se les offrir, ils sont inutiles, mieux vaut les rayer de la liste et opter pour d'autres. Certains sont à la portée de tous : un resto en couple ou entre amis, une bonne bouffe à la maison entouré de ceux qu'on aime, une sortie culturelle ou sportive, un voyage plus ou moins long, plus ou moins loin selon ses revenus... Vous remarquerez à juste titre que je n'évoque aucun bien matériel dans les plaisirs. Je privilégie l'être plutôt que l'avoir. Etre bien, en paix avec soi-même ce n'est pas tout avoir. Un enfant gâté pourri qui a toujours eu tout ce qu'il voulait ne sera jamais heureux, il voudra toujours plus, encore davantage, il ne se satisfera de rien. Regardez les grandes richesses de ce monde, ils ont des maisons secondaires, des voitures de luxe, des yachts, des jets, des vêtements et des bijoux de haute couture... Y a-t-il un moment où ils arrêtent de dépenser leur argent ? Où ils se disent qu'ils ont assez de choses et qu'ils pourraient donner l'argent qu'ils ont en trop ? Ben non voyons, une troisième Porsche, un second yacht plus grand, une cinquième maison dans laquelle ils vivront trois semaines... Rien n'est suffisant pour eux. Et surtout, ils n'ont même pas honte de jeter l'argent par les fenêtres, ben non, ils méritent cette richesse, certains l'ont gagné en asservissant les autres mais qu'importe, ils sont importants, le petit peuple n'est là que pour eux, pour les servir. Heureusement tous ne sont pas aussi égoïstes et aveugles et ce serait une erreur de les mettre tous dans le même panier. Nous n'avons pas besoin du téléphone dernier cri, d'une super grosse voiture, des derniers gadgets à la mode. Tout devient obsolète si vite. Contentons-nous de ce que nous avons vraiment besoin parce que ça nous facilite la vie, parce que ça nous permet d'avoir du temps pour nous et notre famille.

 

Voilà, mes pensées du jour, une modeste leçon de vie, un retour aux sources simple, à la portée de tous, un message d'espoir parmi les horreurs que l'on peut voir à la télé qui nous peinent, nous agacent, nous révoltent. L'humain est au-dessus de tout ça, l'Homme vaut mieux que ça. Ne nous laissons pas manipuler par les médias, les pubs qui nous poussent à une surconsommation inutile. La haine des autres, la peur des autres a commis tant de crimes insoutenables dans toute l'Histoire du monde. Voulez-vous affronter une troisième guerre mondiale ? Que nos enfants se fassent pulvériser lors de batailles sanglantes ? Qu'une bombe nucléaire rase tout sur son passage ? Ne reproduisons pas les mêmes erreurs, montrons-nous plus solidaires, unis, tendons la main aux plus désoeuvrés. C'est le petit peuple qui fait les grandes nations, nous avons le pouvoir, utilisons-le correctement.

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Published by Satine - dans Evènements
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 00:08

C'est à l'occasion de fête comme celle-ci qu'on se replonge dans notre enfance ; on se remémore nos souvenirs d'enfants, d'adolescents avec plaisir et on essaie de les faire rimer pour les rendre encore plus beaux, encore plus doux... Joyeux anniversaire  grande soeur !

 

 

 

Ton histoire a commencé il y a quarante ans,

Par un joli mois de mai, un printemps chantant,

Ton arrivée était désirée, attendue,

Tu as été aimée, choyée dès le début.

 

Bébé Michèle a su rapidement sourire

Et depuis ce jour, elle ne fait qu'en offrir.

D'aussi loin qu'il m'en souvienne les pleurs étaient rares,

A l'instar des sourir' Colgat' dignes d'une star.

 

Jeune, ma soeur était toujours pleine de vie,

Curieuse, vive, débordante d'énergie.

Certains disaient même qu'elle avait les vers au cul.

Ont-ils été vérifier ? Motus et bouch' cousue.

 

Adolescente, Mickelina s'est révélée.

Qu'importe le sport, elle dominait, excellait ;

Avec ses pointes, elle déchirait les pistes d'athlé

Et ses tirs puissants de handball explosaient les filets.

 

Les médailles se multipliaient, les records tombaient,

Il n'y avait plus assez de place pour tous ses trophées.

Ses vers au cul ont finalement eu leur effet,

Ils ont transformé son anus en une fusée...

 

Puis Michael décide de prendre sa vie en main ;

Les mecs se succèdent car aucun ne lui convient,

Elle stoppe ses études pour trouver un boulot

Qu'elle décroche sans problème grâce à son culot.

 

Peur de rien, la Mich continue de nous épater.

Elle se dégote un homme digne d'intérêt :

Un Fa sensible, timide, loin de se la péter

Qui supporte vaillamment son excentricité.

 

On s'est longtemps demandé quand il allait craquer,

Par quel miracle, elle finirait par se calmer ;

Force est de constater qu'ils sont faits pour être ensemble :

Un mariage, deux enfants aujourd'hui les assemblent.

 

En bons parents, ils élèvent leur progéniture

Avec de l'amour, un cadre, pas de fioritures,

Ils enchaînent les devoirs, les jeux en famille

Mais aussi les fiestas arrosées entre amis.

 

Mon alien de soeur a trouvé son équilibre,

Je suis heureuse qu'elle soit ivre de vivre,

Je lui souhaite encore quarante années de bonheur

Elle les mérite car je l'aime de tout mon coeur.

 

 

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Published by Satine - dans Evènements
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:00

Un poème presque de saison, ils annoncent des gelées prochainement, alors on va dire que c'est d'actualité.... Mais n'ayons pas une vision simpliste du mot "froid", ce serait bien trop facile pour notre ami Victor Hugo. Bonne lecture.

 

 

Il fait froid

L'hiver blanchit le dur chemin. 
Tes jours aux méchants sont en proie. 
La bise mord ta douce main, 
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon. 
La lumière est diminuée...
Ferme ta porte à l'aquilon ! 
Ferme ta vitre à la nuée !

Et puis laisse ton coeur ouvert ! 
Le coeur, c'est la sainte fenêtre. 
Le soleil de brume est couvert ; 
Mais Dieu va rayonner peut-être !

Doute du bonheur, fruit mortel, 
Doute de l'homme plein d'envie,
Doute du prêtre et de l'autel,
Mais crois à l'amour, ô ma vie !

Crois à l'amour, toujours entier, 
Toujours brillant sous tous les voiles ! 
A l'amour, tison du foyer ! 
A l'amour rayon des étoiles !

Aime, et ne désespère pas, 
Dans ton âme, où parfois je passe, 
Où mes vers chuchotent tout bas, 
Laisse chaque chose à sa place.

La fidélité sans ennui, 
La paix des vertus élevées, 
Et l'indulgence pour autrui, 
Éponge des fautes lavées.

Dans ta pensée où tout est beau, 
Que rien ne tombe ou ne recule. 
Fais de ton amour ton flambeau. 
On s'éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d'inimitié, 
Oppose ta douceur sereine, 
Et reverse-leur en pitié 
Tout ce qu'ils t'ont vomi de haine.

La haine, c'est l'hiver du coeur. 
Plains-les ! mais garde ton courage. 
Garde ton sourire vainqueur. 
Bel arc-en-ciel, sors de l'orage !

Garde ton amour éternel. 
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ? 
Dieu ne retire rien du ciel ; 
Ne retire rien de ton âme !

                                   Décembre 18...

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